20 août 2010
Les incendies en Russie ont ravagé nombre d’hectares de champs de blé incitant les dirigeants du Kremlin à mettre en place un embargo sur les exportations.
Rien de bien étrange à cette réaction qui ne devrait pas avoir de conséquences majeures sur l’économie agricole mondiale, le niveau des silos à grains à travers la planète n’ayant jamais été aussi élevé.
Pourtant à quoi est-on en train d’assister ?
Les incendies en Russie ont ravagé nombre dhectares de champs de blé incitant les dirigeants
du Kremlin à mettre en place un embargo sur les exportations.
Rien de bien étrange à cette réaction qui ne devrait pas avoir de conséquences majeures sur
léconomie agricole mondiale, le niveau des silos à grains à travers la planète nayant
jamais été aussi élevé.
Pourtant à quoi est-on en train dassister ?
À une flambée des prix sur le marché, une hausse des cours du blé dépassant les 60 pour cent
alors même que rien ne la justifie !
Rien, à part lappétit aiguisé des prédateurs de fonds dinvestissement gérés par
les grandes banques occidentales qui envoient un message alarmant sur la possibilité dune
pénurie, spéculent et font monter artificiellement les prix des céréales.
Les conséquences pour le citoyen lambda risquent dêtre dimportance puisque le
prix dachat de ces dernières augmentant (pas seulement celui du blé, le maïs ou lorge
par phénomène de ricochet aussi), les éleveurs payent plus cher pour lalimentation de leur
bétail et les prix de la viande et de la volaille risquent daugmenter sérieusement dici
la rentrée en plus de ceux du pain!
A qui profite le « crime » ?
Essentiellement aux traders qui continuent de jouer comme si de rien nétait au sein
dune économie ou règne toujours le capitalisme sauvage. Pourquoi se priver puisque les
banques nont pas changé leurs habitudes et que nos gouvernants ne sont pas capables, ou pire,
ne souhaitent pas prendre de mesures contraignantes afin de réguler les marchés.
Les résultats financiers des banques et fonds dinvestissement seront donc encore plus
provocants de « bonne santé » alors même que linflation risque de repartir et donc que les
consommateurs en bout de chaine verront leur pouvoir dachat amputer un peu plus encore dans
cette période de crise.
On peut se demander à quoi ont servi les gesticulations de notre cher président lors des
derniers G8 et G20. Ou est passé le nouvel ordre économique mondial promis qui devait mettre fin à
ce pouvoir absolu des grands groupes financiers ?
Existe til encore aujourdhui un réel pouvoir politique ou celui-ci est il
totalement soumis au pouvoir économique ?
Pourquoi ce silence assourdissant de Mme Lagarde et de Mr Sarkosy (qui lui est semble
til est beaucoup plus prompt à réagir sur dautres sujets que sur celui de la régulation
des marchés financiers gérés par ses amis) ?
Lexemple de cette « crise » artificielle du blé, outre leffet papillon constaté,
nest il pas un révélateur de linconséquence (volontaire ?) de nos dirigeants ?!
dimitri91