29 septembre 2009

Grand Paris : Intervention de Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez, Conseillère de Paris, est intervenue le mardi 29 septembre, dans le cadre du débat sur le projet du Grand Paris.

"Monsieur le Maire, chers collègues,

Ce projet de loi est préoccupant sur la forme comme sur le fond.

Il ne répond pas aux attentes des parisiens et à celles des franciliens. Attentes d'une augmentation de l'offre de logements grâce à la mutualisation ; attentes d'une amélioration qualitative des transports existants ; attentes d'une plus grande solidarité entre les territoires et d'une remise à plat des inégalités sociales et fiscales ; attentes d'une meilleure qualité de vie environnementale, d'un urbanisme plus durable, plus humain ; attentes enfin d'une simplification administrative et institutionnelle, pour qu'enfin nos concitoyens s'y retrouvent et sachent qui fait quoi : rien de tout cela n'est pris en compte. Bien au contraire.

L’Etat décide, tout seul, d’un projet de métro qui ne répond ni à l’esprit de sobriété ni à l’esprit de proximité que nos concitoyens sont en droit d’attendre des pouvoirs publics.

L’Etat crée une structure de plus, la Société du Grand Paris, où ses représentants seront majoritaires, et qui héritera des recettes qui auraient dû financer les projets actuels de transports.

L’Etat emprunte. Plus de 20 milliards d’euros. Un emprunt de plus au moment où les finances publiques sont exsangues. Et qui paiera ? Le contribuable qui verra augmenter le prix du transport, alors que l’ont devrait, au contraire, aller vers des transports propres à tarifs incitatifs.

L’Etat décrète.

Le tracé du réseau du Grand Paris, l’emprise du projet « transports », le périmètre autour des gares, autant de questions fondamentales, qui feront l’objet de décrets en Conseil d’Etat.

Et enfin l’Etat préempte. Il exercera son droit de préemption sur environ 35 000 hectares. Les ressources émanant de ces zones seront affectées à la Société du Grand Paris et échapperont donc complètement aux communes, ce qui, je pense, porte atteinte au principe constitutionnel de libre administration et d’autonomie financière des collectivités locales.

Ce n’est pas seulement une recentralisation. C’est la négation d’une société dans laquelle élus, associations, citoyens, sont là pour exercer leurs responsabilité, aidés et soutenus en cela par l’Etat. Un Etat respectueux de tous ceux qui le constituent.

Je vous remercie."


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Plateau de Saclay

Posté par : miaou | 19 novembre 2009 14:50

L'aménagement du Plateau de Saclay est incorporé dans le projet de loi "Grand Paris" Voir pétition en ligne: http://www.mesopinions.com/Plateau-de-Saclay--oui-a-l-avenir--non-a-ce-projet-impose-petition-petitions-e98b1f4b0279d17540b825454f4eb696.html Le site: http://plateaudesaclay.lesdemocrates.fr/ Et le communiqué de presse: Coordination Modem Essonne-Yvelines du Plateau de Saclay Communiqué de presse du 1er novembre 2009 Aménagement du Plateau de Saclay - Christian Blanc persiste dans son déni de démocratie Le projet de loi relatif au Grand Paris et à l’aménagement du Plateau de Saclay a été présenté en conseil des ministres le 7 octobre dernier ; il sera présenté au parlement fin novembre. Si nous accueillons favorablement la perspective de développer l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, nous regrettons que les méthodes employées desservent ce projet. Car force est de constater que Christian Blanc persiste dans son déni de démocratie. Christian Blanc refuse la concertation avec les collectivités. Tout au long de la préparation du projet de loi, les collectivités n’ont quasiment pas été consultées. Même le premier Ministre considère que les les élus locaux ne sont pas assez entendus pour la définition du tracé du réseau de transport. Il a dû céder devant l’entêtement de Christian Blanc soutenu par le président de la République. Christian Blanc refuse la concertation avec les citoyens et les associations. Les riverains, le monde de l’enseignement et de la recherche, les agriculteurs, les entreprises, tous ceux qui vivent et travaillent sur le Plateau de Saclay, manquent cruellement d’informations précises sur les projets en cours. Par ailleurs, au lieu d’écouter et de favoriser la concertation, Christian Blanc souhaite réduire les délais légaux de consultation au nom de « l’efficacité ». Pour cette raison, la Commission Nationale du Débat Public, autorité indépendante, a vivement critiqué le projet de loi. Christian Blanc refuse d’écouter les experts. Dix équipes d’architectes et d’urbanistes ont été sollicitées pour réfléchir à l’aménagement du Grand Paris, en prenant en compte notamment les objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Beaucoup de très belles idées ont été proposées. Malheureusement, le tracé du métro automatique avait déjà été décidé par Christian Blanc avant même la présentation des travaux. Le projet du gouvernement organise la mise sous tutelle de la démocratie locale. Le projet crée notamment la Société du Grand Paris en charge de la construction du réseau de métro automatique et l’Etablissement Public Paris-Saclay en charge de l’aménagement du plateau. Autour des gares et dans le périmètre de l’OIN, les élus sont dessaisis de leurs pouvoirs en matière d’urbanisme et d’aménagement au profit d’organismes contrôlés par l’Etat. Le projet manque de financement crédible et de transparence. Beaucoup d’interrogations de fond subsistent sur le financement des opérations d’aménagement, sur le métro automatique, sur la représentation des collectivités dans les établissements publics, sur le périmètre précis de l’OIN, sur le calendrier, sur la préservation des terres agricoles et forestières. La coordination MoDem Essonne – Yvelines du Plateau de Saclay condamne cette pratique politique d’un autre temps où l’Etat considère qu’il est le seul dépositaire, omniscient, de l’intérêt général. Les citoyens, les associations, les élus de tous bords politiques doivent être écoutés afin d’aboutir à des solutions à la fois légitimes et respectueuses de tous. Nous demandons aux parlementaires d’amender le projet de loi afin de : • Garantir la transparence et une concertation approfondie avec les citoyens, les associations, les élus, sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public • Respecter la légitimité des élus en intégrant les représentants des collectivités locales dans les instances de décision au même niveau que l’Etat • Proposer des infrastructures raisonnables au vu des capacités de financement


le roi décide tout ! la négation d ela démocratie!

Posté par : regisr | 30 septembre 2009 07:45

"..C’est la négation d’une société dans laquelle élus, associations, citoyens, sont là pour exercer leurs responsabilité, aidés et soutenus en cela par l’Etat. Un Etat respectueux de tous ceux qui le constituent..." Paris ne sera plus qu'une vitrine.. sans âme.. ou sont les bons et vrai parisiens qui ont fait cette ville avant de l'abandonner aux financiers.. qui achètent et n'habite pas , Paris san âme? le grand Paris ? Régis78