Adhérez!
Pour adhérer au Mouvement Démocrate !
Se connecter
Google+ François Bayrou RSS Facebook Twitter FlickR Dailymotion
1 septembre 2010

Une taxe Ethique pour financer les retraites

Quand un gouvernement alimente les crises, nous devons rester debout et être force de proposition. Cet article propose une nouvelle piste de financement des retraites et redonne au un sens à la réalité salariale.

L’été a été brûlant ; il  laissera des cicatrices à notre pays qui ne pourra plus jamais s’affirmer comme le pays des droits de l’Homme . La rentrée s’annonce, elle aussi, bien chaude. C’est pour cela qu’il est indispensable  de chercher à construire et ne pas se laisser emporter par cette vague populiste et/ou contestataire. Et puisque nous allons avoir à parler de la réforme des retraites, soyons plutôt créatifs et force de propositions.

A ce titre, pourquoi ne pas imaginer une taxe de financement des retraites assise sur les rémunérations* les plus élevées ?

Cette taxe (10 pour cent par exemple) serait calculée  sur les rémunérations* sept fois supérieures au salaire le plus bas de l’établissement (public comme privé).

Ainsi, si  le salaire le plus bas d’une entreprise est de 1 500 €uros,  tout salaire supérieur à 10 500 €uros déclenchera une taxe de 1 050 €uros, à la charge de l’employeur.

Prenons un exemple : Selon l’Insee, 133 000 personnes (les Très Hauts Revenus) ont touché en moyenne 215 000 €uros annuels dans le secteur privé. On peut raisonnablement estimer que ces  revenus sont plus de 7 fois supérieurs au revenu le plus faible de l’entreprise qui les embauche. La taxe que je propose s’appliquerait sur ces rémunérations et rapporterait    280 millions d’€uros.

Sachant que cette taxe s’appliquerait non seulement aux revenus cités dans l’exemple mais aussi :

  • ·         aux Hauts Revenus des entreprises,
  • ·         aux Hauts Fonctionnaires, (l’Etat et les collectivités n’ayant pas à être exonérés de ce type d’effort),
  • ·         Aux Hommes Politiques qui cumulent mandats et revenus,
  • ·         aux Professions Libérales…

il est assez probable qu’elle rapporterait plusieurs millions d’€uros.

Bref une taxe au service du bien commun qui toucherait les entités dont la fourchette de rémunération est très large.

Enfin, cette réforme apporterait trois autres avantages :

  • ·         social : elle favoriserait le resserrement de  la fourchette des salaires pour  éviter la taxe, soit en faisant augmenter les salaires les plus bas, soit en limitant les revenus les plus hauts,
  • ·         économique : elle serait une source  de financement des retraites qui ne  pénalise pas  le pouvoir d’achat,
  • ·         « éthique » : C’est parce que l’entreprise (ou la collectivité…) aurait choisi d’avoir une fourchette de salaires très large qu’elle serait soumise cette taxe.

Martin Lévrier

Conseiller Municipal de Versailles

*Rémunération = tout versement soumis à CSG ; c'est-à-dire par exemple, salaires,  stock options,  indemnités…..



MLevrier


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

La piste est à explorer mais il y en à d'autres

Posté par : Blue_Fox | 8 octobre 2010 08:44

La piste est à explorer, mais il y en a d'autres.

Le sujet principal sont les futurs retraités, on oublie trop souvent qu'il y a aussi les retraités actuels.
Dans un pays où l'égalité est souvent prônée, il est anormal qu'une seule catégorie de français soit touchés par le problème.
Pourquoi les actifs et les futurs actifs seraient-ils les seuls concernés ?

Pourquoi les retraités d'aujourd'hui, qui perçoivent des pensions plus que confortables, ne seraient-ils pas aussi appelés à participer à l'effort national ?

Combien de retraités gagnent plus que le SMIC ? Combien de retraités ont des revenus complémentaires (immobiliers ou financiers) ?
Combien de retraités gagnent plus qu'un jeune ingénieur en activité ?

Nous sommes dans un système où on demande à deux générations de se sacrifier pour une troisième.


réforme des retraites

Posté par : christophe57 | 12 septembre 2010 20:26

Un des principaux sujets de mécontentement des français concernant cette réforme est le report de l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans.
Plutôt que de parler d'âge légal de départ à la retraite, ne serait il pas plus judicieux de parler de durée de cotisation. Pourquoi une personne qui a débuté sa carrière à 18 ans et qui a une durée de cotisation de 42 ans , ne pourrait elle pas partir en retraite à 60 ans?
Pour moi le débat sur l'âge de départ en retraite à 60 ou 62 ans est un débat stéril.
Enfin après cette grande réforme emblématique de la politique de notre président, qu'adviendra t il aprés 2018?
Il me semble que le devoir d'un gouvernement quel qu'il soit est d'avoir une vision à long terme. Sur ce sujet, il fallait obtenir un consensus , écouter et surtout prendre le temps de la réflexion.
N'oublions pas que les présidentielles sont dans 2 ans et que le gouvernement pouvait encore se donner du temps pour mener une réforme indispensable.
Encore une fois tout est fait dans la précipitation et celà devient insupportable