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2 octobre 2010

Jean-Marie Vanlerenberghe : "Le Sénat devra être le lieu pour concilier écoute de la rue et nécessité de réforme"

Jean-Marie Vanlerenberghe

Alors que l'on prédisait un essoufflement du mouvement social, les manifestations d'aujourd'hui ont démontré qu'à défaut de progresser le sentiment d'injustice s'était installé durablement chez nos concitoyens.

Alors que l'examen du projet de loi sur les retraites commence la semaine prochaine au Sénat, les sénateurs ont l'ardente obligation de comprendre le message renouvelé par les Français ce samedi : cette réforme est injuste et doit être revue.

Mais dans le même temps nous devons nous méfier des fausses promesses et des illusions, et donc dire la vérité aux français : Si cette réforme est indispensable elle doit être conduite avec justice notamment pour les plus faibles. Le Sénat devra revenir en particulier sur le choix du gouvernement de repousser de l'âge de départ sans pénalité de 65 à 67 ans, faisant peser l'équilibre supposé de la réforme sur les plus fragiles, les femmes et les personnes ayant des carrières accidentées.


Au Sénat, les sénateurs du MoDem présenteront plusieurs amendements pour maintenir l’âge de départ sans décote à 65 ans et pour une une meilleure prise en compte de la pénibilité. Il revient donc maintenant au Sénat d’obtenir ces changements nécessaires.

Jean-Marie Vanlerenberghe, Sénateur-Maire d’Arras (62), Membre du Shadow Cabinet du MoDem responsable du Travail, des relations sociales et des retraites


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

@ museline : il n’est pas question de supprimer la réforme

Posté par : citizenet | 7 octobre 2010 09:02

La majorité des français admettent à priori que la réforme des retraites est indispensable, c’est bien sûr les modalités de cette réforme qui sont injustes, notamment le seuil de droits sans décote qui passe de 65 à 67 ans.

Et si cette « autre » majorité de manifestants à dominante de fonctionnaires descendent aujourd’hui dans la rue (car ce sont les principaux groupes syndiqués) s’opposeraient tout autant à la remise en cause également indispensable des régimes spéciaux dont ils bénéficient directement au détriment du secteur privé, cette division corporatiste ne reflète que très peu la démocratie et arrange toujours le pouvoir qui divise pour mieux régner.

Ainsi, à condition effectivement de poser la bonne question, ou mieux plusieurs questions qualitatives, à l’instar d’une étude de marché qui ne serait pas cette fois limitée à un « échantillon » de 1000 personnes consultées, mais où toute personne souhaitant se « manifester » signerait initialement via le net une pétition avant de répondre en détail à un questionnaire valant « projet de loi », en déclarant ouvertement son nom et ses coordonnées, ce référendum d’initiative populaire donnerait une bien plus grande légitimité à nos revendications.


Un référendum ?

Posté par : museline | 5 octobre 2010 14:36

Tout dépend du contenu ou si vous préférez de la formulation.. Aurions pu supprimer la peine de mort si la question avait été pour ou contre? j'en doute..


Pourquoi pas un référendum d’initiative populaire ?

Posté par : citizenet | 5 octobre 2010 11:10

La radicalisation des syndicats, dont certaines ramifications, notamment dans les transports, envisagent à présent une grève reconductible de plusieurs jours pour faire plier le gouvernement, serait la pire des solutions en pleine crise économique, car les salariés du secteur privé déjà sur le qui-vive au niveau de leur propre emploi vont réfléchir à deux fois avant de risquer leur job, alors que bon nombre d’entre eux sont très éloignés de l’âge de la retraite, et surtout ne bénéficient pas, bien au contraire, du « garde-fou » de la fonction publique.

Alors, pourquoi ne pas utiliser la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, dite d’initiative populaire, pour commencer à faire de la politique de façon un peu moins ringarde que de compter les moutons dans la rue et sans diviser les troupes ?

Ainsi, il est prévu qu’un référendum sur tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la Nation et aux services publics qui y concourent peut être organisé sur l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d’une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l’abrogation d’une disposition législative promulguée depuis moins d’un an.

Ce serait sans doute un bon moyen, s’il n’est pas trop tard, de donner à tous les citoyens le moyen de s’exprimer sur le sujet, sur l’initiative de « seulement » 184 parlementaires sur 920, soutenus par environ 4,4 millions de Français signant une pétition, dont le nombre objectivement établi deviendrait de ce fait parfaitement opposable à un gouvernement autiste qui ne pourrait cette fois qu’appliquer un texte qu’il a lui-même promulgué.


retraites

Posté par : cachou | 4 octobre 2010 16:13

Il y a bien sûr le problème du chomage endémique pour longtemps, mais il y a aussi les problèmes de cotisations... Le régime des prestations sociales agricoles est déficitaire de manière récurrente de plus de 13 milliards d'euros par an ! Personne n'en parle; les cotisations retraite des agriculteurs sont trés faibles et leur retraite est en conséquence...
De même les mères de famille qui n'ont jamais cotisé ni pour leur retraite ni pour leur sécurité sociale restent une lourde charge pour les salariés et notament pour les célibataires.Le débat actuel est bizare il a tendance à plaider pour ceux qui n'ont jamais cotisé ou trés peu; cela n'encourage pas à travailler et cotiser en outre cela dénature complètement un système par répartition qui devrait reposer exclusivement sur des cotisations équitables de chacun des ayant droit futurs. Le modem n'est pas clair sur tout cela.


60 ou 62 ans

Posté par : mamiep | 4 octobre 2010 07:29

Il me semble que la réforme des retraites est étroitement lié "au Travail " .Ce que "la rue " exprime surtout c'est le fait que les chômeurs quincagénaires sont nombreux .Comment peut-on décréter que la retraite doit impérativement passer de 60 à 62 ans ,si les citoyens n'ont pas de travail ?Il y a tout de même une aberration . Les "chômeurs" devront attendre l'âge de 62 ans pour bénéficier d'une pension de retraite .Je crois que durant cette période ils ne côtisent pas à la caisse de retraite .Est-ce bien "rentable". Une fois de plus nous constatons que le chômage est la "gangrène" de l' équillibre financier de notre pays.(SS ,pensions,impôt sur le revenu ...que des "manque à gagner ) Le "Mouvement Démocrate" ne devrait-il pas être avant tout le parti qui propose des solutions pour faire baisser le chômage ?créer des emplois ?



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