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28 juillet 2010

Les travailleurs frontaliers encaisseront les mesures de la crise au Luxembourg

Le Luxembourg est un voisin européen qui emploie des dizaines de milliers de Français. Heureux fruit de l'Europe et de la libre-circulation. Mais la crise frappe aussi le Grand Duché et, par conséquence, ses travailleurs frontaliers.

La prochaine rentrée risque d'engendrer des coupes sévères dans le budget familial de plusieurs milliers de Français, et notamment des résidants de Lorraine, qui travaillent au Luxembourg.

Le parlement du Grand Duché vient d'adopter une de loi qui supprime certains avantages fiscaux et prestations sociales destinés aux salariés.

Précision importante : les employés qui vivent et travaillent au Luxembourg sont les premiers touchés par ces mesures de crise.

Mais les frontaliers - près de 70.000 Lorrains salariés au Luxembourg - seront les plus sévèrement pénalisés.

Ces mesures applicables aux frontaliers concernent notamment les bourses d'études. Versées pour un enfant de plus de 18 ans, ces prestations familiales bénéficiaient, jusqu'à présent, à tous les employés des entreprises luxembourgeoises. Dorénavant, les parents des jeunes devront résider dans le pays depuis plus de 5 ans pour prétendre à ces bourses étudiantes. La disparition de cet "avantage" représente 6.000 euros par an et par enfant.

Autre coupe sombre : la réduction de moitié des frais de déplacement. Dur à supporter pour les transfrontaliers les plus lointains (certains font la route Nancy-Luxembourg tous les jours).

Autre disposition : l'allocation de rentrée scolaire est supprimée. Tout le monde est touché. Les allocations familiales à partir de 18 ans sont également abolies. Pour un couple avec deux enfants, cela signifie une perte d'environ 600 € par mois.

Les nouvelles mesures seront encore plus rudes pour les salariés qui ne touchent que le SMIC luxembourgeois (1800 € par mois).

Ces mesures d'austérité et de rigueur chez nos voisins du Luxembourg doivent entrer en application en octobre 2010. 

Le syndicat chrétien LCGB, pro-européen, particulièrement en alerte sur les questions sociales transfrontalières, dénonce des mesures "inéquitables".

Laurent Watrin