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7 novembre 2011

"La liberté de la presse est un bien intangible, non négociable !"

Fadila Mehal, responsable de la lutte contre les discriminations au sein du Shadow cabinet, était présente dimanche 6 novembre au rassemblement de soutien à Charlie Hebdo, sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris.

"C’est le grand rassemblement de soutien à la rédaction de Charlie Hebdo après l’incendie dont elle a été victime. Il est tout à fait normal que nous soyons là aujourd’hui, pour affirmer notre soutien plein et entier. Il y a aussi un deuxième message que nous voulons passer : il faut absolument que les auteurs soient à la fois recherchés, trouvés et punis très sévèrement", a-t-elle souligné.

"On a vu à la suite de cet incendie un déferlement de haine notamment à l'encontre des cinq millions de musulmans qui vivent en France et qui sont tenus, d’une certaine façon, pour responsables d'un acte qu'ils ont pourtant, pour la grande majorité d'entre eux, combattu et dénoncé", a poursuivi la responsable de l'Égalité des chances et de l'Intégration au sein du Shadow cabinet.

"Je crois que c’est important que nous soyons, nous, Mouvement démocrate, dans une démarche de responsabilité", a-t-elle estimé, tout en rappelant avec conviction que "la liberté de la presse est un bien intangible et non négociable". "D'aucune manière, il ne doit être possible d’avoir recours à des agressions ou des attentats que l’on pourrait même qualifier de terrorisme, au prétexte que certain propos ou dessins peuvent choquer des identités personnelles et individuelles", a-t-elle conclu.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Des pays du Proche Orient

Posté par : fknavarre | 9 novembre 2011 20:09

Je crois surtout que ce qui consiste à croire que celui qui est montré du doigt est "le vilain" est d'une extrême démagogie ou d'une grande naïveté. Les peuples "libérés" sont très loin de l'être, pour certains ils sont plutôt moins "libres" qui ne l'étaient avant contrairement aux idées reçues. Et si on s'intéresse de plus près à ces pays, on se rend compte qu'ils ont souvent beaucoup perdu en autonomie et en indépendance, en richesses, en libertés de manière générale. Les mass-médias (qui prennent pour beaucoup leurs informations à partir d'un nombre de sources très limitées) "tordent" tellement la réalité que cela en devient grotesque, immoral et répugnant.


La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres !

Posté par : citizenet | 9 novembre 2011 12:00

J'aime bien Charlie Hebdo, surtout lorsqu'il s'attaque aux débordements et inepties des plus puissants de ce monde, y compris les castes religieuses.Tout en condamnant tout acte violent ou terroriste qui ne profite jamais qu'à une minorité extrémiste (ici en l'occurrence aux racistes de tous poils, des conseillers de l'Elysée au FN), il me semble que la liberté éditoriale nécessite néanmoins une réflexion sur sa responsabilité, pour éviter de tomber dans un autre extrémisme d'idées au moins aussi néfaste.Ainsi, le fait de stigmatiser des pays musulmans qui respectent la charia (loi islamique) depuis des millénaires est un sujet d'autant plus sensible que cette réalité légitime "extérieure à la France" concerne principalement des citoyennes et des citoyens modérés, qui demandent comme nous de vivre en paix selon leur culture traditionnelle, sans émettre des fatwas contre n'importe quel "verset satanique".Je suis persuadé que la grande majorité des Libyens et des Tunisiens qui respirent un peu mieux depuis qu'ils ont éliminé leurs dictateurs, n'ont pas besoin de se voir imposer un nouveau diktat par des puissances extérieures qui prétendent à leur tour "prêcher la bonne parole" en limitant leur propre liberté démocratique, leur propre droit pacifique à disposer d'eux-mêmes.Sans oublier les quelques millions de musulmans de France qui apprennent progressivement les bienfaits de la laïcité, bien éloignée de la tradition orale de la charia, mais qu'on continue à parquer dans des ghettos, qu'on empêche souvent de s'intégrer en leur refusant du travail, et qui se sentent une fois de plus visés, cette fois au nom de la "sacro-sainte" liberté d'une presse donneuse de leçon qu'ils ne lisent même pas pour la plupart...



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