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26 octobre 2011

"Comme toujours en période de crise, on cherche des boucs émissaires !"

Fadila Mehal

Fadila Mehal, responsable de l'Intégration au sein du Shadow cabinet, a dénoncé l'initiative de députés UMP souhaitant exclure du minimum vieillesse les citoyens non-résidents de l'Union européenne, mercredi 26 octobre.

"L’initiative des 67 députés UMP de la Droite populaire de déposer un amendement pour exclure désormais les étrangers du minimum vieillesse, est une nouvelle étape, une nouvelle escalade pour désigner l’Etranger comme le coupable de tous nos maux. Pour la Droite populaire, Il devient aussi, actualité oblige, le responsable du creusement de nos déficits abyssaux. Comme toujours la méthode est la même, on s’attaque aux plus faibles, certains de ne trouver aucune résistance chez des personnes âgées, pauvres parmi les plus pauvres", a-t-elle souligné.

"Messieurs de la Droite populaire, on vous croyait plus courageux quand vous pourchassiez les délinquants et les multirécidivistes. Aujourd’hui vos cibles sont les personnes âgées, étrangères forcément, dont beaucoup d’entre elles ont connu l’exil et le déracinement. Ces hommes et ces femmes à qui vous refusez le minimum vieillesse ont construit vos maisons et vos routes, ils ont entretenu vos jardins et vos voiries, cultivés vos champs, leurs femmes ont nettoyé vos maisons et les écoles où ont vos enfants ont grandi. Certains d’entre eux ont même défendus nos frontières au prix de leur sang. Ils méritent aujourd’hui de vieillir dignement auprès des leurs, même si beaucoup d’entre eux meurent tous les jours dans l’isolement des foyers loin de vos yeux et de votre conscience", a poursuivi celle qui est aussi responsable de l'Égalité des chances et de la Lutte contre les discriminations au sein du Shadow cabinet.

"Messieurs de la Droite populaire, s’il existe des abus dans l’octroi du minimum vieillesse, il faut que vous les combattiez et faire en sorte de mieux contrôler ce droit fondamental mais de grâce ne désignez pas des milliers de personnes à la vindicte populaire comme des « profiteurs patentés », alors qu’elles ont donné leur bras et leur jeunesse pour que prospère la France des 30 glorieuses", a-t-elle appelé avec conviction.

"Respectez cette mémoire, vous qui vous dîtes si attachés à notre histoire collective", a conclu Fadila Mehal.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

La solution n'est pas contre l'autre mais avec l'autre.

Posté par : Greenwood | 12 novembre 2011 14:16

Comme beaucoup, y compris dans les rangs de la majorité actuelle, je partage mon inquiétude sur la tendance marquée de l'UMP de durcir son discours en espérant récupérer ceux qui seraient tentés de voter Marine Le Pen dont les sondages sont flatteurs, il est vrai. Cette stratégie à court terme à visée purement électorale et donc circonstanciée, comporte hélas des effets dévastateurs à long terme car 1/ elle stigmatise une partie de la population - les étrangers - qu’ils soient en situation régulière ou irrégulière – dont certains ont participé à la croissance de la France, dont certains ont combattu dans les rangs de l’Armée française sans bénéficier de la même gratitude que les militaires français de la métropole ni le même statut et souvent, sur les fronts les plus exposés des conflits – 2/ elle oppose systématiquement de manière maligne, comme un cancer qui ronge progressivement l’organisme, une partie des citoyens contre les autres, de manière profonde et durable, car la récurrence des propos, des qualificatifs péjoratifs et discriminants à l’encontre d’une certaine population – Roms – Maghrébins – Noirs – et j’en omets plein d’autres – la plaçant en bouc-émissaire, à l’origine de tous les maux de la société, contribue à banaliser le racisme et l’ostracisation, renforce la peur, voire la haine de l’autre et favorise le repli communautaire. La République française est en voie de se fragmenter, elle qui selon la lettre de la Constitution, est une et indivisible, se meut lentement mais sûrement, si rien n’est fait pour mettre fin à cette politique et les errements langagiers qui l’accompagnent, en une multitude de communautés dans lesquelles l’unité et les valeurs de la République, le sentiment d’appartenir à un groupe national solidaire dont les membres sont égaux en droits et en devoirs, se diluent inexorablement. En 2007, je ne partageais pas le projet présidentiel du candidat Sarkozy, non par dogmatisme car je me refuse par honnêteté intellectuelle de céder à cette facilité qui ne fait pas progresser le débat politique, mais car j’avais le sentiment qu’il opposait déjà une partie des Français contre l’autre, CEUX QUI TRAVAILLENT ET LES AUTRES, CEUX QUI VEULENT TRAVAILLER PLUS ET LES AUTRES, dont les retraités, les chômeurs, les ouvriers et employés que l’on classe ordinairement dans les classes populaires, voire les classes moyennes. Les premiers méritent mieux que les subsides dont ils héritent à la fin d’une grande partie de leur vie consacrée à la richesse et au rayonnement de la France – car nous sommes tous les acteurs de cette croissance en œuvrant tant dans le secteur marchand que dans les secteurs de l’aide aux personne, de la société civile, de la fonction publique – ou tout autre secteur d’activité professionnelle. Les seconds se débattent inextricablement pour retrouver un emploi et parfois leur dignité car dépendre, pour sa survie et celles de ses proches, de la solidarité nationale, n’aide pas à grandir l’homme et pour le moins, à se sentir responsable et autonome. Enfin, les derniers n’envisagent pas toujours de travailler davantage, non par paresse, mais parce que leur activité suffit déjà à briser leur corps ou à les asservir à des conditions de travail dures et complexes – pensez à ces salariés qui sont obligés de cumuler deux ou trois petits contrats pour pouvoir survivre car leur stabilité professionnelle et familiale a été sacrifiée sur l’autel de la compétitivité dont les fruits ne profitent bien souvent qu’aux seuls actionnaires et dirigeants. Aujourd’hui, mon sentiment demeure inchangé : Sarkozy a démontré que toute sa politique, ses réformes, son comportement présidentiel, au plan national, ne visent à satisfaire que des lobbys de puissants, ne profite qu’à une seule catégorie d’individus dont on peut raisonnablement penser qu’ils n’ont pas un besoin impérieux d’assistance, que son action a accru les inégalités et renforcé le sentiment d’injustice sociale, fiscale, pénale et économique dont sont victimes les Français dans leur grande majorité. La voie que doit emprunter la France pour retrouver la croissance, son espérance et son unité est ailleurs que dans le projet de l’UMP et nous tous, nous sommes acteurs de ce changement qu’ils nous incombent de conduire, dans les esprits, les idées et sur le terrain.


@ mamiep

Posté par : gilco2 | 3 novembre 2011 07:24

Les harkis avaient choisi leur camp bien avant l'indépendance c'est certain, mais comment la France a t-elle traité ces valeureux soldats ? On les a oubliés dans des camps pour ceux qui sont rentrés en France ! comment les a t-on traité ? Par contre vous parlez des anglais, mais il y en bien d'autres effectivement étrangers qui chaque jour rejoignent la France et sont traités avec faveur ? Pendant ce temps là des bons français qui ont travaillé toute leur vie, payé des impôts, perçoivent des "clopinettes" pendant que d'autres vivent dans l'opulence ? Qu'attend le MoDem pour se prononcer avec précision sur le sort de ces gens là ? Qu'attend le MoDem, comme je le réclame depuis des mois, pour traiter devant le salaire et la retraite tous les travailleurs avec une même classification et une même grille de salaires.? Que vous soyez fonctionnaires ou ne le soyez pas, vous devez être égaux ? Halte aux privilèges ? Votre avis mamiep ?


"Les harkis "

Posté par : mamiep | 1 novembre 2011 06:20

Pour reprendre la dénomination que j’exècre. Les harkis étaient français. Ils avaient choisi leur camp avant l'indépendance de l'Algérie. Ils ne sont donc pas concernés lorsqu'on parle" d'étranger " . Par contre il faut mettre fin aux abus des "résidents étrangers en France". C'est le statut de "résidents" qui est à revoir. Je rappelle encore le scandale des anglais qui avaient" trouvé le filon " et qui percevaient l'indemnité du minimum vieillesse au titre de "résidents étrangers . C'est un statut qui ouvre des droits .


Pays laxiste

Posté par : mamiep | 29 octobre 2011 10:39

Et oui ! pays laxiste : Le Président du Conseil Régional de Haute Normandie PS vient de piquer une colère et de menacer les élus PS and Co de retenues sur indemnités pour absentéisme .Sic !j'avais cru comprendre que depuis 2010 c'était devenu une règle ;-( Ce sont les mêmes qui se plaignent ensuite d'avoir à faire face à trop de charges !;-( C'est scandaleux ! Priorité bien ordonnée commence par soi-même ;-( Et je ferai grâce du scandale du CREA de l'agglomération Rouennaise ,dont le président n'est autre que L.Fabius !on "graisse la pâte" aux copains pour s'assurer leur vote ! N.Sarkozy n'a pas tort ,lorsqu'il dit que le PS a largement participé à la dette ! Leurs élus nombreux sont "soignés " ;-(


@ smudem

Posté par : gilco2 | 28 octobre 2011 17:49

Soyons clair, pour avoir connu le rôle des harkis en Algérie, je ne rejette absolument pas cette catégorie d'algériens qui se sont battus pour la France ! J'espère que la France leur aura accordé le droit à la retraite de combattants ? C'est la moindre des justices ! En revanche, ceux qui arrivent maintenant étaient-ils harkis ? Et, quand bien même, il ne faut tout de même pas dire qu'en arrivant en France à la retraite, ils ont droits aux prestations ? Même supérieure à ceux qui ont toujours travaillé en France, payé des charges et à qui ont donné royalement 600 euros/mois Admettez qu'il y a là un non-sens ! Une inégalité de plus, un privilège comme il y en a tant qu'il faut combattre ! Abolition des privilèges ?



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