8 février 2009

Intervention de Gilles Artigues

Candidat pour la circonscription Sud-Est, Gilles Artigues est médiateur national du Mouvement Démocrate, conseiller général de la Loire et conseiller municipal de Saint-Etienne.

Chers amis, je suis fier d'appartenir à cette équipe de France. Comme François l'a rappelé, je viens de Saint-Étienne, dont l'équipe de football est l'une, je dis bien une… pour ne me fâcher avec personne…
J'ai apprécié que la complémentarité soit l'un des critères principaux de constitution de nos listes. Je sais que nous aurons tous à cœur, bien sûr, le trio de la région du sud-est, mais également tous ceux qui suivront sur cette liste, de participer à ce grand combat européen, car nous ne pouvions pas le refuser. C'est trop important pour l'Union européenne bien évidemment, mais aussi pour le Mouvement Démocrate.
Pour l'Union  européenne, parce que nous nous situons à une période charnière, une période critique, une période de crise et, si l'on veut se faire peur, on donne des dizaines de qualificatifs : financière, économique, sociale, politique, énergétique, climatique. Quand on cite tout cela, on sait bien que la solution, la réponse à toutes ces crises est avant tout européenne.
Nous avons beaucoup regretté que les plans de relance soient avant tout des plans de relance nationaux et, comme nous ne voulons pas nous situer simplement dans la critique, mais aussi dans le côté constructif, François a dit très clairement qu'il aurait fallu présenter un emprunt à l'échelle européenne qui aurait certainement permis peut-être des remises aux normes environnementales de nos bâtiments publics et de nos entreprises.
À travers tout cela, François nous dit qu'il faut changer le modèle de société. Ce n'est pas nouveau. Je suis dans cette famille politique depuis une quinzaine d'années et j'ai toujours entendu François dire cela. Tout récemment, j'ai relu Le droit au sens François que tu avais écrit et qui est vraiment criant de vérité et d'actualité.
C'est une période charnière, parce qu'il y a la crise. C'est une période charnière, parce que, sur le mandat qui va s'ouvrir, 2009-2014, il y aura bien évidemment une refonte de l'ensemble des politiques publiques, la fin de cette stratégie de Lisbonne, mais également un rendez-vous important pour la PAC. On reparlera certainement aussi d'élargissement. On va accueillir sans aucun doute la Croatie prochainement et il y aura la question de nos institutions qui ne passionne peut-être pas les foules, mais qu'il faudra bien traiter avec le traité de Lisbonne justement qui devrait être ratifié dans la période qui s'ouvre et, sur cette question-là, il faudra, je pense, que notre famille politique soit audacieuse.
Et, pourquoi pas, reparler, dans cette campagne, des questions de fédéralisme. Nous avons toujours été en pointe dans ce domaine. Je me souviens qu'il y a dix ans, lorsque François conduisait la liste aux élections européennes, il avait été le premier à parler d'une constitution pour l'Europe. On avait trouvé cela une idée forte et d'autres l'ont reprises. Donc, pourquoi pas essayer d'être, là aussi, avant-gardiste et dire qu'il ne faut pas que les pays qui ont envie d'aller plus loin soient retenus par ceux qui sont beaucoup plus frileux.
Ces élections sont importantes pour l'Europe, aussi pour notre Mouvement Démocrate. La fibre de notre engagement, c'est cela, c'est l'Europe. Il faut que nous soyons à la hauteur de cette réputation qui est la nôtre. Il faut que nous puissions informer sur ce qu'est l'Europe, sur ce qu'elle n'est pas non plus.
La pire des choses serait que nous soyons des "Euro béats". Dans cette campagne, il faut dire aussi les limites de cette Europe. Nous souhaitons qu'elle soit plus démocratique, protectrice, progressiste, plus solidaire aussi et, en la matière, nous avons des idées à lancer. J'ai moi-même parcouru un certain nombre de mouvements départementaux et des idées ont été lancées dans de nombreux domaines. Il faudra que, dans cette élection, nous puissions les mettre en oeuvre avec le souci qu'il n'y ait pas simplement un programme national qui soit adapté à l'ensemble des régions, mais que l'on fasse en sorte qu'il se décline avec les spécificités de nos différents départements.
Pourquoi je m'engage dans ce combat que je ne pouvais pas refuser ?
En tant que médiateur, j'ai pu constater que, parfois, dans tous nos départements, beaucoup d'énergie n'était pas utilisée toujours dans le bon sens. Je souhaite que ces élections européennes nous permettent de nous rassembler autour des sujets et des valeurs que nous avons en commun.
Nous allons donc revoir de l'orange un peu partout sur nos places, dans nos rues, pas simplement, je crois, dans les centres-villes de nos agglomérations, mais également dans les quartiers les plus reculés, les plus en difficulté, de même que dans nos campagnes. Je suis donc, comme vous, très mobilisé et très motivé derrière François Bayrou et je nous souhaite, car nous sommes pas pratiquement qualifiés pour le match de 2009-2014 et pas simplement remplaçants, avec beaucoup de dynamisme et de conviction, de retrouver l'ardeur et l'enthousiasme de l'élection présidentielle.
Merci à tous.