8 février 2009

Intervention de Jean-Luc Bennahmias

Tête de liste pour la circonscription Sud-Est, Jean-Luc Bennahmias est député européen et conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Tout d'abord, comme l'a indiqué François, au MoDem, nous comptons les votes blancs et c'est utile, mais, aux élections européennes, il n'y a pas de votes blancs, il y a un vote orange et c'est tout !…
Comme il faut toujours citer les auteurs, c'est Sylvie Goulard qui m'a soufflé cette phrase, mais, comme je prends la parole avant…
Tout le monde le sait, notre courant politique a une responsabilité exceptionnelle dans cette élection. Il convient, en effet, de redonner une envie d'Europe à nos concitoyens. Or, tout le monde le sait également, ce n'est pas simple.

Dans ces dernières années, l'Union européenne, la Commission européenne, le Conseil européen des chefs d'États et de gouvernements, n'ont pas donné une image très positive. C'est le moins que l'on puisse dire et même dans notre courant politique. J'ai lu dernièrement le livre de Jean Lasalle, livre passionnant, humain, vivant et qui montre bien que, même dans notre mouvement politique, les complexités et les contradictions peuvent exister par rapport à la compréhension de ce qu'a fait l'Union européenne, dans le monde rural, notamment par rapport aux directives protégeant l'environnement et à Natura 2000. J'ai écouté tout cela.
Prendre les gens au sérieux, les écouter sur le terrain, c'est ce que nous aurons à faire pendant toute la campagne, dépasser le cadre du oui et du non à la constitution, c'est indispensable pour comprendre notre pays comme l'ensemble des citoyens des différents pays européens.
Nous avons une haute idée de la nécessité totale, indispensable, de construction de l'Union européenne. François le répétera tout à l'heure, la France forte n'existe que dans une Union européenne forte. Une Union européenne forte n'existe que parce que ses États internes sont fort eux aussi. Les discours successifs de Nicolas Sarkozy ont redonné une image forte de l'Europe mais attention la gloriole française irrite nos partenaires. Nous ne devons pas irriter nos partenaires. Les Tchèques, les Anglais les Allemands - je ne vais pas tous les citer, il y en a 27 - sont des gens indispensables, des peuples indispensables. On construira cela tous ensemble.
Maintenant, une dernière idée : après la catastrophe naturelle qu'a vécue le Sud-Ouest de la France, le Portugal et l'Espagne, à quand une brigade d'intervention européenne pouvant réagir rapidement sur le terrain ?