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12 novembre 2009

pauvre sécu!

la justice sociale est-elle au rendez vous quand on demande toujours aux mêmes des efforts et que les plus riches bénéficient du bouclier fiscal?

Cette année, le gouvernement prévoit un «trou» de 23,5 milliards d’euros pour le régime général de la Sécurité Sociale, dont 11 milliards pour la branche maladie. Du jamais-vu. Le député PS Gérard Bapt estime que « la sécurité sociale sera en banqueroute en 2010, son financement n’étant plus assuré » et même les députés de la majorité « s’inquiètent de la dette sociale qui s’accumule et de l’avenir de la sécurité sociale française».

C’est l’effondrement des recettes qui explique ces chiffres catastrophiques. Pour remédier à cette situation, Mme Bachelot déclare que « cette année, comme les précédentes, nous demanderons des efforts à tous : professionnels de santé, structures et hôpitaux, patients ». Forfait hospitalier qui augmente, déremboursements de médicaments… les assurés seront donc encore davantage pénalisés. Le gouvernement a également décidé de soumettre à prélèvements sociaux le capital des contrats d’assurance-vie. Au chapitre des économies, on parle aussi de fermer d’ici à la fin de l’année  les blocs opératoires pratiquant moins de 1.500 opérations par an, ou moins de 100 opérations gynécologiques, c’est à dire 182 blocs chirurgicaux et 28 maternités, selon les chiffres de la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins. Encore une entaille dans les services républicains de proximité.
Malgré ce déficit abyssal, le gouvernement persiste à ne pas remettre en cause le bouclier fiscal. Il est même plus avantageux actuellement qu’à sa création puisqu’il est passé de 60 à 50% et qu’il intègre la CSG et la CRDS… Certes la légitime et indispensable chasse aux niches fiscales doit rapporter environ 800 millions d’euros de recettes additionnelles à la sécurité sociale en 2010. Mais ces recettes seront une goutte d’eau dans l’océan des déficits…
La situation est grave. La France n’est pas le seul pays à devoir faire face aux conséquences de la crise. Mais tandis que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont décidé de faire contribuer les plus riches au redressement de leurs finances, en France le parti au pouvoir s’entête à ne cibler que les plus modestes, jetant aux oubliettes le concept (rétrograde ?) de justice sociale. Souhaitons que les prochaines échéances électorales soient l’occasion pour tous ceux qui sont floués d’exprimer leur mécontentement.

Nicole29


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Faire payer les pauvres

Posté par : chris29 | 14 novembre 2009 14:30

Tout à fait d'accord ! Mais notre gouvernement a trouvé la recette : taxer les salariés victimes d'accidents du travail ou de maladies professionnelles ! Autre trouvaille : étendre le délai de carence des indemnités journalières d'arrêt de travail d'une journée .. Sal... de pauvres ! Mais utiles, car plus nombreux, donc faciles à trouver ! Et puis, blessés, malades, fatigués, ils ne se révolteront pas .... GRRRR !