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8 décembre 2010
"L'école démocratique a besoin d'objectifs et de moyens pour combattre l'échec scolaire" estime Jacqueline Gourault
"Les résultats de l'enquête de PISA, qui évalue et compare tous les trois ans les performances des élèves de 15 ans en lecture, mathématiques et sciences dans les pays membres de l'OCDE, ont été rendus publics mardi et n'apportent pas la bonne nouvelle d'une école française qui réussirait enfin à surmonter les difficultés dans lesquelles les gouvernements successifs la laissent se débattre", regrette Jacqueline Gourault, sénatrice et chargée de l'Education au sein du Shadow Cabinet. Ces résultats illustrent l'analyse que fait le Mouvement démocrate depuis 2007. L’école
obligatoire de 6 à 16 ans est confrontée à deux problèmes majeurs : l'échec scolaire qui est trop
important avec un nombre d'élèves ne maîtrisant pas les fondamentaux considérable et, au final, un
nombre d'élèves sortant du système sans diplôme et sans qualification intolérable.
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éducation
Posté par : yvch | 20 novembre 2011 09:34Travaillant moi même dans le champ de l'éducation adaptée et étant parent de deux enfants en âge scolaire, il me semble important de s'interroger de manière tranquille et en dehors de toute polémique ( plus de profs, moins de profs, plus de moyen...) sur les raisons de la baisse du niveau générale des enfants en France. En effet, il me semble que pour que le système scolaire puisse fonctionner, il faut permettre la rencontre d'élèves et de professeurs au sein d'un lieu (qui en France s'appelle l'école). Un professeur étant "celui qui sait et qui propose de partager ce savoir" et un élève étant "celui qui ne sait pas et qui souhaite apprendre". Mais à l'heure actuelle, de plus en plus d'enfants et d'ados sont dans l'incapacité d'être dans une position d'élève en raison de difficultés et de troubles temporaire ou plus profond. Ces enfants sont tout de même présent dans les classes car l'école jusqu'à 16 ans est obligatoire. Les professeurs se retrouve donc face à des enfants qui ne sont pas des élèves, qui demande et ont besoin d'autre chose. Cette situation entraine, d'une part de la souffrance chez les enfants qui ne sont pas entendu dans ce qu'ils sont (des enfants qui n'arrive pas à être des élève) et d'autre part de la souffrance chez les professeurs qui ne peuvent plus faire le travail pour lequel ils ont été formé et qu'ils ont choisi; et il sont obligé d'essayer de faire un autre travail (éducateur, assistant sociale???) travail qu'ils n'ont pas choisi et pour lequel il n'ont ni les compétences ni les moyens. Ainsi, avant de parler de moyens pour l'école, il faut d'abord avoir le courage politique de regarder en face, ce que l'école est devenu. Etre cabale de constater ses dysfonctionnements afin de la remettre en question sans mettre de barrière à notre pensé (ex: Doit t-on imposer l'école à des enfants qui ne sont pas des élèves?). Et avoir l'imagination et le courage de proposer un nouveau système éducatif en France qui prenne en compte la réalité de la jeunesse française.
les moyens en question
Posté par : fknavarre | 24 décembre 2010 17:02Madame,
je vous rejoins sur la nécessité, pour la nation et ses enfants, de "sanctuariser" les moyens (financiers) de l'école, à savoir le nombre de postes d'enseignant et la qualité de formation des jeunes enseignants. Cependant, il ne faudrait pas réduire le "besoin d'objectifs et de moyens pour combattre l'échec scolaire" à cet unique aspect économique.
En effet, l'institution scolaire connaît une grande crise depuis 20 ans et cela va crescendo. Les causes en sont assurément multiples, tant externes qu'internes.
Pour les causes externes, il s'agit d'une part de ce que vous mettez en relief et d'autre part "l'évolution" de notre société: c'est à dire les principes de l'enfant-roi et du chacun pour soi. Un trop grand nombre de parents ne posent pas suffisamment le cadre éducatif où ne réussissent pas à le faire appliquer et respecter par leurs enfants. Tant que l'enfant ne gêne pas directement l'adulte on le laisse faire (jeux vidéo violents pendant des heures, grignotages à toute heure, saut du petit déjeuner...) ; finalement nombre d'adultes confond "ce qui fait plaisir sur l'instant à l'enfant" et "ce dont il a besoin". A cela, s'ajoute parfois de la part des parents un manque de respect de l'institution scolaire que l'enfant-élève usera pour "donner des coups de canifs" dans le contrat moral qu'il est nécessaire de passer entre enseignant et parents. Car si le parent ne respecte pas les règles, pourquoi son enfant le ferait ?
Maintenant, concernant les causes internes qui sont loin d'être négligeables, peu de politiques semblent réellement en prendre la mesure. Pourtant, la source du problème est à l'entrée en école élémentaire: le CP. Car si les savoirs fondamentaux (notamment la lecture, la numération et la résolution de problèmes) , ne sont pas correctement assimilés c'est durant toute sa scolarité que l'élève en pâtira.
Hors, la réduction du volume horaire du face à face pédagogique (24h au lieu de 27h), l'apparition de nombreux nouveaux domaines disciplinaires (anglais/ allemand, B2i, Histoire de l'Art, porter secours, éducation routière), le projet d'école (grande supercherie démagogique dans 90 pour cent des cas; mais qui prend du temps dans et hors-classe), les réunions d'équipe (quand chacun enseigne seul et que ces réunions sont tout sauf un partage d'expérience, de savoir-faire et d'échanges pédagogiques constructifs sur les élèves), la formation des enseignants à la conformité des méthodes et à l'adhésion au dogme, les conseillers pédagogiques en tout sauf l'essentiel (la lecture, l'ORL et les maths), les méthodes de lecture à principe globaliste (qui ne disent plus leur nom mais qui sont à 95 pour cent des méthodes partant du tout vers l'élément et créent des générations d'illettrés) prônées par l'institution, les rumeurs de suppression des notes (il est vrai que les carnets de compétences avec des dizaines et des dizaines de compétences à cocher est tellement plus impressionnant et sérieux...sauf qu'encore une fois c'est démagogique) , "l'enfant au coeur du système" , tout cela sont des causes d'échec scolaire. L'école a perdu son objectif premier: enseigner des savoirs fondamentaux aux élèves qu'elle accueille pendant le temps de classe.
Ne serait-il pas grand temps de mettre en oeuvre des programmes cohérents?
Ne serait-il pas grand temps de faire une campagne en faveur de méthodes de lecture plus en phase avec ce qu'est le jeune écolier de Cp et ce qu'est l'apprentissage?
Ne serait-il pas grand temps que la formation initiale des enseignants soit autre chose que la formation à la conformité sous la contrainte et la menace?
Fknavarre, enseignant
au service de la réussite scolaire des élèves de CP
100% d'élèves doivent savoir lire
Posté par : mamiep | 13 décembre 2010 21:45J'émettrais une réserve sur cet objectif, même s'il reste celui vers lequel nous devons tendre.
Il existe des enfants qui ont des handicaps profonds .Certains sont dirigés vers des IMP (,trop peu nombreux par ailleurs ). Lorsqu'on sait que cette prise en charge est soumise à l'approbation des parents ,on doit tenir compte de cet aléas. Ceci étant dit, j'ai assisté à une représentation théâtrale jouée par des enfants d'un IMP et la directrice me confiait qu'un des élèves avait découvert la nécessité de savoir lire pour apprendre son rôle .Le déclic s'est produit .On ne peut toutefois en faire une généralité . Tout doit être mis en oeuvre, c'est une certitude .
PS:il s'agit de l'IMP d'Ecouis (Eure ) et l'animatrice de théâtre est une femme passionnée du théâtre de Rouen .
Je vous confie qu'au cours de la représentation j'étais émue jusqu'aux larmes !Ces enfants étaient en symbiose avec l'animatrice ,le travail était inestimable de part et d'autre.
IL Y A ENCORE DES TRAINS QUI ARRIVENT A L'HEURE ! il suffit de les dénicher . Leur discrétion est dommageable .
Noir, blanc, gris
Posté par : phiphilac | 9 décembre 2010 23:38Bien sûr qu'il faut mettre un maximum de moyens dans l'enseignement, c' est l' avenir du Pays.
On revient sur la semaine de 4 jours, 2 ans seulement après sa mise en application ! Ne vaudrait- il pas mieux réfléchir AVANT de faire les conneries. C'est le genre de fonctionnement qui révolte la France laborieuse.
On peut s' échiner à gérer nos entreprises, alors que l' exemple de nos dirigeants est celui de l' inconscience notoire quand ce n' est pas l' incompétence. Dans un domaine essentiel. L' éducation de tous est un pas fait vers l' égalité des chances, ce ne sera pas parfait, il faudra du temps pour repartir du niveau où l' on est descendu; mais çà le sera encore moins si des mesures efficaces ne sont pas prises rapidement.
Je mesure actuellement la différence du système éducatif à 45 ans d' intervalle, entre le privé et le public. La société a évolué et aussi régressé.
d'abord : orientation scolaire efficace !
Posté par : gilco | 9 décembre 2010 11:52Les objectifs doivent en effet être :
- donner à chacun une formation primaire : savoir lire, écrire, compter, comprendre.
- Il faut pour cela :
Orienter les enfants dès le début de la scolarité, le suivre durant toute la période du primaire et, détecter les capacités, les aspirations à suivre telle ou telle voie.
Puis apporter la connaissance des orientations possibles : professionnelles ou scientifiques pendant la période du secondaire.
Apporter à chacun les moyens (bourses) nécessaires pour suivre une formation longue s'il en a les capacités ???
Ceci n'est pas aujourd'hui bien fait ????
- Concernant la formation primaire, j'ai entendu la comparaison avec la Finlande :
Aucun élève ne redouble et tous savent lire, écrire, compter, comprendre à la fin du primaire ! TRES BIEN, mais aussi les effectifs par classe sont les mêmes qu'en France ???
Les enseignants sont notés en fonction du nombre de redoublants : cette prime au mérite est excellente.
PENSONS Y en France