Adhérez!
Pour adhérer au Mouvement Démocrate !
Se connecter
Google+ François Bayrou RSS Facebook Twitter FlickR Dailymotion
8 septembre 2011

Crise des fruits et légumes : "une stratégie du renoncement"

Marc Fesneau

Marc Fesneau, Secrétaire général du Mouvement Démocrate et responsable de l'Agriculture au sein du Shadow cabinet, a réagi aux mesures annoncées le 7 septembre par Bruno Le Maire pour résoudre la grave crise des que connaissent les producteurs de fruits et légumes français.

"Ce plan symbolise, y compris par son contenu une seule stratégie : celle du renoncement", a-t-il déclaré.

"Voilà plus de 30 années que, été après été, les producteurs de fruits et légumes alertent sur la situation de leur secteur économique. Voilà plus de 30 années que tous les gouvernements répondent à l’urgence, dans l’urgence, et nous font de vaines promesses. Voilà plus de trente années que des producteurs de fruits et légumes cessent leur activité, que des vergers sont arrachés, des outils démantelés et que lentement c’est un secteur tout entier qu’on laisse disparaître", a analysé Marc Fesneau. "Comment accepter cela quand, dans le même temps, nos partenaires européens comme l’Allemagne construisent une agriculture forte ?" s'est-il interrogé.

"Le plan présenté prévoit, sur les 25 millions d’euros, 15 millions de mesures dites conjoncturelles. Auxquelles s’ajoutent 4 millions d’euros de mesures destinées à vrai dire à accompagner la cessation d’activité", a-t-il repris. "Près de 80 pour cent des moyens alloués dans ce plan ne répondent pas à autre chose qu’aux conséquences, et non aux causes du mal", s'est-il indigné. "Comment peut-on prétendre sauver toute une filière avec 6 millions d’euros ?" a-t-il mis en avant.

"Les problèmes structurels de cette filière tiennent tout d’abord à la trop grande concentration de la distribution et à l’inégale répartition des marges entre acteurs de cette filière", a analysé le Secrétaire général du MoDem. "Elles tiennent peut-être surtout au différentiel de compétitivité du fait de distorsions de concurrence intra-communautaires. Sur le coût du travail mais également sur certaines normes environnementales", a-t-il expliqué. "C’est à ce différentiel qu’il faudra s’attaquer à la fois en termes de règles communautaires et de normes et contraintes françaises", a-t-il conclu.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Privilégier le local.

Posté par : Sowl | 19 novembre 2011 09:13

De plus en plus d'établissements publics ( écoles, hôpitaux ... ) suppriment leur cuisine pour se faire livrer par des fournisseurs privés. A priori on y gagne en coût et en hygiène, mais existe-il un quota de production locale de fruits et légumes pour décrocher ces contrats ? Ainsi l'argent public reste en France et les agriculteurs ont des débouchés assurés qui les aident à stabiliser leur gestion ou à obtenir des prêts.


Formation

Posté par : AURE987 | 13 novembre 2011 12:29

Les formations ont déjà changer pour les petits secteurs. Je suis titulaire d'un BTS productions horticoles qui regroupe quatres secteurs : les fruits, les légumes, l'horticulture et la pépinière. Le manque d'élève a déjà obligé au regroupement des formations par souci d'économie. Je suis contre l'hyper spécialisation, mais l'agriculture polyvalente du début du 20 ème siècle n'a plus sa place pour une commercialisation en gros elle demande trop de matériel, elle n'est possible que pour ceux qui commercialise en vente directe. De plus la vente directe et les AMAP présentées comme l'avenir pour l'agriculture ne peuvent concernés tous les agriculteurs. Elles permettent certes de gagner de la marge mais elle demandent beaucoup plus de temps de travail, la rémunération horaire n'est donc pas forcément meilleure. Enfin la grande distribution n'est pas le principal problème de l'arboriculture, c'est bien plus le dumping social organisé par l'Espagne et l'Allemagne ou dans ces pays les ouvriers étrangers (marocains pour l'Espagne, polonais et roumains pour l'Allemagne) sont embauchés n'ont pas au salaire moyen de ces pays mais plutôt proche de ceux de leur pays d'origine. D'ailleurs les saisonniers espagnols ne travaillent pas dans leur pays mais viennent massivement travailler en France ou l'on paye au Smic français! La France est le dindon de la farce de l'Europe a quand une harmonisation fiscale et sociale


Plus d'Europe, et mieux

Posté par : ellica02 | 13 septembre 2011 09:46

Tout ce que dit M. Fesneau est essentiel. Il me semble urgent d'harmoniser au niveau européen les normes environnementales et qualitatives. Egalement d'affiner l'étiquetage des fruits et légumes que l'on mange tous les jours, en précisant quels pesticides et quelle dose de ceux-ci on ajoute à ses fraises, artichauts, tomates... Est-ce trop utopique de vouloir consommer des produits ayant du goût ? L'éducation de nos enfants au goût ne passerait-elle pas par une meilleure prise en compte de la qualité au détriment du toujours plus gros, toujours plus rond, toujours plus rouge ? Le souci des dernières décennies a été de produire suffisamment pour nourrir plus de monde oui. Il reste beaucoup de travail pour réaliser autant que possible un saut qualitatif. Bien d'autres questions en découlent qu'on ne résoudra pas en une nuit (limitation de la monoculture, besoin de main d'oeuvre qualifiée...) C'est un simple point de vue de consommateur conscient.


A.M.A.P

Posté par : chris1951 | 9 septembre 2011 20:08

Demain, je vais promouvoir les AMAP sur le forum des associations.
Pour ceux qui ne le savent pas, les AMAP sont des associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne.La charte paysanne qui les régit est très proche du label AB (mais moins coûteuse). Pour Paris, les agriculteurs qui fournissent les AMAP sont pour la plupart en Seine-et-Marne. Les adhérents payent d'avance (en faisant plusieurs chèques) pour l'année, ce qui permet à l'agriculteur de pouvoir faire prévisions et investissements.
C'est 2 fois moins cher que la filière bio. Ce serait bien que le Mouvement Démocrate se positionne positivement par rapport à ces associations. D'autre part, il serait tout à fait possible d'envisager que dans la grande distribution, on indique le montant que le producteur d'une bouteille de lait ou d'un kilo de fruit ou de légumes perçoit. Cela permettrait aux consommateurs d'aller vers les distributeurs les plus "éthiquement corrects"(je me demande si je ne viens pas de faire un pléonasme mais tant pis je maintiens !).


où est la logique ?

Posté par : mamiep | 9 septembre 2011 16:12

Pourquoi diable a-t-on besoin d'importer des poivrons de Hollande ? Qu'on importe des tulipes, cela se conçoit, mais des poivrons ! J'ai toujours pensé que le poivron était un légume du midi.
Quelle ne fut ma stupeur, le jour où j'ai découvert des tomates de Hollande dans un supermarché en Espagne ! Moi qui me régalait des tomates muries au soleil : odeur et saveur étaient inégalables !
A qui profite le transport des légumes ? Ne pourrait-on pas consommer en priorité nos propres produits de saison ? Nous serions nombreux à y trouver notre compte, producteurs, consommateurs, transports polluants... Les camions doivent se croiser sur les routes européennes : une aberration !



2012, état d'urgence

Sur Facebook

Le projet humaniste
contacts locaux
contacts locaux

Les sites récents

lesdemocrates.fr
e-Boutique du Mouvement Démocrate
Jeunes Démocrates