1 février 2011
Rodolphe Thomas, responsable du Logement au sein du Shadow cabinet, réagissait mardi 1er février au 16e rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre.
"Face à ce constat, toute la classe politique doit se mobiliser dès aujourd'hui", a-t-il appelé.
La Fondation Abbé Pierre a publié aujourd'hui son 16e rapport annuel, et le constat est alarmant :
les conditions de logement des Français se dégradent jour après jour.
Avec 3,6 Millions de Français mal-logés ou sans logement, la France affiche un tableau
indécent pour un pays aussi développé et visiblement le logement n'est pas une priorité de ce
gouvernement.
Cette situation ne peut être, comme tente de le justifier maladroitement le gouvernement, la
simple conséquence de la crise économique. C'est plutôt le résultat de politiques menées depuis
plus de 5 ans qui ont écarté les plus fragiles et les classes moyennes de l'accès au logement :
- La réduction constante des crédits de l'État en faveur de la production de logements
sociaux depuis 2007 (- 20 pour cent) , alors même que des collectivités locales et des élus
portaient des projets ambitieux dont le concours de l'État était attendu pour finaliser ces
opérations.
- La doctrine du "tous propriétaires en France" prônée par Nicolas Sarkozy a conduit à la
flambée des prix de l'immobilier dans les grandes villes et a donc exclu de plus en plus les
classes moyennes de l'accession à la propriété.
Cette vision étriquée du logement a surtout occulté le problème des plus mal logés dont
l'accès à un habitat stable reste une priorité avant celle de devenir propriétaires. L'échec des
maisons à 100 000 € de Jean-Louis Borloo l'a démontré. Le besoin est de produire du logement
social dans les villes de manière équilibrée et sur tous les territoires.
Face à ce terrible constat de la Fondation Abbé Pierre, toute la classe politique se doit de
réagir , le gouvernement en soutenant les nombreux projets de production de logements portés par
les élus locaux qui n'attendent plus que l'abondement de l'État, les Régions en mettant en place
des plans régionaux pour l'habitat afin de garantir une production durable de logements et la
mixité sociale.
Sur ce sujet, les Français n'attendent pas de dogme, ou de combats bloc contre bloc, ils
veulent simplement un toit digne et durable.
Rodolphe Thomas
Maire d'Hérouville Saint-Clair
Conseiller Général du Calvados
Responsable du Logement et de la Politique de la Ville au sein du Shadow cabinet
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pour contruire "social"
Posté par : gilco | 7 février 2011 09:12D'autres le font, pourquoi pas nous ? Dans ce pays, il manque de maisons de retraites médicalisées pour les personnes âgées et de logements sociaux. Le RMI, aujourd'hui RSA, comprenait une clause d'insertion qui n'a jamais été respectée. De même les chômeurs de longue durée resteront malheureusement sans travail. J'ai suggéré que les communes offrent le terrain et que les RMI et chômeurs de longue durée, soient employés en insertion à la construction de ces bâtiments. Le bâtiment manque de main d'œuvre et doit faire appel à la main d'œuvre étrangère ? Cette formation en insertion profiterait à éviter cet appel à cette main d'œuvre étrangère. Cela ne couterait pas cher et serait immédiatement rentabilisé par les accueils de résidents ? Il faut le vouloir, soyons nous MODEM initiateurs en la matière ! Il y a d'ailleurs d'autres actions à caractère social susceptibles d'être initiés par le MODEM, j'ai donné des idées au cabinet Shadow à la personne chargé de la réinsertion en banlieue. Sans réponse. Des idées simples et qui peuvent rapporter gros.
logements
Posté par : espoir37 | 4 février 2011 09:50Ce constat existe depuis plusieurs décennies.Nous devons être créatifs en la matière.Deux idées de propositions :
1/ Doubler ou tripler les impots fonciers pour tous logements vides depuis 2 ans.(particuliers et entrprises)
2/Attribuer aux logements locatifs des étoiles comme dans l'hotellerie.Indiquer des fourchettes de loyers pour chaque étoile et interdiction de louer avec zero étoile ( sanction sévère)
logements trop cher
Posté par : l_atomicien | 2 février 2011 22:25Devant l'absence de solution à la crise du logement, et pour diviser les prix à l'achat et à la location par 2, voir 3, ne faudrait il pas supprimer le permis de construire (apparu sous le régime de Vichy) et autoriser la construction quasiment partout par simple déclaration, à condition de respecter des règles écologiques, maximiser l'autonomie énergétique et une bonne construction (fosses septiques étanches, chauffage solaire, isolation).
Si les prix baissent, les riches pourront sécuriser leur argent en achetant 2 à 3 fois plus de logements (ils resteront toujours riches), sécuriseront leurs loyers car ils auront plusieurs locataires... et les classes pauvres et moyennes pourront enfin accéder à des loyers divisés par 2 ou 3 : tous possesseurs de terrain doit pouvoir construire ce qu'il veut tant qu'il ne gène pas autrui. Les pays qui n'ont pas de permis de construire ne connaissent pas de crise immobilière !
à bientôt
fabrice pelestor
100% d'accord
Posté par : sterne | 2 février 2011 21:05Bravo ; il faut augmenter les logements sociaux et en tout premier obliger les villes à respecter la loi sur le nombre de logements sociaux comme Neuilly-sur-Seine ou même Versailles. pourtant dans cette dernière des efforts ont été fait mais c'est insuffisant...