François Bayrou était l'invité ce jeudi de Jean-Jacques Bourdin sur RMC/BFMTV.
Jean-Jacques Bourdin : Notre invité ce matin, François Bayrou, président du Modem, ancien ministre de l'Education nationale et ça a son importance aujourd'hui. François Bayrou, bonjour.
François Bayrou : Bonjour.
JJB : Cela a son importance ?
Pour moi, ça devrait être le jour le plus important de l'année.
JJB : Pourquoi « ça devrait » ?
Ah et bien ça ne l'est peut-être pas tout à fait, mais on en parlera dans une seconde, c'est le jour où se réunissent tous ceux qui veulent faire que le destin de la France et tous ceux qui la forment soit différent, soit plus grand, plus beau, alors c'est Victor Hugo, vous vous souvenez, qui disait « Ouvrez une école, vous fermerez une prison », alors on en est plus tout à fait là, hélas...
JJB : Plus du tout ?
Plus du tout là, mais en tout cas, c’est le moment le plus beau, le plus émouvant, le
plus sympathique, et le plus important de l’année. Tous les peuples, sans exceptions, qui
réussissent de manière exceptionnelle dans un monde difficile, tous ces peuples-là ont un point
commun : Ils ont une école, qui a pour les élèves, des performances, des réussites qui ne
ressemblent pas aux autres, la Corée, la Finlande…
JJB : La Corée du Sud.
Naturellement. Premiers résultats du monde !
JJB : Exact.
Et ils transforment un pays qui, il y a 30 ans, était le pays le plus pauvre de la planète en
un des pays de tête.
JJB : Mais alors, j’ai une question directe, François Bayrou, la France est
l’un des pays du monde qui dépense le plus pour son éducation, est ce que nous en avons pour
notre argent ?
Plusieurs choses. Un, est-ce que la France est l’un des pays du monde qui dépense le
plus pour son école. C’est le pays du monde qui a choisi que l’école soit libre et
gratuite. Généralisée à tous les enfants. Et que ce soit la solidarité nationale qui la paye, ce
qui n’est pas le cas en Angleterre, ce qui n’est pas le cas aux Etats-Unis, tous pays
dans lesquels les dépenses ne sont pas pour l’Etat mais sont pour les familles. Ca fait une
grande différence. Par exemple, aux Etats-Unis, il n’est pas rare que l’enseignement
secondaire ou en Grande-Bretagne coûte quelque chose comme 20000 euros ou 30000 euros par an. Pas
pour des privilégiés mais pour des gens normaux. Et donc, je suis heureux et formidablement fier
que nous ayons réalisé ce pari extraordinaire qui est que l’école, c’est la
responsabilité de la Nation. Et elle est payée pour l’essentiel par la Nation, et donc
c’est très bien. Deux, votre question : Est ce que les résultats sont à la hauteur ? Non. Et
puis gravement non. Parce que, pour simplifier, l’école française, elle marche très bien pour
50 pour cent des élèves, elle est, cette école française, à peu près au niveau pour 20 pour cent de
plus et il y a 30 pour cent des élèves qui passent à côté. Et notamment des élèves des milieux les
plus fragiles. Et donc, ceci est purement et simplement insupportable.
JJB : Mais c’est la conséquence de quoi ? C’est la conséquence de politiques
successives, vous êtes tous responsables ?
Il y a beaucoup de causes. La première de ces causes : Les politiques publiques en matière
d’éducation sont illisibles. Et je mets tout le monde. Depuis des années, parce qu’on
vous annonce des réformes qui en fait sont des réformettes, qui en fait sont des apparences, on
change les programmes à la marge et c’est pas les programmes qui font la qualité de
l’éducation, et puis, sur le fond, rien ne change. Sur plusieurs points. Premier point, on
apprend pas à lire à 100 pour cent des enfants comme on devrait, on apprend à lire à peine à 7
enfants sur 10, il y en a 3 qui restent sur le bord de la route.
JJB : On met moins de moyens dans le primaire que dans le secondaire en France ?
C’est pas seulement une question de moyens. Non.
JJB : Alors c’est une question de quoi alors ?
Je ne dis pas qu’il n’y a pas de question de moyens. Arrêtons nous aux moyens une
seconde.
JJB : Oui, la suppression des postes d’enseignants, vous auriez conduit la même
politique ?
Non.
JJB : Pourquoi non ?
Vous savez que j’ai fait une campagne présidentielle en prenant très peu
d’engagements et de promesses. Parce que je ne voulais pas mentir aux Français et je savais
quel était l’état des finances publiques du déficit et de la dette. Mais j’avais fait
une promesse, c’est : On sanctuarisera les moyens de l’Education Nationale. Parce que
dans les moyens, y’a deux choses. Il y a les moyens dont vous disposez et il y a
l’angoisse perpétuelle ou l’insécurité perpétuelle qui est créée à l’égard des
familles et de l’école par l’idée qu’on va supprimer encore des dizaines de
milliers de postes chaque année. Autrement dit, ça n’est pas seulement la réflexion sur les
moyens, c’est aussi cette permanente pression qui fait qu’on sait que les postes font
disparaître et disparaître encore et ceci créé pour les familles et pour l’école une
situation totalement déstabilisante.
JJB : Vous comprenez la grève de lundi prochain réclamée par un syndicat important et les
enseignants qui vont se joindre aussi à la grève de mardi ?
Je peux comprendre les raisons, mais je pense que faire grève le jour de la rentrée,
c’est pas une bonne idée.
JJB : Vous seriez enseignant, vous ne feriez pas grève ?
Non.
JJB : Même pour protéger votre retraite ?
Ceci est une autre question, les retraites.
JJB : Oui mais certains enseignants vont aller faire grève mardi pour la retraite.
Et bien je pense que ce sont des mouvements qui deviennent incompréhensibles pour les gens
dès lors qu’il touche à l’école le jour de la rentrée. Vous comprenez, cette idée,
c’est symbolique tout ça, on n’en mourra pas, mais ça devrait être les jours les plus
importants pour le pays et tout d’un coup, on s’aperçoit que l’on retrouve les
mêmes difficultés, les mêmes mouvements sociaux. Je pense que l’Education Nationale a raison
de se plaindre de la manière dont on la traite, je pense que c’est pas la bonne méthode de
faire grève le jour de la rentrée.
JJB : Alors, il y a une expérimentation qui est tentée cette année, donner plus
d’autonomie aux chefs d’établissements, aux proviseurs et aux principaux. Faut-il aller
jusqu’au bout du raisonnement, faut-il, comme au Danemark, que les chefs
d’établissements choisissent leurs enseignants ?
Je ne suis pas de cet avis. Parce que je ne vois pas ce qui rend les chefs
d’établissements infaillibles. Je pense que la chance que nous avons en France, c’est
d’avoir des concours de recrutement, nationaux, qui d’ailleurs sont fragilisés parce
qu’il y a toujours des attaques contre ces concours. Des concours de recrutement nationaux
qui font que l’arbitraire n’a pas sa place, ne devrait pas avoir sa place dans le
recrutement d’un enseignant. On recrute un enseignant sur la preuve qu’il a fait, de
son niveau, de sa capacité à l’écrit et à l’oral et ce sont des concours difficiles et
ce sont des concours justes. Alors, il y a une part d’autonomie nécessaire, elle est pour
moi, pour l’essentiel, acquise, on peut toujours faire mieux, ça n’est pas de ce côté
qu’on trouvera l’amélioration de l’école. Où trouvera-t-on l’amélioration
de l’école ? Un : Un contrat entre la nation et l’école qui dise : Dans 5 ans, tous les
enfants qui sortiront de l’école primaire sauront lire. On demande pas l’Himalaya.
Ceci, toute l’école de la IIIe République avec des enfants qui étaient des fils de paysans,
d’ouvriers, des maisons dans lesquelles n’entraient aucun livre, une distance
culturelle sans doute beaucoup plus importante, beaucoup plus large encore entre le la partie
éduquée de la nation et la parti qui ne l’était pas, toute l’école de la IIIe
République a donné la lecture et l’écriture, il faut voir quelle écriture, quelle graphie,
regardez les pages d’écriture, à tous les enfants, sans exception. Nous devons retrouver
cela. Deuxièmement, il y a des enfants, qui, parce qu’ils sont déstabilisés souvent par leur
enfance, leur milieu familial, sont dans les circuits traditionnels, du collège en particulier,
largués. Ils sont sur le bord de la route. Ceux-là, il faut leur donner une scolarisation
particulière. Et si on ne le fait pas, vous voyez, on tire tout l’ensemble vers le bas.
Scolarisation particulière, pour ensuite rejoindre naturellement le parcours normal. Troisièmement,
si on veut que l’université s’épanouisse, alors il faut préparer à l’université.
Et la classe de Terminale doit devenir ce qu’on appelait autrefois, il y a longtemps, une
propédeutique, c’est-à-dire le chainon manquant à la préparation à l’autonomie qui doit
être celle de l’étudiant à l’université. Ce que je décris là, c’est une politique
compréhensible par tout le monde. Les politiques suivies et présentées par des communications
diverses et variées sont illisibles et elles ne touchent pas l’essentiel…
JJB : La politique du gouvernement en matière d’éducation est illisible ?
Pas seulement celle-là.
JJB : François Bayrou, est-ce que le président de la République a d’autres solutions
que de remanier très vite son gouvernement aujourd’hui ?
Non. Enfin je ne suis pas dans sa peau, mais non, la situation a atteint un point de
dégradation et de décomposition tel.
JJB : Décomposition politique ?
Décomposition politique.
JJB : Et décomposition morale du pays ?
Non, là je parle de décomposition politique. Et puis une paralysie du gouvernement telle, des
gens qui ne font plus rien que de se tirer dans les pattes, à mon avis, il n’a pas
d’autre solution que d’aller très vite. Mais je ne suis pas à sa place.
JJB : Que d’aller très vite, changer de premier ministre ?
Ah ça, c’est sa responsabilité…
JJB : Vous n’êtes pas candidat à un poste au gouvernement ? Vous n’avez pas été
approché ?
Non, moi je ne crois pas qu’il puisse facilement changer François Fillon. Encore une
fois je ne suis pas à sa place. Mais quand un premier ministre fait son travail, qu’il a une
popularité, qu’il est estimé ou reconnu même par des gens qui ne sont pas de son avis,
c’est très difficile de la changer.
JJB : Ce qui veut dire que vous l’estimez, que vous le reconnaissez ? Vous estimez sa
politique ?
Non, je suis en désaccord avec sa politique, mais la politique, je ne crois pas que ce soit
lui qui l’ait principalement inspirée, je suis en désaccord avec les axes profonds de la
politique, je l’ai dit depuis le premier jour et pour que nul n’en ignore, je
l’ai écrit, j’ai fait un livre pour expliquer pourquoi. Cela dit, je peux aussi
reconnaître qu’il y a des gens estimables, même quand ils ne sont pas d’accord avec
moi.
JJB : Déchéance de nationalité pour polygamie, oui, non ?
On répond pas par oui ou par non sur des questions…D’abord, combien
y’a-t-il de nationaux qui vivent de cette manière-là ? A mon avis, très très peu, encore une
fois, ce sont de fausses questions agitées comme pour exciter un certain nombre de passions. La
polygamie, on peut dire les choses vraiment ?
JJB : Oui, allez-y !
La polygamie, c’est une manière de vivre qui concerne des pays, notamment africains,
quasiment dans leur ensemble, je pense au Mali, par exemple, et en dehors de la communauté
chrétienne du Mali, les autres sont polygames à 90 et peut-être plus pourcents. Mais combien de
ceux-là ont la nationalité française ? A mon avis, très très peu. C’est un mode de vie,
alors, qui n’est pas le nôtre, qui n’est pas le mode de vie ni français, ni européen,
ni occidental, ni chrétien, et donc, de ce point de vue là, il n’est pas question,
évidemment, de laisser changer l’équilibre de la société française, en étant indifférent à ce
genre de choses. Mais, si l’on veut dire la vérité vraie, ce n’est pas la polygamie de
nationaux français qui crée les problèmes que nous avons.
JB : Alors puisqu’on parle de la déchéance de la nationalité, est-ce qu’il faut
étendre la déchéance de nationalité comme le veut le président de la république ? Pour les
criminels français naturalisés depuis moins de 10 ans, et qui porteraient atteinte à la vie
d’un policier, d’un gendarme ou d’un sapeur-pompier…
Très bien, je suis prêt à examiner tout à fait ce genre de questions, mais là encore, on est
dans l’apparence ou dans la mise en scène. Pourquoi ? Combien pensez-vous qu’il y ait
de Français naturalisés depuis moins de 10 ans qui ont porté atteinte à la vie d’un policier
ou d’un gendarme ces dernières années ?
JJB : Je ne sais pas.
Allez, ça doit se compter sur les doigts d’une main. Peut-être de deux mains, sur dix
ans. On nous raconte des histoires, alors moi je suis tout à fait prêt à examiner, je n’ai
aucune indulgence pour des types qui tirent sur des policiers, des gendarmes et d’ailleurs
pas d’indulgence non plus pour ceux qui tirent sur d’autres que les policiers et les
gendarmes. Parce que porter atteinte à la vie d’autrui, c’est inacceptable, il
n’y a pas non plus à faire des catégories, policiers, gendarmes, c’est « circonstances
aggravantes », soit. Mais le problème principal, les problèmes principaux de la société française,
c’est pas cette criminalité-là. C’est la criminalité dans les quartiers en banlieue,
les trafics, les caïds, les bandes, les gens qui…
JJB : Le ministre de l’intérieur le dit, ne cesse de le dire.
Et bien qu’il le fasse. Que ce gouvernement arrête de faire de grandes déclarations de
parler, de faire de grandes mises en scène, de se montrer perpétuellement en spectacle, et
qu’il agisse. Le jour où la criminalité reculera en France, je serai le premier à saluer
cette action. Pour l’instant, ça n’est pas le cas, elle s’aggrave. Et tout le
monde le sait. Alors, bien sûr, il y a une politique du chiffre.
JJB : Les chiffres mentent, ils sont faux ?
Oui, les chiffres mentent toujours. Si vous allez porter plainte dans un commissariat, vous
allez vous apercevoir, il y a des témoignages multiples que vous avez eu à votre antenne,
j’en ai entendu, dans lesquels en raison des objectifs chiffrés que l’on donne, et bien
les plaintes ne sont pas reçues. Naturellement, il y a beaucoup de sévérité à l’égard de ceux
qui dépassent d’un kilomètre la limitation de vitesse. Il y a un pauvre homme qui s’est
suicidé en prison parce qu’il ne portait pas sa ceinture de sécurité, il ne voulait pas la
porter parce qu’il était angoissé, on lui a retiré son permis, on l’a mis en prison, il
s’est suicidé, il y a de quoi être triste à jamais devant, vous voyez bien, deux poids, deux
mesures dans la justice.
JJB : Monsieur Belliard, les questions des auditeurs de RMC, puis j’ai une question
politique après.
Alors bonjour, tout d’abord, une question de Thierry dans les Deux-Sèvres, une
question ouverte, ce matin sur RMC, on a entendu une jeune prof qui a fait sa première rentrée
aujourd’hui, elle fera sa première grève dès la semaine prochaine, qu’est ce que ça
vous inspire François Bayrou ?
J’ai déjà répondu, je comprends très bien l’émotion que je partage, avec laquelle
je suis en solidarité d’un monde de l’éducation qui est déboussolé, qui ne sait pas où
il va, qui a l’impression qu’on le cible tous les jours et qu’on ne respecte pas
ses valeurs et ils ont raison de ne pas accepter cela. Pour autant, est-ce qu’il faut faire
grève le jour ou le lendemain de la rentrée, je ne le crois pas, je pense que c’est mal vécu,
mal pris et d’une certaine manière, qu’ils ne se rendent pas service.
Question politiquement concrète, pour terminer avec François Bayrou. Première question
François Bayrou, qui représente mieux le centre ? Hervé Morin, Dominique de Villepin, François
Bayrou, peut-être Jean Arthuis ? Et d’autres qui voudraient se présenter.
Si le mot « Centre » a un sens, et moi je ne résume pas mon action à « Centre », parce que je
pense qu’il y a aussi un courant démocrate à bâtir et construire. Celui qu’Obama met
magnifiquement en œuvre aux Etats-Unis, à mon avis, courageusement. Donc, c’est ça mon
objectif. Mais si « Centre » a un sens, « centre » égal autonomie. Ceux qui sont capables de
vouloir et penser une politique libre et pas soumise à un bloc ou à l’autre, à droite pour
l’essentiel puisque c’est comme ça que ça s’est passé depuis des années, encore
moins ont le droit de se réclamer de cette famille ceux qui ont applaudi, voté, dit oui à
tout…
JJB : Donc vous n’iriez pas déjeuner avec Hervé Morin ? Je lui ai posé la question,
il était prêt à déjeuner avec vous.
Non, je ne fais pas d’affaires de personnes.
JJB : Non, mais vous pensez à ceux-là.
Et bien écoutez, comment vous voulez avoir été un des acteurs et un des zélateurs de
l’action du gouvernement et venir dire aujourd’hui le contraire de ce que vous avez
fait hier ?
JJB : On démissionne dans ces cas-là ?
Et bien surtout on y va pas.
JJB : Et Bernard Kouchner aurait du démissionner aussi ?
Il a fallu être singulièrement aveugle, alors ça a été le cas de millions et de millions de
français que je ne mette pas en cause, parce qu’eux n’avaient pas les éléments pour
savoir, pour ne pas voir où allaient les priorités que ce gouvernement avait choisi. On vient de
vivre le bouclier fiscal de Madame Bettencourt, on a fait un chèque du contribuable à Madame
Bettencourt de plus de 32 millions d’euros pour quelqu’un qui est la plus riche des
contribuables françaises. De sorte que madame Bettencourt paie moins d’impôts et de
cotisations diverses qu’un salaire moyen ou qu’un smicard, vous trouvez que c’est
juste ? Et bien moi j’ai dit au gouvernement depuis la première minute que ceux en situation
de responsabilités qui ne l’ont pas vu n’ont pas voulu le voir.
Je l' ai dit, je le redis, on veut ( QUI ? ) nous faire entrer dans des moules. Or, il y a des
visuels, il y a des auditifs, il y a des intellectuels, il y a des manuels, oserai- je dire, il y a
des sensuels, des gourmands. IL Y A DES GENS QUI ONT BESOIN DE SORTIR DU SYSTEME SCOLAIRE DES QUE
POSSIBLE ! Il faut donner et garantir les bases en Français et en Calcul ( si vous voyez ce que je
dire ) . Par contre , il faut pouvoir revenir par la suite dans le système scolaire ou la formation
professionnelle. Des ponts, faisons des ponts mais pour le travail ! Je dis 14 ans , c' est à
débattre, j' espère qu' il éxiste quelques bons pédagogues dans ce pays, dans ce Mouvement, pour
donner des clés . Cela s' est fait jusque dans les années 1970. Ces personnes arrivent à la
retraite, certaines se sont "éclatées" dans leur carrière professionnelle. Elles ont CHOISI leur
voie. Qui peut dire aujourd' hui, qu' avec un bac , il choisira sa voie ? Quand je pense au nombre
de lycéens qui ne s' est pas éclaté dans son domaine de formation, je dis quel gachi. Quel gachi
pour ceux qui voulaient travailler dans une classe perturbée par ceux qui auraient dû être hors du
système scolaire ou dans un autre domaine, gachi pour les enseigants qui ne se sont pas éclatés
dans la profession qu' ils avaient CHOISI, à cause de ces perturbateurs. Philippe Lacroix, 37
revoir toute la scolarisation....
Posté par : gilco | 4 septembre 2010 11:05
Tant que l'on aura pas déterminé la meilleure orientation à donner aux enfants depuis leur plus
jeune age en fonction ; d'une part de leurs aptitudes et d'autre part des besoins de l'économie...
C'est celà que je réclame de l'ORIENTATION.: on ne fera rien de BON Cette orientation doit se faire
conjointement : enseignement, entreprises et.....particuliers objectifs. Ensuite, il faut un
programme commun de formation générale et rapidement diriger les élèves en fonction des aptitudes
ainsi détectées vers les formations professionnelles et intellectuelles avec des courroies
permettant des transferts de l'une vers l'autre. Enfin compte tenu des aptitudes reconnues, donner
à TOUS les MOYENS FINANCIERS de parvenir aux études longues qu'elles soient professionnelles ou
intellectuelles. Les bourses n'étant pas toujours attribuées harmonieusement et équitablement pour
permettre a des jeunes issus de basses couches de parvenir aux études longues pour lesquelles ils
seraient destinés. En outre très souvent, l'information qui devrait aussi venir de l'orientation
est mal faite à destination de ces basses couches. On connait les statistiques de participation
dans les grandes écoles..... Qu'attend t 'on pour faire quelquechose de cohérent en s'appuyant sur
le peuple.....
les laissés au bord de la route
Posté par : mamiep | 3 septembre 2010 20:27
Témoignage :je suis retraitée de l'Education Nationale .J'aide aux devoirs ,mes petits enfants du
CP à la 3ème .Je me demande toujours ce que deviennent les enfants qui ne bénéficient d'aucune aide
"à la maison" .
On m'a souvent répété :"une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine" .Qu'en est-il
?
Les programmes sont démentiels !Le rôle de l'école est mis en cause !
De grâce !confions l'élaboration des programmes à des enseignants !la surenchère
intellectuelle se fait au détriment des enfants !
Qui n'a pas en mémoire "la folie des maths dites modernes " .Qui peut aider en français sans
avoir besoin de "recyclage" ;-( L'école n'a jamais été aussi sélective !
pourquoi existe t'il encore des délaissés...
Posté par : gilco | 3 septembre 2010 15:01
Tout simplement parce que l'orientation est mal faite dans l'éducation nationale.... Quand cessera
cette politique ?
François parle aux français.
Posté par : Andalousie | 2 septembre 2010 16:46
J' ai toujours plaisir à écouter François Bayrou à la radio (ou mieux encore en sa présence). A la
différence de la TV, le journaliste , en l'occurrence JJ Bourdin est contraint de laisser parler
son interlocuteur,de ne pas l'interrompre et chacun donne ainsi le meilleur de lui-même.
L'image à la TV vient fausser la parole et le pugilat habituel s'installe laissant peu de
place à la discussion de fond et à la raison, pour les effets de sensation et d'émotion sources de
songes et de mensonges.
Si les français écoutaient plus souvent leurs hommes politiques à la radio. D.Cohn Bendit ,
(veuillez m'excuser pour ce rappel d'un épisode malheureux) pourrait vite se rhabiller. Il n'aurait
pas cette aura médiatique qui le fait si populaire.
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Orientation : Le coeur du gros Pb de société !
Posté par : phiphilac | 5 septembre 2010 22:43Je l' ai dit, je le redis, on veut ( QUI ? ) nous faire entrer dans des moules. Or, il y a des visuels, il y a des auditifs, il y a des intellectuels, il y a des manuels, oserai- je dire, il y a des sensuels, des gourmands. IL Y A DES GENS QUI ONT BESOIN DE SORTIR DU SYSTEME SCOLAIRE DES QUE POSSIBLE ! Il faut donner et garantir les bases en Français et en Calcul ( si vous voyez ce que je dire ) . Par contre , il faut pouvoir revenir par la suite dans le système scolaire ou la formation professionnelle. Des ponts, faisons des ponts mais pour le travail ! Je dis 14 ans , c' est à débattre, j' espère qu' il éxiste quelques bons pédagogues dans ce pays, dans ce Mouvement, pour donner des clés . Cela s' est fait jusque dans les années 1970. Ces personnes arrivent à la retraite, certaines se sont "éclatées" dans leur carrière professionnelle. Elles ont CHOISI leur voie. Qui peut dire aujourd' hui, qu' avec un bac , il choisira sa voie ? Quand je pense au nombre de lycéens qui ne s' est pas éclaté dans son domaine de formation, je dis quel gachi. Quel gachi pour ceux qui voulaient travailler dans une classe perturbée par ceux qui auraient dû être hors du système scolaire ou dans un autre domaine, gachi pour les enseigants qui ne se sont pas éclatés dans la profession qu' ils avaient CHOISI, à cause de ces perturbateurs. Philippe Lacroix, 37
revoir toute la scolarisation....
Posté par : gilco | 4 septembre 2010 11:05Tant que l'on aura pas déterminé la meilleure orientation à donner aux enfants depuis leur plus jeune age en fonction ; d'une part de leurs aptitudes et d'autre part des besoins de l'économie... C'est celà que je réclame de l'ORIENTATION.: on ne fera rien de BON Cette orientation doit se faire conjointement : enseignement, entreprises et.....particuliers objectifs. Ensuite, il faut un programme commun de formation générale et rapidement diriger les élèves en fonction des aptitudes ainsi détectées vers les formations professionnelles et intellectuelles avec des courroies permettant des transferts de l'une vers l'autre. Enfin compte tenu des aptitudes reconnues, donner à TOUS les MOYENS FINANCIERS de parvenir aux études longues qu'elles soient professionnelles ou intellectuelles. Les bourses n'étant pas toujours attribuées harmonieusement et équitablement pour permettre a des jeunes issus de basses couches de parvenir aux études longues pour lesquelles ils seraient destinés. En outre très souvent, l'information qui devrait aussi venir de l'orientation est mal faite à destination de ces basses couches. On connait les statistiques de participation dans les grandes écoles..... Qu'attend t 'on pour faire quelquechose de cohérent en s'appuyant sur le peuple.....
les laissés au bord de la route
Posté par : mamiep | 3 septembre 2010 20:27Témoignage :je suis retraitée de l'Education Nationale .J'aide aux devoirs ,mes petits enfants du CP à la 3ème .Je me demande toujours ce que deviennent les enfants qui ne bénéficient d'aucune aide "à la maison" .
On m'a souvent répété :"une tête bien faite vaut mieux qu'une tête bien pleine" .Qu'en est-il ?
Les programmes sont démentiels !Le rôle de l'école est mis en cause !
De grâce !confions l'élaboration des programmes à des enseignants !la surenchère intellectuelle se fait au détriment des enfants !
Qui n'a pas en mémoire "la folie des maths dites modernes " .Qui peut aider en français sans avoir besoin de "recyclage" ;-(
L'école n'a jamais été aussi sélective !
pourquoi existe t'il encore des délaissés...
Posté par : gilco | 3 septembre 2010 15:01Tout simplement parce que l'orientation est mal faite dans l'éducation nationale.... Quand cessera cette politique ?
François parle aux français.
Posté par : Andalousie | 2 septembre 2010 16:46J' ai toujours plaisir à écouter François Bayrou à la radio (ou mieux encore en sa présence). A la différence de la TV, le journaliste , en l'occurrence JJ Bourdin est contraint de laisser parler son interlocuteur,de ne pas l'interrompre et chacun donne ainsi le meilleur de lui-même.
L'image à la TV vient fausser la parole et le pugilat habituel s'installe laissant peu de place à la discussion de fond et à la raison, pour les effets de sensation et d'émotion sources de songes et de mensonges.
Si les français écoutaient plus souvent leurs hommes politiques à la radio. D.Cohn Bendit , (veuillez m'excuser pour ce rappel d'un épisode malheureux) pourrait vite se rhabiller. Il n'aurait pas cette aura médiatique qui le fait si populaire.