8 février 2009

Intervention de Bruno Joncour

Candidat pour la circonscription Ouest, Bruno Joncour est maire de Saint-Brieuc depuis 2001 et conseiller régional de Bretagne.

Sommes-nous nombreux ce matin à considérer que l'échéance des prochaines élections européennes constitue une nouvelle chance pour la sensibilité que nous représentons et une nouvelle chance pour l'Europe, si les peuples qu'elle rassemble en saisissent bien l'enjeu !
C'est une réelle chance, en effet, pour celles et ceux qui ont toujours conçu leur engagement politique sur l'aspiration forte à une construction politique d'une Europe unie et solidaire. L'intensité, la constance, la sincérité, la profondeur de cette conviction lui assurent la crédibilité et lui confèrent l'authenticité.
C'est une réelle chance pour celles et ceux qui portent, pour leur pays, pour l'Europe et pour le monde, le projet d'une société plus juste, plus fraternelle et plus humaine, un projet humaniste qui constitue aujourd'hui la seule alternative à ce qui a été tenté ou expérimenté et qui a échoué, qu'il s'agisse de l'option socialiste d'un Etat qui est tout ou de l'option capitaliste d'un argent maître de tout.
L'actualité le démontre avec brutalité et conduit désormais à ne considérer que l'essentiel qui a toujours été, pour nous, la priorité : la dimension humaine.
C'est une réelle chance pour celles et ceux qui conçoivent l'action politique dans sa dimension de service aux autres en favorisant le rassemblement plutôt que l'affrontement, en s'enrichissant des différences des autres, plutôt qu'en se réduisant à la suprématie de la pensée unique qui maîtrise les pleins pouvoirs.
Ce nouveau combat pour l'Europe doit être le nôtre, celui d'une construction politique d'une Europe de la paix, de la justice, de la fraternité et, donc, de la proximité, d'une Europe humaine qui soit autre chose qu'une seule organisation administrative, économique ou commerciale.
Ce combat, nous allons le mener dans nos territoires, à la rencontre des citoyens, pour qu'ils se mobilisent autour de cet enjeu capital pour l'avenir de l'Europe. C'est la dynamique de notre conviction qui peut entraîner cette adhésion populaire. C'est dire notre responsabilité qui appelle notre motivation et notre mobilisation autour de François Bayrou et derrière celles et ceux qui ont été choisis pour relayer notre message sur l'ensemble des territoires.
Le Grand Ouest sera au rendez-vous de cet élan, en prenant en compte les spécificités qui caractérisent les trois régions – Bretagne, Pays de La Loire, Poitou-Charentes –  réunies à cette occasion, trois régions pour lesquelles l'Europe signifie quelque chose, trois régions qui ont déjà eu l'occasion de traduire leur attachement à l'idée d'une Europe humaine, plus proche de la réalité des territoires.
Ce combat, nous allons le mener avec Sylvie Goulard dont la sensibilité européenne, la compétence reconnue et le parcours prestigieux justifient qu'elle soit en première ligne ; ce qui conforte la crédibilité de notre message et contribue avec talent à ce qu'il soit partagé comme a su le faire, pendant dix ans, Philippe Morillon auquel je rends un hommage amical et respectueux.
Ce message m'a aussi été relayé en avril 2008, lorsque j'ai reçu à l'Hôtel de Ville de Saint Brieuc Bronislaw Geremek, venu inaugurer le boulevard Robert Schuman. Ce fut l'un de ces grands moments, assez rare, de forte et d'intense émotion. Il a conclu par un véritable appel à l'optimisme pour l'Europe, ce qui, pour moi, constitue désormais, du fait de sa tragique disparition intervenue quelques mois plus tard, une référence de l'histoire pour l'avenir. Il a conclu en nous disant sa foi dans l'Europe, les valeurs humaines et en appelant à porter un message de bonheur et d'espérance.
C'est en sachant traduire, dans la campagne qui va s'ouvrir, la fidélité à cette aspiration que nous réussirons à faire valoir que l'échéance de juin prochain constitue une réelle chance, pour l'Europe et pour le Mouvement Démocrate.