Adhérez!
Pour adhérer au Mouvement Démocrate !
Se connecter
Google+ François Bayrou RSS Facebook Twitter FlickR Dailymotion
12 octobre 2010

Jean-Marie Vanlerenberghe : "La mobilisation populaire contre la réforme des retraites ne se dément pas"

Jean-Marie Vanlerenberghe

La mobilisation populaire contre la réforme des retraites ne se dément pas, c'est la preuve que le gouvernement n'est pas allé assez loin dans la concertation. En soutenant ce mouvement, les Français rappellent qu'ils veulent plus de justice et d'équité pour leur retraite.

Le MoDem regrette que les sénateurs de la majorité n'aient pas voulu maintenir le seuil de la retraite sans décote à 65 ans.

Il reste maintenant deux occasions de réduire les injustices de ce texte : (Lire la suite)


-la reconnaissance de la pénibilité à effet différé qui permettrait le départ anticipé des salariés les plus exposés comme dans le cas des travailleurs de l’amiante,

-la réforme totale du système par la mise en place d’une retraite par points qui supprime les inégalités entre les assurés et garantit la pérennité des retraites pour les jeunes générations.

Pour apaiser le pays, rassembler les Français et éviter le risque de radicalisation des mobilisations, le gouvernement doit donc désormais entendre ces propositions et en finir avec la vision autoritaire et partiale d'une réforme pourtant essentielle pour l’avenir de la solidarité entre les générations.

Jean-Marie Vanlerenberghe, Sénateur-Maire d’Arras (62), Membre du Shadow Cabinet du MoDem responsable du Travail, des relations sociales et des retraites


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

La réforme des retraites et les mensonges du gouvernement

Posté par : Eric_Raimond | 17 octobre 2010 12:40

LES RETRAITES ET LES MENSONGES DU GOUVERNEMENT

Beaucoup de contre-vérités sont aujourd'hui assénées concernant la réforme portée par le gouvernement et votée en force au Parlement moyennant des ajustements "à la marge" comme c'était d'ailleurs annoncé.
Les arguments d'autorité (modèle allemand, préconisations du FMI, etc.) se substituent aux faits véritables et insultent l'intelligence du citoyen qui a le droit de prendre position de manière éclairée. Le pouvoir actuel poursuit son oeuvre de désinformation et son déni des réalités. S'il fallait absolument suivre le modèle allemand, pourquoi cotiser 41 annuités et non 35 à l'instar de nos voisins, pourquoi ne pas attendre 2029 pour l'application éventuelle d'un âge de départ sans décote à 67 ans ? La situation allemande est différente ne serait-ce d'ailleurs que d'un point de vue démographique, argument souvent allégué pour justifier l'allongement de la durée de cotisation. La France a un dynamisme démographique soutenu à l'inverse de la population vieillissante de l'Allemagne. La démographie et la crise invoquées par l'UMP pour défendre la mise en oeuvre de sa réforme sont des paravents dissimulant des situations autrement plus préoccupantes.
Deux problèmes majeurs ont une influence extrêmement négative sur le financement des caisses de retraites : le chômage et les effets des mesures gouvernementales.
La France a un problème structurel de chômage, encore aggravé par la crise financière et la politique sarkozyste. Ce problème structurel a des causes multiples : traditions académiques de l'éducation au détriment du développement de compétences transversales et de véritables aptitudes à apprendre, réticences des entreprises à assurer la formation professionnelle renvoyant la balle au système éducatif, manque de civisme des entreprises, caractère clanique du grand patronat, etc... Depuis quelques années, la promotion d'un néolibéralisme recherchant la manière de tirer le plus et le plus vite parti des richesses sans tenir compte des nécessités sociales, encouragement à se servir plutôt qu'à servir l'intérêt général, tout cela a aggravé une structure de la population active relativement peu adaptée aux besoins du monde du travail. Ce chômage structurel, encore augmenté par la crise, croît encore du fait de la politique "malthusienne" à l'égard de l'emploi conduite par le gouvernement : programme de suppression des emplois publics (non remplacement d'un fonctionnaire sur deux), défiscalisation des heures supplémentaires (80 000 emplois non créés selon l'OFCE), incitation à l'immigration de travail ("immigration choisie") et... allongement de la durée de cotisation et report de l'âge de départ en retraite. La mystique libérale considérant que cette dernière mesure favoriserait "magiquement" l'emploi des jeunes ne résiste pas à l'analyse. Le chômage, la précarité de l'emploi et la pauvreté sont devenus trop importants dans notre pays pour que l'on se risque à de telles formules plus incantatoires que réellement efficaces. Le chômage galopant entraîne donc la baisse des recettes des caisses de retraites. On peut donc légitimement penser qu'une autre politique de l'emploi améliorerait la question du financement de la retraite par répartition.
L'autre axe néfaste à l'égard du financement des retraites dû à la politique gouvernementale réside en outre dans la politique d'exonération des charges patronales. Un récent rapport de la Cour des comptes montre que le total de toutes ces exonérations équivaut à la moitié du budget de l'Etat, qu'un grand nombre de ces exonérations sont inefficaces sur le plan économique. Tout cela a indubitablement un impact important sur tous les comptes sociaux (caisses de retraites tout comme l'Unedic). Suivre les recommandations de la Cour des comptes, dont François Bayrou, dans son projet présidentiel, avait d'ailleurs proposé de renforcer les pouvoirs, constituerait une autre piste de solution au problème de financement des retraites.

La question du report du départ de l'âge n'est qu'une question de symbole autour duquel l'opinion publique et la contestation s'est cristallisée. En réalité, au terme de quarante et une annuités, un jeune entrant sur le marché du travail à 25 ou 26 ans ne pourra jamais bénéficier d'une retraite à taux plein à 60 ans ni même à 62 ans. Faut-il en raison de l'allongement de l'espérance de vie repousser cet âge ? Les enquêtes montrent que l'espérance de vie n'est pas la même selon les professions. Mais, du point de vue de notre principe républicain d'égalité, faut-il appliquer ce critère d'âge différemment selon les statistiques sur l'espérance de vie de telle ou telle profession ou de telle ou telle entreprise (les pratiques managériales récemment dénoncées de France Telecom devraient-elles conduire à mettre les cadres de cette entreprise prématurément en retraite ?) ? Cela pose toute la question, délicate, de la pénibilité au travail que le gouvernement a camouflé derrière la prise en compte de l'invalidité partielle. Ces questions seules devraient montrer que la réflexion n'a pas été conduite à grande échelle et qu'un débat approfondi devrait être conduit.

Enfin, quand l'âge effectif moyen de départ à la retraite est de 59 ans (comme en Allemagne d'ailleurs), bien plus jeune pour les catégories socio-professionnelles les plus modestes, ne nous apprêtons-nous pas à simplement grossir les bataillons déjà pléthoriques de chômeurs séniors ? Aurons-nous droit dans quelques mois à une réforme de l'Unedic aussi peu concertée que celle sur les retraites ?


LA VRAIE INJUSTICE DE LA REFORME

Posté par : gilco | 14 octobre 2010 09:07

Réponse à PIERRE, Bonjour, vous me donnez l'occasion de vous rappeler que la première INJUSTICE de cette réforme des retraites, c'est de placer le curseur sur l'age et non sur les annuités de cotisations LES ANNEES de COTISATIONS SONT LE SEUL CALCUL JUSTE POUR OUVRIR DROIT A LA RETRAITE (je suis bien placé pour le dire j'ai obtenu ma retraite à 60 ans après 44 annuités : j'ai commencé à travailler à 16 ans ???) MAIS la plus grande des INJUSTICES, c'est sa PARTIALITE qui différencie les conditions dans lesquelles le CALCUL de la RETRAITE se fait pour ceux qui bénéficient de REGIMES SPECIAUX et, ceux qui relèvent du REGIME GENERAL : on le voit bien les conditions de calcul sont différentes et absolument SCANDALEUSES. On le voit d'ailleur bien dans la présentation des retraites moyennes ? Cette présentation montre très bien quels sont les PRIVILEGIES Ce sont ceux là qui, sur la demande du CONSENSUS, que je dénonce depuis des mois, et qui organise ces GREVES à REPETITION. Sans jamais demander de lutter contre cette INJUSTICE en réclamant une remise à plat de tous les régimes spéciaux (foctionnaires, parlementaires, presse, etc...etc...) et de les aligner sur le régime général.... Celà est la JUSTICE SOCIALE Personne ne réclame une retraite minimum....Pourquoi ,? Quand à la pénibilité, ce n'est pas l'incapacité, qui peut me donner la liste des emplois pénibles ??? Mon point de vue ne change pas et ne changera pas tant que la remise à plat ne sera pas à l'ordre du jour......


Comment travailler plus et efficacement ?

Posté par : audomarois | 14 octobre 2010 08:16

Sur ce dossier, je suis plutôt favorable à un allongement du temps de travail, tout au long de la vie : Notamment en commençant à travailler plus tôt ! Mais aussi en mettant au débat les 5 longues semaines de Congés Payés, les 10 jours fériés, et naturellement et surtout les 35 heures ! Et oui , sur une carrière d' une quarantaine d' années , il suffit d' augmenter le temps de travail d' un équivalent 1 mois / année pour récupérer l' équivalent de 3 années de cotisations en plus sur une carrière ... Une statistique doit être ici rappelée: Même avec l' allongement de l' espérance de vie , une personne sur 5 décède avant 60 ans ( et oui, il y a des gens qui meurent à 95 ans , et d' autres qui ont un cancer à 57 ans ...!!! ,,,Et parfois même à 35 ans ,,,En laissant un mari inconsolable et des jeunes enfants ,,, ) Et avant de mourir , dans bien des cas on accumule des arrêts maladie ( parfaitement justifiés , au cas particulier ...) ... Et justement, c’est parce que je suis favorable à ce que tout le monde participe efficacement à l’allongement du temps de travail que je souhaite que l’ on mette au débat : Les 5 longues semaines de Congés Payés , les 10 jours fériés , et naturellement et surtout les 35 heures ! Soyons logiques, je vais faire devant vous le calcul qui démontre que c’est moi qui a raison : Voilà, si on fait travailler les gens plus longtemps, mais seulement plus longtemps à la fin de la carrière, après 60 ans, ça paraît bien : Mais, première observation logique, pour travailler après 60 ans, la première condition est d’être encore en vie après 60 ans… Ainsi, 1 salarié sur 5 au simple prétexte qu’il est décédé avant 60 ans …Va être dispensé de l’ allongement de l’ âge de départ à la retraite !!! Mais, en appliquant mon idée simple d’augmenter le temps de travail de 10 pour cent chaque année , mais sur toute la vie professionnelle :On fait vraiment participer tout le monde : Je reprends les cas que j’ai évoqués : Le salarié qui décède à l’ âge de 95 ans , s’ il a travaillé 10 pour cent en plus chaque année tout au long de sa vie : Il a participé pleinement au rétablissement des finances publiques … Et le salarié qui a un cancer à 57 ans, et qui décède à 58 ans , et bien lui aussi en travaillant 10 pour cent en plus chaque année tout au long de sa vie : Il a participé pleinement au rétablissement des finances publiques … Et celle qui est décédée à 35 ans…(En laissant un mari inconsolable et des jeunes enfants…) Et bien avant de mourir et elle aussi en travaillant 10 pour cent ; en plus chaque année tout au long de sa vie : elle a participé pleinement au rétablissement des finances publiques … Par contre si on se contente d’augmenter le temps de travail, en repoussant l’âge du départ en retraite, seuls les gens qui vivent encore après 60 ans sont concernés par l’allongement du temps de travail …Alors que ma proposition qui consiste à augmenter le temps de travail sur toute la longueur d’ une carrière permet de faire participer vraiment tous les salariés à l’ effort nécessaire de rétablissement des comptes publics…


n'oublions pas les jeunes

Posté par : regisr | 14 octobre 2010 07:59

Erci Zemmour a son "zumour" habituel déloque ce matin en disant: les jeunes devaraient manifester pour une euagmentation de l'age de la retraite car ce sont heureux qui devront tarvailler ! quel NUL! et DANGER public! dans 40 ans le baby boom dera éteint et la caisses de retaites se rempliront à nouveau ALORS QUE: garder une personne de 66 ans jsuqu'à 67, a ISO masse salariale (les entreprises font leur plan sociaux avec des obejectifs limités de la masse salariale pour assurer le résultat financier aux conseil d'administration et les profits EXIGES par les ACTIONNAIRES qui dirigent notre ECOOMIE..) ce sont 2 embauches de JEUNES en moins COUT SALARIAL d'UN employé de 66 an~= DEUX embauches de jeunes .. on n'a pas besoin de dire aux jeunes de descendre dasn la Rue, ILS SONT aujourd'hui déjà A LA RUE! régis<78


pseudo-réforme des retraites

Posté par : yg92 | 14 octobre 2010 00:04

Oui il doit rester des moyens d'amender le projet de loi si les sénateurs se concentrent sur l'essentiel et le pratique, contournant ainsi les symboles qui seuls comptent pour l'opération de notre grand timonier du moment.

Cette réforme « emblématique » mais qui ne résout rien (sauf la régularisation de la ponction, immédiate sur le Fond de Réserve des Retraites) ne me coûtera rien, ni à mes enfants d'ailleurs, ni à la plupart de mes fréquentations; en effet nous avons tous fait des études supérieurs et aucun n'avait fin ces études avant 22 ans. Curieux quand-même, cherchez l'erreur !! Une piste pour trouver : A 62 ans, ceux qui ont fait le minimum d'études et qui ont commencé à produire à 16 ans (ils étaient encore relativement nombreux il y a 40 ans) n'auront guère bénéficié du budget de l'éducation nationale et auront trimés pendant 46 ans, (pour une retraite généralement inférieur à la moyenne, et une espérance de vie probablement inférieure elle aussi à la moyenne). Avez-vous trouvé l'erreur ??
Cherchez donc dans ce qui avait été difficilement décanté lors de la réforme de 2003, et approfondissez cette voie.

Oui à un amendement qui autoriserait à partir avec 1 trimestre d 'avance autant de fois qu'on aura 3 trimestre de marge à l'âge dit légal. Ceci permet de conserver le ratio de 40 années de carrière pour 20 ans de retraite. Il n'y a là, qu'application du principe d'égalité.
Les critères de pénibilité entraînant baisse d'espérance de vie doivent eux, permettre de prendre en compte un rapport moins favorable que le 40ans/20ans, puisque les 20 ans moyens n'y seront pas. Il s'agit d'un autre problème, à régler différemment par un autre amendement cumulatif avec le premier.

Les problèmes de salaire différé sous forme d'avancée de l'âge de retraite devront aussi être traités différemment, aux frais des consommateurs des services longtemps sous-évalués puisque les provisions n'ont pas été effectuées par l'employeur (ces consommateurs pouvant être nous tous en cas de services publics, ce qui justifie une autre assiette de taxation que les masses salariales).


Quand on voudra une vrai réforme, il faudra prendre le temps, et ne pas se réfugier derrière la seule mention du décompte en point. Celui-ci ne règle que l'ajustement de la composante purement contributive (celle qui reproduit et pérennise l'échelle parfois aberrante des rémunérations d'activité), et autorise une certaine plage (aux imprécisions des évaluations actuarielles viagères près des décotes et surcotes) d'ajustement individuel des arbitrages entre durée d'activité et niveau de retraite (probablement guère plus de plus ou moins 5 ans sur l'âge légal).
Il faudra probablement envisager une retraite universelle (tous statuts d'activité confondus) stratifiée (résultant du cumul pour chacun de chacune des strates), chaque strate ayant son objet et une logique de financement cohérente avec cet objet :
un minimum de dignité non contributif financé sur la richesse nationale (CSG ou TVA), plus
un complément lié à l'effort fourni pour la collectivité (taux et durée d'activité éventuellement non marchande...), mais indépendant de la valeur de la rémunération reçue donc de la cotisation versée.
un complément contributif qui relève là naturellement du décompte par point similaire à celui de l'Arrco actuelle, et trouve son assiette sur les rémunérations perçues des activité marchandes (masse salariale notamment au taux cumulé employeur et salarié) éventuellement un supplément de cotisation individuellement libre, éventuellement par capitalisation et mobilisable de façon non uniforme (par exemple pour anticiper les retraites collectives en en retardant d'autant l'ouverture.

Il faudra plus de 6 mois pour trouver un système pérenne fournissant au moins un RSA à l'inactif complet, une retraite voisine du SMIC à celui qui aura eu une carrière pleine au SMIC ... Ce n'est clairement pas pour cette fois-ci, ni probablement pour 2012.

Une raison de plus pour s'opposer fermement au siphonage avant l'heure du Fond de Reserve des Retraites. Les jeunes, ceux qui seront actifs de 2020 à 2050 (pointe de démographie prévisibles de plus de 65 ans) ne le pardonneront pas aux élus actuels (ni à leurs électeurs), dès qu'ils l'auront compris.



2012, état d'urgence

Sur Facebook

Le projet humaniste
contacts locaux
contacts locaux

Les sites récents

lesdemocrates.fr
e-Boutique du Mouvement Démocrate
Jeunes Démocrates