Intervention de Gilles Artigues, candidat du Mouvement démocrate aux élections municipales à Saint-Etienne.
Mes chers amis, tout d'abord, je voudrais vous dire combien nous sommes heureux de nous
retrouver ce matin et je voudrais féliciter les organisateurs de cette convention d'avoir programmé
ce rendez-vous qui est peut-être un peu difficile pour nous tous qui menons campagne sur le
terrain.
Il a fallu laisser, pour une journée, nos marchés et le porte à porte, mais c'est important
de nous sentir aussi membres d'une même famille politique et de pouvoir, l'espace d'une matinée,
confronter peut-être nos difficultés, nos différentes expériences.
Ce qui est formidable, c'est de voir toutes ces listes autonomes qui se constituent un peu
partout en France.
On a beaucoup parlé peut-être de difficultés que nous avions ici ou là. Aujourd'hui, c'est du
positif dont il est question. Personnellement, je me dis que, la seule façon de vraiment faire
exister notre Mouvement Démocrate, c'est de lancer le plus possible en France des listes libres,
des listes autonomes, des listes indépendantes.
Moi-même à Saint-Etienne, j'ai eu comme beaucoup des propositions très alléchantes pour
partir avec l'UMP ou le parti socialiste, mais je crois que, au-delà du confort que cela aurait pu
assurer pour l'avenir, nous aurions perdu beaucoup en force de conviction et, ce mouvement qui est
nouveau, qui est naissant, il faut vraiment le faire exister sur le terrain et, ce qui est
formidable, c'est que nous avons maintenant une génération nouvelle de candidats qui seront, je
n'en doute pas, des élus dans quelques semaines.
Je voudrais aussi remercier François Bayrou d'être en première ligne dans cette campagne
municipale. Il aurait pu choisir de rester à Paris, de regarder un peu de loin tout ce que nous
faisions les uns et les autres, mais il a choisi d'être un général au front en première ligne.
Il se bat contre tous et je suis sûr qu'il sera élu et qu'il fera un bon maire de Pau et que,
dans cette commune, il expérimentera ce qu'il veut faire pour la France et, en 2012, nous
serons bien évidemment là avec lui. Tous ces élus qui seront dans les pouvoirs locaux d'ici
quelques mois, quelques semaines, seront, pour lui, des parrains pour ces prochaines élections.
Je crois que, ce qui fait le point commun de l'ensemble de nos campagnes, c'est une grande
motivation, c'est le souci d'associer largement la population aux décisions.
Moi-même, dans ma campagne, à Saint-Etienne, je mets en avant le référendum d'initiatives
locales. C'est une manière de pouvoir faire trancher les questions importantes directement par les
citoyens, les questions qui engagent nos communes.
François y est très attaché, aussi, je crois que nous devons donner un vrai rôle à
l'opposition. Notre but, ce n'est pas simplement de mettre le drapeau du Modem au fronton de nos
mairies, mais c'est aussi de proposer autre chose, de ne pas remplacer un système par un autre.
C'est un peu le point commun de nos différentes campagnes.
Puis, nous essayons le plus possible d'être ouverts à toutes les sensibilités. Moi-même, j'ai
constitué une liste avec des personnes venant de droites de gauche, du Modem bien évidemment, mais
aussi et surtout, des gens qui sont des femmes et des hommes de terrain qui se retrouvent sur un
projet.
Puis, je terminerai par là, ce qui fait le point commun de toutes nos listes, de tous les
candidats dans les différentes villes, c'est que nous ne plaçons pas l'argent comme valeur
essentielle de notre société. François Bayrou l'a dit fortement au moment de l'élection
présidentielle, nous l'avons dit aussi au moment des élections législatives.
Cela était parfois difficile, on ne le regrette pas. Quand on voit comment agit le président
de la République, on se dit qu'il est heureux qu'il y ait eu des hommes comme François Bayrou et
comme quelques-uns qui ne se sont pas couchés.
Aujourd'hui, les Français se rendent bien compte qu'on les a trompés. Ils se disent que, du
côté du parti socialiste, il n'y a ni leader ni vision et que François reste dans leur cœur,
peut-être un peu dans leur inconscient, parce que le paysage médiatique est très occupé par
d'autres personnes, mais dans leur inconscient, il reste un recours, un vrai recours pour notre
pays.
Je crois que ces élections municipales nous permettrons de le dire avec force. Je vous
souhaite donc à tous et à toutes beaucoup de courage, de détermination dans vos campagnes.
N'ayons pas peur. Aujourd'hui, nous allons franchir une nouvelle étape dans cette
campagne ; même si c'est difficile sur le terrain, je suis sûr que nous quitterons cette
Maison de la chimie regonflés et motivés.
Bonne campagne à tous.