3 février 2010

Entreprise démocratique et transformation culturelle?

Entreprise ? Travail ? Évaluation ? Reconnaissance (ou pas) ? Statut ? Identité du salarié dans l'entreprise et dans la société

L'entreprise et les « maux » du travail

Travailler pour exister. Travailler pour vivre. Travailler pour gagner de l'argent. Travailler pour conquérir le pouvoir. Les maux des salariés sont grandissants avec des conséquences désastreuses: déprimes, suicides etc. Qui dit contrat de travail, dit soumission à son employeur. Quels remèdes? Mettre un terme au productivisme forcené, retour à des valeurs humanistes, et surtout le « juste » partage de la valeur ajoutée entre les actionnaires (les propriétaires de l'entreprise) et les salariés (« les locataires de l'entreprise »). La méthode est la réforme. Pour être pragmatique, il est utile d'envisager « la transformation culturelle » de l'entreprise avec pour finalité: « travailler autrement ». Changer les comportements dans les entreprises, souvent basés sur le « statut », équilibrer les rapports de force entre collaborateurs et management, restaurer la liberté de pensée et d'expression, préserver les droits de l'individu et de son identité.

Une entreprise démocratique: est-ce une utopie (un lieu qui n'existe pas)?

 

Demain, adapter la dynamique du marché au développement durable en entreprise, passera par étendre les principes démocratiques au sein des entreprises. Le dirigeant s'inspirera de la réflexion collective et répartira la valeur ajoutée avec équité entre actionnaires et salariés. Si la valeur ajoutée est « justement » répartit, c'est la société française qui sera « juste » ( un pouvoir d'achat « juste »). le «  capitalisme social », c'est considérer que l'argent n'est pas une finalité mais un moyen. «  L'entreprise sociale » doit concilier l'économie, le social et l'environnement. Comment équilibrer le rapport de force entre cadres et non-cadres, entre actionnaires et salariés? Comment changer les comportements? Pour redonner du sens au travail d'un salarié, il faut le consulter et l'intégrer à la réflexion collective. Pour profiter de l'intelligence collective, il faut mobiliser l'ensemble des acteursde l'entreprise. Fixons la limite. Le maximalisme démocratique voudrait que les décisions soient collectives. Et quand bien même l'extension des principes démocratiques est une victoire d'un camp sur l'autre (démocratie versus dictature), seule une personne doit trancher à la fin du processus, à savoir le plus haut responsable. Dans une entreprise, c'est le PDG. Dans une université, c'est le Président de l'université. Dans une clinique, c'est le chef de clinique. ETC.

  

Démocratement, Pierre-Franck Herbinet.