3 juillet 2009

Report de l'élection de Barroso: "La présidence se range au principe de réalité" déclare Marielle de Sarnez

Marielle de Sarnez

Commentant les déclarations du Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt sur le report de la réélection du président de la Commission européenne José Manuel Barroso par le Parlement européen, Marielle de Sarnez, députée européenne et vice-présidente du Mouvement Démocrate, a déclaré :

"En reconnaissant qu'aucune décision ne pourrait être prise en juillet quant à la succession de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne, la présidence suédoise du Conseil de l'UE s'est rangée au principe de réalité. C'est le Parlement qui fixe son agenda, pas les chefs d'Etat et de gouvernement. (Lire la suite)


En outre comme l'a rappelé cette semaine le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe et son président Guy Verhofstadt, nous ne sommes saisis d'aucune demande formelle concernant l'éventuelle succession de M. Barroso par lui-même.

Le jeu est donc toujours ouvert et le Parlement doit profiter de cette période pour fixer ses priorités au moment où il y a une forte attente d'Europe de la part de nos concitoyens pour répondre à la crise et préparer l'émergence d'un nouveau modèle de développement économique et social, plus sobre, plus juste et plus durable".


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Don't waste your crisis ou introduction à Vehofstadt

Posté par : JeanBrochier | 7 juillet 2009 20:01

Comme le disent nos amis britannique il n’y a rien de plus inopportun que de gaspiller le temps d'une crise, une crise est un moment d’opportunité à saisir, il na faut surtout pas la manquer. Naïf comme je suis j’étais convaincu que l’Europe allait sortir grandie de cette crise, qu’elle allait nous aider à faire de grandes avancées en matière de construction européenne. Jusqu’à présent c’est plutôt loupé… Pourtant il est connu que l’Europe n’avance que par la crise. Certes mais étonnamment notre belle Europe se livre actuellement aux douceurs de l’intergouvernental, avec délice et sans accrocs, sans doute pour mieux traverser d’une dangereuse médiocrité une terrible crise que nous allons vite regretter de ne pas avoir mieux utilisée. Le bilan n’est en effet pas très glorieux, notre bon Sarkozy avait eu beau se féliciter que ces gringos d’Américains aient besoin de trois plans Paulson avant d’accoucher d’un plan plus ou moins définitif, l’Europe a certes articulé un plan en une seule fois, mais il eu mieux fallu le remettre plusieurs fois sur l’ouvrage plutôt que de prendre ce plan qui n’a d’européen que de nom et qui cache un vide plus qu’inquiétant. Nos belles et grandes nations se sont livrées avec joie aux délices des plans nationaux, sans aucune coordination entre elles, l’un se livre au délice de la baisse de la TVA (Grane-Bretagne), l’autre ne jure que par les subventions à l’export (Pays-Bas), le voisin veut investir dans les infrastructures et l’enseignement à tour de bras (Allemagne), le coq gaulois chante à tue tête qu’il faut créer des fonds souverains nationaux, etc. Bref cacophonie, patchwork anarchique et désordonné. Ne vous inquiétez pas à ce rythme là on va droit dans le mur. Pire on démonte allègrement la construction européenne, Gordon Brown cherche des emplois britanniques pour les seuls Britanniques, Sarkozy veut conditionner ses aides à l’automobile à la promesse de surtout ne pas aller produire dans d’autres pays de l’Union Européenne, l’Allemagne ne donnera Opel qu’à celui qui préservera les emplois GM en Allemagne. Retour du protectionnisme et du nationalisme… La seule institution européenne qui ait bien fonctionné est … la seule qui soit encore communautaire, la BCE. Le seul brise-lame qui ait bien fonctionné contre la crise est le seul outil communautaire dont on dispose, à savoir notre monnaie commune… Le seul petit progrès qui se trame est l’application des conclusions du rapport de La Rosière pour palier l’anarchie des régulateurs nationaux qui prétendent, avec le succès que l’on a pu constater, courir après un système financier qui lui a déjà dépassé depuis longtemps les frontières de l’Europe. Et encore ce rapport, repris par la Commission, n’est-il que le pâle reflet de ce qu’il faudrait faire, mais que Jacques de La Rosière, homme d'expérience et de réalité, dans sa grande sagesse, n'a pas osé proposer à cette Europe tombée pour son grand malheur sous hypnose intergouvernementale. On en viendrait à souhaiter que la crise économique ne s’arrête pas là.. Le bilan serait alors en effet absolument catastrophique pour l’Europe, et notre avenir bien sombre face à une Chine et des Etats-Unis ô combien plus réactifs.Faut-il baisser les bras ? Abdiquer en cachette ? Laisser aux autres une gloire que nous ne méritons plus ? Nenni mes amis, il est des noms qui surgissent des crises, le sien est Verhofstadt et si le Parlement Européen osait nous l’offrir comme Président de la Commission l’espoir pourrait encore changer de camps. Guy Verhofstadt, Sortir de la Crise – Comment l’Europe peut sauver le monde – Acte Sud. €19,90 Bonne lecture. Et bonne cogitation pour imaginer ce qu’il convient de faire pour que le Parlement Européen prenne soudain conscience de sa responsabilité presque historique et soit suffisamment courageux pour l’imposer aux têtes couronnées de notre Congrès de Vienne permanent, alias le Conseil.P.S. au fait je me lance sur http://www.europelibre.typepad.com/ soyez cléments ce sont mes premier pas...


Déclaration de Marielle de Sarnez

Posté par : islandais | 4 juillet 2009 20:00

Nous n'avons pas élu des parlementaires européens pour souscrire sans réflexions au calendrier fixé par le Conseil. Laisson le temps au temps et nos élus se concerter avec ceux des formations voisines et des autres pays avant de procéder au choix d'un Président de la Commission; On verra bien ce qui résultera de ces discussions.


Du changement fera du bien à l'Europe

Posté par : andreisrael | 3 juillet 2009 22:45


Voilà un homme que j'ai tout particulièrement apprécié pour son franc parlé sa manière simple et non politique de présenter les choses. Souhaitons que cet homme soit élu. C'est mon voeux.


titre

Posté par : MANDRIN | 3 juillet 2009 19:41

Ne pas dire " Report de l'élection de Barroso" mais Report de l'élection du Président de la Commission EuropéenneRien n'est écrit d'avance sinon, ce n'est pas la peine de solliciter les électeurs déjà si peu prompts à voter , nous en voyons les conséquences...le futur parlement tranchera, c'est lui qui valide les orientations et la Commission doit veiller à leur exécution - nous devons avoir toute notre place sur des majorités d'idées avec au préalable un axe de travail cohérent bien cadré sur la mandatureElle n'aura pas la tache facile cette nouvelle assemblée, et les conséquences du seïsme que nous vivons ne sont pas encore totalement mesurables.Une ligne de fracture se dessine tout de même en terme de gestion des finances publiques, et les déficits des uns (baptisés investissements...) verront leur pertinence claironnée ,fondre probablement comme neige au soleil, au moment du décompte final de la reprise où les autres auront été bien en amont moins cigales... Ils pèseront donc plus lourd politiquement !!La Présidence suédoise tombe bien car dans ce pays à la forte tradition parlementaire et démocratique , on sait aussi compter et écouter tout le monde ,Ceci laisse augurer d'un nouvel élan où la rigueur (et souhaitons le l'éthique) reprendront de la couleurla future députation comptant sur le continent quelques éléments de valeurs légitimement élus, leur contrôle démocratique et sourcilleux ne sera pas de trop !Beau sujet pour notre Université de rentrée..