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9 juin 2011

Sécheresse : "des paroles qui vont dans le bon sens, en attendant les actes"

Marc Fesneau

Marc Fesneau, responsable des questions agriculture au sein du Shadow Cabinet, a déclaré, après la visite de Nicolas Sarkozy en Charente, qu'il s'agissait de "paroles qui vont dans le bon sens", mais qui doivent être "suivies des actes".

"Lors de sa visite en Charente, le Président de la République a formulé un certain nombre de propositions concrètes pour répondre à la crise dramatique que rencontre l'agriculture du fait de la sécheresse qui sévit dans notre Pays.

Ces annonces vont dans la bonne direction et répondent sur le court et moyen termes aux attentes des agriculteurs. De même l'idée de relancer un véritable plan sur des systèmes de stockage des eaux de pluies par exemple des retenues d'eau va, pour le long terme dans le bon sens. D'autres mesures devront accompagner cette réflexion tant en termes de recherche de systèmes agricoles plus économes en eau que de consommation non agricole de l'eau.

Pour chacun d'entre nous, cette crise doit nous faire réfléchir, nous faire prendre conscience que cette ressource est précieuse et doit être considérée comme telle. D'autres crises de l'eau viendront, il faut résolument nous y préparer au delà des légitimes mesures conjoncturelles de solidarité.

Les déclarations du Président de la République vont donc dans le bon sens. Mais le Président de la République nous a trop habitué aux déclarations sans lendemain, aux promesses non tenues pour que l'on accueille pas,-comme l'ont d'ailleurs fait les syndicats agricoles- avec vigilance ces annonces.

C'est au regard de la mise en oeuvre concrète et réelle de ces propositions qu'il conviendra de juger des actions présentées aujourd'hui en Charente."


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Proposition

Posté par : thomashugolouis | 31 juillet 2011 19:07

Pourquoi ne pas envisager d'interdire purement et simplement les supermarchés de vendre des fruits et légumes ? 1) Ils tirent les prix vers le bas 2) Ils vendent des fruits et légumes venant du bout du monde même quand ce n'est pas la saison en France 3) Cela permettrait de relancer les commerces de proximité. 4) Les supermarchés peuvent se rattraper sur les autres produits


agriculture et nature humaine

Posté par : pititederniere | 22 juin 2011 17:09

Il fallait prendre le probleme a l'envers pour prevoir l'avenir.
Le coeur d'un enfant bat a chaque seconde... Ca ne va pas dans le bons sens le temps de la régulation. Combien d'agriculteurs seront morts ?
La science sans conscience n'est que ruine de l’'âme.
edl


sécheresse

Posté par : isarienne | 19 juin 2011 14:51

Pourquoi le dédommagement ne passerait-il pas par les assurances des agriculteurs car, après tout, le monde agricole est un monde privé ?


Fore encore plus profond !

Posté par : phiphilac | 16 juin 2011 22:22

Et l'on ne parle même pas de ne pas arroser en plein soleil, ce serait l'eldorado.


des réserves d'eau mais sous quelle forme ...

Posté par : coolfifi | 11 juin 2011 20:22

Pour avoir vu des réserves d'eau dans certaines régions, j'ai toujours été choquée par le fait qu'elles étaient d'une part trés moches, d'autre part à ciel ouvert, ce qui en plein soleil provoquait une énorme évaporation au moment où précisément l'eau était un bien particulièrement précieux. Certes nos hangars agricoles modernes sont également indubitablement laids et bien peu respectueux des paysages et du patrimoines architectural, donc un peu plus de laideur dans nos paysages ou pas, quelle importance, pourrions-nous penser. Peut-être et peut-être pas. Pourquoi les pays nordiques parviennent-ils eux à ne pas défigurer leurs paysages avec leurs hangars agricoles et faut-il continuer à enrichir les industriels des stuctures métalliques et de la tôle ondulées au détriment du confort des animaux et du respect de la mémoire architecturale de nos campagnes ?
Mais en ce qui concerne les réserves d'eau, je ne peux m'empêcher de les comparer aux incroyables réseaux souterrains traditionnels que l'on trouve au Moyen Orient qui, construits il y a des centaines d'années avec des moyens mécaniques bien moindres sont parvenus à économiser une eau encore plus rare et précieuse que celle de nos campagnes. Ne serait-il pas temps de s'assurer que les stockages d'eau soit couverts et suffisamment enterrées pour éviter les déperditions par évaporation? N'est-il pas grand temps de réglementer voire d'interdire ou au moins contrôler les puits que les particuliers peuvent creuser dans leur jardin pour économiser l'eau d'arrosage de leur jardin et qui assèchent de manière générale les réserves d'eau des nappes souterraines? Et surtout de s'assurer que les régions en amont des rivières ne prélèvent pas trop de la ressource en eau pour que les territoires en aval continuent à être correctement approvisionnés? Bref est-ce qu'il n'y a pas une vaste réflexion à entamer sur les ressources en eau du territoire et sur les solidarités et les droits de tous à respecter? Peut-on laisser tout cultiver partout de manière intensive ou faut-il inciter certaines pratiques agricoles à se modifier pour tenir compte de la vie des sols et des ressources en eau sans attendre les crises de sécheresse? Peut-on laisser les individus gérer seuls les ressources en eau pour eux-mêmes, ou faut-il comme dans la région de Valencia inventer une assemblée paysanne, pour une gestion commune de l'eau qui permet solidarité et équité dans la répartition de l'eau disponible? Bref le monde agricole a besoin de solidarité, de plus en plus de solidarité mais il me semble qu'il serait sage que cette solidarité soit pensée avant même qu'il y ait crise d'eau, financière ou sanitaire.



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