26 octobre 2008

Intervention de Jean Lassalle

Intervention de Jean Lassalle, vice-président du Mouvement Démocrate et député des Pyrénées atlantiques.

Quel chemin parcouru, mes Chers Amis, depuis deux ans où nous étions réunis ici !

Nous étions éparpillés et sans véritable perspective. Seulement animés par le désir absolu de relever la tête.

Aujourd’hui, nous sommes de retour, organisés, représentant les quatre coins de France dans une attitude responsable.

Maintenant que nous en avons fini avec nos débats internes nécessaires et tellement passionnés, il nous faut montrer ce que nous savons faire. Finie la période où il fallait choisir. Maintenant, nous devons travailler.

Au lieu de nous combattre mutuellement, nous devons porter ensemble notre idéal. Nous savons combien les temps qui nous attendent sont difficiles. A nous de montrer ce que nous sommes capables de proposer et ce que nous savons faire. Pour être différents et susciter l’adhésion, il nous faut avant tout donner l’exemple.

Il faut réapprendre à redevenir des citoyens, et réapprendre à devenir des politiques.

Si nous sommes là, c’est parce que nous avons la fulgurante vision à la fois transcendante et douloureuse, que nous avons un temps d’avance et que nous sommes porteurs de quelque chose de bien plus profond que tous les mots ne sauraient exprimer. Quelque chose qui nous dépasse.

Nous avons un berger pour nous guider vers cet horizon lointain. Nous allons redonner du sens à un monde de la parole retrouvée, un monde de l’échange, un monde où l’on apprend à militer, à partager de nouveau pour mieux comprendre et mieux se comprendre.

A ce jour, personne ne sait rien au juste des violentes contractions qui agitent le monde. Personne ne sait ce qu’il peut advenir. De grands maux nous menacent. Il est vrai que nous avons joué aux apprentis sorciers. Le politique démissionnaire a laissé se croiser la technocratie soviétique avec le capitalisme le plus furieux. Il fallait le faire ! Nous l’avons fait…

Alors, il nous faut reprendre la main et ces périls qui nous menacent aujourd’hui, s’effaceront demain comme d’autres s’effacèrent en d’autres temps. Il y a là un travail à mener au niveau du village, de la ville, du pays tout entier, de l’Europe et du monde.

Si nous sommes là, c’est parce qu’il ne pouvait en être autrement. Un mouvement comme le notre n’aurait pu survivre à pareille crise, à tant d’avanies et de difficultés s’il n’avait été porté et si vous n’aviez pas vous-même été porté, les uns et les autres, par quelque chose d’exceptionnel qui fonde les grandes équipes qui, un jour où l’autre, on rendez-vous avec l’histoire.

Voilà la situation. L’humanité a 10 ans devant elle pour déterminer son sort. Ou elle réussira la plus fantastique mutation qu’elle ait eu à connaître et nous aurons un monde réconcilié et harmonieux, ou elle n’y parviendra pas et ce sera la troisième guerre mondiale.

Et bien, ce sera le triomphe de l’intelligence, de l’humain dans son nouveau rendez vous avec l’humanité, avec son cœur, ses tripes, son goût de la vie, sa volonté d’agir pour notre terre. C’est une grande histoire. Nous en posons les bases et nous donnons à nous même les orientations, guidés par nos aspirations et notre cœur pour y participer à notre mesure, à notre place. Nous allons construire ensemble et réouvrir toutes grandes les portes de l’espérance.