Adhérez!
Pour adhérer au Mouvement Démocrate !
Se connecter
Google+ François Bayrou RSS Facebook Twitter FlickR Dailymotion
10 mars 2010

Et si les électeurs allaient voter dimanche ?...

Et si les électeurs allaient voter dimanche, quelque soit le résultat, alors nous pourrons dire que nous avons fait l'essentiel.

Il tient souvent à peu, à très peu, de choses que les gens aillent voter. Il se disent "pourquoi faire", ils trainent, se disent qu'ils ont le temps, c'est ennuyeux, il faut se montrer, les politiques aux dents longues sont là pour vous sauter dessus en tendant une main vers ceux qu'on ignore d'habitude. Et puis c'est compliqué, il faut prendre des bulletins et une enveloppe, aller dans l'isoloir rempli de bulletins qui s'amassent, sortir et faire la queue pour donner sa pièce d'identité, signer, voter. Repasser enfin devant les politiques qui vous ignorent ou vous suivent du regard se demandant quel s'ils ont reçu votre suffrage...

Oui, il faut se demander pourquoi les gens ne vont pas voter, pourquoi ils n'exerce pas l'un des rares et pourtant le plus important de leurs droit, pourquoi ils n'affirment pas leur liberté de ne pas se laisser dicter de choix par les sondages ou le choix des autres votants.

Quand on suit la campagne (il faut vouloir), c'est une campagne de fumée. Rien sur les programmes ne transpire. Ce n'est pas ce qui fait vendre, ce n'est pas non plus toujours ce que voudraient certains partis qui pourraient y laisser des plumes. Tous les ingrédients pour que les électeurs restent chez eux à suivre de l'extérieur le spectacle du jeu de pouvoir qui se met en place, un peu comme on regarderait de loin un match de football, impuissant.

Ces ingrédients sont : décrédibilisation des élus, pas de débat d'idées sur le fond, pas de connaissance des enjeux, des  propos orduriers entre ceux qui exercent les p;lus hautes fonctions, des reniements, des mensognes plus vrai que nature, et la crise dont on nous disait quelle n'aurait pas lieu, qu'elle n'a plus lieu, qu'elle n'aura pas lieu. Et enfin les sondages sacrés, que tout bon journaliste doit suivre pour juger qui sera mis en avant, qui ne le sera pas, quels pronostics il pourra faire, et comment il pourra les justifier... Pourquoi aller voter dans ce cas, et pour qui ?

Le modem est resté droit, ceux qui ne le voulaient pas s'en sont allé vers le pouvoir. Le modem est resté clair, ceux qui voulaient le déstabiliser en le classant dans un camp en sont pour leurs frais. Le modem a combattu sur le terrain des idées, écoutant, discutant, proposant, cherchant une synthèse non de parti, mais de tous. Car c'est ça être centriste, si ce mot a encore un sens, c'est ça être démocrate, si ce mot a encore un sens. Le modem l'a fait, et ce malgré la faible exposition dans les medias des candidats du Modem.

C'est maintenant aux militants, à ceux qui ont l'habitude de sortir du bois pour défendre leurs idées d'agir. Mais aussi de ceux qui ont vu d'un bon oeil la création d'un nouveau parti pour garantir sa parole auprès de ses électeurs par François Bayrou de soutenir cet espoir nouveau.

C'est enfin et surtout aux électeurs de François Bayrou d'aller faire campagne, d'inciter leurs amis à voter, d'expliquer que le vote c'est la respiration de la démocratie et que notre démocratie étouffe. D'aller dire ce qu'ils pensent, quoi qu'ils pensent, même si on n'est pas sûr qu'ils pensent comme nous, car chacun peut se tromper, même nous.

Et si les électeurs allaient voter, c'est un paysage nouveau pour la France qui se profilerait. Un paysage où bien des déçus donneraient le la, et où bien des idéalistes trouveraient un terrain fertile.

Les pieds crottés on peut aller voter, mais il faut y aller, et ne pas manquer l'ouverture au risque d'arriver trop tard, ou de s'aperçevoir trop tard que les choix du hazard ne sont pas les bons. C'est à nous électeurs du modem de le faire savoir, et d'aller chercher les gens un à un, quelque soit leur condition, leur âge ou leurs idées, pour défendre l'une des plus fortes que nous avons tous en commun : la Démocratie. Et celle-ci s'exerce par le vote.

Et si les électeurs allaient voter dimanche, quelque soit le résultat, alors oui nous pourrons dire que nous avons fait l'essentiel pour défendre nos idées.

Le sondage n'est rien, il n'est pas indicatif, il est conditionné, conditionné au vote. Le sondage n'est rien, car en Démocratie seul le vote compte ! Faites le savoir, et vous aurez raison de le croire.

Je le fais ici comme ailleurs, et je n'aurai aucun regret.



Patrau