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12 octobre 2011

Dette: "Grèce, Espagne, Italie... au bout du chemin il y a la France !"

François Bayrou est intervenu sur le risque d'un défaut partiel de la Grèce, en session plénière de l'Assemblée nationale, mercredi 12 octobre.

"Monsieur le Ministre des Affaires européennes,

Ça n'est pas porter atteinte à la considération et à l'amitié que beaucoup d'entre nous ont pour vous, que de souligner en préalable que, à la veille d'un Conseil européen que tout le monde indique comme crucial, dans un des moments les plus dangereux de l'histoire de l'Union et de l'histoire de beaucoup de pays qui la forment, au moment où tant et tant de questions se posent sur la politique qui va être suivie et où la plupart de nos concitoyens ne savent pas quels sont les grands choix qui sont sur la table, il n'aurait pas été inutile que le premier ministre et que le ministre des Affaires étrangères et européennes soient présents dans ce débat.

J'approuve et nous sommes nombreux à approuver les propos qui sont les vôtres sur les intentions. Mais il se trouve que les bruits que tout le monde entend sur les décisions qui se préparent, sur la restructuration des dettes et de la recapitalisation des banques ne vont pas du tout dans le sens de ce que vous dites. Ce qui se prépare nous dit-on - j'espère que c'est une erreur - c'est l'organisation d'un défaut partiel de la Grèce. Si vraiment c'est la voie qui est choisie, à hauteur de 50 ou 60 pour cent de déclaration de l'incapacité de la Grèce à rembourser sa dette, alors je vous le dis avec certitude : vous initiez, vous faites débuter un mouvement de contamination, du soupçon et de la défiance, qui ne s'arrêtera pas à la Grèce, qui ira naturellement vers d'autres pays.

Vous avez cité l'Espagne et l'Italie, au bout du chemin il y a la France. Alors, je voudrais que, si possible, vous nous rassuriez, Monsieur le Ministre, sur les décisions qui vont être prises et sur l'exclusion qui devrait être la nôtre de toute hypothèse de défaut partiel de la Grèce."


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Ca y est, les agences s'occupent sérieusement de la France.

Posté par : gilco2 | 19 octobre 2011 08:51

Dirigeants, prenez des mesures efficaces sans casser le pouvoir d'achat et sans augmenter la dette par des "assistanats".
Commencez donc par supprimer les injustices sociales (tous les travailleurs ont droit au même respect), fiscale (tous les citoyens doivent payer l'impôt en fonction de tous les revenus), pénale (tous les citoyens doivent être égaux devant la justice (suppression des immunités...).
En un mot : suppression de tous les privilèges et de toutes les niches fiscales à l'exclusion de celles qui sont créatrices d'emplois directs.
Réforme de l'état, des institutions et de l'administration.
Pas de rustines, du concret.
Pour cela, notre candidat doit être au-dessus des partis ; l'élu doit présider une république du peuple et non une république des partis qui nous a conduit aux inégalités et aux scandales.
Il faut changer la France, en faire une vraie démocratie, donner du pouvoir au peuple et des devoirs aux élus.


Goldman Sachs prend la BCE

Posté par : MANDRIN | 16 octobre 2011 14:09

Avec la nomination de son ancien VP Europe 2002/2005 à la tête de la BCE (prise de fonction dans 15 jours), Sarkozy l'américain y a poussé : la quatrième banque d'affaire mondiale a son relai vital à la BCE. Dès lors, que peut valoir la parole du successeur de Trichet alors que son ancien employeur aida par ses conseils cataclysmiques la Grece à soumettre à l'UE une présentation plus que douteuse des bilans et prospectives de ce pays, afin d'entrer dans l'Euro Groupe (erreur ou déjà torpillé ?) ?
Barroso dans le Parisien du 16 octobre nous parle d'une nécessaire responsabilité pénale des financiers dans le droit européen ; beau sur le principe à adopter (que nous approuvons) mais n'est-il pas déjà trop tard ? Le mal est fait !

La solution est effectivement collective, le parlement semble s'en convaincre et les chefs d'État y sont contraints par la situation objective du moment.

C'est à l'aune de ce constat que nous devrons juger les propositions du monde politique sur ses actes et d'ores et déjà nous retrousser les manches. Sauvons l'essentiel !



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