|
6 septembre 2008 06/09/08 - Fil Europe : "Sport"
Atelier Fil Europe "Sport" animé par Jean-Luc Bennahmias Compte-rendu d’atelier
Jean-Luc BENNAHMIAS s’occupe de cet atelier parce qu’il est passionné
de sport et parce que depuis qu’il occupe des fonctions électives, il s’est beaucoup
investi sur le sujet. Au Conseil Économique et Social, il a rédigé un rapport sur le sport et
l’argent. Au Parlement européen, ce fut sur l’avenir du football européen
professionnel.
Le sport, qui joue pourtant un rôle géopolitique de premier plan, ne rentre que marginalement dans les compétences européennes. Le Parlement européen ne peut pas légiférer sur le sujet. D’où des situations assez étonnantes. Considérons par exemple le court-circuit crée par la libéralisation des jeux d’argent. En France, les gains rapportés par la Française des Jeux sont reversés au sport amateur dans le cadre des fédérations sportives. Or, on s’élance vers la libéralisation totale des jeux d’argent, sous législation européenne. Dès lors, au nom de la concurrence, ces financements pourraient disparaître sans qu’on puisse rétablir les équilibres au niveau européen. Qu’en est-il du sport aujourd’hui en France ? Le sport a un maigre rôle dans l’éducation nationale. Le vrai moteur, ce sont les bénévoles dans les fédérations. Le milieu sportif français est donc plutôt brillant mais nous manquons tout de même de moyens. La vraie question : quel est le statut du membre associatif sportif dans notre société ? Jean-Luc BENNAHMIAS est mécontent de l’action de Bernard Laporte, l’actuel Secrétaire d’État aux Sports, contrairement à celle de son prédécesseur qui menait de réels combats, en s’opposant par exemple à l’entrée en bourse des clubs de foot. Au niveau européen, il existe de réelles structures telles les ligues professionnelles. Contrairement aux États-Unis, le monde professionnel n’est pas fermé au monde du sport amateur. Cet élément essentiel est très positif. Jean-Luc BENNAHMIAS donne ensuite la parole à Amandine Bracciali, championne de patinage artistique. Elle évoque les difficultés de son sport, pour lequel la formation commence très tôt et les blessures sont fréquentes et nombreuses. Il est difficile de combiner scolarité et enseignement sportif. Jean-Luc BENNAHMIAS rappelle alors que le sport n’est pas à ses yeux au bon niveau dans l’enseignement général. Aujourd’hui, il n’y a que par le volontarisme absolu que l’on peut s’en sortir au niveau sportif en France. S’ensuit un tour de table. Tour de table Un entraîneur de foot, professeur à Montpellier, prend la parole. À ses yeux, il y a deux formes de sport : une finalité (c’est le sport de haut niveau) ou un moyen (en termes de citoyenneté ou d’éducation de masse par exemple). Le problème, c’est qu’il n’y a aucune aide financière de l’État pour les associations sportives. Dès lors, quelle est notre éthique au MoDem ? Quelle approche ? Quelle place pour le sport dans notre projet humaniste ? Un militant de la Côte d’Or évoque les difficultés de financement des familles pour faire participer leurs enfants au sport. Dès lors, le Mouvement Démocrate devrait, selon lui, se tourner vers ces personnes. Il glisse ensuite sur le sujet du racisme dans le sport. Un militant du Mouvement départemental 66 propose de redonner plus d’autonomie aux fédérations sportives françaises. On évoque ensuite l’idée d’une identité européenne véhiculée par le sport. Cette idée ne fait pas l’unanimité, loin de là. Un agent sportif évoque ensuite le problème de sa profession. Puis un militant rappelle que le sport reste tout de même un moyen de diminuer la délinquance. Jean-Luc BENNAHMIAS formule ainsi cette conclusion : Il ne faut pas séparer le sport de masse et le sport de haut niveau. Au niveau européen, il avait proposé la création d’un organisme de contrôle européen, de transparence dans le sport. La proposition a été rejetée par les parlementaires du PPE. Il s’agissait pourtant de réguler le sport en tant que métier d’argent. Parallèlement à cela, Jean-Luc BENNAHMIAS défend le travail de l’agence mondiale de lutte contre le dopage. Enfin, sur l’idée d’une équipe « européenne » (aux JO par exemple), il avoue son scepticisme. L’idée d’États-Nations est encore très marquée. L’identité européenne par le sport reste encore lointaine. Dans les médiasSur France 2, François Bayrou relaie les propositions pour les régions et soutient les chefs de file régionaux du Mouvement DémocrateFrançois Bayrou était l'invité, jeudi 11 mars, du journal té [ ... ]Sur RMC/BFM TV, François Bayrou présente les propositions du Mouvement Démocrate pour les régionsFrançois Bayrou était l'invité de Jean-Jacques Bourdin, merc [ ... ]François Bayrou : "Les élections régionales se joueront dans les dernières heures"François Bayrou était l'invité de France Inter, lundi 8 mars [ ... ] |
|
|