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30 mars 2010

"Il faut sauver le soldat Grenelle", par Yann Wehrling

Yann Wehrling

Les associations ne doivent pas quitter le processus de Grenelle car cela le condamnerait.

Le Grenelle est certes en recul et le retrait du projet de taxe carbone en est la marque. Cela étant, il faut rester constructif et continuer de faire avancer tout ce qui peut l'être. Sans quoi, tous ceux qui, dans la majorité actuelle et leurs alliés ou amis, veulent détricoter ce qui a été construit gagneront la partie et au manque d'avancées succédera des reculs tout azimut.

Le Grenelle n'a jamais été autre chose qu'une négociation entre des parties a priori en désaccord mais désireuses de trouver les compromis auxquels une large majorité de la population aspire. (Lire la suite)


L’attitude actuelle du gouvernement et du Président de la République a une explication, peu défendable au regard de la planète, compréhensible du point de vue politique.

En effet, avoir lancé le Grenelle, c’était donner un éclairage indéniable à un nombre important d’associations, leurs revendications, et leurs représentants. Si des avancées ont été obtenues, une des conséquences peu agréables pour le gouvernement qui a initié ce processus est la récupération politique et électorale qui en fut faite au travers d’Europe Écologie lors des élections européennes et régionales. Plusieurs associations qui ont participé au Grenelle et y participent toujours ont également joué un rôle dans la construction d’Europe Écologie alors même qu'on attend des associations une distanciation du champ politique afin de garantir leur caractère de contre-pouvoir : Le soutien affiché de Nicolas Hulot la veille des européennes, des têtes de liste dans la Grand Est et le grand Ouest issus de deux des principales associations partie prenante du Grenelle, FNE et Greenpeace… tout cela a donné le sentiment que le Grenelle a renforcé un tissus associatif qui n'a pas résisté aux sirènes d'Europe Ecologie. Le tout ayant eu pour résultat de créer une force politique qui a renforcé l’opposition au gouvernement actuel en participant partout à des alliances avec le PS. Bref, pour une majorité de responsables UMP, ils se sont dit, "à quoi bon faire le Grenelle si c'est pour renforcer l'opposition". On peut les comprendre même s'il est affligeant de constater que la conséquence collatérale est la planète. C'est ce qui s'appelle "jeter le bébé avec l'eau du bain"... autrement dit " jeter l'écologie avec les écologistes".

Mais la planète ne saurait faire les frais de ces considérations « électorales ».

Sauver le Grenelle, c’est réunir urgemment tous les acteurs et mettre à l’ordre du jour tous les sujets qui fâchent, y compris, pourquoi pas, cette question politique de la confiance qui doit revenir entre un gouvernement et un réseau associatif qui doit garantir son indépendance au regard du jeu politique. Les associations doivent aussi clarifier leur indépendance ... ou y renoncer... mais être clairs.

Sur les dossiers, un bilan d’étape est indispensable et doivent être posés sur la table les dossiers qui font aujourd’hui désaccord, mettre de côté ceux sur lesquels on ne pourra plus avancer maintenant, et lister tous les sujets sur lesquels il est encore possible d’avancer… quitte à revenir au point de départ sur un certain nombre de dossiers tels que la fiscalité écologique.

Parce que les atteintes à la planète sont en général des actes irréversibles, on ne peut admettre des reports à des lendemains meilleurs.

Yann WEHRLING


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Eh, oui !

Posté par : phiphilac | 9 avril 2010 22:18

N' oublions pas que les certifications ont un coût !
L' acheteur est- il prêt à le payer.
On voit ce que donne l' outrance de règlementation dans le domaine des productions agricoles.
Les GMS ( c' est la où la grande majorité ( tiens ! ) des français fait ses courses ) s' approvisionnent ailleurs; là - bas ! Où il n' y a pas de règlementation du tout.
Un MoDem de réflexion.


Les bonnes idées à faire fructifier

Posté par : euro | 7 avril 2010 22:59

Au passage, je note ces bonnes idées d'ericj : "Il faudrait se fixer une règle: lorsque l'on crée une taxe, en supprimer une autre. Après quelques années, nous pourrions ainsi moderniser notre fiscalité. Il faudrait aussi encourager les entreprises à être certifiées ISO 14000". Ce sont des idées simples, efficaces et parlantes. Ce sont aussi des engagements : vous avez vu comment JF. Coppé, qu'on voit partout ces derniers temps, tente sans le dire de reprendre la "démarche Bayrou 2007", en se réclamant de Mendès-France, etc. J'apprécie les rappels qui nous sont faits par plusieurs des réalités concrètes, sociales, de plus en plus inquiétantes. Mais je ne serais pas d'accord pour abandonner la référence à la "planète" faite par Yann W. Bien des gens qui sont dans les difficultés personnelles y sont sensibles. Tenons compte des données électorales, mais n'ayons pas peur de précéder quelquefois l'électeur du bar-tabac ou d'ailleurs. Après tout, Mitterrand en 1981 a bien osé supprimer la peine de mort, après l'avoir annoncé dans sa campagne, contre l'avis de départ de la grande majorité des électeurs d'alors (et d'aujourd'hui ?).


La planète ou l'humain d'abord ?

Posté par : Canard_Orange | 3 avril 2010 12:52

Yann a raison d’exiger l’indépendance des associations d’écologiste qui siègent au Grenelle de l’environnement et de façon générale .
En revanche sitôt la lecture du texte de Yann ci-dessus, je ne savais pas exprimer ma pensée comme l’a si bien fait Daniel88 dans un billet précédent.
Pour moi, l’écologie est un moyen de contribuer à la vie de l’humain, mais n’est pas la priorité d’une fin en soi à laquelle l’humain devrait être asservi. La planète dans l’immédiat passera après avoir assouvi mes besoins vitaux dans mon pays. Si on entend par le mot planète, la nature qui porte notre nourriture et qui nous permet de respirer, bien sûr tout le monde adhère.
Bien sûr qu’il y a interdépendance, mais je répondrais que les politiques doivent s’occuper en priorité de déverrouiller l’accès à l’eau et l’accès à la nourriture dans le monde, après avoir pourvu nos électeurs d’une vie décente et digne.
A part le FN, je n’ai pas entendu un membre de l’ensemble des partis politiques dire qu’ils ne soutenaient pas l’écologie. Donc tout le monde est écologiste. Je suis écologiste. Pas alarmiste.
Si les médias notent comme un signal le retrait de Nicolas Hulot du Grenelle, c’était à mon avis prévisible, car la situation devient insoutenable pour le Télécologiste dont la fondation était contrôlée dans son conseil d’administration par TF1, L’Oréal, EDF et IBIS qui fournissaient en 2008, 500 000 € par an, soit 40 pour cent des recettes. L’employeur principal , TF1 paye NH plusieurs dizaines de milliers d’Euros par mois pour 3 ou 4 émissions Ushuaïa par an. (source :Journal Rouge Midi, Isabelle Barré). Le mélange des genres et les conflits d’intérêts sont flagrants. Je considère donc que NH a été utilisé par ses partenaires fondateurs, comme marque commerciale, comme label, il en tire beaucoup d’argent, il en a fait gagner beaucoup aussi à ses sponsors. Il n’est pas scientifique, et je crois que certains écologistes donnent beaucoup trop d’importance au ‘’retrait’’ de NH du Grenelle. Il faut dire aussi que la fondation NH ne retient comme succès retenu du Grenelle que le prêt à taux zéro pour la construction des maisons basse consommation.
Effectivement pour les régionales, le calcul d’ouverture de NS vers l’écologie s’est retourné contre son camp puisque cela n’a pas profité à la droite, avec ou sans NH.
Alors, si ça ne rapporte pas de voix …NS renvoie cela à plus tard ... et n’incite plus ses amis industriels à financer ce qui le fait perdre.
Voyons le comportement des associations écologistes aux régionales : beaucoup se sont embarquées dans le bateau EE, qui a pour armateur principal le parti des Verts, mais qui n’est pas encore immatriculé dans un port d’attache. En attendant, le PS est content d’héberger dans son port le surplus de voix apportées par DCB qui a attiré ces associations. DCB entre temps veut lancer une démarche ‘’coopérative politique’’, mais il n’a pas compris que si tous les soldats donnent leur avis, l’armée sans chef qu’il prône, n’ira nulle part. Notre salut écologique ne se situera que dans les associations indépendantes, et je suis maintenant convaincu qu’il faut leur laisser définir les priorités pour l’humain, en dehors des partis.
Je reviens sur l’ordre des priorités à présenter à nos électeurs. Soyons efficaces pour proposer des actions écologiques utiles directement pour le partage du mieux vivre envers les nécessiteux et les laissés pour compte.
C’est vrai aussi que si on laisse certains écologistes ‘’totalitaires’’ exagérer l’alarme planétaire pour mieux attirer les personnalités politiques dans un domaine délaissé par leurs concurrents, l’écologie véritable va en pâtir.
En face, chez les riches, il ne faut pas dire que la croissance va s’arrêter et s’inverser, ils n’écouterons même pas, car ils auront peur de ne plus gagner autant. Cela démontre que pour les présidentielles, il faudra donc composer avec la puissance de l’argent et la convaincre que nous savons mener à bien la construction d’une nouvelle société orange en réduisant l’abstention. Notre projet ne devra pas laisser des humains sur le quai. Nous devons au MoDem raisonner bien au-delà de ceux qui ont le bonheur de s’exprimer ici. Si nous créons par notre projet de nouveaux consommateurs heureux et écologiquement raisonnables, la finance ne pourra que saluer la réussite et nous soutenir. A nous ensuite de lui faire abandonner les modélisations financières automatiques qui mènent à la destruction de l’humain malgré elle et lui.(sous peine de tomber dans une dictature mondiale de l’argent)
Plutôt que le centre pour situer l’arc ou le secteur de l’hémicycle ou nous devrions attirer 2 électeurs sur trois, je définirais la position du moDem d’abord par le mot PARTAGE. (ce que la gauche défend, ainsi que le moDem et une partie de la droite aussi) Cet arc pourra se déplacer d’un côté ou de l’autre dans le temps, tout en recouvrant le centre, mais de grâce, supprimons le détricotage du travail des uns par l’élection des autres. La vie est trop courte pour perdre du temps.
A notre leader de trouver l’équilibre de composer sans compromission. Je lui fais confiance pour 2012, car il sera président.
Christian


L’indépendance des associations, c’est leur contre-pouvoir

Posté par : citizenet | 2 avril 2010 12:16

Oui, Sarkozy et sa clique pensaient peut-être que les associations réunies lors du Grenelle de l’Environnement allaient venir lui manger dans la main, avec l’espoir de voir certaines d’entre elles « virer de bord », alors qu’historiquement elles sont ancrées dans le camp opposé !

Le revirement actuel de « l’écologie ça commence à bien faire » et la remise en cause de la taxe carbone démontre que dès le début l’enjeu était politique, et la création d’Europe Ecologie, ainsi que les ambitions partisanes de DCB et bon nombre de verts, ont mis du plomb dans l’aile à un projet enthousiasmant qui effectivement, du moins au début, ressemblait enfin à une UNION NATIONALE d’intérêt public, avant que les intérêts privés des entreprises polluantes et du MEDEF n’y mettent le holà, au vu du manque à gagner qu’il impliquait pour leurs actionnaires…

Donc, plutôt que d’essayer d’aliéner les associations à un parti ou à un autre, il vaudrait mieux les fédérer au niveau national, voire européen, en leur garantissant une indépendance qui est la seule vraie façon d’exercer un contre-pouvoir, dans une ONG transversale qui organise en « permanence » la synthèse et la pérennité de toutes ces bonnes volontés qui s’activaient bien avant le « débarquement » du soldat Grenelle, sans attendre pour ce faire des opérations d’aubaine liées à une fiscalité environnementale qui n’est pas prête de voir le jour.


Ecologie et écologisme

Posté par : Daniel88 | 2 avril 2010 12:01

Je reprends 2 phrases de la déclaration de Yann WEHRLING (que j’estime beaucoup) sur le site du MoDem : […/…]
- « Mais la planète ne saurait faire les frais de ces considérations ‘électorales’ »

- « Parce que les atteintes à la planète sont, en général, des actes irréversibles, on ne peut admettre des reports à des lendemains meilleurs […/…] »

Je suis un écologiste, mais avec mes moyens. Je suis un amoureux de la nature et la respecte, mais toujours avec mes moyens et ceux que l’on me donne. Je respecte les animaux, pêcheur j’ai fait partie des premiers qui pratiquaient le « no kill », mais je respectais ceux qui pêchaient et se nourrissaient de leurs prises.

Je maintiens avec fermeté, moi qui suis un homme de la terre et du terrain, que cette ‘mode’ du tout écologique est décalée par rapport à un pan complet de notre population mais, comme l’on parle de planète, à un pan complet de la population mondiale. J’écris ‘mode’ car tout y est rattaché, les pubs, les produits de consommation courante y compris cosmétiques, les longs discours, les contradictions et surtout, surtout l’incompréhension des gens qui nous entourent. Plus cette incompréhension est grande et plus nous nous dirigeons vers ‘l’écologisme’, vers une forme d’intégrisme de sauvegarde de la planète.

Pour ceux qui ont écouté le débat COHN BENDIT / ROYALE, j’ai assisté au décalage plus que certain entre les écologistes et 2/3 de notre population ! Je parle de ces 8 millions de gens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, des attributaires du RMI et du RSA, des chômeurs et de ceux qui sont en fin de droit, de ceux titulaires d’un Contrat d’Aide à l’Emploi, des millions de smicards ou de ceux qui ont un salaire juste au dessus mais pire encore, une majorité de nos retraités sans oublier cette classe qui, il y a encore peu, s’appelait la classe moyenne mais qui disparait de ce paysage social où nous ne trouvons, qu’en grande partie que pauvres et riches ! Que proposait Dany le Rouge ? Simplement de mettre en place un prêt à taux zéro pour permettre au gens de s’acheter une nouvelle chaudière et mieux isoler leur demeure. Mais, que peut faire un locataire d’HLM, un couple de retraités propriétaires de leur maison avec un peu plus de 1000 euros par mois de revenus, une famille de cette classe moyenne qui est aujourd’hui obligée de tout compter car, elle, ne bénéficie d’aucune aide (APL, prime de rentrée scolaire ….). C’est cet ‘écologisme’ que je ne supporte plus car il ne s’adresse qu’à ceux qui en ont les moyens, cette caste de bobos bien pensants qui votent Vert, s’enorgueillissent de leur vote et de l’image qu’elle LEUR apporte et le font savoir comme ils font remarquer leur rutilant 4X4 qui ne connaîtra que le macadam. Certes, cette population qui trime pour survivre est consciente de l’enjeu écologique, mais comment peut-elle agir ? Certes, elle va trier ses déchets quand ce tri est mis en place, acheter des ampoules à basse consommation à 2 euros dans les hard discounts qui n’éclairent pas et qui « vivent » tout juste autant qu’une ampoule à incandescence (voir enquête 60 millions de consommateurs) car en acheter une, une seule, à 8 euros c’est le prix de 20 steaks hachés surgelés d’une grande enseigne ! Certes, elle va économiser l’eau, le chauffage, l’électricité mais pas par un besoin écologique mais bel et bien à cause d’un besoin économique, car il faut payer son loyer, ses charges, la nourriture, le crédit à 21 pour cent puisqu’elle n’a droit qu’au crédit révolving des grandes enseignes mais pas à celui des banques !

Yann WEHRLING a donc écrit que la planète ne saurait faire les frais de ces considérations « électorales » mais les considérations électorales utilisent les fruits de la tendance écologique et les labélisent avec des « Syndrome du Titanic » ou « Home », pour ne citer que les produits publicitaires de l’écologie les plus récents. Je fus un des premiers à signer en ligne le pacte écologique de Nicolas HULOT qui vient de retirer sa fondation du Grenelle. Mal m’en a pris. Je fus littéralement assailli de courriels qui me demandaient quoi au juste ? D’être un écologiste en puissance, de participer à la sauvegarde de ma planète ? NON, de manger bio et de faire un don à la fondation !!!!
Manger bio ! Combien n’aimeraient pas manger bio ? Mais 2 steaks hachés bio de 100 grammes chacun coutent 2,75 à 4 euros alors que - j’y fais encore référence - 10 steaks congelés de grandes surfaces coûtent, chez moi, 4,75 euros !!! Un chou fleur bio en pleine période de production coûte 6 euros, une laitue près de 3 euros ! Manger bio est devenu un luxe, pas une nécessité !
Il faut arrêter de vouloir SEULEMENT sauver la planète alors que l’on n’arrive pas au niveau mondial et encore moins en notre pays à sauver ceux qui vivent dessus et que de plus en plus ont recours au Secours Populaire ou aux Restos du Coeur !!!
Il faut que notre écologie soit à dimension humaine pas à celle, stricte et unique, d’une mode, de ceux qui peuvent, d’un « électoralisme ». L’écologie ne doit pas s’employer à culpabiliser sans cesse ceux qui ne peuvent que survivre, qui vivent au jour le jour, dans l’angoisse, dans la fin depuis 2 jours de la trêve des expulsions, dans la peur de la délocalisation ou de la fermeture de leur usine, de leur petite entreprise…

Je suis un écologiste, mais qui regarde autour de lui. Pour parvenir à sauver notre planète, quitte à me répéter, sauvons d’abord ceux qui vivent dessus. Quand on leur aura donné l’accès aux droits fondamentaux, quand ils n’auront plus peur du coup de sonnette à la porte, quand ils n’auront plus peur de la coupure d’électricité, du réfrigérateur vide, des habits et des fournitures scolaires qu’il faudra tout de même acheter car les quelques 500 euros de prime de rentrée scolaire auront d’abord servi à payer une faible partie des factures, quand ils pourront enfin vivre dignement, ils sera alors ET SEULEMENT possible de leur ouvrir les yeux sur ce qui les entoure et leur demander d’agir dans le respect de notre planète. Etre écologiste, est-ce être dénué du simple bon sens ? Etre écologiste, n’est-ce que voir dans sa propriété, sa maison, son groupe qui se réunit le vendredi soir au resto MACHIN en refusant de voir ceux qui vont au Macdo en famille ? Etre écologiste en politique, est-ce seulement signer le pacte de Nicolas HULOT, voter le Grenelle de l’environnement ou prendre en compte cette population qui aspire à l’écologie ?

L’acte politique et d’un politique ne doit-il pas être celui qui permet à l’ensemble d’une population, ou sa plus grande partie, de se retrouver derrière un projet humain donc humaniste, devant un programme qui se compose en prenant en compte ses préoccupations, ses peurs et surtout, surtout ses envies d’être reconnu, entendu, admis, d’être l’acteur de sa vie ? L’acte politique et d’un politique n’est surtout, surtout pas celui de passer à côté de celui qui ne croit plus en la politique ni au politique. Il devrait être, à mon sens, celui d’accompagnant à la démocratie dans un mouvement ample et pédagogique, de rassembleur sachant utiliser les mots de tous, en démontrant que le rêve peut être enfin réalité et le prouver. L’acte politique écologique se doit, bien sur, d’exister et de se faire entendre, mais il se doit d’être humain avant d’être social, d’être démocratique dans ses choix et propositions, d’être le centre qui sait entendre et prendre en compte les idées de la France d’en bas qui est pourtant douée du bon sens de la vie et qui aspire à plus de responsabilités respectueuses de la nature dès lors où on lui en aura donné le moyen.



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