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29 août 2008
Réaction de Marielle de Sarnez à l'absence de sanctions contre la Russie, annoncée par l'Elysée
"En annonçant aujourd'hui que le sommet extraordinaire de l'Union européenne (qui doit se tenir lundi 1er septembre à Bruxelles) n'adoptera pas de sanctions contre la Russie, l'Elysée met l'Europe en position de faiblesse et envoie à la Russie un signal d'impunité. Présumer des conclusions du Sommet extraordinaire avant même qu'il ne se soit réuni n'est évidemment pas la bonne méthode. Ce qu'il faut au contraire, c'est que, lundi, le débat ait lieu. Et qu'une position unanime, forte, courageuse soit prise. Ce qu'il faut, c'est que l'Europe parle enfin d'une seule voix pour dire à la Russie que son attitude est inacceptable. Si l'Europe annonce à l'avance qu'il n'y aura aucune sanction, elle annule tout effet de son action et manque ainsi à son devoir. " Marielle de Sarnez, Vice-présidente du Mouvement Démocrate et Députée européenne Dans les médiasJean-Luc Bennahmias : "On a besoin d'une force politique centrale" qui "bouge les lignes politiques de ce pays"Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mo [ ... ]François Bayrou : Il faudra "être capable d'allier les forces opposées" pour "faire les économies et les efforts nécessaires"François Bayrou était l'invité de "Soir 3", animé par Carole [ ... ]"Heureusement qu'il y a le handball !", Par Jean-Luc BennahmiasJean-Luc Bennahmias, député européen du Mouvement Démocrate, [ ... ] |
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Sanctions contre la Russie ou contre les USA ?
Posté par : OctaveLostie | 2 septembre 2008 09:20Je suggère simplement la lecture ou l'écoute des chroniques de Bernard Guetta, ancien correspondant du Monde à Moscou et dont on sait les sympathies pour le MODEM, et notamment celle publiée dès le 14 août dans Libé, à prpos de la Géorgie . Russie-Georgie: la vraie raison de cette guerre Mikhaïl Saakachvili nest pas le seul coupable. Ses responsabilités sont immenses. Il sest lancé à la reconquête de lOssétie sécessionniste sans penser le coup daprès, sur un coup de dés,sans être certain que lOccident lappuierait face à linéluctable réaction russe. Il a créé une crise internationale de première ampleur et mené son peuple à une défaite assurée, mais la profondeur même de cette aberration dit quelle ne peut pas relever de sa seule erreur. Ces trois jours de guerre, ces destructions, ces morts inutiles sont aussi le fruit de lincohérence de lEurope et des Etats-Unis face à la Russie, de leur constante volonté de la contrer sans en avoir les moyens ni, surtout, de vraies raisons de le faire. Dans ce conflit, le problème de fond est que, depuis quelle a rebâti un Etat, repris le contrôle de ses matières premières et rompu avec lalignement diplomatique dEltsine sur les Etats-Unis, la Russie inquiète Washington et lEurope centrale. LAmérique craint que son ancien adversaire de la guerre froide ne redevienne un rival, fort de son immensité, de son pétrole, de son réarmement et, donc, de sa capacité à peser sur les affaires du monde. Malgré leur entrée dans lUnion européenne, les Etats baltes et les anciens satellites soviétiques vivent, eux, dans langoisse dun retour de limpérialisme russe et, surtout, dune alliance entre la «vieille Europe» et le Kremlin dont ils se voient déjà victimes, sacrifiés sur lautel énergétique par Paris, Rome et Berlin. Nourries par la brutalité avec laquelle Poutine a brisé la rébellion tchétchène et imposé une régression autoritaire à son pays, ces peurs ont conduit lAlliance atlantique à vouloir sétendre jusquaux frontières russes en intégrant lUkraine et la Géorgie. LAllemagne et la France ont freiné le mouvement au printemps, au sommet de lOtan, mais ce projet reste sur la table et cest dans ce contexte que Mikhaïl Saakachvili a cru pouvoir forcer le destin. Il voyait déjà les Occidentaux voler à son secours, en brandissant la menace dune intervention militaire ou de représailles économiques, mais ils lont laissé seul face aux Russes. Les Américains nont pas bougé. La France sest posée en médiateur, au nom de lUnion dont elle assure la présidence, et lon peut maintenant tirer deux conclusions opposées de cette crise. La première consisterait à voir dans la foudroyante efficacité avec laquelle la Russie a mis la Géorgie à genoux la preuve quil faut bel et bien encercler le plus grand pays du monde en élargissant lOtan au plus vite. Cest le sentiment dominant en Europe centrale. Il sexprime également aux Etats-Unis malgré la prudence observée par Bush mais peut-on sétonner, et sindigner, que lours sorte ses griffes lorsquon lui mord les mollets ? La Russie savait que si elle se retirait dOssétie du Sud sans réagir, elle ouvrirait immédiatement les portes de lOtan à ses voisins ukrainien et géorgien, ce dont elle ne veut pas plus que les Etats-Unis ne voudraient dune adhésion du Mexique et du Canada à un pacte militaire dominé par Moscou. La riposte russe a été dautant plus immédiate que la Tchétchénie et les républiques russes du Caucase du Nord auraient vite posé des problèmes au Kremlin sil navait pas montré sa force. Cest lembrasement dune région charnière qui menaçait non seulement la Russie, mais aussi lEurope et le monde. Ensuite, si cette crise a prouvé une chose, cest que la politique russe de lAlliance atlantique nest ni tenable ni justifiée. Elle nest pas tenable car les Occidentaux - on vient de le voir - ont trop besoin de la Russie pour se laliéner, beaucoup moins en raison de son pétrole que des défis géopolitiques posés par le monde arabo-musulman et, bientôt, la Chine. En ce début de siècle, lOccident a besoin du soutien russe, dun front commun sur la scène internationale qui ne sera pas facile à articuler mais auquel la Russie aspire car ses élites se sentent européennes et quelle est au contact direct des troubles de lIslam et de laffirmation chinoise. Cest cette entente quil faut aujourdhui bâtir, en commençant par réunir les quatre conditions dun règlement de la crise actuelle : louverture dune perspective dadhésion de lUkraine et de la Géorgie à lUnion européenne ; labandon de lélargissement de lOtan ; le retrait des troupes russes de tout le territoire géorgien et loctroi à lAbkhazie et lOssétie du Sud dune pleine souveraineté dans le cadre dune Géorgie fédérale. Le reste nest que course à labîme.
NS a fait un faux pas
Posté par : regisr | 2 septembre 2008 08:11nos compères NS BK se sont trompés et il est maintenat trop tard pour corriger: la Russie en a profiter et tient la barre Encore une fois mister "tout fou" atirer et réfléchi après. il était sur que demender de revenir à la situation du début des hostilités était une perche en or pour Moscou. De plus la géorgie a fait une "connerie" de premier ordre , tirer sur les force Russes avant de demander à l'europe l'ONU d'intervenir pour exiger ce qu'on exige maintenant. je pense qu'il est difficile de changer les choses maintenant d'autant plus que les Russes ne font que demander l'indépendance (bien sur sous leur coupe..) mais le peuple d'Ossetie avait l'air plutot content.. la géorgie a voulu jouer l'affroyement en comptant sur l'ouest veut être dans l'Otan mettre une barrière avec Moscou c'est très compliqué maintenant Mr Srakozy mea culpa ?
Deux poids deux mesures
Posté par : Broceliande55 | 1 septembre 2008 16:08Marielle de Sarnez déclare que l'attitude de la Russie est "inacceptable", mais était-il acceptable que les pays occidentaux, sous la houlette des Etats-Unis, reconnaissent unilatéralement l'indépendance du Kosovo, en se passant de l'aval des Nations Unies ? La Russie n'a t-elle pas été alors humiliée ? Son nationalisme pan-slave n'a t-il pas été heurté et n'en récoltons-nous pas les fruits aujourd'hui ? D'autre part, nos media se complaisent actuellement à stigmatiser l'arrogance Russe, mais lorsque c'est l'armée régulière géorgienne qui bombarde de nuit l'Ossétie du Sud, ils sont étonnamment muets. N'oublions pas qu'au début des années 1990, un certain Zviad Gamsakhourdia avait fait torturer et tuer des centaines d'Ossètes. Les choses ne sont donc pas aussi simples qu'il le paraît ; en tout cas, on constate qu'il y a - comme souvent - deux poids deux mesures dans le traitement de l'information.
Ne pas faire à autrui ce qu'on ne veut pas qu'il nous fasse.
Posté par : Arnold_V | 1 septembre 2008 14:58« Attitude inacceptable de la Russie ? » Cest oublier bien vite qui a tiré le premier sur les Russes alors quils étaient sous mandat de lONU. La réplique russe comme je lai posté dernièrement est logique (voir François Bayrou : "Nous sommes revenus au temps des coups de force"). Il faut aussi prendre en compte le fait que cette guerre nest quun prétexte pour enflammer le globe dans un contexte deffondrement financier général. Il ne faut pas tomber dans le même piège que celui des années 30 et pondérer. La géopolitique nest jamais facile, il ne faut pas sous-estimer la puissance financière. Article parue dans Argumenty i Fakty, le plus grand journal dinformations russe : « Ancien directeur du Département de la coopération militaire internationale du ministère russe de la Défense, et actuel président de lAcadémie russe des problèmes géopolitiques, le général à la retraite Leonid Ivachov croit que la situation issue du conflit entre la Géorgie et lOssétie du Sud, pourrait mener au genre de confrontation, lors de la crise caribéenne de 1962, entre la Russie et les Etats-Unis. » Je pense que les russes sont lucides sur ce genre de tentatives. Dimitri Rozgonine, ambassadeur russe auprès de lOTAN a prévenu : « quand une personne prend le rôle dun provocateur ou décide dentrer dans lhistoire de la façon choisie par M. Saakashvili, il peut amener des systèmes globaux à saffronter ; ainsi, à Sarajevo, Gavrilo Princip a amené les grandes puissances à saffronter dans la Première Guerre mondiale et Saakashvili a cherché sa couronne de lauriers en essayant den faire autant. Espérons que cela narrivera pas. » La coopération de la Russie avec lOTAN est maintenant gelé mais les russes continueront à apporter leur aide aux missions de lOTAN sur le front Afghan, preuve de leur bonne volonté à maintenir le dialogue. La provocation des missiles de Pologne remet de lhuile sur le feu. Condoleezza Rice (néo conservatrice) a signé avec la Pologne le 20 aout en pleine crise géorgienne ! Etait-ce réellement le moment ?
Sagesse
Posté par : casp | 1 septembre 2008 14:05Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il ne faille pas décredibilisé la parole européenne en laissant croire qu'avant même discution il y ai deja des limites. Mais peux ton sérieusement faire des reproche à la russie et continuer de nous taire sur la facon d'agir US des et de nous autres européen dans certains cas (pays d'afrique etc...) Des civils meurent tous les jours en afghanistans.. c'est vrai que c'est contre le terrorisme.. Des civils meurent en afrique; mais c'est vrai que c'est pour protéger les exploitation de matière première...Au moins en ossétie du sud les combats sont pour le moment arrêter et que je sache les russe ne tuent pas de georgien tous les jours. Ne devrait on pas être bien plus clair et souligné la mauvaise foie US dans l'affaire du bouclier antimissille?? Ne devrais ton pas chaque jour réaffirmer Que le Kosovo et L'irak sont la honte de ce début de siècle, et qu'en se moquant du rôle de L'ONU l'occident a rouvert la possibilitée d'une guerre mondial. Soyons Européen et clair ! Il faut réformer L'ONU; il ne faut plus accepter le comportement des USA; le comportement des USA ne peux pas pour autant excuser le comportement Russe.