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29 novembre 2007

Discours de Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez a appelé les militants à faire bouger les lignes. Elle se dit heureuse d'être là, au milieu de plus de six mille personnes, au Zénith de Paris. Elle lance en compagnie de François Bayrou le Mouvement démocrate et la campagne pour les élections législatives des 10 et 17 juin prochains. Elle souhaite que le président de la République poursuive la construction européenne, ainsi que François Bayrou l'a promis pendant sa campagne présidentielle. Mais elle conteste la réforme prochaine des Universités lancée en catimini pendant l'été. c'est la raison pour laquelle elle appelle les Français à construire un contre-pouvoir efficace pour les cinq prochaines années.

"Je veux vous dire combien je suis heureuse d’être parmi vous aujourd’hui. La création d’un nouveau mouvement politique, c’est un moment très fort, plein d’émotion, avec la certitude que l’on est en train d’écrire une page nouvelle de notre histoire.

Un mouvement politique nouveau, ce sont des visages d’abord, les vôtres, et puis c’est une énergie, une envie d’agir, de faire bouger les lignes, un immense espoir.

Tous ensemble, nous allons construire le nouveau mouvement politique dont la France a besoin. Nous allons construire le Mouvement Démocrate.

Et proposer aux Français une nouvelle manière de faire de la politique : plus moderne, et plus exigeante.

Moderne parce que nous définirons nos attitudes en fonction du seul intérêt général et non pas des appartenances partisanes. Moderne parce que nos parlementaires penseront et agiront librement, comme des femmes et des hommes debout, fiers de leurs valeurs et assumant leurs convictions. Avec le Mouvement Démocrate, ce sera la fin du vote et du mandat impératif.

Moderne, parce que chaque fois que le pouvoir ira dans la bonne direction, nous le dirons et nous l’approuverons. Ainsi, j’ai été heureuse de voir Nicolas Sarkozy abandonner son idée de « mini-traité » pour l’Europe. S’il soutient un projet de traité qui reprenne la substance de la Constitution, notamment dans toutes ses avancées démocratiques, comme le demande Angela Merkel, et qui reprenne aussi, comme le demande Romano Prodi, la Charte des droits fondamentaux, alors nous le soutiendrons et nous le dirons.

Moderne parce que chaque fois que le gouvernement fera fausse route, nous alerterons l’opinion publique, l’éclairerons sur les enjeux, et essaierons de corriger ce qui peut l’être. Et disant cela, deux sujets me viennent à l’esprit. Le premier concerne nos finances publiques. Le gouvernement a annoncé hier soir qu’il ferait une pause dans la lutte contre les déficits. Cela n’est ni civique, ni responsable. C’est de nature à fragiliser la France en Europe et plus encore à fragiliser la reprise de croissance.

Je pense aussi à la loi sur l’autonomie des Universités. Comment peut-on faire voter dès le mois de Juillet, à la va-vite et sans aucune concertation préalable sérieuse, une loi dont le Premier Ministre lui-même a convenu qu’elle était probablement la plus importante de la législature. Tout ceci n’est pas sérieux. Nos Universités méritent plus d’attention et moins de désinvolture.

Nous proposons aux Français une nouvelle manière de faire de la politique, moderne, je viens d’en parler, mais aussi exigeante.

Exigeante avec nous-mêmes d’abord qui fondons ce nouveau parti où vous adhérez par dizaines de milliers avec une soif démocratique capable de faire tomber toutes les bastilles. Dans votre choix d’adhérer, j’entends votre exigence d’action, de novation, d’écoute, de création, de générosité, d’attitudes et de comportements nouveaux, j’entends au fond l’exigence d’un idéal démocratique retrouvé. Je veux vous en faire ici le serment : nous ne décevrons pas vos attentes. Ceci c’est la première des exigences pour nous-mêmes.

Et puis nous serons exigeants pour la France, qui mérite toute notre ambition et tout notre enthousiasme. C’est pour elle que nous voulons changer la politique. C’est pour elle que nous allons défendre nos convictions. C’est pour elle que nous voulons construire un avenir meilleur.

Pendant les cinq années qui viennent, nous allons faire vivre la volonté de dépasser les clivages droite/gauche ; nous allons affirmer l’expression de voix libres au sein du Parlement ; nous allons assurer la défense des citoyens alors que tous les pouvoirs vont être concentrés entre les mêmes mains. Nous allons garantir que la politique économique n’accentue pas les inégalités, en particulier pour les plus fragiles ; nous allons faire vivre les valeurs humanistes qui sont celles de la France contre tout ce qui les menace ; nous allons veiller à la liberté de la presse et lutter contre la soumission des médias au pouvoir ;

Nous allons veiller à ce que la politique de développement durable se traduise enfin dans la réalité ; nous allons porter l’idée d’une Europe politique et démocratique  ; nous allons défendre un nouvel équilibre du monde, en particulier pour les pays les plus démunis…

Tout cela mes chers amis, nous allons le faire ensemble. Je sais la force qui est la vôtre. Je sais la détermination qui est la nôtre. Nous allons réussir. J’ai confiance."

| Mots clés : Sarnez  discours  moderne  rassemblement 

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Votre discours

Posté par : ploplo | 23 septembre 2009 17:49

Bravo Madame, pour votre courageux réalisme. Les socialos ont eu la lachêté de s'abstenir. Par ailleurs, félicitations pour votre intelligence à Marseille. Jeudi dernier, COHN-BENDIT et VALLS nous ont plu, en déclarant que l'avenir n'est plus dans des partis archaïques, mais dans un vaste rassemblement pour balayer l'affreux régime actuel.



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