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30 avril 2009

Intervention de Jean-Luc Bennahmias à la Convention thématique "Développement durable : pour une Europe pionnière"

Jean-Luc Bennahmias, député européen, tête de liste européenne du Mouvement Démocrate dans le Sud-Est, intervient lors de la Convention thématique sur le thème "Développement durable : pour une Europe pionnière".

- Bonjour. Pas facile d'essayer de conclure une première partie, car on voit bien que l'on n'a pas terminé. Vous retrouverez tout cela sur les sites. Il y a eu beaucoup de travail fait dans le Mouvement Démocrate, mouvements adhérents ou sympathisants, sur toutes les recherches, etc.

J'ai une phrase que j'aime bien : "Le mieux est l'ennemi du bien". Vous en avez parlé tout à l'heure, la codification généralisée par rapport à ce qu'il faut construire, par rapport à ce qu'il faut produire, très bien, à 80 pour cent. On ne fait pas le bonheur de nos concitoyens contre leur gré. On avance avec des majorités culturelles, globales, permettant à nos sociétés d'avancer. C'est indispensable.

C'est pour cela que, si vous lisez quelques scientifiques, aujourd'hui, certains nous disent : "On a 3 ans pour agir." J'espère que l'on a un peu plus et qu'ils se trompent. Vous le voyez bien, que ce soit, dans les plans de relance, État-nation par État-nation, que l'on a vu arriver depuis la crise du capitalisme financier ou dans le G20, le grand oubli, c'est bien le développement durable.

Nous concernant, au MoDem, on ne l'a pas oublié, le développement durable. C'est constitutif de la création du Mouvement Démocrate et c'est même dans nos statuts que l'on a votés à 99,7 pour cent à Villepinte le 8 décembre, il y a maintenant 2 ans. C'est quelque chose d'impératif pour nous, mais d'impératif dans la construction progressive, dans ce que nous pouvons démontrer.

Cela passe évidemment fortement par le stade des réalisations. Cela tombe bien, c'est ce que l'on est en train de faire avec Gilles Artigues et Fabienne Faure dans la campagne que l'on mène sur le terrain depuis plusieurs semaines, campagne délicate et difficile car nos concitoyens ont bien d'autres sujets en tête, mais on essaie de voir tout ce qui, au niveau entreprise, association et société, entre dans le cadre du développement durable. Productions, façons de produire, bâtiment Haute Qualité Environnementale, tout cela existe dans nos sociétés, est à défendre, à améliorer et à augmenter.

On a visité cela en Ardèche, en Drôme, en Savoie, etc., et on est allé voir aussi un autre objet de développement durable : le Lyon-Turin ou, devrais-je dire, le Lyon-Grenoble-Turin. On est dans un vrai objet. Yann en a parlé. Les lignes à grande vitesse sont un des objets de développement durable essentiels. Si l'on va aussi lentement que nous allons pour faire le Lyon-Turin, qui est indispensable pour des raisons multiples, par rapport à nos vallées alpines, au transport des marchandises, au système routier et autoroutier…. Les travaux avancent. Cela va faire de l'emploi local dans la vallée de la Maurienne, etc., sauf que c'est pour 2023, disent-il, c'est-à-dire 2027, 2030 ou 2035. Si on met autant de temps que cela pour réagir face aux changements climatiques, réchauffement ou baisse de température - cela dépend des semaines, des jours, des pays, des continents -, tout cela n'avancera absolument pas assez vite.

Le Conseil européen, les chefs d'États et de gouvernements, sous présidence française, le 13 décembre 2008, a décidé un plan Climat-Énergie : 20 pour cent d'efficacité énergétique en plus, une maîtrise de l'énergie, 20 pour cent de lutte contre l'effet de serre, 20 pour cent de production d'énergies renouvelables. C'est mieux que rien, mais ce n'est pas assez rapide, car les compromis passés entre les 27 pays - c'est difficile et délicat - ont mis plein de dérogations dans tous les sens. L'industrie allemande automobile avec ses grosses productions de voitures disait : "On ne peut pas aller aussi vite". L'industrie chimique a dit la même chose.

On doit accélérer les processus. C'est en cela que ce que nous défendons pendant cette campagne européenne est absolument essentiel, et le Mouvement Démocrate et les différentes listes du parti Démocrate européen. Nous demandons, nous, dans ce cadre, d'accélérer les processus de relance possible.

On l'entend partout. Tout le monde le sait. Maintenant, l'ensemble de la classe politique sait que c'est productif de centaines de milliers d'emplois, mais il faudrait s'y mettre. C'est bien beau de le dire. Le Grenelle de l’Environnement, sacré sujet, mais qu'y a-t-il derrière ? On ne voit rien venir. D'ailleurs, le ministre du Développement durable a totalement disparu. Si vous en entendez parler, vous nous le dites. Je lance un avis de recherche ! (Rires…)

On peut rire, car on connait le personnage, mais ce n'est pas très drôle, car cela demande des investissements extrêmement rapides, une logique d'investissements extrêmement rapide et des politiques communes globales, telles qu'on les définit pendant cette campagne européenne. On ne va pas attendre que les 27 pays soient d'accord pour s'y mettre. On s'y met à quelques pays, pourquoi pas autour de la zone euro, et on décide que l'on s'y met par rapport aux grands investissements sur tout ce qui est ferroviaire et lignes à grande vitesse, tout ce qui est fluvial et canaux, tout ce qui est maritime, etc.

On y va également directement sur les investissements importants à faire - Yann en a parlé et d'autres aussi - sur l'ensemble des solutions de production énergétique. Aucune production énergétique, prise une par une, ne répond à la question globale de la production énergétique, même si on est dans la maîtrise de l'énergie ou que l'on consomme moins.

On n'est pas pour une société triste. Ne le disons pas aux personnes, aujourd'hui… Je crois sérieusement possible qu'au niveau du qualitatif, pas du quantitatif, dans notre modèle de société, à transformer, certes… On peut continuer à vivre ainsi, si nous savons arriver à une société plus sobre, où le qualitatif l'emporte sur le quantitatif.

Je crois que l'on en est encore là, que nous avons encore quelques années devant nous pour y arriver. Globalement, c'est ce que nous représentons sérieusement, le Mouvement Démocrate et le parti démocrate européen dans cette campagne, et je crois que nous sommes les seuls à voir et à faire le lien entre l'entrepreneuriat, le social, l'environnement et le développement durable.

On a quelques semaines pour y arriver et pour convaincre l'ensemble de nos concitoyens. Je compte sur vous et nous comptons sur vous.


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super Jean Luc!

Posté par : kinoune | 30 avril 2009 22:27


bien parlé! et surtout on continu! le durable c'est bien mais les solutions c'est mieux! mr Hulot a dit il n y a pas si longtemps, dans Terra Eco, qu'il déplore l'abus que l'on fait du terme "développement durable" a juste titre, il a dit avoir parfois l'impression "qu'il ne s"agit plus que d'une camomille mielleuse destinée à nous faire ingérer nos excés" et il a raison! notre ministre a surement fait une indigestion de camomille peut être trop radioactive!!!



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