Adhérez!
Pour adhérer au Mouvement Démocrate !
Se connecter
Google+ François Bayrou RSS Facebook Twitter FlickR Dailymotion
28 novembre 2011

"Je tiens pour fondamentale la tenue des engagements que je prends"

Jean Lassalle

Jean Lassalle, député et responsable de l'Égalité des territoires, des Identités locales et des Services publics au sein du Shadow Cabinet est intervenu, à l'occasion de la sortie de son deuxième livre, sur 'Le retour du citoyen, qui vise à nourrir les campagnes électorales', lundi 28 novembre.

Vous sortez un nouveau livre. Qu'est ce qui vous a motivé pour l'écrire ?

Jean Lassalle : Cela s'est imposé à moi. Je ne vis pas bien cette période de mutation inédite de notre temps. L'histoire et les événements vont beaucoup plus vite que les hommes que nous sommes. J'ai voulu traduire ce que je ressentais et faire des suggestions pour ouvrir le débat.

Vous titrez votre livre Le retour du citoyen. Avait-il disparu de la démocratie française ?

Je pense qu'il est quasi introuvable. Il faut qu'on lui redonne le mode d'emploi. Il n'a plus ni le temps, ni le savoir faire pour s'exprimer en qualité de citoyen. Nous avons une multitude de gens désemparés que nous, députés, ne représentons pas bien car la politique a perdu tout pouvoir.

Un député peut-il influer aujourd'hui sur le cours des choses ?

Aujourd'hui, le député n'influe pas sur les grandes décisions. Le « Politique » est relégué à un rôle de comptable. Si j'ai pu influer sur certaines choses, c'est plus par des actions solitaires, en arrivant à susciter une prise de conscience par une émotion.

Vous apparaissez comme un député atypique. Quelle est la différence de Jean Lassalle ?

C'est vrai que l'on m'attribue ce qualificatif. En fait, tout au long de mon livre, j'ai voulu démontrer que je ne l'étais pas. Les gens me reconnaissent comme si j'étais le député de tous. Je tiens pour fondamentale la tenue des engagements que je prends.

Souscrivez-vous à la proposition socialiste de la stricte limitation du mandat des parlementaires ?

Non. Pas du tout. J'ai toujours pensé qu'il fallait un double regard et une double démarche pour avoir une véritable action au plan national. Les Palois ou les Bayonnais se représentent-ils leurs villes sans leurs députés-maires. Il ne faut pas avoir des élus hors sol. Sur ce point je ne suis pas dans la ligne de mon propre mouvement.

Serez-vous à nouveau candidat aux législatives dans la quatrième circonscription ?

Oui, si je garde la santé. J'y vais avec autant d'envie. J'ai le sentiment que je n'ai pas encore fait tout ce que j'avais à faire. Mais j'arrêterai relativement tôt. Je pense que je ne vieillirai pas à l'Assemblée Nationale.

Absent de cette campagne, le socialiste Bernard Uthurry va-t-il vous manquer ?

C'est la première fois que je ne serai pas opposé à celui que l'on désigne comme le favori. Ce qui me plaçait d'ordinaire en position de challenger. J'ai affronté ainsi toutes les personnalités politiques émergentes du territoire. L'absence du maire d'Oloron va priver les électeurs d'un face-à-face dont ils pouvaient rêver. Je me prépare tout de même à une campagne délicate contre des adversaires chevronnés que j'ai déjà affrontés.

Considérez-vous que les dernières conquêtes de la gauche fragilisent vos positions dans cette circonscription ?

On ne peut prétendre le contraire si l'on regarde le plan strictement politique avec la mairie d'Oloron et les cantons d'Aramits et de Tardets. Mais l'atout personnel joue certainement ici plus qu'ailleurs.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

le retour du citoyen

Posté par : gaulois62 | 29 novembre 2011 18:16

Le citoyen est de retour effectivement. J'espère que bientôt la preuve vous en sera donnée. Depuis 2005 je me bats pour défendre mon fils, victime comme tous les contribuables célibataires de France de la discrimination sur la situation de famille de la part de l'administration fiscale française. Selon l'administration fiscale, en effet, les frais de double résidence pour le contribuable célibataire, sont automatiquement considérés comme de convenance personnelle et donc cela interdit la déduction de ces frais à la place des 10 pour cent forfaitaires. Je possède même une lettre signée d'un inspecteur départemental qui m'informe de ce que les juges administratifs, jusqu'au Conseil d'Etat s'il vous plait, tiennent cette position. En réalité les juges ne se sont prononcés que sur le domicile habituel et aucunement sur les conditions de travail à l'origine de la double résidence. Le Conseil d'Etat n'a pas accepté notre pourvoi. Nous avons donc déposé un dossier contre la France auprès de la Cour Européenne des droits de l'homme. Une lettre adressé à Monsieur le Président de la République pour éviter à la France une condamnation a eu pour effet de voir notre dossier transmis au Garde des sceaux pour étude. Nous demandions au Président de la République de bien vouloir faire son travail: l'article 5 de la Constitution française l'oblige en effet à veiller au fonctionnement régulier des institutions. Par ailleurs il est le garant du respect des traités signés par la France. Or la France a signé la Convention européenne des droits de l'homme. Aucun service de l'Etat n'a le droit de discriminer et tout citoyen a droit à une procès équitable et au respect de la loi. A bientôt donc. J'ai aussi déposé un dossier au Tribunal administratif contre ma communauté d'agglomération. En 2002, elle a pris une délibération pour faire payer la redevance d'assainissement collectif aux usagers de ce service. Avant raccordement, c'est le propriétaire qui doit payer la part concernant l'investissement. Alors les élus socialistes et communistes transfèrent vers le locataire ou usagers les obligations que la loi met à la charge du propriétaire. De quel droit ? Pour inciter le propriétaire à entreprendre les travaux de raccordement, c'est le propriétaire et non le locataire qu'il faut pénaliser. Mieux ces élus fort intelligents créent même un usager raccordable. Je pensais, dans ma petite tête que pour être usager, il fallait être raccordé. Un usager raccordable, cela n'existe pas sauf pour ces élus qui sont tellement malins qu'ils arrivent à vous faire utiliser quelque chose qui n'existe pas. Pendant ce temps le délégataire applique la redevances 2 mois avant la date fixée par les élus et personne ne dit rien. Il ne rend pas de service mais il se fait payer. C'est tout simplement du vol.Heureusement les citoyens sont de retour, en effet.



2012, état d'urgence

Sur Facebook

Le projet humaniste
contacts locaux
contacts locaux

Les sites récents

lesdemocrates.fr
e-Boutique du Mouvement Démocrate
Jeunes Démocrates