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6 septembre 2009

Université de rentrée 2009 : discours de clôture de Franck Faveur

Retrouvez ici le discours de clôture de Franck Faveur, président des Jeunes Démocrates, à l'Université de rentrée à la Grande-Motte...

Seul le prononcé fait foi

"J'espère que vous allez tous bien.

On est tous d'accord pour dire que, cette année, l'université de rentrée du Mouvement Démocrate est particulièrement bien organisée. Moi aussi, je souhaite remercier l'ensemble des bénévoles qui ont participé à l'organisation de cette université de rentrée : la Fédération de l'Hérault et son célèbre apéro, que j'espère tout le monde a su déguster, toute l'équipe du siège du Mouvement Démocrate, les participants, vous bien sûr et l'ensemble des jeunes démocrates qui participent activement à cette université de rentrée. (lire la suite)

On a reçu une association locale qui est la fondation "Agir contre l'exclusion" par rapport à laquelle j'ai été particulièrement touché du travail de terrain qu'ils font sur l'emploi, pas que sur l'emploi des jeunes, mais sur l'emploi en général, les luttes contre la discrimination, le travail qu'ils font sur le terrain.

C'est notamment pour cela que je suis engagé en politique, pour faire que ces associations puissent se coordonner et faire en sorte que l'on puisse nous porter cela au niveau de notre projet politique.

Je suis fier d'être au Mouvement Démocrate, fier que nous soyons si nombreux aujourd'hui, fier que nous soyons si nombreux dans les commissions thématiques pour travailler sur notre projet, fier des jeunes démocrates et des actions qu'ils portent sur le terrain ou des articles de presse qui font parler de nous, mais surtout je suis fier des valeurs que nous portons. Pour moi, les valeurs, c'est le fondement de notre cadre politique et de notre ambition pour notre pays.

Je suis fier d'être dans un mouvement où le citoyen doit être considéré comme un acteur dans notre société, responsable dans ses choix, mais aussi dans ses devoirs, fier d'être européen, car cette aventure commencée il y a presque 60 ans est une avancée pour presque tous les Européens. Notre Europe doit être l'Europe des peuples où nous devons construire ensemble, avec tous les États et solidaires. La richesse de l'Europe est sa diversité.

Je suis fier d'être indépendant, car nous sommes libres des intérêts partisans. Nous devons imaginer une autre France, une France plus solidaire et plus juste. Nous sommes pour un projet alternatif avec tous les progressistes démocrates de ce pays. Indépendant ne veut pas dire seul, mais force de proposition, alternative force de dialogue ; ouvrons les portes de discussion, toutes les portes. C'est en confrontant notre projet que nous réussirons à construire une alternative, tous ensemble. Nos valeurs sont importantes.

Un parti qui n'a pas de valeurs, pour moi, est une coquille vide. Je souhaite que de nombreux sujets avancent pour notre pays. Mon engagement politique, notre engagement politique, c'est de faire avancer les grands sujets pour notre pays.

Je vous en parle de trois.

Le sujet de la jeunesse.

Je suis scandalisé que, pendant de nombreuses années, la politique à destination de la jeunesse n'ait jamais été prise en compte.

Pourquoi nos gouvernements successifs se moquent-ils des questions de jeunesse et d'éducation qui sont liées ? Il y a une nécessité absolue d'aider la jeunesse en proie à des doutes en ce moment et avec peu d'espoir pour l'avenir.

À l'heure où la dette de l'État est en constante augmentation, les jeunes générations devront payer dans les années à venir. Quelle est la contrepartie que la société offre à ces jeunes ?

Je demande qu'une politique globale pour la jeunesse soit enfin mise en place mais pas des "mesurettes", une politique globale et appliquée et, cela, dès la petite enfance, car c'est là que beaucoup se joue, mais aussi une prise en compte de l'orientation dans le parcours scolaire, un objectif affiché d'insertion professionnelle, une ouverture du système éducatif sur la société afin de favoriser la citoyenneté.

Ainsi, je vous invite à lire nos 40 propositions concrètes pour la jeunesse. Elles sont copiables, mais surtout utilisable.

La justice : je déteste l'injustice et je suis idéaliste. Dans quel monde vivons-nous ? Je vais vous dire un mot sur les banques. Quand on a entendu dernièrement certaines banques qui venaient de faire des provisions de bonus pour leurs traders, je me demande à quoi sert l'argent public. Quelle est la contrepartie de ces banques ? Les PME ont-elles suffisamment la possibilité de recourir au crédit ? Je peux vous dire que non, moi qui suis chef d'entreprise. En ce moment, les petites entreprises ne peuvent pas trop avoir de crédits. Les chefs d'entreprise peuvent-ils facilement emprunter pour leurs projets ? Les taux de découvert ont-ils été baissés car en période de crise, les fins de mois sont toujours difficiles ? Tous les prix des services bancaires dénoncés par beaucoup d'associations de consommateurs ont-ils été baissés ?

On recommence comme avant. Les Français ne comprennent pas.

En période de crise, nous faisons tous attention aux fins de mois qui sont souvent difficiles pour les jeunes d'ailleurs, mais quelle est la politique du Gouvernement en matière de gaspillage et de train de vie de l'État ?

Voilà une autre injustice : ceux qui sont dans les circuits du pouvoir, qui profitent de l'argent public et ceux qui n'y sont pas.

Alors, moi, je vous dis, avant d'imposer de nouvelles taxes aux Français, demandons à l'État qu'il réduise son train de vie et surtout de mieux utiliser l'argent public.

Je ne sais pas si vous avez lu, mais je lisais dernièrement un article sur le scandale supposé à l'Imprimerie Nationale avec pots-de-vin et magouilles dans une entreprise d'État. Je pose une simple question : où est la moralisation de nos entreprises d'État ? Je pourrais continuer sur les injustices.

Je vais vous citer une phrase de Victor Hugo qui me parle et qui me paraît tellement d'actualité : "La question sociale reste, elle est terrible, mais elle est simple, c'est la question de ceux qui ont et de ceux qui n'ont pas.

Je me souviens également d'une réunion à Nice où un participant m'a interpellé parce que nous avions une réunion où on parlait uniquement d'éducation de jeunesse. Il me dit : " Mais et les questions, les grands sujets de la planète ? La jeunesse ne s'intéresse pas aux grands sujets de la planète ?"

Il avait raison, en partie raison : même si l'avenir est bien gris pour beaucoup d'entre nous, nous devons faire avancer les grands débats de ce monde que sont le développement de la paix, la lutte contre le SIDA, la défense des droits de l'homme, la famine et l'urgence climatique car il y a urgence. L'urgence climatique, c'est maintenant et le sommet de Copenhague de décembre de cette année devra permettre un projet de politique mondial, car c'est notre avenir qui est en jeu. Il y a urgence. Il faut que la France et l'Europe prennent toute leur place pour imposer un modèle de développement durable.

Faire se doper les croissances des émissions mondiales à effet de serre, c'est la seule fois pour limiter le réchauffement des températures car notre écosystème est menacé. Il faut que la France et les pays industrialisés s'engagent collectivement pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Il faut aider les pays en développement à mettre en place des politiques industrielles énergétiques et agricoles qui en limitent l'impact environnemental, sans empêcher bien évidemment leur volonté de développement. Aidons-les à ne pas reproduire nos erreurs.

Cela pourra se faire uniquement avec la solidarité de tous les pays industrialisés qui portent la responsabilité de mener ce combat. Les politiques européennes d'aide au développement doivent d'ailleurs aller dans ce sens.

Alors je vous le redis, je suis fier d'être, ici, avec vous, avec nos élus, avec vous, pour construire ensemble notre maison. Les jeunes démocrates sont présents et sont motivés pour faire avancer nos idées, notre combat politique et apporter au plus haut nos valeurs.

Je vous remercie."


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Confiance et écologismes

Posté par : Burgou | 11 septembre 2009 11:28

J'ai 53 ans; ça fait du bien de voir les jeunes qui arrivent derriére, ils sont porteurs de l'avenir, ils vont devoir faire leur avenir, et ce ne sera pas facile, surtout en voyant la politique actuellement menée. Il est également primordial, je pése ce mot, de bien faire passer le message que l'écologie, c'est l'affaire de tous, et que ce n'est pas parce qu'on est pas au parti écologiste qu'on n'ai pas "écolo". L'écologisme est l'affaire de tous, et c'est ce message qu'il va falloir habilement faire passer sans avoir l'air de "copier" le parti écologiste alors que ce n'est pas le cas.


à propos d'une politique en direction de la jeunesse

Posté par : coolfifi | 8 septembre 2009 10:32

Tout en félicitant ce jeune-homme que l'on sent peu aguerri au discours de tribun, je m'inquiète malgré tout, de cette perpétuelle volonté dans notre société de vouloir couper les générations entre elles. Ce jeune homme nous dit en subliminal, si vous ne vous occupez d'urgence de nous les jeunes maintenant, demain, ma génération pourrait ne pas assurer vos retraites ou votre système de santé. Après tout qu'avez-vous fait pour nous? Sauf que dans aucune génération précédante, les familles (parents et grand-parents) n'ont fait autant et aussi longtemps pour leurs enfants. En quantité d'argent, de biens matériels et culturels, d'opportunité de voyages, de vacances, en moyenne, jamais aucune jeune génération n'aura reçu autant. En qualité, je veux bien croire qu'il y aurait beaucoup à redire et sans doute dans nos élites, le niveau a-t-il énormément dégringolé depuis le XVIIIème siècle. Je comprends la frustation des jeunes devant cette société inégalitaire où la méritocratie a cédé la place au népotisme et aux réseaux. Il est inadmissible que de stage à peine rémunérés en stages à peine rémunérés, on parvienne à la trentaine en étant toujours à la charge de ses parents après de longues années d'études. Dans un système où l'accès à l'emploi est tellement bouché et aléatoire (même pas dépendant de son sérieux et de son talent), on ne peut même pas songer comme dans les pays anglo-saxons à emprunter aux banques pour payer ses études car on serait incapables de rembourser ses études avant un âge canonique. C'est donc la famille et toutes les générations précédantes qui pallient aux dysfonctionnements de notre système. C'est pourquoi j'aimerais que les jeunes démocrates, et tous les démocrates ne pensent pas la société à construire comme une succession de générations, celle qu'il faut éduquer pour l'amener à la productivité, celle qui produit pour assouvir les besoins des deux autres, et celle qui coûte en terme de santé et de retraite. J'aimerais que nous pensions la société comme un système complexe où toutes ces étapes de la vie sont interdépendantes et liées et peuvent en partie se chevaucher. Il va falloir penser la génération qui produit comme une génération qui produit et qui s'éduque, la génération qui coûte comme la génération qui donne des emplois et dispense son savoir et son expérience et sans doute la génération qui s'éduque comme celle qui participe à la solidarité avec les plus fragiles, les exclus comme les plus malades. Si on recommence à couper la société en générations en compétition les unes avec les autes, nous allons collectivement y perdre même si provisoirement, certains y gagnent.