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4 janvier 2010

Grippe A : ne pas associer les généralistes est "une faute très lourde", pour François Bayrou

François Bayrou était l'invité politique de la matinale sur France Info, ce lundi 4 janvier.

Interrogé sur la campagne de vaccination contre la grippe A, François Bayrou a estimé que le gouvernement avait commis "une faute stratégique très lourde" en ne faisant pas appel aux médecins généralistes.

"La faute stratégique a été de ne pas associer les généralistes, de ne pas demander à chaque Français de se faire vacciner par son médecin et de passer par cette procédure, qui a été si incroyablement difficile à mettre en place et à gérer, des centres de vaccination", a-t-il affirmé. (Lire la suite)




 

Raphaëlle Duchemin : - Bonjour François Bayrou

François Bayrou : - Bonjour.

R.D. - Merci d’être avec nous pour cette rentrée.

F.B. - Bonne année d’abord.

R.D. - Bonne année, meilleurs vœux. Dites moi, est ce que vous faites parti des 5 millions de français qui ont été vaccinés ou des autres qui se demandent ce matin comment on va faire pour écouler tout le stock qu’on a, aujourd’hui, en France ?

F.B. - Je n’ai pas été vacciné comme beaucoup de français parce que je n’ai pas reçu le papier et c’est d’ailleurs l’illustration dans cette affaire d’une faute stratégique de la part du gouvernement…

R.D. - Faute stratégique ? Mais s’il y avait eu…

F.B. - Alors je ne jette pas la pierre au fait qu’on ait pris des précautions, parce que quand on est au gouvernement, au pouvoir, et que vous avez des signes inquiétants d’alerte, des gens qui vous adressent des messages de prudence, ou en tous cas qui vous avertissent de quelque chose qui pourrait être très grave, c’est naturel que vous preniez des précautions. Et donc, je trouve que le procès sur trop de doses de vaccin, quand on est au pouvoir, on est bien obligé de faire comme si les choses allaient être très graves…

R.D. - Donc il fallait appliquer le principe de précaution…

F.B. - …Premièrement. Mais deuxièmement, la faute stratégique elle a été de ne pas associer les généralistes, de ne pas demander à chaque français de se faire vacciner par son médecin, et de passer par cette procédure qui a été si incroyablement difficile à mettre en place et à gérer : des centres de vaccination qui n’étaient pas approvisionnés, auxquels il fallait aller lorsqu’on recevait un document -et beaucoup de français je suis sûr n’ont pas reçu ce document ou en tous cas n’ont pas saisi cette urgence)- et donc il y a eu là une faute très lourde de la part du gouvernement.

R.D. - Cela signifie que si on avait permis aux généralistes de vacciner, il y aurait aujourd’hui moins de doses sur les bras ?

F.B. - J’en suis absolument sûr. Vous vous rendez compte des chiffres ? On a pris 94 millions de doses. Un chiffre astronomique.

R.D. - A l’époque on pensait qu’il y avait deux doses nécessaires.

F.B. - Ca a coûté extrêmement cher, et deuxièmement il y a eu moins de 5 millions de vaccination. C’est à dire à peine un sur 20 de ce qu’on avait prévu. C’est dire à quel point on est passé à côté de l’impératif de vaccination, si impératif de vaccination il y avait et moi je ne suis pas médecin ni spécialiste et ils ne sont pas toujours d’accord entre eux. Et, enfin, il y a un dernier point dans cette affaire sur laquelle vous m’interrogez, c’est que faire des vaccins ? Il y a quelque chose d’un peu choquant dans cette revente de vaccins. Il y a tellement de pays pauvres dans le monde qui sont, eux, soumis à de très grands risques. Pourquoi est-ce qu’on ne fait pas en sorte plutôt que de se livrer à cet exercice un peu ridicule qui consiste à vendre quelques centaines de milliers de doses à tel Etat ou à tel autre, pourquoi est ce qu’on ne fait pas en sorte qu’il y ait un véritable geste de solidarité active ? Pour une fois, ce ne serait pas de l’argent détournable, il n’irait pas sur des comptes dans des pays off-shore comme on dit, dans des paradis fiscaux. On aurait là quelque chose d’une vraie solidarité. On a pris des précautions peut-être excessives, au moins, ne nous donnons pas le ridicule de ce que nous sommes en train de faire, en vendant ces doses de vaccin.

R.D. - Puisque vous parlez d’argent François Bayrou, on a vu Eric Woerth annoncer hier concernant les évasions fiscales une prolongation de ce dispositif consacré justement à la régularisation des évasions fiscales. Vous pensez que c’est une bonne initiative, on va pouvoir faire entrer davantage d’argent dans les caisses de l’Etat ?

F.B. - Je suis un petit peu sceptique. Pourquoi voulez vous que rentre dans les semaines qui viennent ce qui n’était pas rentré dans les mois précédents ? Pourtant avec beaucoup de zones d’ombre on a manipulé la carotte et le bâton, et le bâton c’était la liste, soit disant des comptes secrets que le gouvernement avait reçu…

R.D. - Les fraudeurs n’ont pas peur alors ?


F.B. - … Or ça fait plusieurs mois et donc j’ai un peu de scepticisme sur cette affaire.

R.D. - Puisqu’on parle d’Eric Woerth, il a dit aussi hier que, concernant la taxe carbone, il y aurait effectivement des exceptions qui seraient maintenus concernant notamment les grandes entreprises dites polluantes, les grands pollueurs comme on dit. Vous pensez qu’il va falloir modifier le texte qui a été censuré par le Conseil constitutionnel ? De quelle manière ?

F.B. - Si on veut qu’une texte existe, alors il faut répondre aux deux inquiétudes justifiées que le Conseil constitutionnel a soulignées - je traduis en français de tous les jours : un, c’était une taxe qui s’adressait aux petits et notamment aux ménages, et non pas aux gros, et deuxièmement, les conditions de ce remboursement qu’on évoquait, remboursement qui fait que les ménages les plus aisés étaient traités exactement de la même manière que les ménages les plus modestes. Tout ça c’est des choses qui ne vont pas. C’était partial et c’était injuste. Si on veut un texte qui soit acceptable, il faut que ce soit un texte plus général, en tous cas avec moins de favoritisme pour certains.

R.D. - Et dites moi, la texte carbone en général ça fait parti des décisions politiques prises pour le journal de 20h, d’après vous, ou en pensant à "l’avenir des jeunes générations" -je vous cite ?

F.B. - Oui. Si on regarde la situation en France aujourd’hui, qu’est ce qu’on voit ? On voit une chose qui est frappante et qui est celle-ci : aucun des problèmes réels et lourds du pays n’est résolu ni même traité. Et quand on regarde les problèmes lourds du pays, ceux qui concernent les générations qui viennent…

R.D. - L’emploi ?

F.B. - Alors on se dit que, un,  l’emploi s’échappe, l’emploi s’en va, il y a une migration de l’emploi à laquelle on ne répond pas. On est dans un phénomène de délocalisation généralisée et pour ma part je pense que c’est la principale question qui se pose à des pays comme le nôtre : européen, développé. Il va falloir qu’on ouvre une nouvelle ère politique sur ce sujet. Deuxièmement, l’égalité des chances, et notamment par l’école. Il y a une crise de l’école. Raphaëlle Duchemin, je vous assure, je n’ai jamais vu autant de découragement dans le monde de l’école et autant d’inquiétudes sur les résultats de l’école. Cette crise n’est absolument pas traitée. Et on pourrait continuer comme ça : l’agriculture est un lieu d’inquiétudes terribles. Les éleveurs qui nous écoutent sont en train de finir leur traite là, en ce moment en écoutant votre radio. Ils ne savent pas ce qu’ils vont devenir. Ils ont l’impression qu’une épée de Damoclès est suspendue au dessus de leur tête. Aujourd’hui ils n’arrivent pas à vivre et demain ils ont la certitude que, pour beaucoup d’entre eux, c’est la disparition qui les attend. Et bien, tout ça, les problèmes du pays ne sont pas traités. Et même jusqu’à la sécurité.

R. D. - C’est pourtant un grand sujet qui est assez souvent débattu par le gouvernement, il y a quand même beaucoup de lois qui ont été faites, remodelées…

F. B. - C’est un sujet qui est mis en scène. Je vous dis deux choses. La première : les voitures brûlées. Dans la nuit de la Saint-Sylvestre, on nous avait annoncé qu’il y avait 45 000 – c’est énorme – personnels sur le terrain. Ces 45 000 personnels, ça a fait exactement, à l’unité près, le même nombre de voitures brûlées que l’an dernier. Ne me dites pas que le problème est traité. Et deuxièmement, Nicolas Sarkozy, en recevant ces personnels à l’Elysée, a dit « on va maintenant s’occuper des bandes ». Ca fait sept ans qu’on nous dit - depuis 2002 où Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur - ça fait sept ans qu’on nous dit qu’on va s’occuper des bandes. On nous annonce de nouveaux textes et de nouvelles lois. En vérité c’est pas les lois qui manquent, c’est le travail de proximité.

R.D. - Est ce que ça signifie François Bayrou que quand on parle par exemple d’identité nationale on se trompe de débat, on n’est pas dans les préoccupations des français ?


F.B. - Ce n’est sûrement pas les préoccupations des français.

R.D. - Il y a tout de même un engouement certain pour ce débat...

F.B. - Je ne le crois pas. Franchement je ne crois pas. Je pense que c’est un débat microcosmien, ça ne veut pas dire qu’il ne soit pas important philosophiquement ou historiquement, moi-même peut être y participerai-je en écrivant quelque chose... J’ai cela à l’esprit. Mais la certitude en tous cas c’est qu’un peuple qui va bien ne s’interroge jamais sur son identité.

R.D. - Cela veut dire qu’on va mal ?


F.B. - Ce sont les peuples qui vont mal qui s’interrogent sur leur identité. Et même l’utilisation de cette question de l’identité : « qui êtes-vous ? », vous êtes menacés par les autres. Votre identité est menacée. C’est quelque chose qui, à mon sens, en tous cas, n’est pas un bon signal pour la santé de la France. Et enfin, c’est un sujet, vous le savez bien, qui a voulu, ou dont on a voulu l’utilisation pour capter des voix à des fins électorales et ça ne tourne pas bien.

R.D. - En vue des régionales ?


F.B. - Oui, en vue des régionales, tout le monde le voit bien, je pense qu’il n’y a aucune hésitation sur ce point. Ca veut dire tout simplement que quand on ne traite pas les vrais problèmes d’un pays, et qu’on veut faire diversion, au bout d’un certain temps, les citoyens s’en aperçoivent et les citoyens sont plus difficiles à tromper qu’on ne le croit. En tous cas, il me semble que les français ne se laissent pas prendre à ces pièges de diversion.

R.D. - Merci, François Bayrou, d’avoir été avec nous ce lundi matin.

F.B. - Merci de m’avoir invité.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

le plan anti-grippe est un fiasco

Posté par : coolfifi | 7 janvier 2010 12:34

Que se serait-il passé si la pandémie de grippe avait été réellement aussi dangereuse qu'on le craignait? Est-ce que le taux de vaccination obtenu en 2 mois aurait permis de limiter les décès? Visiblement vu la difficulté et la lourdeur du système mis en place, on peut largement en douter. Mon père de 80ans qui a un amphysème assorti de pb cardiaques n'a reçu sa convocation qu'une semaine avant Noël, je suppose qu'il faisait partie des "sacrifiés" du système. Mon mari enseignant du supérieur en contact avec de nombreux étudiants, n'a toujours rien reçu. Est-ce que le fait de mettre les médecins généralistes de côté a permis une meilleure efficacité, bien au contraire. Cela a juste permis, de déstabiliser l'hopital général qui a dû prêter ses internes pourtant indispensables au fonctionnement quotidien, pour vacciner les heureux bénéficiaires du sésame pour la vaccination. J'espère juste que l'on saura tirer les leçons de ce fiasco pour concevoir une autre organisation en cas de pandémie mortelle parce qu'avec un système pareil, le pays serait décimé en quelques semaines. Pour un gouvernement qui se réclame de l'ultra libéralisme bushiste, j'avoue que cette organisation soviétique me laisse pantoise. Mais plus encore, le principe de précaution a-t-il été respecté? Cette grippe était annoncée comme plus virulente qu'une grippe ordinaire. Il suffisait de multiplier par 10 le nombre de cas de grippes saisonnières pour obtenir le nombre de vaccins à prévoir. Quant à la double dose, dés mi-septembre, il n'était plus question que d'une seule dose partout ailleurs dans le monde, donc aucun principe de précaution élaboré scientifiquement, ne permet d'expliquer que l'on ait commandé 94millions de doses soit une fois et demi la population française. Seule l'incompétence, la volonté d'en faire des tonnes et de le faire savoir justifiait une telle commande. Toujours, la France exemplaire qui joue des biceps à la face du monde et qui se retrouve ridiculisée avec son TGV bloqué sous la Manche et perd le marché chinois et la Corée du Sud qui va construire les centrales nucléaires d'un pays où notre souverain a sans discussion, implanté une base militaire sur les deniers publics. Cocorico!


à citizen

Posté par : milo | 7 janvier 2010 09:31

je voudrais que vous analysiez la chose suivante. j'ai reçu la veille de noel mon papier pour me faire vacciner devinez où ? dans un de ces fameux centres de vaccination où ? à 70 km de mon domicile soit 140 km aller retour si j'ajoute que j'ai 79 ans et que je limite mes voyages en voiture qu'en pensez vous ? hé bien j'ai renoncé à me faire vacciner, mon médecin traitant étant à 2 km de mon domicile que croyez vous que j'aurais fait ? je suis persuadé que je ne suis pas le seul dans ce cas et que bien sur ne pas avoir associer les médecins traitants est une faute lourde. un petit mot sur l'intervention de fb ce matin sur la 2, vous avez parfaitement raison monsieur, le premier tour doit faire connaitre nos idées et les personnes qui les portent au second tour il sera temps de faire alliance pour oeuvrer en commun pour nos régions avec tous les humanistes. sur ce bonne année à tous et à vous aussi citizen


identité nationale

Posté par : ninouchette | 6 janvier 2010 01:31

J'approuve le commentaire de F.Bayrou sur l'identité nationale mais je crois qu'il aurait pu suggérer qu'un débat sur l'identité européenne soit organisé. Ce sujet permettrait de réfléchir en profondeur sur l'avenir et surtout nous conforterait dans la recherche d'un dénominateur commun entre tous les européens. Merci d'y penser.

NdM : un débat sur l'identité européenne a été déjà suggéré par le MoDem.


Pas d’accord !

Posté par : citizenet | 5 janvier 2010 10:01

François Bayrou affirmait récemment, à juste titre, que les dirigeants politiques raisonnent et « sur réagissent » à trop court terme au lieu de penser d’abord à l’avenir des générations futures. Encore faudrait-il que lui aussi ne mette pas de façon opportuniste les médecins généralistes dans sa manche, en parlant de faute stratégique, de faute lourde, alors qu’il n’y a eu que des erreurs tactiques liées aux itérations et à la réelle urgence d’un problème majeur de santé publique, mais que le principe de précaution a bien été respecté, vis-à-vis d’une pandémie qui aurait pu (et pourrait encore) se révéler bien pire que les quelques milliers de morts qu’elle a causés jusqu’à présent, alors que l’OMS il y a 6 mois en craignait des millions et criait au feu ! Puisque nous apprenons aujourd’hui une annulation de commande de 50 millions de vaccins suite à l’évolution des préconisations médicales d’une injection au lieu de deux, affirmer prématurément des « faits » sujets à caution, tels qu’opposer 94 millions de doses (qu’on a jamais eu) dont on devrait « donner » l’excédent aux pays pauvres au lieu de détourner l’argent dans des paradis fiscaux, en face de « seulement » 5 millions de vaccinés depuis 2 mois de campagne de vaccination dédiée justement aux personnes prioritaires, ce qui n'est déjà pas si mal, se lancer dans une polémique pour le moins hasardeuse alors que nous sommes très loin de l’heure du bilan me parait non pas être une « faute grave » d’appréciation, mais néanmoins un léger manque de « bon sens » politique, auquel je ne m’attendais pas…


on a magouillé avce les labo, bien sûr!

Posté par : regisr | 4 janvier 2010 20:01

on lisait le 29 octobre 2009: sur http://www.lepost.fr/article/2009/10/29/1764463_l-etat-a-t-il-gaspille-l-argent-de-la-lutte-contre-la-grippe-a.html L'Etat a-t-il gaspillé l'argent de la lutte contre la grippe A? grippe A, dépenses publiques, vaccin contre la grippe A, laboratoire pharmaceutique, Santé Par La rédaction du Post le 29/10/2009 à 17:28, vu 3727 fois, 14 Trop de vaccins, pas de débat, et des labos qui sponsorisent les décideurs... Y'a pas comme un malaise là? Roselyne Bachelot a-t-elle eu la main un peu lourde sur l'achat de vaccins? Montage Le Post Christophe Labbé, journaliste au Point, vient de réaliser une enquête sur les contrats passés entre les labos et l'Etat. Des contrats qui sont cachés au public, secret défense oblige. Il décrit les zones d'ombres de ces contrats sur RMC: "Le ministère de la Santé a opposé un refus à notre demande d'avoir accès aux contrats passés entre lui et les labos, au nom du secret défense. Pourtant, quand nous avons demandé l'avis de la commission d'accès aux documents administratifs, qui a appuyé notre demande... Aujourd'hui, nous n'avons aucun détail!" "On a engagé 800 millions d'euros pour 94 milions de doses de vaccins, 600 millions pour payer les vaccinateurs et les campagnes de communication: ça représente 1,5 milliard d'euros, 6% du déficit de la Sécu, une somme considérable!" "Il n'y a pas eu de débat pour savoir si on achetait le vaccin en aussi grande quantité. De plus en plus de médecins disent que cette stratégie du tout-vaccin, choisie par la France, n'était pas forcément une bonne idée face à un virus qui n'a rien du serial-killer annoncé. La France peut vacciner 73% de sa population, alors que dans les autres pays c'est 50% voire 41% en Italie." "En plus, certaines doses de vaccin achetées à certains labos coûtent 10€ alors qu'avec d'autres laboratoires, c'est 6,25€..." Dans le Parisien-Aujourd'hui en France, on apprend que le groupe d'experts sur la grippe A est composé de médecins sponsorisés par les labos pharmaceutiques... Ainsi le docteur Lina, big boss du Groupe d'Experts d'Informations sur la Grippe (GEIG) collabore avec 4 labos. Sa défense: "Je ne vois pas où est le problème: lorsque je donne un conseil à la ministre de la Santé en matière de stratégie de vaccination, je garde toute mon indépendance..." Sur Le Post ce jeudi, la députée PS Marisol Touraine évoque "une stratégie opaque, menée depuis le début par le ministère de la Santé." Elle argumente: "Depuis 2 mois, Roselyne Bachelot nous refuse la création d'une mission parlementaire sur la grippe A." c'était trop tentant.. bien sûr ! Régis78



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