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14 février 2008

Intervention de Jean-Luc Forget

Intervention de Jean-Luc Forget, candidat du Mouvement Démocrate lors des élections municipales à Toulouse.

Moi non plus, je n'avais pas voulu m'exprimer, mais c'est mon travail de m'exprimer. Moi aussi, je suis ému en prenant la parole devant vous.
Tout à l'heure Michel Fanget disait : On va repartir d'ici regonflé. Moi non, je suis gonflé et je me trouve assez gonflé quand même de faire ce que l'on est en train de faire ! On a raison de le faire.
Je ne sais pas comment on s'appelle, il y a le canal historique, je suis plutôt canal historique, mais je ne trouve plaisir dans cette campagne qu'à faire en sorte que des gens nouveaux émergent. C'est mon engagement. C'est tout.
Ce sont des idées nouvelles, c'est une démarche nouvelle, ce sont des gens qui retrouvent goût à la politique, ce sont des citoyens qui avaient abandonné la politique.
Vous aviez, nous avons parfois un peu abandonné la politique et nous retrouvons dans la vie publique une espérance et un message à porter auprès des gens.
La liste que je mène à Toulouse dans un contexte qui n'est pas simple, mais rien n'est simple et on n'est pas là pour faire du simple, si on avait voulu faire du simple, s'installer dans des fauteuils, ce serait fait… On ne fait pas du simple puisqu'on ne fait pas pour nous et on fait pour d'autres.
Sur la liste que je mène, j'ai fait quelque chose qui est très discuté, c'est d'ailleurs très discutable, ce n'est pas la liste balai, la voiture balai qui se présente après que toutes les autres listes se soient organisées. Nous avons fait notre liste avec les militants du Modem, ces acteurs de la vie publique nouveaux et nous avons conçu ensemble un projet.
Cela a le mérite de la cohérence et cela commence à se voir cette cohérence. On est en train de porter quelque chose de nouveau avec des gens nouveaux.
C'est simple, c'est cohérent, mais, dans la ville, cela commence à être entendu. Dans les messages que nous portons -on a tous nos problèmes : le transport, le logement, l'environnement, de culture, n'oubliez pas la culture dans la vie, je le dis comme cela parce que je crois que c'est bien notre signification, la manière de faire les choses et la culture à porter, sa diversité-, un message nous rassemble bien souvent : la démocratie locale.
Là, on m'a dit : la démocratie locale, Jean-Luc, cela ne fait pas vendre. Ce n'est pas bon, cela n'a jamais fait élire.
Relevons ce défi. Nous sommes au moment où les gens ont véritablement envie de reprendre pied dans l'action politique, dans l'action publique, de se retrouver, d'être écoutés, d'arriver à imaginer, d'être informés, ils ont un besoin de transparence, d'avoir de véritables débats dans des conseils municipaux.
Bref, on a décliné tout un projet dans la démocratie locale.
On est peut-être complètement à côté de la plaque, mais je ne le crois pas. Les gens en ont ras-le-bol des messages, on sait que c'est dur à faire ce que nous sommes en train de faire, mais il faut le faire avec des messages un peu nouveaux, un peu iconoclastes parfois, mais qui ont le mérite de la cohérence et de porter quelque chose de nouveau.
À Toulouse, le 9, non je sais le 16 mars vous regarderez le résultat de démarches authentiques. C'est pas mal l'authenticité et je crois que, maintenant, cela va se repérer dans l'action publique. Nous sommes dans ce cadre.



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