|
24 janvier 2010
Lancement de la campagne des élections régionales : Discours de clôture de Marielle de SarnezConférence nationale
"C'est cool parce que Robert a à peu près tout dit ! Je vais rajouter quatre choses en essayant d'aller vite parce que vous attendez tous le discours de François qui va arriver ! La première chose, j'ai été très heureuse d'être là ce matin et d'entendre vous tous et vous toutes qui êtes là, les chefs de file régionaux du Mouvement Démocrate. Je trouve que les discours qui ont été tenus l'ont été par des personnalités engagées, impliquées, déterminées, généreuses, compétentes et que c'est une véritable valeur ajoutée de la campagne que vous avez sous vos yeux. Je vous propose de les applaudir tous. (Applaudissements...) La deuxième chose : oui, nous avons un projet original pour les élections régionales, et je vais évoquer quatre points extrêmement rapidement. Le premier d'entre eux, François l'a rappelé à l'ouverture de cette réunion, nous sommes le Parti le plus girondin de la vie politique française. Nous croyons à la régionalisation et nous voulons une nouvelle régionalisation, nous voulons aller plus loin et je dis en passant que, plutôt que de voir le gouvernement, le pouvoir, tripatouiller les futures lois pour les futures élections des conseillers territoriaux, je préférerais que l'on aille vers une réforme d'envergure visant à donner davantage de compétences à nos régions, davantage d'autonomie financière Jacqueline puisque, aujourd'hui, on interdit l'autonomie financière et, quand on n'en a pas, c'est simple, on est condamné à l'impuissance. Nous voulons défendre une étape d'une nouvelle régionalisation pour nos régions. Le deuxième, nous voulons mettre le paquet sur la formation, l'apprentissage, je suis extrêmement frappée de voir que, chaque année, sortent du système éducatif 150000 jeunes... chaque année... sans diplôme... Eh bien, moi, je propose qu'une responsabilité nouvelle de la région soit de s'adresser à eux, de leur donner une deuxième chance, de leur donner un débouché, de leur donner un diplôme, de leur donner de la formation, de l'apprentissage, bref de ne pas les laisser sur le bord du terrain. Le troisième, je propose aussi que la politique de stage devienne enfin une politique des régions. Il y a trop d'inégalités dans les stages en France pour les jeunes. Quand on sait, que l'on a des parents, on trouve un stage, sinon on est planté. Je souhaite, là aussi, une nouvelle responsabilité pour les régions pour une vraie politique de stage. Puis, troisième volet : l'emploi, l'emploi, l'emploi. Robert en a parlé rapidement, relocalisation, industrialisation valorisation, du tissu notamment agricole ; valorisation de nos TPE et de nos PME. On ne peut plus laisser se détruire les emplois en France, et j'ajoute et en Europe, sans rien faire. Ce n'est plus possible. On a vécu depuis 20 ans avec l'idée que tous les emplois qui n'étaient pas hautement qualifiés, on pouvait les laisser partir et que ce n'était pas anormal que des grands pays comme la Chine fabriquent par exemple les tee-shirts, le textile, etc. Je suis désolée, on a pensé depuis 20 ans garder la haute technologie pour nous. Or, la haute technologie, elle est aussi chez les autres et le nombre d'ingénieurs en Chine est bien supérieur à celui des Européens, celui des Indiens et celui des Coréens, et je pourrais continuer longtemps. Il n'y a pas de fatalité à tout cela simplement il faut se relever les manches et faire des régions les vrais stratèges d'un développement économique renouvelé dans les régions de France. Quatrième point de ce projet, c'est une vraie politique de la santé. Là encore, je pense que c'est une compétence nouvelle sur laquelle nous devrions réfléchir. Il n'y a pas, en France, de politique de prévention digne de ce nom. On ne fait pas de prévention suffisamment en France notamment auprès des adolescents et adolescentes, notamment auprès de tous les jeunes qui sont dans les lycées, dans les centres de formation ou en apprentissage. On pourrait, sous l'égide de la région par exemple, inciter les internes et les externes. On pourrait, ainsi, apporter de la formation et du savoir faire pour la prévention. Je pense que c'est une nouvelle piste pour la région une véritable politique de santé et politique de prévention. Cela veut dire aussi politique d'installation volontariste des médecins dans les zones en difficulté. Je pense aux banlieues ou aux zones rurales. Voilà très rapidement, trop rapidement pour le projet. La dernière chose que je voulais vous dire est très simple. Je suis sortie tout à l'heure parce que des journalistes voulaient faire des interviewes. Les questions étaient : "Mais est-ce que vous ne croyez pas que vous prenez des risques ? Est-ce que vous ne croyez pas quand même que ce serait beaucoup plus simple d'aller sur les listes des uns ou des autres ?" Eh bien oui, effectivement, on prend des risques, mais je vais vous dire, je suis fière que l'on prenne des risques. Je ne fais pas de la politique pour le confort et cela tombe bien comme cela. Les Français prennent des risques tous les jours. Au nom de quoi les responsables politiques ne devraient-ils pas en prendre ? Moi, je prends des risques parce que j'ai envie que l'on change la vie politique française. Je ne me satisfais pas de la vie politique française telle qu'elle est et les Français n'en sont pas satisfaits non plus. Je ne me satisfais pas de voir la droite d'un côté et tous ces débats sur l'identité nationale, toutes ces questions, Proglio... mais enfin... je dis au passage que, sur toutes ces questions de valeurs républicaines, qui sont aujourd'hui mises gravement en cause dans notre pays, le premier qui a dénoncé cela et qui l'a dit, c'est François Bayrou et je veux le rappeler aujourd'hui. Le premier qui a parlé de valeur à propos de Nicolas Sarkozy, c'est François Bayrou et il a eu raison de le faire et la dérive à laquelle nous assistons ces jours-ci est absolument exemplaire et l'illustration de ce que nous ne pouvons pas accepter, de ce que nous refusons. Moi, je n'ai pas en vie de voir une vie politique française résumée d'un côté à une droite qui a abandonné la plupart de ces valeurs républicaines et, de l'autre côté, à une gauche qui court après la gauche de la gauche et où l'on a vu ressortir Lionel Jospin il y a quelques semaines disant que, pour l'avenir, il fallait repenser réinventer le programme commun. Eh bien, excusez-moi, je ne le crois pas. Je crois que l'avenir doit se construire différemment. Je crois que nous avons besoin d'une offre politique nouvelle en France. Cette offre politique nouvelle existe, ce Centre fort que nous sommes en train de construire avec vous toutes et vous tous, il existe, c'est le Mouvement Démocrate et, moi, j'ai confiance parce que j'ai confiance en vous et j'ai confiance dans les Français. Merci."
Lien(s) :
Retrouvez ici la vidéo du discours
| Mots clés : sarnez élections régionales 2010 maison de la chimie paris
Les sites récentsBlog de campagne des côtes d' armorBlog de campagne de nos élus/adhérents/sympatisants des cotes d' armor.No Oe E Te Nunaa / Modem en PolynésieParti polynésien en partenariat étroit avec le MoDem, le No [ ... ]Le journal d'un conseiller démocrateBlog de Francis Odier, conseiller municipal minoritaire à Cr [ ... ]Blog des démocrates des Cotes d'Armor - zone estSite de partage d'information des adhérents/sympathisants du secteur de DINAN- Fr 22 100.BLOG DE LA SECTION MODEM CENTRE DE PARISVoici le nouveau blog de la section du MoDem Centre de Paris [ ... ]Blog des démocrates du VendômoisBlog des démocrates de la région de Vendôme (Nord Loir-et-Ch [ ... ]
Articles des internautesLe MoDem, un nouvel "Etat d'Esprit ""Pour une économie plus humaine" ecrit Mohammad Yunus: après [ ... ]La politique et la fonction publique : par passion ou non ?Un débat semble pointer : la fonction publique (celle d'amba [ ... ]De l'espoir, des valeurs...Retour sur la conférence tenue par l'économiste Michel Godet, à Felletin, dans la Creuse.Socialiste libérall et CentrismeNotre parti doit dépasser le « Je suis entre la gauche et la [ ... ] |