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1 novembre 2011

Référendum en Grèce : "Une initiative compréhensible, dont l'issue doit être l'union nationale"

Robert Rochefort

Robert Rochefort, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, a dit "comprendre" la position du premier ministre grec Georges Papandréou d'organiser un référendum sur le plan de sauvetage de son pays, vue la "situation intenable" dans laquelle il se trouve, mardi 1er novembre.

L'annonce surprise lundi soir de ce référendum sur le plan européen adopté il y a tout juste cinq jours a fait dévisser mardi les bourses et ravivé les craintes d'une faillite de la Grèce et d'un éclatement de la zone euro. "Je comprends sa position, la situation était intenable pour M. Papandréou: encore 120 pour cent de PNB de dette publique, aucune perspective de relance du pays", a déclaré Robert Rochefort, sans pour autant "l'approuver".

"Il n'est pas complètement honnête de tomber à bras raccourcis sur Papandréou: il est épuisé par la situation, fragilisé par une courte majorité et la seule issue politique pour lui de toutes façons est l'union nationale", a estimé le responsable centriste.

Quant au référendum, "soit la classe politique grecque a peur du 'non' et se mobilise, mais c'est peu probable, soit le 'non' l'emporte, c'est une dissolution, de nouvelles élections et pour la Grèce c'est un gouvernement d'union nationale qu'il faut pour sortir de cette difficulté", a-t-il développé.

Pour le MoDem, ce énième rebondissement "n'est pas une surprise, François Bayrou avait annoncé que l'accord (de sauvetage européen, ndlr) était bancal, temporaire et qu'il ne résolvait pas les questions de fond", a souligné Robert Rochefort.

"Nous sommes au milieu du gué puisqu'on a décidé d'écarter la faillite de la Grèce, il faut aller au bout de cette logique: que la Banque centrale européenne (BCE) annonce au plus vite qu'elle rachètera les éléments de dette souveraine de la Grèce et des autres pays de la zone euro pour éviter de créer une panique sur les marchés, et qu'ensuite la BCE devienne garante en dernier ressort de toutes les dettes des états souverains", a soutenu l'économiste.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Le peuple... le peuple... le peuple...

Posté par : gilco2 | 4 novembre 2011 08:18

@ Patrick, Oui, le peuple est le seul juge....À quoi servent tous les bla bla bla à part enfumer le peuple ... Or, le peuple ce n'est pas ce qu'il veut, ni en France, ni en Europe... Le peuple veut un état transparent... Un langage de vérité... Et, surtout avoir droit à la démocratie. Ce langage, je le tiens dans toutes mes interventions... L'Europe, n'existe pas avec un esprit de coopération... C'est un machin (comme disait de Gaulle) ou chacun tire de son coté... Oui le peuple grec a son mot à dire, ce n'est pas à Nicolas Sarkozy d'imposer sa loi par intérêt personnel (pour lui, pas pour la France....) C'est au peuple français de se prononcer sur la base de la démocratie....de la justice et de l'égalité sociale, fiscale et pénale : pour l'abolition de tous les privilèges, la suppression de toutes les niches fiscales A l'exclusion de celles qui sont créatrices d'emploi...pour la réforme de l'état, des institutions et de l'administration... C'est au peuple d'avoir à contrôler, dénoncer, ester en justice l'action de l'état et de l'administration... C'est aux peuples de demander une gestion de l'Europe car aujourd'hui l’Europe est moribonde, mal gérée, sans prospective, sans pouvoirs et (presque sans devoirs ? C'est aussi au peuple à l'intérieur du MoDem (les adhérents) de se prononcer sur le programme... sur lequel on va nous demander de faire campagne. Comment peut on faire campagne sur un programme qu'on n'a pas cautionné ? Cela ne veut pas dire que le candidat ne doit pas avoir un programme au dessus des partis !!!! Pourquoi pas un référendum externe ? Ce serait en finir avec le dictat des partis, des corporations ......


Référendum Grec

Posté par : ballon | 3 novembre 2011 18:12

Comprendre Monsieur Papandreou, c'est comprendre quelqu'un qui a voulu rendre prioritaire la conservation de son siège de premier ministre au sauvetage de son pays. Par ailleurs, quand j'étais petit, on m'a appris qu'il était plus poli de demander la permission avant qu'après ... Je ne comprends pas donc pas la position de Monsieur Rochefort, qui le soutient, et qui veut, au bout de longs mois d'exercices du pouvoir rejeter la responsabilité de ses décisions sur son peuple.


De la démocratie en Grèce

Posté par : Patrick1949 | 3 novembre 2011 17:09

Je souhaite apporter un éclairage personnel à ce florilège. En fait, Papandreou est coincé par le système existant. Tant qu'on ne changera pas le fonctionnement de l’État grec, tous les plans de rigueur seront comme des cautères sur une jambe de bois. Il faut transformer, voire reconstruire, un état digne de ce nom, au moins dans le domaine des finances publiques. Mais les élus actuels sont incapables de faire face à ce changement. Donc, le recours au peuple est indispensable, incontournable. A ce stade, on peut aussi compter ses amis. L'opposition du ministre grec des finances en dit long sur la situation en Grèce. Il est par contre curieux que la "troïka" d'une part, et le couple Angela-Nicolas d'autre part, n'aient rien vu venir. A quoi leur sert, pour les premiers, leur présence sur place, pour les seconds, leur cohorte de conseillers. Il ne faut jamais avoir peur du peuple, surtout quand il s'agit de son argent (au peuple). Et rassurez-vous. Quand la réforme sera en marche, les investisseurs reviendront, car c'est dans leur intérêt.


Référendum en Grèce

Posté par : counillo | 3 novembre 2011 12:04

La question qui se pose inévitablement, toutefois, c'est de savoir avec quel argent la BCE va racheter la dette souveraine de la Grèce et des autres pays? Selon le rapport du think tank Open Europe de Juin 2011 (www.openeurope.org.uk/.../ecbandtheeuro.pdf ) la BCE est déjà exposée pour 443 milliards d'Euros à la dette des PIIGS, si l'on cumule les dettes des états et de leurs banques qui se sont appuyées sur la BCE. F. Bayrou avait, pendant la dernière campagne, été le seul à souligner le terrible problème de l'endettement de la France. Une bonne partie des pays européens est dans la même situation que nous ou pire, et les Allemands et autres Pays-Bas ont beau être de bons Européens, eux, il y a des limites à ce qu'ils seront prêts à payer, ou simplement de ce qu'ils pourront payer.


Union nationale au MoDem aussi !

Posté par : gilco2 | 3 novembre 2011 10:57

@ registr ? Que penseriez vous d'une consultation nationale des adhérents du MoDem sur la structure du programme ?



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