Intervention de Mireille Alphonse, tête de liste Modem à Montreuil en Seine Saint Denis, lors de la Convention municipale du Mouvement Démocrate le 10 février 2008.
"Bonjour à tous et merci infiniment de m'avoir donné la parole. C'est la première fois dans ma
vie que cela m'arrive. Je suis extrêmement émue, je vous remercie.
Je fais partie des nouvelles Modem. Vous comprendrez mon émotion. Je ne vais pas vous embêter
longtemps.
Je veux d'abord remercier Olivier Henno, parce que je l'avais écouté à Seignosse et c'est lui
qui m'a donné envie d'y aller. Merci infiniment.
Deuxièmement, je voulais juste vous dire : ma ville, c'est Montreuil Sous-bois c'est une
ville qui a dépassé les 100 000 habitants, c'est une ville qui est pire que
Clermont-Ferrand. C'est le même parti politique qui est au pouvoir depuis 1935, c'est le même maire
qui est au pouvoir depuis 1984 et il a appelé sa liste : Montreuil en pleine élan !
C'est un maire qui se glorifie d'avoir été réélu, en juin 2007, député de la ville avec
100 % des voix et il avait eu 100 % des voix uniquement parce qu'en face de lui il n'y
avait plus personne, parce que depuis des années il y a un accord entre lui et le PS qui fait que,
à chaque fois, quand un candidat du PS serait éventuellement en situation de gagner, le candidat se
retire et le maire peut dire : j'ai 100 % des voix.
Donc, on est à Montreuil dans une situation quasi de République bananière. Le pouvoir
politique en place en est très heureux.
Pourquoi je voulais témoigner maintenant et pourquoi j'estime que c'est extrêmement
important ? Nous sommes nombreux têtes de liste dans cette salle à venir de Seine-Saint-Denis.
Je crois que la Seine-Saint-Denis de la même façon qu'un certain nombre de grandes villes qui
entourent nos grandes villes françaises est un département laboratoire au sens où c'est un
département où commencent à vivre ensemble et à construire ensemble des gens d'origines
différentes, des gens qui sont nés comme moi en Alsace, d'autres en Bretagne et des gens qui sont
nés à Alger, à Dakar, etc.
Mais ce que je voulais dire à François Bayrou, parce que moi-même j'en suis très étonnée,
c'est que tous ces gens-là, tous les gens qui sont nés de plein de régions du monde puisqu'à
Montreuil on est plus de 100 nationalités différentes, tous ceux qui ont pris leur carte de
Français, qui sont Français maintenant et qui vont voter me prennent dans leurs bras, prennent mes
colistiers dans leurs bras et me disent : c'est avec vous, avec François Bayrou, que l'on va
construire la France.
Il y a, parmi les têtes de liste de Seine-Saint-Denis de nombreux jeunes qui sont issus de
cette diversité, j'ai juste envie de dire de jeunes Français. Ils veulent faire gagner le Modem.
S'il y a encore un parti politique aujourd'hui qui leur donne envie d'aller sur les marchés et de
se battre, c'est le Modem. Je ne dis pas cela pour vous faire plaisir, je dis cela parce que c'est
vrai.
Je veux juste terminer là-dessus. Dans nos villes de banlieue où la situation est très
difficile, où ce que, cher François, si vous me permettez, vous avez appelé les lieux où les
injustices croissantes se voient de plus en plus, nous on voit aussi qu'à côté des injustices
croissantes montent des antagonismes croissants et ceux et celles qui veulent éviter ces
antagonismes, qui veulent construire autre chose, une France apaisée, une France qui réfléchit, une
France qui innove et qui trouve des solutions pour mieux vivre ensemble, ceux la veulent voter pour
le Modem.
Voilà c'est tout. Je voulais juste vous remercier encore une fois infiniment. Je voulais vous
faire passer ce message, mais je vous jure qu'il est vrai, qu'il vient du fond du cœur et
qu'il est vérifié tous les jours sur tous les marchés, dans tous les bistrots, les restaurants.
Merci à vous tous."