10 mars 2010
Et si les électeurs allaient voter dimanche, quelque soit le résultat, alors nous pourrons dire que nous avons fait l'essentiel.
Il tient souvent à peu, à très peu, de choses que les gens aillent voter. Il se disent "pourquoi
faire", ils trainent, se disent qu'ils ont le temps, c'est ennuyeux, il faut se montrer, les
politiques aux dents longues sont là pour vous sauter dessus en tendant une main vers ceux qu'on
ignore d'habitude. Et puis c'est compliqué, il faut prendre des bulletins et une enveloppe, aller
dans l'isoloir rempli de bulletins qui s'amassent, sortir et faire la queue pour donner sa pièce
d'identité, signer, voter. Repasser enfin devant les politiques qui vous ignorent ou vous suivent
du regard se demandant quel s'ils ont reçu votre suffrage...
Oui, il faut se demander pourquoi les gens ne vont pas voter, pourquoi ils n'exerce pas l'un
des rares et pourtant le plus important de leurs droit, pourquoi ils n'affirment pas leur liberté
de ne pas se laisser dicter de choix par les sondages ou le choix des autres votants.
Quand on suit la campagne (il faut vouloir), c'est une campagne de fumée. Rien sur les
programmes ne transpire. Ce n'est pas ce qui fait vendre, ce n'est pas non plus toujours ce que
voudraient certains partis qui pourraient y laisser des plumes. Tous les ingrédients pour que les
électeurs restent chez eux à suivre de l'extérieur le spectacle du jeu de pouvoir qui se met en
place, un peu comme on regarderait de loin un match de football, impuissant.
Ces ingrédients sont : décrédibilisation des élus, pas de débat d'idées sur le fond, pas de
connaissance des enjeux, des propos orduriers entre ceux qui exercent les p;lus hautes
fonctions, des reniements, des mensognes plus vrai que nature, et la crise dont on nous disait
quelle n'aurait pas lieu, qu'elle n'a plus lieu, qu'elle n'aura pas lieu. Et enfin les sondages
sacrés, que tout bon journaliste doit suivre pour juger qui sera mis en avant, qui ne le sera pas,
quels pronostics il pourra faire, et comment il pourra les justifier... Pourquoi aller voter dans
ce cas, et pour qui ?
Le modem est resté droit, ceux qui ne le voulaient pas s'en sont allé vers le pouvoir. Le
modem est resté clair, ceux qui voulaient le déstabiliser en le classant dans un camp en sont pour
leurs frais. Le modem a combattu sur le terrain des idées, écoutant, discutant, proposant,
cherchant une synthèse non de parti, mais de tous. Car c'est ça être centriste, si ce mot a encore
un sens, c'est ça être démocrate, si ce mot a encore un sens. Le modem l'a fait, et ce malgré la
faible exposition dans les medias des candidats du Modem.
C'est maintenant aux militants, à ceux qui ont l'habitude de sortir du bois pour défendre
leurs idées d'agir. Mais aussi de ceux qui ont vu d'un bon oeil la création d'un nouveau parti pour
garantir sa parole auprès de ses électeurs par François Bayrou de soutenir cet espoir nouveau.
C'est enfin et surtout aux électeurs de François Bayrou d'aller faire campagne, d'inciter
leurs amis à voter, d'expliquer que le vote c'est la respiration de la démocratie et que notre
démocratie étouffe. D'aller dire ce qu'ils pensent, quoi qu'ils pensent, même si on n'est pas sûr
qu'ils pensent comme nous, car chacun peut se tromper, même nous.
Et si les électeurs allaient voter, c'est un paysage nouveau pour la France qui se
profilerait. Un paysage où bien des déçus donneraient le la, et où bien des idéalistes trouveraient
un terrain fertile.
Les pieds crottés on peut aller voter, mais il faut y aller, et ne pas manquer l'ouverture au
risque d'arriver trop tard, ou de s'aperçevoir trop tard que les choix du hazard ne sont pas les
bons. C'est à nous électeurs du modem de le faire savoir, et d'aller chercher les gens un à un,
quelque soit leur condition, leur âge ou leurs idées, pour défendre l'une des plus fortes que nous
avons tous en commun : la Démocratie. Et celle-ci s'exerce par le vote.
Et si les électeurs allaient voter dimanche, quelque soit le résultat, alors oui nous
pourrons dire que nous avons fait l'essentiel pour défendre nos idées.
Le sondage n'est rien, il n'est pas indicatif, il est conditionné, conditionné au vote. Le
sondage n'est rien, car en Démocratie seul le vote compte ! Faites le savoir, et vous aurez raison
de le croire.
Je le fais ici comme ailleurs, et je n'aurai aucun regret.
Patrau