Candidat pour la circonscription Ouest, Bruno Joncour est maire de Saint-Brieuc depuis 2001 et conseiller régional de Bretagne.
Sommes-nous nombreux ce matin à considérer que l'échéance des prochaines élections européennes
constitue une nouvelle chance pour la sensibilité que nous représentons et une nouvelle chance pour
l'Europe, si les peuples qu'elle rassemble en saisissent bien l'enjeu !
C'est une réelle chance, en effet, pour celles et ceux qui ont toujours conçu leur engagement
politique sur l'aspiration forte à une construction politique d'une Europe unie et solidaire.
L'intensité, la constance, la sincérité, la profondeur de cette conviction lui assurent la
crédibilité et lui confèrent l'authenticité.
C'est une réelle chance pour celles et ceux qui portent, pour leur pays, pour l'Europe et
pour le monde, le projet d'une société plus juste, plus fraternelle et plus humaine, un projet
humaniste qui constitue aujourd'hui la seule alternative à ce qui a été tenté ou expérimenté et qui
a échoué, qu'il s'agisse de l'option socialiste d'un Etat qui est tout ou de l'option capitaliste
d'un argent maître de tout.
L'actualité le démontre avec brutalité et conduit désormais à ne considérer que l'essentiel
qui a toujours été, pour nous, la priorité : la dimension humaine.
C'est une réelle chance pour celles et ceux qui conçoivent l'action politique dans sa
dimension de service aux autres en favorisant le rassemblement plutôt que l'affrontement, en
s'enrichissant des différences des autres, plutôt qu'en se réduisant à la suprématie de la pensée
unique qui maîtrise les pleins pouvoirs.
Ce nouveau combat pour l'Europe doit être le nôtre, celui d'une construction politique d'une
Europe de la paix, de la justice, de la fraternité et, donc, de la proximité, d'une Europe humaine
qui soit autre chose qu'une seule organisation administrative, économique ou commerciale.
Ce combat, nous allons le mener dans nos territoires, à la rencontre des citoyens, pour
qu'ils se mobilisent autour de cet enjeu capital pour l'avenir de l'Europe. C'est la dynamique de
notre conviction qui peut entraîner cette adhésion populaire. C'est dire notre responsabilité qui
appelle notre motivation et notre mobilisation autour de François Bayrou et derrière celles et ceux
qui ont été choisis pour relayer notre message sur l'ensemble des territoires.
Le Grand Ouest sera au rendez-vous de cet élan, en prenant en compte les spécificités qui
caractérisent les trois régions – Bretagne, Pays de La Loire, Poitou-Charentes –
réunies à cette occasion, trois régions pour lesquelles l'Europe signifie quelque chose, trois
régions qui ont déjà eu l'occasion de traduire leur attachement à l'idée d'une Europe humaine, plus
proche de la réalité des territoires.
Ce combat, nous allons le mener avec Sylvie Goulard dont la sensibilité européenne, la
compétence reconnue et le parcours prestigieux justifient qu'elle soit en première ligne ; ce qui
conforte la crédibilité de notre message et contribue avec talent à ce qu'il soit partagé comme a
su le faire, pendant dix ans, Philippe Morillon auquel je rends un hommage amical et respectueux.
Ce message m'a aussi été relayé en avril 2008, lorsque j'ai reçu à l'Hôtel de Ville de Saint
Brieuc Bronislaw Geremek, venu inaugurer le boulevard Robert Schuman. Ce fut l'un de ces grands
moments, assez rare, de forte et d'intense émotion. Il a conclu par un véritable appel à
l'optimisme pour l'Europe, ce qui, pour moi, constitue désormais, du fait de sa tragique
disparition intervenue quelques mois plus tard, une référence de l'histoire pour l'avenir. Il a
conclu en nous disant sa foi dans l'Europe, les valeurs humaines et en appelant à porter un message
de bonheur et d'espérance.
C'est en sachant traduire, dans la campagne qui va s'ouvrir, la fidélité à cette aspiration
que nous réussirons à faire valoir que l'échéance de juin prochain constitue une réelle chance,
pour l'Europe et pour le Mouvement Démocrate.