François Bayrou était l'invité politique de la matinale sur France Info, ce lundi 4 janvier.
Interrogé sur la campagne de vaccination contre la grippe A, François Bayrou a estimé que le gouvernement avait commis "une faute stratégique très lourde" en ne faisant pas appel aux médecins généralistes.
"La faute stratégique a été de ne pas associer les généralistes, de ne pas demander à chaque Français de se faire vacciner par son médecin et de passer par cette procédure, qui a été si incroyablement difficile à mettre en place et à gérer, des centres de vaccination", a-t-il affirmé. (Lire la suite)
Raphaëlle Duchemin : - Bonjour François Bayrou
François Bayrou : - Bonjour.
R.D. - Merci d’être avec nous pour cette rentrée.
F.B. - Bonne année d’abord.
R.D. - Bonne année, meilleurs vœux. Dites moi, est ce que vous faites parti des 5
millions de français qui ont été vaccinés ou des autres qui se demandent ce matin comment on va
faire pour écouler tout le stock qu’on a, aujourd’hui, en France ?
F.B. - Je n’ai pas été vacciné comme beaucoup de français parce que je n’ai pas
reçu le papier et c’est d’ailleurs l’illustration dans cette affaire d’une
faute stratégique de la part du gouvernement…
R.D. - Faute stratégique ? Mais s’il y avait eu…
F.B. - Alors je ne jette pas la pierre au fait qu’on ait pris des précautions, parce
que quand on est au gouvernement, au pouvoir, et que vous avez des signes inquiétants
d’alerte, des gens qui vous adressent des messages de prudence, ou en tous cas qui vous
avertissent de quelque chose qui pourrait être très grave, c’est naturel que vous preniez des
précautions. Et donc, je trouve que le procès sur trop de doses de vaccin, quand on est au pouvoir,
on est bien obligé de faire comme si les choses allaient être très graves…
R.D. - Donc il fallait appliquer le principe de précaution…
F.B. - …Premièrement. Mais deuxièmement, la faute stratégique elle a été de ne pas
associer les généralistes, de ne pas demander à chaque français de se faire vacciner par son
médecin, et de passer par cette procédure qui a été si incroyablement difficile à mettre en place
et à gérer : des centres de vaccination qui n’étaient pas approvisionnés, auxquels il fallait
aller lorsqu’on recevait un document -et beaucoup de français je suis sûr n’ont pas
reçu ce document ou en tous cas n’ont pas saisi cette urgence)- et donc il y a eu là une
faute très lourde de la part du gouvernement.
R.D. - Cela signifie que si on avait permis aux généralistes de vacciner, il y aurait
aujourd’hui moins de doses sur les bras ?
F.B. - J’en suis absolument sûr. Vous vous rendez compte des chiffres ? On a pris 94
millions de doses. Un chiffre astronomique.
R.D. - A l’époque on pensait qu’il y avait deux doses nécessaires.
F.B. - Ca a coûté extrêmement cher, et deuxièmement il y a eu moins de 5 millions de
vaccination. C’est à dire à peine un sur 20 de ce qu’on avait prévu. C’est dire à
quel point on est passé à côté de l’impératif de vaccination, si impératif de vaccination il
y avait et moi je ne suis pas médecin ni spécialiste et ils ne sont pas toujours d’accord
entre eux. Et, enfin, il y a un dernier point dans cette affaire sur laquelle vous
m’interrogez, c’est que faire des vaccins ? Il y a quelque chose d’un peu
choquant dans cette revente de vaccins. Il y a tellement de pays pauvres dans le monde qui sont,
eux, soumis à de très grands risques. Pourquoi est-ce qu’on ne fait pas en sorte plutôt que
de se livrer à cet exercice un peu ridicule qui consiste à vendre quelques centaines de milliers de
doses à tel Etat ou à tel autre, pourquoi est ce qu’on ne fait pas en sorte qu’il y ait
un véritable geste de solidarité active ? Pour une fois, ce ne serait pas de l’argent
détournable, il n’irait pas sur des comptes dans des pays off-shore comme on dit, dans des
paradis fiscaux. On aurait là quelque chose d’une vraie solidarité. On a pris des précautions
peut-être excessives, au moins, ne nous donnons pas le ridicule de ce que nous sommes en train de
faire, en vendant ces doses de vaccin.
R.D. - Puisque vous parlez d’argent François Bayrou, on a vu Eric Woerth annoncer
hier concernant les évasions fiscales une prolongation de ce dispositif consacré justement à la
régularisation des évasions fiscales. Vous pensez que c’est une bonne initiative, on va
pouvoir faire entrer davantage d’argent dans les caisses de l’Etat ?
F.B. - Je suis un petit peu sceptique. Pourquoi voulez vous que rentre dans les semaines qui
viennent ce qui n’était pas rentré dans les mois précédents ? Pourtant avec beaucoup de zones
d’ombre on a manipulé la carotte et le bâton, et le bâton c’était la liste, soit disant
des comptes secrets que le gouvernement avait reçu…
R.D. - Les fraudeurs n’ont pas peur alors ?
F.B. - … Or ça fait plusieurs mois et donc j’ai un peu de scepticisme sur cette
affaire.
R.D. - Puisqu’on parle d’Eric Woerth, il a dit aussi hier que, concernant la
taxe carbone, il y aurait effectivement des exceptions qui seraient maintenus concernant notamment
les grandes entreprises dites polluantes, les grands pollueurs comme on dit. Vous pensez
qu’il va falloir modifier le texte qui a été censuré par le Conseil constitutionnel ? De
quelle manière ?
F.B. - Si on veut qu’une texte existe, alors il faut répondre aux deux inquiétudes
justifiées que le Conseil constitutionnel a soulignées - je traduis en français de tous les jours :
un, c’était une taxe qui s’adressait aux petits et notamment aux ménages, et non pas
aux gros, et deuxièmement, les conditions de ce remboursement qu’on évoquait, remboursement
qui fait que les ménages les plus aisés étaient traités exactement de la même manière que les
ménages les plus modestes. Tout ça c’est des choses qui ne vont pas. C’était partial et
c’était injuste. Si on veut un texte qui soit acceptable, il faut que ce soit un texte plus
général, en tous cas avec moins de favoritisme pour certains.
R.D. - Et dites moi, la texte carbone en général ça fait parti des décisions politiques
prises pour le journal de 20h, d’après vous, ou en pensant à "l’avenir des jeunes
générations" -je vous cite ?
F.B. - Oui. Si on regarde la situation en France aujourd’hui, qu’est ce
qu’on voit ? On voit une chose qui est frappante et qui est celle-ci : aucun des problèmes
réels et lourds du pays n’est résolu ni même traité. Et quand on regarde les problèmes lourds
du pays, ceux qui concernent les générations qui viennent…
R.D. - L’emploi ?
F.B. - Alors on se dit que, un, l’emploi s’échappe, l’emploi
s’en va, il y a une migration de l’emploi à laquelle on ne répond pas. On est dans un
phénomène de délocalisation généralisée et pour ma part je pense que c’est la principale
question qui se pose à des pays comme le nôtre : européen, développé. Il va falloir qu’on
ouvre une nouvelle ère politique sur ce sujet. Deuxièmement, l’égalité des chances, et
notamment par l’école. Il y a une crise de l’école. Raphaëlle Duchemin, je vous assure,
je n’ai jamais vu autant de découragement dans le monde de l’école et autant
d’inquiétudes sur les résultats de l’école. Cette crise n’est absolument pas
traitée. Et on pourrait continuer comme ça : l’agriculture est un lieu d’inquiétudes
terribles. Les éleveurs qui nous écoutent sont en train de finir leur traite là, en ce moment en
écoutant votre radio. Ils ne savent pas ce qu’ils vont devenir. Ils ont l’impression
qu’une épée de Damoclès est suspendue au dessus de leur tête. Aujourd’hui ils
n’arrivent pas à vivre et demain ils ont la certitude que, pour beaucoup d’entre eux,
c’est la disparition qui les attend. Et bien, tout ça, les problèmes du pays ne sont pas
traités. Et même jusqu’à la sécurité.
R. D. - C’est pourtant un grand sujet qui est assez souvent débattu par le
gouvernement, il y a quand même beaucoup de lois qui ont été faites, remodelées…
F. B. - C’est un sujet qui est mis en scène. Je vous dis deux choses. La première : les
voitures brûlées. Dans la nuit de la Saint-Sylvestre, on nous avait annoncé qu’il y avait 45
000 – c’est énorme – personnels sur le terrain. Ces 45 000 personnels, ça a fait
exactement, à l’unité près, le même nombre de voitures brûlées que l’an dernier. Ne me
dites pas que le problème est traité. Et deuxièmement, Nicolas Sarkozy, en recevant ces personnels
à l’Elysée, a dit « on va maintenant s’occuper des bandes ». Ca fait sept ans
qu’on nous dit - depuis 2002 où Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur - ça fait
sept ans qu’on nous dit qu’on va s’occuper des bandes. On nous annonce de
nouveaux textes et de nouvelles lois. En vérité c’est pas les lois qui manquent, c’est
le travail de proximité.
R.D. - Est ce que ça signifie François Bayrou que quand on parle par exemple d’identité
nationale on se trompe de débat, on n’est pas dans les préoccupations des français ?
F.B. - Ce n’est sûrement pas les préoccupations des français.
R.D. - Il y a tout de même un engouement certain pour ce débat...
F.B. - Je ne le crois pas. Franchement je ne crois pas. Je pense que c’est un débat
microcosmien, ça ne veut pas dire qu’il ne soit pas important philosophiquement ou
historiquement, moi-même peut être y participerai-je en écrivant quelque chose... J’ai cela à
l’esprit. Mais la certitude en tous cas c’est qu’un peuple qui va bien ne
s’interroge jamais sur son identité.
R.D. - Cela veut dire qu’on va mal ?
F.B. - Ce sont les peuples qui vont mal qui s’interrogent sur leur identité. Et même
l’utilisation de cette question de l’identité : « qui êtes-vous ? », vous êtes menacés
par les autres. Votre identité est menacée. C’est quelque chose qui, à mon sens, en tous cas,
n’est pas un bon signal pour la santé de la France. Et enfin, c’est un sujet, vous le
savez bien, qui a voulu, ou dont on a voulu l’utilisation pour capter des voix à des fins
électorales et ça ne tourne pas bien.
R.D. - En vue des régionales ?
F.B. - Oui, en vue des régionales, tout le monde le voit bien, je pense qu’il n’y
a aucune hésitation sur ce point. Ca veut dire tout simplement que quand on ne traite pas les vrais
problèmes d’un pays, et qu’on veut faire diversion, au bout d’un certain temps,
les citoyens s’en aperçoivent et les citoyens sont plus difficiles à tromper qu’on ne
le croit. En tous cas, il me semble que les français ne se laissent pas prendre à ces pièges de
diversion.
R.D. - Merci, François Bayrou, d’avoir été avec nous ce lundi matin.
Que se serait-il passé si la pandémie de grippe avait été réellement aussi dangereuse qu'on le
craignait? Est-ce que le taux de vaccination obtenu en 2 mois aurait permis de limiter les décès?
Visiblement vu la difficulté et la lourdeur du système mis en place, on peut largement en douter.
Mon père de 80ans qui a un amphysème assorti de pb cardiaques n'a reçu sa convocation qu'une
semaine avant Noël, je suppose qu'il faisait partie des "sacrifiés" du système. Mon mari enseignant
du supérieur en contact avec de nombreux étudiants, n'a toujours rien reçu. Est-ce que le fait de
mettre les médecins généralistes de côté a permis une meilleure efficacité, bien au contraire. Cela
a juste permis, de déstabiliser l'hopital général qui a dû prêter ses internes pourtant
indispensables au fonctionnement quotidien, pour vacciner les heureux bénéficiaires du sésame pour
la vaccination. J'espère juste que l'on saura tirer les leçons de ce fiasco pour concevoir une
autre organisation en cas de pandémie mortelle parce qu'avec un système pareil, le pays serait
décimé en quelques semaines. Pour un gouvernement qui se réclame de l'ultra libéralisme bushiste,
j'avoue que cette organisation soviétique me laisse pantoise. Mais plus encore, le principe de
précaution a-t-il été respecté? Cette grippe était annoncée comme plus virulente qu'une grippe
ordinaire. Il suffisait de multiplier par 10 le nombre de cas de grippes saisonnières pour obtenir
le nombre de vaccins à prévoir. Quant à la double dose, dés mi-septembre, il n'était plus question
que d'une seule dose partout ailleurs dans le monde, donc aucun principe de précaution élaboré
scientifiquement, ne permet d'expliquer que l'on ait commandé 94millions de doses soit une fois et
demi la population française. Seule l'incompétence, la volonté d'en faire des tonnes et de le faire
savoir justifiait une telle commande. Toujours, la France exemplaire qui joue des biceps à la face
du monde et qui se retrouve ridiculisée avec son TGV bloqué sous la Manche et perd le marché
chinois et la Corée du Sud qui va construire les centrales nucléaires d'un pays où notre souverain
a sans discussion, implanté une base militaire sur les deniers publics. Cocorico!
à citizen
Posté par : milo | 7 janvier 2010 09:31
je voudrais que vous analysiez la chose suivante. j'ai reçu la veille de noel mon papier pour me
faire vacciner devinez où ? dans un de ces fameux centres de vaccination où ? à 70 km de mon
domicile soit 140 km aller retour si j'ajoute que j'ai 79 ans et que je limite mes voyages en
voiture qu'en pensez vous ? hé bien j'ai renoncé à me faire vacciner, mon médecin traitant étant à
2 km de mon domicile que croyez vous que j'aurais fait ? je suis persuadé que je ne suis pas le
seul dans ce cas et que bien sur ne pas avoir associer les médecins traitants est une faute lourde.
un petit mot sur l'intervention de fb ce matin sur la 2, vous avez parfaitement raison monsieur, le
premier tour doit faire connaitre nos idées et les personnes qui les portent au second tour il sera
temps de faire alliance pour oeuvrer en commun pour nos régions avec tous les humanistes. sur ce
bonne année à tous et à vous aussi citizen
identité nationale
Posté par : ninouchette | 6 janvier 2010 01:31
J'approuve le commentaire de F.Bayrou sur l'identité nationale mais je crois qu'il aurait pu
suggérer qu'un débat sur l'identité européenne soit organisé. Ce sujet permettrait de réfléchir en
profondeur sur l'avenir et surtout nous conforterait dans la recherche d'un dénominateur commun
entre tous les européens. Merci d'y penser.
NdM : un débat sur l'identité européenne a été déjà suggéré par le MoDem.
Pas d’accord !
Posté par : citizenet | 5 janvier 2010 10:01
François Bayrou affirmait récemment, à juste titre, que les dirigeants politiques raisonnent et
« sur réagissent » à trop court terme au lieu de penser dabord à lavenir des
générations futures. Encore faudrait-il que lui aussi ne mette pas de façon opportuniste les
médecins généralistes dans sa manche, en parlant de faute stratégique, de faute lourde, alors
quil ny a eu que des erreurs tactiques liées aux itérations et à la réelle urgence
dun problème majeur de santé publique, mais que le principe de précaution a bien été
respecté, vis-à-vis dune pandémie qui aurait pu (et pourrait encore) se révéler bien pire que
les quelques milliers de morts quelle a causés jusquà présent, alors que lOMS il
y a 6 mois en craignait des millions et criait au feu ! Puisque nous apprenons aujourdhui une
annulation de commande de 50 millions de vaccins suite à lévolution des préconisations
médicales dune injection au lieu de deux, affirmer prématurément des « faits » sujets à
caution, tels quopposer 94 millions de doses (quon a jamais eu) dont on devrait «
donner » lexcédent aux pays pauvres au lieu de détourner largent dans des paradis
fiscaux, en face de « seulement » 5 millions de vaccinés depuis 2 mois de campagne de vaccination
dédiée justement aux personnes prioritaires, ce qui n'est déjà pas si mal, se lancer dans une
polémique pour le moins hasardeuse alors que nous sommes très loin de lheure du bilan me
parait non pas être une « faute grave » dappréciation, mais néanmoins un léger manque de «
bon sens » politique, auquel je ne mattendais pas
on a magouillé avce les labo, bien sûr!
Posté par : regisr | 4 janvier 2010 20:01
on lisait le 29 octobre 2009: sur
http://www.lepost.fr/article/2009/10/29/1764463_l-etat-a-t-il-gaspille-l-argent-de-la-lutte-contre-la-grippe-a.html
L'Etat a-t-il gaspillé l'argent de la lutte contre la grippe A? grippe A, dépenses publiques,
vaccin contre la grippe A, laboratoire pharmaceutique, Santé Par La rédaction du Post le 29/10/2009
à 17:28, vu 3727 fois, 14 Trop de vaccins, pas de débat, et des labos qui sponsorisent les
décideurs... Y'a pas comme un malaise là? Roselyne Bachelot a-t-elle eu la main un peu lourde sur
l'achat de vaccins? Montage Le Post Christophe Labbé, journaliste au Point, vient de réaliser une
enquête sur les contrats passés entre les labos et l'Etat. Des contrats qui sont cachés au public,
secret défense oblige. Il décrit les zones d'ombres de ces contrats sur RMC: "Le ministère de la
Santé a opposé un refus à notre demande d'avoir accès aux contrats passés entre lui et les labos,
au nom du secret défense. Pourtant, quand nous avons demandé l'avis de la commission d'accès aux
documents administratifs, qui a appuyé notre demande... Aujourd'hui, nous n'avons aucun détail!"
"On a engagé 800 millions d'euros pour 94 milions de doses de vaccins, 600 millions pour payer les
vaccinateurs et les campagnes de communication: ça représente 1,5 milliard d'euros, 6% du déficit
de la Sécu, une somme considérable!" "Il n'y a pas eu de débat pour savoir si on achetait le vaccin
en aussi grande quantité. De plus en plus de médecins disent que cette stratégie du tout-vaccin,
choisie par la France, n'était pas forcément une bonne idée face à un virus qui n'a rien du
serial-killer annoncé. La France peut vacciner 73% de sa population, alors que dans les autres pays
c'est 50% voire 41% en Italie." "En plus, certaines doses de vaccin achetées à certains labos
coûtent 10 alors qu'avec d'autres laboratoires, c'est 6,25..." Dans le
Parisien-Aujourd'hui en France, on apprend que le groupe d'experts sur la grippe A est composé de
médecins sponsorisés par les labos pharmaceutiques... Ainsi le docteur Lina, big boss du Groupe
d'Experts d'Informations sur la Grippe (GEIG) collabore avec 4 labos. Sa défense: "Je ne vois pas
où est le problème: lorsque je donne un conseil à la ministre de la Santé en matière de stratégie
de vaccination, je garde toute mon indépendance..." Sur Le Post ce jeudi, la députée PS Marisol
Touraine évoque "une stratégie opaque, menée depuis le début par le ministère de la Santé." Elle
argumente: "Depuis 2 mois, Roselyne Bachelot nous refuse la création d'une mission parlementaire
sur la grippe A." c'était trop tentant.. bien sûr ! Régis78
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le plan anti-grippe est un fiasco
Posté par : coolfifi | 7 janvier 2010 12:34Que se serait-il passé si la pandémie de grippe avait été réellement aussi dangereuse qu'on le craignait? Est-ce que le taux de vaccination obtenu en 2 mois aurait permis de limiter les décès? Visiblement vu la difficulté et la lourdeur du système mis en place, on peut largement en douter. Mon père de 80ans qui a un amphysème assorti de pb cardiaques n'a reçu sa convocation qu'une semaine avant Noël, je suppose qu'il faisait partie des "sacrifiés" du système. Mon mari enseignant du supérieur en contact avec de nombreux étudiants, n'a toujours rien reçu. Est-ce que le fait de mettre les médecins généralistes de côté a permis une meilleure efficacité, bien au contraire. Cela a juste permis, de déstabiliser l'hopital général qui a dû prêter ses internes pourtant indispensables au fonctionnement quotidien, pour vacciner les heureux bénéficiaires du sésame pour la vaccination. J'espère juste que l'on saura tirer les leçons de ce fiasco pour concevoir une autre organisation en cas de pandémie mortelle parce qu'avec un système pareil, le pays serait décimé en quelques semaines. Pour un gouvernement qui se réclame de l'ultra libéralisme bushiste, j'avoue que cette organisation soviétique me laisse pantoise. Mais plus encore, le principe de précaution a-t-il été respecté? Cette grippe était annoncée comme plus virulente qu'une grippe ordinaire. Il suffisait de multiplier par 10 le nombre de cas de grippes saisonnières pour obtenir le nombre de vaccins à prévoir. Quant à la double dose, dés mi-septembre, il n'était plus question que d'une seule dose partout ailleurs dans le monde, donc aucun principe de précaution élaboré scientifiquement, ne permet d'expliquer que l'on ait commandé 94millions de doses soit une fois et demi la population française. Seule l'incompétence, la volonté d'en faire des tonnes et de le faire savoir justifiait une telle commande. Toujours, la France exemplaire qui joue des biceps à la face du monde et qui se retrouve ridiculisée avec son TGV bloqué sous la Manche et perd le marché chinois et la Corée du Sud qui va construire les centrales nucléaires d'un pays où notre souverain a sans discussion, implanté une base militaire sur les deniers publics. Cocorico!
à citizen
Posté par : milo | 7 janvier 2010 09:31je voudrais que vous analysiez la chose suivante. j'ai reçu la veille de noel mon papier pour me faire vacciner devinez où ? dans un de ces fameux centres de vaccination où ? à 70 km de mon domicile soit 140 km aller retour si j'ajoute que j'ai 79 ans et que je limite mes voyages en voiture qu'en pensez vous ? hé bien j'ai renoncé à me faire vacciner, mon médecin traitant étant à 2 km de mon domicile que croyez vous que j'aurais fait ? je suis persuadé que je ne suis pas le seul dans ce cas et que bien sur ne pas avoir associer les médecins traitants est une faute lourde. un petit mot sur l'intervention de fb ce matin sur la 2, vous avez parfaitement raison monsieur, le premier tour doit faire connaitre nos idées et les personnes qui les portent au second tour il sera temps de faire alliance pour oeuvrer en commun pour nos régions avec tous les humanistes. sur ce bonne année à tous et à vous aussi citizen
identité nationale
Posté par : ninouchette | 6 janvier 2010 01:31J'approuve le commentaire de F.Bayrou sur l'identité nationale mais je crois qu'il aurait pu suggérer qu'un débat sur l'identité européenne soit organisé. Ce sujet permettrait de réfléchir en profondeur sur l'avenir et surtout nous conforterait dans la recherche d'un dénominateur commun entre tous les européens. Merci d'y penser.
NdM : un débat sur l'identité européenne a été déjà suggéré par le MoDem.
Pas d’accord !
Posté par : citizenet | 5 janvier 2010 10:01François Bayrou affirmait récemment, à juste titre, que les dirigeants politiques raisonnent et « sur réagissent » à trop court terme au lieu de penser dabord à lavenir des générations futures. Encore faudrait-il que lui aussi ne mette pas de façon opportuniste les médecins généralistes dans sa manche, en parlant de faute stratégique, de faute lourde, alors quil ny a eu que des erreurs tactiques liées aux itérations et à la réelle urgence dun problème majeur de santé publique, mais que le principe de précaution a bien été respecté, vis-à-vis dune pandémie qui aurait pu (et pourrait encore) se révéler bien pire que les quelques milliers de morts quelle a causés jusquà présent, alors que lOMS il y a 6 mois en craignait des millions et criait au feu ! Puisque nous apprenons aujourdhui une annulation de commande de 50 millions de vaccins suite à lévolution des préconisations médicales dune injection au lieu de deux, affirmer prématurément des « faits » sujets à caution, tels quopposer 94 millions de doses (quon a jamais eu) dont on devrait « donner » lexcédent aux pays pauvres au lieu de détourner largent dans des paradis fiscaux, en face de « seulement » 5 millions de vaccinés depuis 2 mois de campagne de vaccination dédiée justement aux personnes prioritaires, ce qui n'est déjà pas si mal, se lancer dans une polémique pour le moins hasardeuse alors que nous sommes très loin de lheure du bilan me parait non pas être une « faute grave » dappréciation, mais néanmoins un léger manque de « bon sens » politique, auquel je ne mattendais pas
on a magouillé avce les labo, bien sûr!
Posté par : regisr | 4 janvier 2010 20:01on lisait le 29 octobre 2009: sur http://www.lepost.fr/article/2009/10/29/1764463_l-etat-a-t-il-gaspille-l-argent-de-la-lutte-contre-la-grippe-a.html L'Etat a-t-il gaspillé l'argent de la lutte contre la grippe A? grippe A, dépenses publiques, vaccin contre la grippe A, laboratoire pharmaceutique, Santé Par La rédaction du Post le 29/10/2009 à 17:28, vu 3727 fois, 14 Trop de vaccins, pas de débat, et des labos qui sponsorisent les décideurs... Y'a pas comme un malaise là? Roselyne Bachelot a-t-elle eu la main un peu lourde sur l'achat de vaccins? Montage Le Post Christophe Labbé, journaliste au Point, vient de réaliser une enquête sur les contrats passés entre les labos et l'Etat. Des contrats qui sont cachés au public, secret défense oblige. Il décrit les zones d'ombres de ces contrats sur RMC: "Le ministère de la Santé a opposé un refus à notre demande d'avoir accès aux contrats passés entre lui et les labos, au nom du secret défense. Pourtant, quand nous avons demandé l'avis de la commission d'accès aux documents administratifs, qui a appuyé notre demande... Aujourd'hui, nous n'avons aucun détail!" "On a engagé 800 millions d'euros pour 94 milions de doses de vaccins, 600 millions pour payer les vaccinateurs et les campagnes de communication: ça représente 1,5 milliard d'euros, 6% du déficit de la Sécu, une somme considérable!" "Il n'y a pas eu de débat pour savoir si on achetait le vaccin en aussi grande quantité. De plus en plus de médecins disent que cette stratégie du tout-vaccin, choisie par la France, n'était pas forcément une bonne idée face à un virus qui n'a rien du serial-killer annoncé. La France peut vacciner 73% de sa population, alors que dans les autres pays c'est 50% voire 41% en Italie." "En plus, certaines doses de vaccin achetées à certains labos coûtent 10 alors qu'avec d'autres laboratoires, c'est 6,25..." Dans le Parisien-Aujourd'hui en France, on apprend que le groupe d'experts sur la grippe A est composé de médecins sponsorisés par les labos pharmaceutiques... Ainsi le docteur Lina, big boss du Groupe d'Experts d'Informations sur la Grippe (GEIG) collabore avec 4 labos. Sa défense: "Je ne vois pas où est le problème: lorsque je donne un conseil à la ministre de la Santé en matière de stratégie de vaccination, je garde toute mon indépendance..." Sur Le Post ce jeudi, la députée PS Marisol Touraine évoque "une stratégie opaque, menée depuis le début par le ministère de la Santé." Elle argumente: "Depuis 2 mois, Roselyne Bachelot nous refuse la création d'une mission parlementaire sur la grippe A." c'était trop tentant.. bien sûr ! Régis78