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26 août 2010
DéfinitionsLe qualificatif de "voyou de la République" utilisé récemment en couverture de l'hebdomadaire Marianne était peut être un peu fort mais on peut sans problème utiliser d'autre qualificatif correspondant à la réalité dure et concrète du pouvoir actuel depuis plusieurs années. Un titre récent d’un
grand hebdomadaire français laissant entendre que le Président de la république était un
« voyou de la République » a fait débat, a pu choquer certains, en surprendre
d’autres ou satisfaire les plus virulents. Peut être, ce titre était il fort, déplacé,
dérangeant car un voyou se définit comme un délinquant, qui vit en marge des lois (définition du
dictionnaire). A l’inverse, un « petit voyou » est un enfant turbulent. Là, on
s’en approche peut être. On peut donc difficilement savoir si ce titre était juste et
approprié.
Ce qu’on pourrait par contre affirmer, à propos du Président de la République, depuis
2007 (et même avant lorsqu’il était ministre) c’est que c’est un esbroufeur
c'est-à-dire quelqu’un qui fanfaronne constamment pour la « ramener » comme on dit
à tout propos : la crise financière, l’insécurité (alors qu’il est aux manettes
depuis 2002), l’immigration, la situation de la France...A en saouler les français, tous les
jours, depuis plus de trois ans.
On pourrait aussi suggérer qu’il s’agit d’un menteur. Après avoir promis
monts et merveilles, dés 2007, sur tous les sujets (sécurité, économie, emploi, pouvoir
d’achat…) avec les résultats que les français constatent tous les jours. On savait que
ces promesses, à tout va, durant la campagne présidentielle et depuis, étaient pour la plupart
incroyables, intenables du fait de la situation économique, budgétaire et organisationnelle de la
France.
On nous laissait entendre, au plus fort de la crise financière, que la France était la mieux
armée pour affronter la situation économique grâce à la politique gouvernementale. Or, on constate,
à ce jour, que des Pays comme l’Allemagne ou les Pays Bas ont une croissance deux à trois
fois supérieure à la notre et une situation de l’emploi, des finances publiques ou du
commerce extérieur à nous faire pâlir. Là on en est sûr, le retard de la France est due à
l’inefficacité, à l’inaction et à l’inadaptation de la politique
gouvernementale.
On pourrait enfin considérer qu’il s’agit d’un manipulateur aussi bien
vis-à-vis des médias, que de l’opinion publique ou des pays partenaires (il suffit de lire la
presse étrangère, bien plus réaliste et mordante que notre presse hexagonale). En effet, il lance
des drones régulièrement, y compris les plus sordides, pour essayer de séduire tel ou tel électorat
ou pour faire oublier des faits d’actualité gênants pour ce pouvoir (affaire
Woerth-Betancourt qui met au grand jour, plus globalement, le système sarkozyste-UMP et les
relations avec les puissants qui ont contribué à son élection en 2007).
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