5 juin 2009
Le destin de la France et de l'Europe sont aujourd'hui indissociables. L'Europe est notre seule chance pour lutter contre les crises et surmonter les défis immenses auxquels nous avons à faire face. L'Europe est notre seule chance pour défendre un modèle de société original qui place l'Homme au centre de toutes les politiques. Nous proposons un plan d'action pour que l'Europe réponde à la crise, s'oriente vers un développement durable, garantisse notre modèle social et change les fondements de la mondialisation. Et nous ne pourrons gagner ces combats que si les citoyens européens y sont associés. Nous voulons les informer de ces enjeux, construire une Europe plus transparente et plus proche de leurs préoccupations.
Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à la réélection de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. Au cours de son mandat, il a manqué à son devoir d'initiative, alors que la crise appelait une réponse commune. Il est resté dans l'ombre des gouvernements alors que les citoyens attendaient de l'Europe des propositions audacieuses. Il s'est aligné sur des principes ultralibéraux et inégalitaires au lieu de défendre l'originalité d'un modèle européen plus solidaire.
Nous sommes prêts à former une majorité alternative autour de notre vision de l'Europe : un projet de société qui concilie l'exigence sociale, l'impératif démocratique et l'urgence écologique.
POUR UNE RÉPONSE EUROPÉENNE À L’URGENCE DE LA CRISE
Dans la crise, seule une réponse européenne peut être efficace. Les efforts dispersés sont
vains. Nous devons agir en commun pour que notre réponse à la crise soit forte et cohérente. Entre
Européens, nous devons savoir faire preuve de solidarité. Solidarité entre pays, notamment
vis-à-vis de ceux qui sont le plus affectés par la crise économique et financière. Solidarité entre
citoyens européens également, pour aider les plus défavorisés frappés par le chômage ou touchés par
l’exclusion.
Nous proposons de :
-
Mettre en oeuvre un plan de relance européen si la crise s’aggrave encore.
Ce plan de relance doit comporter des dépenses d’avenir pour aider les PME et des mesures de
solidarité envers les plus démunis et les classes moyennes touchées par le chômage. Ce plan
s’orientera vers une croissance verte, grâce notamment à la mise aux normes durables des
bâtiments et au développement des transports propres.
-
Financer ce plan de relance par un emprunt européen, qui pourra atteindre selon
l’évolution de la crise jusqu’à 3% du PIB. Cet emprunt européen permettra de relancer
nos économies autour de projets d’avenir.
-
Amplifier le montant des fonds sociaux européens (fonds social européen, fonds
d’ajustement à la mondialisation)
et en faciliter l’accès pour aider les salariés européens à faire face aux
restructurations dues à la crise.
-
Mener une politique européenne de l’emploi pour sécuriser les parcours des
salariés.
POUR UNE SOLIDARITÉ ÉCONOMIQUE EUROPÉENNE
L’Europe a besoin de renforcer la coordination de ses politiques économiques. L’euro
nous a protégés pendant la crise. Mais nous ne sommes pas encore capables d’organiser une
véritable politique économique. Nous n’avons pas non plus de moyens suffisants pour conduire
cette politique tant que le budget européen ne s’élèvera qu’à 1% du produit intérieur
brut (PIB).
Nous proposons de :
-
Créer un Conseil de la politique économique de la zone euro, qui se réunira au
niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, assurera le dialogue avec la Banque centrale
européenne (BCE), coordonnera les politiques budgétaires et mettra en oeuvre les initiatives
communes de soutien à l’économie.
-
Harmoniser la fiscalité de l’épargne et celle des sociétés.
-
Augmenter et consolider le budget européen en y affectant une taxe carbone ou une
contribution prélevée sur les mouvements spéculatifs sans hausse des pressions fiscales nationales.
-
Mener une véritable politique de recherche européenne en doublant le budget
européen de la recherche et en instaurant une aide pratique au dépôt des brevets.
-
Instaurer une politique industrielle européenne grâce à la mise en place
d’un fonds stratégique l’investissement au sein de la Banque européenne
d’investissement (BEI). Il financera des projets stratégiques, les nouvelles technologies de
l’environnement et les PME innovantes.
-
Renforcer les dispositions antitrust européennes.
POUR UNE RÉGULATION DE LA MONDIALISATION
La crise actuelle trouve son origine dans les dérives de la mondialisation financière. La
dictature des taux de rentabilité à court terme détruit l’équilibre social et environnemental
de nos pays. L’Europe doit s’unir pour proposer un autre modèle économique.
L’Europe a ainsi un rôle fondamental à jouer pour rééquilibrer les rapports de force dans la
mondialisation et changer les principes du commerce mondial.
Nous proposons de :
-
Élaborer une charte européenne des principes fondamentaux en matière bancaire et
financière, qui appellera notamment à un encadrement des rémunérations excessives et à la
suppression des stock-options (sauf pour les start-up).
- Prendre les décisions nécessaires, avec un calendrier contraignant,
pour bannir la pratique des paradis fiscaux.
-
Créer un régulateur financier européen unique, qui, outre ses activités de
contrôle, défendra le modèle financier européen vis-à-vis des autres régulateurs mondiaux.
-
Supprimer le G8 et transformer le G20 en un Conseil de sécurité économique, où
toutes les régions, y compris l’Afrique, seront équitablement entendues.
-
Réformer en profondeur les règles de l’Organisation mondiale du commerce
(OMC) pour intégrer davantage les exigences sociales et environnementales. Les produits
qui entrent en Europe devront progressivement être soumis aux mêmes normes que ceux que nous
fabriquons chez nous.
-
Créer une monnaie de réserve internationale autre que le dollar pour ne pas
dépendre de la politique économique menée par les États-Unis.
POUR PROMOUVOIR LE MODÈLE SOCIAL EUROPÉEN
Il existe effectivement un modèle social européen, fondé sur la lutte contre les inégalités, un
niveau élevé de protection sociale et un maillage de services publics sur tout le territoire pour
assurer l’égalité des chances. Ce modèle, non seulement nous devons le défendre face aux
partisans d’un accroissement continu des inégalités, mais nous devons aussi le consolider
pour qu’il puisse répondre au défi du vieillissement démographique.
Nous proposons de :
-
Mettre en place un plan de convergence sociale afin d’harmoniser
progressivement nos niveaux de protection sociale en Europe.
-
Financer l’éducation, la santé et la formation tout au long de la vie des citoyens
européens car ces biens supérieurs ne peuvent dépendre exclusivement de la loi du marché.
-
Défendre les services publics en élaborant une directive-cadre européenne.
-
Développer la notation sociale et environnementale des entreprises.
-
Mettre en oeuvre une politique familiale européenne pour limiter les effets du
vieillissement démographique.
-
Lutter contre toutes les discriminations grâce à l’adoption d’une
directive globale.
-
Instaurer “la clause de l’Européenne la plus favorisée” qui
permettra d’étendre partout en Europe les législations les plus favorables aux droits des
femmes déjà en vigueur dans certains pays européens.
-
Mettre en place un plan européen pour le handicap en établissant notamment une
définition européenne du handicap et des normes de construction conçues pour l’accueil des
personnes handicapées.
-
Développer l’action de l’Union en matière de santé publique et de sécurité
sanitaire.
POUR UNE EUROPE À L’AVANT-GARDE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
La crise financière se double d’une crise écologique dont l’enjeu est considérable :
l’avenir de nos enfants en dépend. C’est une question de solidarité entre générations.
L’eau, l’air, le climat, la biodiversité sont des biens communs dont nous ne sommes pas
propriétaires mais seulement dépositaires pour les générations à venir. C’est pourquoi
l’urgence écologique nous impose une nouvelle vision du développement, qui nous amène à
repenser l’ensemble de notre système économique et social. De nouveaux emplois naîtront de ce
mode de croissance plus durable.
Nous proposons de :
-
Repenser nos modes de transports, de production et de logement. La mise aux normes
durables des bâtiments et le développement des transports propres permettra d’importantes
économies d’énergie.
-
Recourir massivement aux énergies renouvelables pour diversifier nos ressources
énergétiques.
-
Mener un grand programme de recherche européen pour développer les énergies du
futur.
-
Développer les activités économiques issues du végétal (agro-industries).
-
Orienter les financements des fonds sociaux européens vers la formation aux nouveaux
métiers du développement durable.
-
Imposer une notation sociale et environnementale européenne aux grandes
entreprises et renforcer leurs obligations en termes de responsabilité sociale et environnementale.
-
Instaurer une taxe carbone européenne qui pénalisera les énergies fossiles les
plus polluantes.
-
Taxer les pollueurs pour qu’ils soient incités à modifier leur comportement.
-
Instaurer un moratoire sur les OGM tant qu’un organisme de recherche
indépendant n’aura pas évalué tous leurs effets.
-
Créer un corps de garde-côtes européen pour lutter contre les pollutions
maritimes.
-
Construire une solidarité énergétique européenne en coordonnant la gestion de nos
stocks et en créant des infrastructures d’acheminement vers les pays menacés de pénurie.
POUR UNE APPROCHE HUMAINE ET DURABLE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE
L’Europe ne peut pas rester sourde au malaise des agriculteurs et des pêcheurs. Le
maintien de ces activités est essentiel pour faire vivre nos campagnes et nos littoraux. Les
producteurs doivent être davantage impliqués pour organiser les marchés agricoles et pour définir
une politique durable de gestion des ressources naturelles.
Nous proposons de :
-
Promouvoir une agriculture européenne de qualité qui vise la sécurité alimentaire,
qui protège l’environnement et qui maintient un tissu d’exploitations à taille humaine.
-
Défendre le principe d’organisation des marchés agricoles, et notamment les
quotas laitiers, car les producteurs ont besoin de prix rémunérateurs pour produire et investir.
Les marchés à terme de matières premières agricoles doivent être régulés par une autorité
internationale.
-
Cesser d’exporter nos excédents agricoles à prix bradés pour ne pas détruire
l’agriculture des pays pauvres.
-
Permettre aux producteurs de s’organiser au niveau européen pour rétablir
l’équilibre dans les rapports de force économiques.
-
Encourager et aider les agriculteurs à mettre en place de nouveaux modes de
production plus respectueux de l’environnement.
-
Promouvoir les modes de production les plus protecteurs pour la santé et une
gestion durable des sols sur le long terme.
-
Mettre en place une gestion durable et partagée de la ressource à travers
l’instauration d’une co-expertise entre pêcheurs et scientifiques. Des plans
pluriannuels de gestion seront instaurés pour que les pêcheurs puissent prévoir leur activité.
POUR UNE EUROPE DES CITOYENS
Les choix européens sont préparés dans le secret, entre gouvernements, alors que les citoyens
devraient être pleinement associés aux décisions européennes. Nous devons rapprocher l’Europe
des citoyens en construisant une Europe plus concrète, plus transparente, plus accessible.
L’Europe doit être faite pour eux.
Nous proposons de :
-
Organiser des débats publics préalables aux décisions (3 mois avant), de telle
sorte que les citoyens européens puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.
-
Rendre publiques les délibérations des gouvernements au sein du Conseil en les
diffusant par Internet et à la télévision.
-
Simplifier l’accès aux aides européennes et aider ceux qui souhaitent en
bénéficier à monter leurs dossiers.
-
Créer dans chaque administration un représentant identifié en charge des
politiques européennes.
-
Instaurer un référendum d’initiative populaire européen.
-
Initier un service civique pour les jeunes Européens.
-
Honorer notre mandat par une présence assidue et une participation active aux
travaux du Parlement.
-
Informer les citoyens par un compte-rendu de mandat annuel.
POUR UNE EUROPE PROTECTRICE DES DROITS
L’Europe ne connaît plus de frontières intérieures. Cette liberté de circulation a permis
de faire de l’Europe un espace de droits. Mais elle a aussi fait naître de nouvelles menaces
pour la sécurité de l’Union (terrorisme, criminalité organisée). Nous devons définir ensemble
quelle protection nous voulons assurer à nos citoyens.
Nous proposons de :
-
Assurer les droits et libertés de tous les citoyens, en particulier le droit à la
vie privée, la protection des données personnelles, le droit d’asile, les droits des mineurs
et
garantir l’indépendance de la justice.
-
Confirmer au plan européen le droit fondamental d’accès à Internet et de protection
des données.
-
Créer un procureur de l’Union avec autorité de poursuite dans toute
l’Europe afin de lutter contre la criminalité organisée.
-
Etablir un code de procédure civile européenne pour mieux définir
l’application effective des droits des citoyens dans d’autres pays européens.
-
Mettre en place une politique migratoire humaine et raisonnable qui garantira un
droit d’asile identique dans toute l’Union et régulera les flux migratoires.
POUR UNE EUROPE PROTECTRICE DES IDENTITÉS
La construction européenne n’a jamais eu pour objet de faire disparaître les Etats-nations
ni les cultures régionales. Au contraire, l’Europe reconnaît le pluralisme des identités et
des cultures, à travers par exemple la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.
Cette diversité incroyable de notre continent est une richesse à entretenir.
Nous proposons de :
-
Garantir les cultures, les modes de vie et les identités en Europe.
-
Renforcer l’Europe de la culture par la défense du pluralisme culturel et le
soutien à la création européenne.
-
Assurer l’apprentissage de deux langues vivantes européennes et de l’histoire
de l’Europe dans les programmes scolaires.
-
Développer les échanges pour les étudiants et pour les apprentis en fondant un
nouveau programme Erasmus accessible à tous et soutenu par un système de bourses plus
étendu.
POUR PORTER LA VOIX EUROPEENNE DANS LE MONDE
Un pays isolé ne peut rien dans la mondialisation. Pour être entendus, l'Europe est notre seule
chance. Car l'Europe porte une voix originale et indépendante. Nous Européens qui nous sommes unis
dans le droit, nous sommes en mesure de proposer une vision nouvelle et plus équilibrée du monde,
notamment en faveur des pays pauvres.
Nous proposons de :
-
Coordoner nos diplomaties nationales pour faire en entendre la voix européenne.
-
Parler d'une seule voix dans les grands organismes internationaux : Fonds
Monétaire International (FMI), Banque mondiale, Organisation internationale du travail (OIT)...
-
Instaurer une défense européenne indépendante, même si cela est plus difficile
depuis que la France a réintégré le commandement intégré de l'OTAN.
-
Délimiter les frontières de l'Europe. Si nous voulons une Europe politique forte,
il ne faut pas diluer le projet européen dans un grand marché. Nous proposerons aux pays voisins de
l'Union, comme la Turquie, des partenariats approfondis.
POUR DONNER LA PRIORITÉ AU DÉVELOPPEMENT DES PAYS PAUVRES
L’Europe finance déjà près de 60% de l’aide publique au développement. Elle doit
maintenant s’engager pour permettre à ces pays d’accéder à un développement autonome.
Pour cela, il est essentiel de changer les règles du commerce mondial au sein des institutions
internationales.
Nous proposons de :
-
Mettre fin aux politiques de libéralisation des marchés agricoles qui ont ruiné
leurs agricultures locales.
-
Permettre aux pays pauvres de protéger leurs marchés agricoles et leurs industries
pour qu’ils puissent produire ce qu’ils mangent et fabriquer ce qu’ils
consomment. Ils doivent pouvoir accéder à l’autosuffisance alimentaire.
-
Agir pour que l’exploitation et la valorisation des matières premières bénéficient
d’abord aux populations de ces pays.
-
Poursuivre l’engagement de l’Union en faveur de l’aide publique au
développement.
-
Mettre en place un mécanisme de soutien aux pays pauvres pour financer des mesures sociales
dans les pays les plus touchés par la crise.
* *
*
Jamais dans l’histoire des hommes, des peuples libres n’ont choisi de
s’associer pour bâtir ensemble une volonté politique capable de changer la planète sur
laquelle ils vivaient. Nous l’Europe, nous l’avons fait. Nous pensons que le plus
important pour l’Europe, ce qui justifie son existence, c’est qu’elle ait quelque
chose à dire sur la manière dont le monde évolue. Nous pensons que l’Europe n’est pas
seulement une Europe entre nous, c’est une Europe volonté.
Pour mettre en oeuvre cette volonté, nous défendons l’idée d’une avant-garde
européenne formée à partir des pays de la zone euro et ouverte à tous ceux qui veulent la
rejoindre. Nous voulons sortir l’Europe de l’immobilisme. Cette avant-garde nous
permettra enfin de coopérer pour avancer.
Nous l’Europe
* *
*
Ce programme a été élaboré grâce aux contributions fournies par les
seize groupes de projet Europe mis en
place à la mi-octobre, auxquels ont participé plus de 3 500 adhérents. Adopté lors du Conseil
national du 24 mars, il a, par la suite, été enrichi en particulier lors des travaux des huit
Conventions thématiques qui se sont tenues aux mois de mars, avril et mai.
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il est ou le centre ?
Posté par : cortina_gt | 8 juin 2009 13:58à vous tous; plus particulièrement à François ; je compte sur toi depuis trop longtemps! alors! plus d'erreurs!!!!!! la France ce doit d'avoir un centre fort! c'est le grand moment !!! la gauche fait illusion !!! les écolos sont présent et c'est mieux!!!! la droite est au pouvoir!!!!! Alors ;il faut foncer mon cher François!!!! Adishahtz et bien à tous.
Analyse critique des résultats du 7 Juin
Posté par : bruneau | 7 juin 2009 22:59Voici mon analyse critique des résultats de ce soir émanant d'un militant engagé et responsable depuis plus de 15 ans dérrière François Bayrou. Selon une accumulation d'erreurs et une conjonction d'éléments :-Notre campagne bien que de terrain au niveau local,au niveau national, n'a pas été assez européenne Notre projet trsè européen en 2004, en 2009, n'a pas été suffisamment martelé et mis en avant-la sortie du livre de François pendant la campagne n'a pas été judicieuse Se consacrer sur des thémes européens en avril et mai aurait permis d'avoir un vrai Projet européen visible et d'éviter la confusion des genres. La sortie du livre à succés a trop focalisé sur François et sur 2012 et contre Sarkozy même s'il y a beaucoup de choses à en dire. Par contre, il est faux d'accepter de laisser dire à l'UMP qu'elle a parlé d'Europe...-La bonne campagne autour de 2-3 têtes de listes des Ecologistes, leur discours très européen (proche du notre, d'ou les évasions d'un quart de notre électorat soit 3 - 4 % environ vers leurs listes) et la tendance actuelle d'une partie de l'opinion publique vers le développement durable (CSP+, professions interctuelles, une partie du PS...)-des éléments autour de la campagne qui nous ont été défavorables (débat raté de jeudi soir, le discours sécuritaire de l'UMP et de l'Elysée, la collusion de coulisse entre l'UMP et les écologistes pour nous affaiblir ainsi que le PS, la diffusion du film et débat de vendredi soir avec 9 millions de téléspectateurs...)Donc, notre résultat de ce soir n'est pas bon. Nous sommes très déçus et nous devons nous remettre en cause sur plusieurs points car tout n'est pas perdu, c'est encore rattrapable et récupérable, mais pour celà il va falloir, en vue des Régionales de mars 2010, réagir très rapidement:- sur l'organisation au niveau national et local (animation des militants, recrutement de nouveaux militants, débats de société ouverts, communication de proximité systématique et régulière...), s'organiser davantage, faire plus de politique au sens noble du terme, être audibles sur tous les sujets d'actualités et de société.- avoir une organisation nationale à la hauteur avec un siège disponible et organisé, avec des dirigeants nationaux plus visibles médiatiquement et non plus uniquement centré sur François -un projet qui sorte des commissions et réflexions mais qui soit force de propositions, constructif, moderne, innovant,écologiste et démocratique-ne pas considérer que les écologistes sont des concurrents car le vote de ce soir est un épiphénomène car écologiste par rapport aux préoccupations du moment (développement durable), qui a siphoné une partie de notre électorat (message européen). Il faut donc reconquérir un à un les électeurs partis voter écologiste ce jour.-en vue des prochaines échéances et dans les prochains mois et assez rapidement car les Régionales de 2010 vont arriver vite il faudra se poser l'autre question en plus de celles ci-dessus (projet, organisation, visibilité, lisibilité....), celle de la stratégie politique à savoir avec qui gouverner. Car, à partir d'aujourd'hui il ne suffira plus de dire nous avons un leader, un Projet et attendre que les autres autour de nous évoluent et viennent à nous peut être un jour. Il faut, dans l'été, s'interroger sur une nouvelle refondation politique démocrate, décentralisatrice, responsable, européenne et moderne.Mais pas d'alliances avec des forces existantes (PS , UMP ou gauche plurielle telles qu'elles existent aujourd'hui) car selon moi, pas d'alliance possible avec l'UMP aujourd'hui (projet, méthodes, valeurs...), pas plus qu'avec le PS (dont une partie est contre nos valeurs européennes, responsabilisantes...) et pas avec une union de la gauche avec des communistes, de gauche de la gauche....Bref un énorme chantier que de toute façon il aurait fallu faire avant 2012? L'échec de ce soir nous incite à le faire rapidement pour être prêts en 2010 et mettre toutes les chances de notre côté.François est conscient de tout celà. Il faut le faire, s'engager, refonder, avancer, organiser, proposer...vite et maintenant! Nous devons tous être dérrière François (et les autres) pour ce faire.
Commentaire F.Bayrou sur les Elections
Posté par : didiercd | 7 juin 2009 22:26Depuis plusieurs mois j'etais désespèré par la communication de Francois B et de notre mouvement.Pour une fois j'ai trouvé l'intervention de FB ce soir formidable.Oui nous nous sommes tres lourdement trompés.Mais si nous le comprenons aujourd'hui
c'est formidable .C'est quand meme dommage qu'il ai fallu prendre une telle claque pour en arriver la.Mais maintenant tout redevient sans doute, possible.Bravo!
Par contre j'ai ete tres choqué des 58 commentaires ,tous tres elogieux, sur l'altrercation entre FB et DCB. Heureusement que FB remet lui meme les choses en place.
NdM : tous les commentaires n'étaient pas "élogieux".
xavier bertrand
Posté par : dadoun | 7 juin 2009 22:24une souffrance rien que de le voir sic!!! cordialement a tous
que François ne retourne plus chez CHABOT
Posté par : akhenator | 7 juin 2009 22:22ça fait deux fois qu' on se fait enfoncer . Le traquenard peigeux garanti .
debat cloisonné
sondages orientés
temps de parole biaisé (comme face à Cope ou François n' vait plus le temps de repondre )
Qu' il y envoie Marielle que diable .
Bayrou ne doit plus s' exposer face à des seconds lieutenants . Bayrou se met bien trop en avant .
Les Verts sont anecdotiques ( canard sans tete ) les socialos sont plombes et coules , l' avanir est à nous à condition de
1) elargir notre base 2) que Bayrou n' aille plus chez Chabot ou sinon ç'en est fini du MODEM
Mais la gauche est redevenue plurielle . Elle est foutue à nous d' en profiter
Cohn Bendit etant un execrable agent sarkoziste definitivement . Je le trouve aussi puant que Frederic Lefebvre