"Ne délaissons pas les banlieues : c'est ici qu'il y a le plus de choses à dire et à faire !"
22 février 2012
François Bayrou était à la cité de la Caravelle, dans les Hauts-de-Seine, pour parler des problématiques des quartiers populaires, mercredi 22 février.
C'est par la ligne 13 du métro que François Bayrou a rejoint les Hauts-de-Seine, mercredi midi. Accueilli par les riverains dès sa sortie de la gare de Gennevilliers, le candidat à la présidence de la République a pris le temps de s'entretenir avec chaque personne venant le saluer. C'est d'abord un sentiment de désarroi que les citoyens ont tenu à lui manifester: "Nous avons eu droit à toutes les promesses en 2007 et aucune n'a été suivie d'effet". Un constat relayé par les responsables associatifs de "Banlieue Plus", rencontrés quelques minutes plus tard.
Face à cette situation, le député des Pyrénées-Atlantiques a proposé une "évaluation citoyenne des promesses". Cette évaluation, a-t-il expliqué, serait "ouverte aux experts, aux associations et aux citoyens". Chaque année, ils feraient le point concernant chacune des promesses du futur locataire de l'Élysée. "On peut changer le mode de gouvernance en évaluant et en écoutant les propositions de chacun. "Ce qui est frappant c'est à quel point ils sont blessés par l'absence du thème de la banlieue dans la campagne électorale", a souligné François Bayrou aux journalistes qui l'accompagnaient. "La banlieue est oubliée parce qu'on pense que ce n'est pas un terrain de chasse. Je pense que pourtant c'est ici qu'il y a le plus de choses à dire et à faire".
"Proposer à un jeune une formation sans, qu'il y ait d'emploi au bout, est une tromperie"
"Quelles que soient les familles qu'on rencontre, quel que soit l'âge de ceux avec qui on parle, la première question c'est le travail des jeunes", a souligné François Bayrou pour qui le coeur du problème repose sur l'orientation et le choix des formations. "L'affectation d'une formation par défaut est un problème. Il n'y a pas toujours de place pour tout le monde. Il faut une information en deux étapes, d'abord savoir ce que l'étudiant veut faire et ensuite savoir les possibilités de travail qui s’offrent à lui au bout de la formation", a-t-il soulign. "Quand un étudiant choisit une formation et qu'il n'y a rien au bout, c'est également une tromperie", a-t-il dénoncé. Pour lui, les filières doivent se créer en fonction des envies des élèves et du marché du travail : "Il faut à la fois qu'il y ait des formations en fonction des besoins des entreprises, mais également des formations en fonction des demandes et des attentes des étudiants", a-t-il affirmé.
Le candidat à la présidence de la République est également revenu sur l'importance de l'apprentissage du français en école primaire. "L'apprentissage du français est considéré comme une matière comme les autres. Cela n'est pas normal et je considère que la moitié du temps scolaire devrait y être consacré en école primaire", a-t-il revendiqué. Il a également rappelé l'urgence de soutenir les élèves qui arrivent au collège avec d'importantes lacunes : "Il faut une scolarisation particulière, 'hors les murs' par exemple, pour ces élèves à qui il manque des acquis et qui n'ont pas d'autre moyen d'exister en classe que d'y semer le désordre", a-t-il proposé.
"À l'égalité bla-bla, j'oppose l'égalité concrète !"
François Bayrou a par ailleurs rappelé sa volonté de créer un ministère de l'Égalité, qui prendrait en charge "la lutte contre toutes les discriminations, qu'elles soient liées à l'origine, au handicap au sexe, ou à la vie personnelle". Un ministère qui aura la charge selon lui d'agir pour "l'égalité concrète" et non pas "l'égalité bla-bla".
Accompagné de Karim Yahiaoui, conseiller municipal de Villeneuve-la-Garenne, François Bayrou a terminé son déplacement au coeur de la cité de la Caravelle. Entouré d'enfants curieux et d'habitants venus lui apporter leur soutien, il a réaffirmé sa conviction que les banlieues sont elles aussi "des espaces essentiels de vivre ensemble et de dynamisme, où l'on peut rencontrer ce qu'il y a de plus raisonnable dans chaque citoyen".
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Je trouve que monsieur bayrou est quelqu' un d honnête et de proche des gens .
ca fait plaisir de vous voir en banlieue .J' ai toujours voté à gauche et je constate aujourd hui qu' ils n' apportent pas de réelles solutions aux problèmes de notre pays la france .Je voterai donc pour vous Monsieur Bayrou .
Nous les gens des banlieues ne voulons pas nous poser en victimes .
Mais une chose est claire la banlieue a été délaissée depuis des années .
Aussi quand nous voyons quelqu ' un comme mr bayrou venir et être aussi bien accueilli ,cela fait plaisir .Nous voyons que nous ne sommes pas oubliés.
Bon courage à vous .
A tous ces racistes à la tolérance hypocrite
Qui ont bâti leur nation sur le sang
Maintenant s’érigent en donneurs de leçons
Pilleurs de richesses, tueurs d’africains,
Colonisateurs, tortionnaires d’algériens
Ce passé colonial, c’est le votre
C’est vous qui avez choisi de lier votre histoire à la notre
Maintenant vous devez assumer
L’odeur du sang vous poursuit même si vous vous parfumez
Nous les arabes et les noirs, On n’est pas là par hasard
Tout arrivé à son départ ...
Vous avez souhaité l’immigration
Grace à elle vous vous êtes gavés jusqu’à l’indigestion
Je crois que le France n’a jamais fait la charité
Les immigrés ce n’est que la main d’œuvre bon marché
Gardez pour vous votre illusion républicaine
De la douce France bafouée par l’immigration africaine
Demandez aux tirailleurs sénégalais et aux harkis
Qui a profité de qui ?
La république n’est innocente que dans vos songes
Et vous n’avez les mains blanches que dans vos mensonges
Nous les arabes et les noirs, On n’est pas là par hasard
Tout arrivé à son départ ...
Mais pensiez-vous qu’avec le temps
Les négros muteraient et finiraient par devenir blancs
Mais la nature humaine a balayé vos projets
On ne s’intègre pas dans le rejet
On ne s’intègre pas dans les ghettos français
Parqués, entre immigrés, faut être sensé,
Comment pointer du doigt le repli communautaire
Que vous avez initié depuis les bidonvilles de Nanterre
Pyromanes hypocrites
Votre mémoire est sélective
Vous n’êtes pas venus en paix
Votre histoire est agressive
Ici, on est mieux que là-bas, on le sait,
Parce que décoloniser, pour vous, c’est déstabiliser
Et plus j’observe l’histoire ben moins je me sens redevable
Je sais ce que c’est d’être noir depuis l’époque du cartable
Bien que j'n'sois pas ingrat je n’ai pas envie de vous dire merci
Parce qu’au fond, ce que j’ai, ici, je l’ai conquis,
J’ai grandi à Orly dans les favellas de France
J’ai fleuri dans les maquis
Je suis en guerre depuis mon enfance
Narco trafic, braquages, violence, crimes
Que font mes frères si ce n’est
Des sous comme dans Clearstream
Qui peut leur faire la leçon, vous ?
Abuseurs de biens sociaux, détourneurs de fond
De vrais voyous en costard, bandes d’hypocrites
Est-ce que les français ont les dirigeants qu’ils méritent
Au cœur des débats, des débats sans cœur
Toujours les mêmes qu’on pointe du doigt
Dans votre France des rancœurs
En pleine crise économique il faut un coupable
Et c’est en direction des musulmans que tous vos coups partent
Je n’ai pas peur de l’écrire
La France est islamophobe
D’ailleurs plus personne ne se cache
Dans la France des xénophobes
Vous nous traitez comme des moins que rien
Sur vos chaines publiques
Et vous attendez de nous
Qu’on s’écrie « Vive la République »
Mon respect s'fait violer au pays dit des droits de l’Homme
Difficile de se sentir français
Sans le syndrome de Stockholm
Parce que moi je suis noir, musulman, banlieusard et fier de l’être
Quand tu me vois
Tu mets un visage sur ce que l’autre France déteste
Ce sont les mêmes hypocrites
Qui nous parlent de diversité
Qui expriment leur racisme sous couvert de laïcité
Rêvent d’un français unique
Avec une seule identité
S’acharnent à discriminer
Les mêmes minorités
Face aux mêmes électeurs
Les mêmes peurs sont agitées
On oppose les communautés
Pour cacher la précarité
Que personne ne s’étonne
Si demain ça finit par péter
Comment aimer un pays
Qui refuse de nous respecter
Loin des artistes transparents
J’écris ce texte comme un miroir
Que la France se regarde
Si elle veut s’y voir
Elle verra s’envoler
L’illusion qu’elle se fait d’elle-même
Je ne suis pas en manque d’affection
Comprend que je n’attends plus qu’elle m'aime