4 novembre 2010
Lors de son intervention au Sénat sur le projet de loi de programmation des finances publiques 2011-2014, Jean-Jacques Jégou, Sénateur du Val-de-Marne, a alerté le gouvernement des risques d'emballement de la dette qui représentera 87 pour cent du PIB en 2012.
Pour Jean-Jacques Jégou, membre du Shadow Cabinet, responsable du budget, de comptes publics, et de la lutte contre les déficits, avec un niveau de dette à plus de 1700 milliards d'euros en 2011, c'est la soutenabilité de la dette qui est posée, compte tenu des risques qu'elle fait peser sur notre pays : (Lire la suite)
- l'absence de marges de manoeuvres budgétaires du fait du poids de la charge des intérêts de
la dette, qui deviendront bientôt à ce rythme le premier poste budgétaire devant l'enseignement
scolaire ;
- la crédibilité de notre pays mise en doute du fait de son incapacité à rembourser sa dette
avec le risque d'une dégradation de la note de la France par les agences de notation ;
- une hausse des taux d'intérêt par les opérateurs de marché qui alourdirait encore la charge
de la dette.
Lire l'intégralité de son intervention au Sénat sur le projet de loi programmation des
finances publiques 2011-2014...
"Madame la Présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues,
Avec l’examen de ce deuxième projet de loi de programmation de finances publiques pour
les années 2011 à 2014, l’occasion nous est donnée de participer à une sorte de pré-débat
budgétaire, quelques jours avant la discussion du projet de loi de finances pour 2011.
Ce projet de loi de programmation de finances publiques est le deuxième du genre, le premier
pour la période 2009-2012 adopté en février 2009 ayant été rendu rapidement caduque par la crise.
Comparé au premier, celui-ci comporte un certain nombre de règles et de dispositions nouvelles
pertinentes et utiles, notamment en matière de norme d’évolution des dépenses publiques, de
pilotage des prélèvements obligatoires ou encore de maîtrise de l’ONDAM qui devraient
permettre, selon le gouvernement, de réduire nos déficits à un rythme soutenu durant les quatre
prochaines années. On ne peut qu’inciter le gouvernement à suivre cette voie.
L’examen de ce projet de loi permet également au Parlement d’avoir un débat sur
l’évolution des finances publiques à moyen terme, puisqu’il définit une trajectoire
pluriannuelle d’évolution des comptes publics.
Les lois de programmation des finances publiques consistent tout d’abord en un exercice
de prévision macroéconomique, puisque le gouvernement indique ses prévisions en matière de
croissance du PIB, de niveau des déficits publics et du niveau de la dette.
Bien évidemment, ces trajectoires des finances publiques sont particulièrement aléatoires
puisqu’elles dépendent des hypothèses macroéconomiques retenues par le gouvernement en
matière de prévisions de croissance, mais aussi d’inflation, d’évolution de la masse
salariale ou de l’élasticité des recettes. C’est pourquoi, je pense qu’il faut
être prudent en ces matières.
Ainsi, le gouvernement envisage dans ce projet de loi une croissance annuelle du PIB en
volume de 2,5 pour cent par an entre 2012 et 2014. Les hypothèses de croissance du gouvernement
sont supérieures à celles retenues par le FMI et l’OCDE qui prévoient un taux de croissance
du PIB compris entre 1,6 pour cent et 2,1pour cent entre 2011 et 2014, dans un environnement
international où la reprise paraît encore incertaine et où les risques de rechute ne sont pas
totalement exclus.
Une prévision de croissance de 1,5 pour cent nous paraît beaucoup plus réaliste et
raisonnable que le chiffre de 2,5 pour cent initialement retenu par le Gouvernement. La commission
des finances, dans sa grande sagesse, l’a ramenée à 2 pour cent, afin de rester crédible face
à nos interlocuteurs. Adopter cette estimation prudente permet en outre de minimiser les risques de
surévaluation de hausse du PIB. Cela permet, si les taux de croissance sont supérieurs,
d’utiliser ce surplus de recettes pour réduire plus vite les déficits publics. Ainsi, une
croissance molle de 1,5 pour cent entre 2010 et 2014, hypothèse qui me semble la plus réaliste, ne
permettrait pas le retour du déficit sous la barre des 3 pour cent du PIB même en 2014 et ne
permettrait pas d’inverser la courbe de l’endettement public qui dépasserait les 91
pour cent en 2014. Nous sommes proches du scénario alternatif esquissé par la commission des
finances.
Le risque de ces prévisions trop optimistes est de surévaluer le rattrapage des pertes de
production et les rentrées fiscales, tandis que l'objectif de maîtrise des dépenses est très
ambitieux.
Par exemple, pour 2011, le gouvernement affiche une réduction historique du déficit de
l’Etat de 152 milliards à 92 milliards d’euros qui résulte essentiellement d’un
simple effet mécanique lié pour l’essentiel à la non reconduction des mesures exceptionnelles
de crise en 2011. La réduction des dépenses ne représente pas grand chose dans la réduction du
déficit.
La programmation pluriannuelle est donc extrêmement sensible à la croissance ce qui nous
conduit à dire que la réduction du déficit et l’infléchissement de la dette publique à la
baisse devront reposer non sur d’hypothétiques recettes de croissance mais sur la stricte
maîtrise des dépenses.
Cela veut dire que pour la décennie à venir, un effort supplémentaire tant en dépenses
qu’en recettes devra être réalisé pour résorber progressivement un déficit structurel qui
depuis de trop nombreuses années a été creusé par des baisses d’impôts massives non
compensées par des économies sur la dépense.
C
e sont des efforts considérables qui doivent être faits pour réduire la dépense publique et
seules des réformes de structure beaucoup plus profondes permettront de contenir la dépense. Le
respect scrupuleux de l’objectif d’évolution des dépenses publiques ainsi que
l’approfondissement de la réduction des niches fiscales et sociales sont alors
indispensables.
Le gouvernement affirme faire le choix d’une réduction durable du déficit public fondée
sur la maîtrise des dépenses publiques. Pour cela, il fixe un objectif d’évolution des
dépenses publiques qui se veut ambitieux puisque la progression des dépenses de l’ensemble
des administrations publiques devra être limitée à 0,8 pour cent en moyenne annuelle entre 2011 et
2014, alors que ces dépenses ont progressé ces dernières années de 2,3 pour cent en moyenne.
Malheureusement, vous le savez Monsieur le ministre, cela ne sera pas suffisant. De plus, cet
effort devra principalement porter sur la maîtrise de la dépense sociale et locale, puisque ce sont
elles qui progressent le plus fortement ces dernières années, augmentation due à la crise où les
stabilisateurs automatiques ont joué pleinement leur rôle.
Cela veut dire diviser par trois le rythme de progression des dépenses publiques, ce qui
serait inédit si cela était réalisé. Cela représente environ 16 milliards d’économies par an
soit plus de 66 milliards sur la période du projet de loi alors que l’effort moyen de
réduction de la dépense publique n’a pas dépassé deux milliards d’euros par an. En
outre, l’effort devra porter sur la réduction de la progression naturelle des dépenses les
moins maîtrisables faute de leviers efficaces pour les réguler, à savoir celles des administrations
locales et des administrations sociales. Cela implique également de maintenir les prélèvements
obligatoires à leur niveau actuel en s’interdisant impérativement toute mesure nouvelle de
baisse, plus encore ne faudra-il pas les revoir en hausse pour tendre vers les 3 pour cent de
déficit public.
Ce déficit public, le gouvernement s’engage à parvenir à 3 pour cent de PIB en 2013 ce
qui suppose de réduire le déficit structurel de 1 pour cent de PIB par an, soit 20 milliards
d’euros. Pour 2011, pour réduire le déficit public à 6 pour cent du PIB, le gouvernement
utilise le levier des recettes avec plus de 10 milliards de mesures nouvelles.
Avec ce scénario optimiste, le gouvernement mettrait fin à la progression de la dette
publique à partir de 2013, date à partir de laquelle celle-ci commencerait à diminuer grâce au
retour à un solde public positif, après avoir représenté 87,4 pour cent en 2012. L’année
prochaine notre pays devra continuer de s’endetter pour financer son déficit qui sera encore
de 6 pour cent. La dette publique, qui s’élèvera l’année prochaine à 1 748 milliards
d’euros, met le gouvernement au pied du mur.
La soutenabilité de la dette publique française dépend donc directement de notre capacité à
réduire le déficit, notamment structurel. Sinon, nous connaîtrions l’effet
d’emballement de la dette décrite par Philippe Séguin avec les risques que nous connaissons :
- l’absence de marges de manœuvres budgétaires du fait du poids de la charge des
intérêts de la dette, qui vont progresser de 4,5 milliards d’euros puis de 5 milliards en
moyenne en 2012 et 2013. Celle-ci qui représente déjà le deuxième poste de dépenses du budget
atteindra un niveau historique en 2013 avec près de 57 milliards d’euros. Si la remontée
progressive des taux d’intérêt se confirme, et on peut le redouter, monsieur le ministre ;
d’ailleurs vous le prévoyez vous-même d’environ 150 points de base dès 2011, la charge
de la dette pourrait devenir le premier poste budgétaire de l’Etat, devant
l’enseignement scolaire.
- la crédibilité de notre pays sera mise en doute du fait de son incapacité à rembourser sa
dette avec le risque d’une dégradation de la note de la France par les agences de notation.
Sachant également que notre dette publique est détenue à 70 pour cent par des non résidents, le
risque qu’elle échappe à tout contrôle est réel.
- le risque d’une hausse des taux d’intérêt par les opérateurs de marché
alourdissant encore la charge de la dette du fait de l’incapacité de la France à redresser
son niveau d’endettement. Je rappelle qu’un point de hausse des taux d’intérêt
équivaut à alourdir de 10 milliards d’euros la charge de la dette, l’endettement à
court terme n’ayant cessé de croître pour atteindre près de 20 pour cent de la dette totale
en 2009.
Dans le scénario du gouvernement, le déficit de l’Etat serait réduit de 92 milliards
d’euros en 2011 à 44,4 milliards en 2014, grâce à une forte surréaction des recettes fiscales
et du gel des dépenses hors pensions et charge de la dette. Le gouvernement prévoit un double
encadrement de l’évolution des dépenses de l’Etat, la norme zéro volume et la norme
zéro valeur qui devrait contribuer à l’apurement du déficit de l’Etat. Cette nouvelle
norme devrait garantir que les économies dégagées serviront à la réduction du déficit et viendront
participer à l’effort de consolidation des finances publiques.
Surtout, la stabilisation en valeur de l’ensemble des dépenses de l’Etat, hors
charges de la dette et charges des pensions qui elles continueront à progresser sur la période, est
une nécessité pour respecter l’engagement de stabiliser en volume l’ensemble des
dépenses de l’Etat sur la période 2011-2013. A l’inverse, ce sont les crédits des
missions du budget général qui serviront de variables d’ajustement dans l’hypothèse où
le poids de la charge de la dette ou des pensions de fonctionnaires serait supérieur à la norme
zéro volume.
C’est ainsi plus d’une mission sur deux de l’Etat qui verra leur enveloppe
globale gelée ou diminuée au cours de la période 2011-2014. Le gouvernement se fixe un objectif de
réduction des dépenses supérieur à 12 milliards d’euros entre 2011 et 2013 à travers 3
dispositions :
1) la stabilisation des dépenses de personnel avec la poursuite du non remplacement
d’un fonctionnaire sur deux au sein des ministères, qui devra concerner également les 583
opérateurs de l’Etat et un meilleur pilotage de la masse salariale. Je rappelle l’enjeu
sur ces deux points.
Les opérateurs de l’Etat, qui reçoivent 34 milliards d’euros de subventions et de
ressources fiscales, emploient 250 000 personnes (hors université), et leurs effectifs ont continué
à progresser ces dernières années. En outre, les ministères ont transféré des personnels vers les
opérateurs afin de contourner les plafonds d’emplois. Il faut que les opérateurs soient
soumis aux mêmes règles que les ministères.
Concernant la masse salariale, chaque augmentation de 1 pour cent de la valeur du point
d’indice accroît de 800 millions d’euros la charge de la masse salariale de
l’Etat et d’environ 1 milliard celle des collectivités locales et des hôpitaux. Le gel
du point d’indice est donc indispensable, sachant que le salaire moyen brut par tête a
progressé de 2,2 pour cent par an de 1999 à 2009 pour une inflation annuelle de 1,7 pour cent, ce
qui n’est pas soutenable avec un objectif de maîtrise de la masse salariale.
2) la réduction des dépenses de fonctionnement et d’intervention de 10 pour cent
d’ici 2013. La simple stabilisation des dépenses de guichet imposerait de réaliser 5,7
milliards d’économies sur 3 ans pour contrecarrer l’évolution naturelle des dépenses.
La maîtrise de ces dépenses doit en effet passer par une modification des paramètres législatifs ou
règlementaires qui régissent le niveau et les conditions d’ouverture des droits aux
prestations. Pour 2011, ces réductions des dispositifs de guichet ne représenteraient que 1,7
milliards d’euros. Concernant les dépenses d’intervention, aucun chiffrage des
économies attendues n’est précisé. Cette politique, si elle est difficile à faire accepter
par nos concitoyens, est indispensable.
3) le gel en valeur des concours de l’Etat aux collectivités territoriales qui vont
devoir réduire leurs dépenses
Les administrations de Sécurité sociale devront elles aussi participer à cet effort, car avec
un déficit prévisionnel de 32,8 milliards d’euros en 2010, soit 1,7 pour cent de PIB, elles
représentent un enjeu majeur de la réduction du déficit public. Le gouvernement se fixe un objectif
ambitieux de maîtrise des dépenses dans ce secteur pour réduire le déficit à moins de 12 milliards
en 2014 (soit 3 ou 4 milliards par an), en fixant un ONDAM de 2,9 pour cent en 2011 puis 2,8 pour
cent les années suivantes. Pour les dépenses d’assurance vieillesse, la réforme des retraites
devrait suffire à rééquilibrer le régime selon le gouvernement.
En l’absence d’éléments précis sur les dépenses qui seraient réduites ou
supprimées, ce qui laisse dubitatif sur la réalité de la réduction des dépenses, le gouvernement
compte sur l’amélioration de la conjoncture et du marché du travail, donc la progression de
la masse salariale et des recettes de la sécurité sociale. Enfin, on ne peut que regretter de ne
pas disposer d’informations sur la contribution des organismes de Sécurité Sociale autres que
le régime général dans la réduction du déficit alors qu’ils sont censés jouer un rôle
important.
Je rappellerai enfin que compte tenu du vieillissement démographique, qui tire à la hausse
les dépenses d’assurance vieillesse et maladie et du progrès technique qui renchérit le coût
des soins, la maîtrise des dépenses de sécurité sociale ne pourra pas être atteinte sans réforme
structurelle.
Du côté des recettes, le gouvernement parie sur une hypothèse de croissance spontanée
annuelle comprise entre 15 et 19 milliards d’euros à compter de 2012 lié à une surréaction
des recettes fiscales. De tels rythmes de progression apparaissent clairement surestimés compte
tenu de la multiplication des dépenses fiscales qui ont réduit l’assiette et donc la
dynamique des principaux impôts.
Concernant les dépenses fiscales, je me réjouis que la commission des finances ait rétabli la
règle de limitation à 4 ans la durée de nouvelles niches, tant il est nécessaire pour le Parlement
de pouvoir contrôler le coût des dépenses fiscales chaque année sur la durée de la programmation.
Il faut le redire que les objectifs indiqués dans les projets de loi de programmation des
finances publiques ne sont pas contraignants et les trajectoires décrites n’ont qu’une
valeur purement indicative.
Notre exercice a donc ses limites. L’exemple de la précédente loi de programmation doit
nous inciter à la prudence, puisque, en partie du fait de la crise mais pas seulement, la plupart
des engagements n’ont pas été tenus et les règles édictées par la loi de programmation
n’ont pas été respectées.
Je prendrai deux exemples : l’article 11 de la précédente loi de programmation qui
prévoyait la règle de gage des niches fiscales et sociales a été systématiquement bafouée,
notamment par le gouvernement lors de la baisse du taux de TVA dans la restauration, puisque la
perte de 3 milliards d’euros de recettes pour l’Etat n’a pas été gagée.
Je rappellerai également les artifices que le gouvernement utilise pour contourner les règles
budgétaires qu’il a lui-même édictées. Que ce soient les changements de périmètre de la norme
de dépenses permettant de réduire le montant des dépenses de l’Etat prises en considération
ou le recours aux dépenses fiscales à la place des crédits budgétaires ou encore le recours
croissant aux opérateurs de l’Etat pour échapper aux normes édictées pour les ministères.
Toutes ces pratiques qui contreviennent aux règles de bonne gouvernance des finances publiques. Je
crains que ce genre de tour de passe-passe comptables et budgétaires ne se reproduise malgré les
règles plus contraignantes du projet de loi.
Il est donc indispensable que la double norme de dépenses ne soit pas transgressée par le
gouvernement grâce à ces divers types de contournements. Cela appelle à une véritable
responsabilisation du gouvernement et des responsables de programmes.
Vous comprendrez qu’ayant ces éléments à l’esprit, je reste sceptique sur la
portée du texte que nous votons aujourd’hui.
Au final, les lois de programmation des finances publiques permettent sinon d’améliorer
le pilotage de la gestion des comptes publics, du moins donnent-ils aux gestionnaires une
visibilité et une stabilité de leurs moyens et renforcent l’information du Parlement.
Malgré le scepticisme que j’ai exprimé sur la capacité d’une règle normative à
contraindre les gouvernements à être vertueux en matière de maîtrise des dépenses publiques et de
sécurisation des recettes, le groupe centriste dans sa grande majorité votera ce projet de loi car
il contient plusieurs dispositions intéressantes et utiles pour améliorer le pilotage des finances
publiques.
Je forme le vœu que le gouvernement, contrairement aux habitudes prises par le passé,
respectera au maximum les règles qu’il édicte lui-même, même si la veille d’une
élection présidentielle n’est jamais propice à la maîtrise des dépenses publiques.
Je vous remercie."
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Des propositions censées et Halte à la chasse aux "nantis"
Posté par : Aboubacar33 | 12 janvier 2011 14:34@Gilco et Audomarrois
Ah ! Je ne savais pas que les Modemiens étaient des adeptes du « dazibao ». Même si je comprends votre souci de la chasse aux gaspis qui creusent comme un gouffre sans fond le déficit de lEtat, je ne partage pas votre façon de désigner votre voisin à la vindicte. Cette déclamation de type « jaccuse » a quelque chose dirritant. Cest pourquoi, il me semble que le projet humaniste que nous soutenons de nos vux exige de la modération dans les propos tout en provoquant un réveil des consciences afin de créer un rassemblement de tous les français dans un idéal de vie et non un lâché de molosses sur les nantis !
Donc, mieux vaut proposer des mesures censées, équitables et courageuses, que de se défouler sur les fonctionnaires et autres catégories professionnelles jugées comme usurpateurs du secteur privé. Tout travail mérite salaire et ce quelque soit le secteur dactivité. Ce qui sous-entend la question de la juste rémunération et cest là que le Modem à quelque chose à proposer. Toute autre considération, avec exemple de dénonciation à la clef, cest faire le jeu de des extrêmes et provoquer la crispation des électeurs qui voudraient bien participer à leffort de redressement national parce quils ont les moyens. Et toute proposition à caractère radicale, voire révolutionnaire incitera les bonnes volontés à préférer un système jugé peut être indigne, mais ne se propose pas de les dépouiller totalement.
Le redressement des comptes publics passe par lacceptation de tous les français dune participation, non pas équitable mais proportionnelle au revenu de tous. Si linstauration dun bouclier fiscal était une hérésie, il serait bon de se poser la question si linstauration dun impôt symbolique ne serait pas une bonne chose pour couper lherbe aux pieds aux tenants du « cest toujours les mêmes qui payent ».
réformer la fonction publique et la gouvernance
Posté par : gilco | 10 novembre 2010 08:17OUI, pour réduire notre dette il y a lieu avant toutes choses de réformer la fonction publique et la gouvernance du pays. Celà doit être dans notre programme UNE PRIORITE au même titre que la réforme des impots et, la lutte contre le chomage et, les délocalisations En même temps, donner à l'éducation nationale une impulsion basée sur l'orientation des jeunes dès le plus jeune age afin de les faire entrer dans un cursus de formation répondant à la demande du monde du travail. Celà est bien sur compris dans la réforme de la fonction publique mais, la mise en place d'un CONTROLE STRICT de l'APPLICATION de la LOI.....
D'accord avec audomarois
Posté par : marcob | 9 novembre 2010 20:08Le déficit a des tas de raisons dont la multiplicité des élus en tout poil et leurs salaires conséquents sans compter leurs frais divers. Aussi tous ceux qui profitent du système d'assistanat organisé au nom de la solidarité. Il n'est pas question de mettre fin à cette solidarité surtout maintenant mais d'être d'une sévérité extrême vis à vis de ceux qui grattent sur cette solidarité. Médecins qui multiplient les actes. Faux assurés sociaux qui utilisent la carte du voisin. Allocataires de Logement qui ne le devraient pas. (Pour ce cas il faut que l'allocation logement soit versée systématique directement au propriétaire qui doit la déclarer). Mais la raison principale du déficit c'est le manque de croissance. La timidité maladive des francais à investir dans ce pays parce que ils ne croient pas à l'honnêteté du gouvernement qui harcèle hélas les plus productifs et les plus honnêtes de ses créateurs car c'est le plus facile à faire. Créateurs découragés encore plus par le spectacle affligeant de la gabegie de l'état en faveur de ses ministres et hauts fonctionnaires de tous bords UMP socialistes, et hélas même du Modem(un peu moins que les autres quand même). Quand on voit que malgré la crise NS se paie un A330 sur équipé double son salaire et celui de ses ministres il y a de quoi être découragé et affligé.
@ audomarrois : A.P.A.
Posté par : gilco | 9 novembre 2010 08:33J'ai lu votre billet di 8 Novembre, vous préconisez que l'état recouvre à leur décès les sommes versés au titre de salaires aux fonctionnaires et élus ? Pas très facile tout de même !
Par contre, j'ai toujours souhaité que l'application des lois soit rigoureusement vérifiée.
Je voudrais parler d'un cas bien connu, d'une personne qui percevait l'APA (aide personnalisée au logement).
Elle est propriétaire de sa maison.
Elle perçoit une revenu annuel retraite de 14500 Euros
Elle perçoit au titre de placements 2850 Euros.
Elle bénéficie de l'aide à domicile maximum pour aides ménagères, repas à domicile, infirmière etc.....
et, à ce titre a perçu (vérification déjà dénoncée mais, sans suite)
sur 3 ans : en 2003 11757,06
en 2004 8194,53
en 2005 6528,14
Ces sommes ont bien sur été versées en totalité pour couvrir les aides à l'autonomie.
Pendant de temps, elle a réalisé année après année une capitalisation :
en 2003 9303,63
en 2004 8194,53
en 2005 6528,14
grace aux versements des contribuables. Celà fait tout de même 24000 Euros en 3 ans : C'EST PAS MAL DU TOUT POUR LES HERITIERS !!!!! (3 héritiers)
Que fat on pour surveiller celà de près ??? et récupérer sur la succession ???
Remboursez en partant !
Posté par : audomarois | 8 novembre 2010 10:48Comme je vous l' ai expliqué , je suis très favorable à ce que les dépenses de santé des personnes âgées soient retenues sur le patrimoine , au moment de la succession , c'est une mesure de justice sociale , de justice fiscale et c'est une bonne gestion de l' économie : Les entreprises n' ont pas vocation à financer les dépenses de santé de nos aînés ,,, Mais je souhaite néanmoins faire une distinction très nette et pragmatique entre la transmission d' un patrimoine « banal « ( par exemple une simple maison dans un lotissement de banlieue ) qui a généralement été achetée crédit par un simple salarié d' une entreprise publique ou un simple fonctionnaire ,,, Et une succession qui a une vraie valeur ajoutée pour l' économie ( la transmission d'une Entreprise ou d' une Belle Demeure ) qui est une vraie richesse pour l' avenir du pays !En fait si on y réfléchit un peu cette banale maison de lotissement a été financée avec de l' argent public , et par suite ce n' est que justice et bonne gouvernance que l' état récupère un bien qu'il a financé en versant un salaire et des prestations sociales à ses ( trop nombreux ) fonctionnaires , Ainsi , je propose une innovation considérable en matière de Droit de succession : A partir du moment où il est généralement admis que la Dette de l' état est essentiellement causée par la masse salariale versée à une Fonction Publique pléthorique , je propose que les successions des fonctionnaires ( et même des élus ! ,,, ) soient soumis à un Régime particulier: Les biens meubles et immeubles et liquidités laissés au décès du fonctionnaire seraient soumis à un régime spécifique , qui (en résumé ) aboutirait à ce que la quasi totalité retourne dans les caisses de l' Etat ,,, Ainsi pour illustrer ma pensée , je prends l' exemple d' un retraité enseignant qui vient à décéder à l' âge de 80 ans , Ce Monsieur a été enseignant , mais en plus il a fait un peu de syndicalisme et été élu d' une bourgade pendant une douzaine d' années ,,, Au moment du décès, il laisse une belle maison d' habitation ( dans laquelle il a vécu ) ( estimée à 300 000 ) , des meubles ( estimés à 20 000 ) , un appartement ( estimé à 180 000 )qu'il donnait en location et 40 000 de liquidités :Soit un total de 540 000 ,,, Sur ces 540 000 , on fait un abattement de 20 000 non saisissable qu'on laisse pour les éventuels « héritiers « ,,, Et logiquement , dans mon exemple , il reste alors 520 000 qui retourne directement dans les caisses de l'Etat ( Et ce qui est d' ailleurs totalement logique , puisque le défunt fonctionnaire a vécu toute sa vie sur des fonds public ,,,Et en plus lorsqu'il était élu il a été prescripteur de dépenses publiques « les salles polyvalentes , terrains de sport et autres ronds points ,,, « ( cette liste n'est pas limitative , l' imagination de nos élus en matière de dépenses publiques n'étant pas limitée ,,, ) ,,, Ainsi chaque année des dizaines de milliers de fonctionnaires ou fonctionnaires retraités , élus , élus retraités nous quittent pour rejoindre un Autre Monde ,,, Mais en nous quittant ,ils nous laisseraient de quoi rembourser un peu tous ces emprunts qui ont été faits pour les payer et les soigner : Non seulement ce serait efficace sur le plan économique mais en plus très moral ,,,