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8 juillet 2010

UE-Mercosur : "La politique commerciale de l'Europe ne peut se concevoir sans prendre en compte les intérêts européens", déclare Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez, vice-Présidente du Mouvement Démocrate, a vigoureusement pointé ce matin à Strasbourg en session plénière du Parlement européen les contradictions politiques de la Commission européenne. Alors que plus tôt dans la matinée, lors d'un précédent débat, le commissaire à l'Agriculture insistait sur la nécessité de réformer la politique agricole commune pour renforcer les normes environnementales, de traçabilité et de sécurité alimentaire, le commissaire au Commerce extérieur a au contraire expliqué qu'il n'était pas question d'imposer les normes européennes aux produits importés.

"Nous venons d'avoir dans cet hémicycle un débat sur la politique agricole commune où nous avons rappelé l'importance de soutenir un modèle agricole européen unique au monde. Or, en même temps, la Commission a décidé, sans aucun débat public préalable, de relancer des négociations avec le Mercosur dont les conséquences risquent d'être catastrophiques pour notre agriculture et en particulier pour notre élevage européen, qui déjà ne se porte pas bien", a déclaré Mme de Sarnez, membre de la commission parlementaire du Commerce international.


"Les importations de viande bovine vont augmenter de 70 pour cent, celles de volaille de 25 pour cent. Elles vont déferler sur l'Europe à un coût moindre puisqu'elles ne sont pas produites avec le même niveau d'exigence sanitaire, environnementale et sociale", a-t-elle ajouté. "Monsieur le commissaire je veux donc vous dire mon inquiétude : notre agriculture est en grande difficulté. La déstabiliser d'avantage aura des conséquences lourdes".

"La politique commerciale de l'Europe ne peut se concevoir sans prendre en compte et défendre l'un de nos principaux atouts. Il faut que la Commission entende ce message et cette exigence", a conclu Marielle de Sarnez.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

petite précision

Posté par : audomarois | 10 juillet 2010 11:37

Ca voudrait donc dire que la politique commerciale de l' europe a été jusqu à présent motivée par des préoccupations " tiers mondistes " , portées par des gens généreux qui ont une forme de culpabilité par rapport aux pays pauvres ... Alors , on comprend leurs décisions : Détruire l' industrie et les emplois en Europe pour les transférer dans les pays à bas coût de main d' oeuvre ! C'est une idée intéressante : Mais , cette idée farfelue n' a jamais été soumise au suffrage universel , et c'est dommage parce que si elle avait été clairement rejetée par un vote démocratique , il est bien probable que nous n' aurions pas tous ces déficits ... Un jour il faudra bien dire à la population que les responsables de notre situation budgétaire calamiteuse sont les malfaisants non élus du peuple qui ont comploté dans l' ombre pour détruire notre économie ...


Bravo Marielle

Posté par : JeanBrochier | 9 juillet 2010 19:16

Merci d'avoir le courage de souligner cette contradiction qui je crains ne touche pas seulement le monde de l'agriculture. L'Europe veut introduire une bonne dose d'intelligence et d'exigence dans pas mal de réglementations, très bien, mais attention à ne pas dangereusement fragiliser notre économie. Notre belle Europe ne résisterait pas longtemps au choc négatif de notre démographie déclinante, de la rigueur nécessaire et d'exigences appliquées qu'à nous-mêmes.



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