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18 novembre 2010

Réforme de la PAC : Le MoDem satisfait des pistes ouvertes par Bruxelles

Marc Fesneau Sylvie Goulard

Le Mouvement Démocrate se félicite des propositions faites aujourd'hui par la Commission européenne pour lancer le débat en vue de la future réforme de la politique agricole commune (PAC).

Pour Sylvie Goulard, députée européenne du Grand Ouest et en charge des Affaires européennes au sein du shadow cabinet du MoDem: "La Commission part sur de bonnes bases. D'abord elle plaide pour le maintien d'un budget conséquent pour l'agriculture européenne après 2013. Ensuite elle invite les Etats membres à redistribuer de manière plus juste les subventions agricoles, en insistant sur le rôle positif que cette activité peut apporter à l'environnement. Enfin, le commissaire Ciolos s'est beaucoup inspiré de l'excellent rapport de mon collègue de groupe George Lyon, voté à une large majorité par le Parlement européen en juillet dernier, et cela facilitera les négociations avec le Parlement, désormais co-décisionnaire avec le Conseil des ministres de l'Agriculture en matière de législation agricole".


Pour Marc Fesneau, secrétaire général du MoDem, en charge de l'Agriculture au sein du Shadow-cabinet: "La Commission ouvre de nouvelles perspectives pour l'agriculture européenne et française et permet de tirer partie des perspectives offertes par les nouveaux débouchés alimentaires et non alimentaires.

La refonte du système des primes agricoles est une évolution nécessaire pour tenir compte des disparités entre les systèmes et pour faire face aux défis environnementaux ; cette évolution doit se faire avec le souci de préserver intacts les secteurs de pointe et la compétitivité de l’agriculture.
Le maintien d’une agriculture viable passe en outre par notre capacité à s’assurer dans les accords commerciaux d’une plus grande réciprocité notamment en termes de normes, pour assurer une concurrence loyale avec nos concurrents.

Enfin, le maintien de mécanismes de régulation reste plus que nécessaire ainsi que la capacité à favoriser un meilleur équilibre entre amont et aval des filières. Les récentes crises agricoles viennent démontrer, si besoin en était, la nécessité de ces régulations.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Abandonner les subventions!

Posté par : Magnus | 7 mars 2011 10:51

Il faut absolument arrêter les subventions d'agriculture! Ils sont mauvais pour les consommateurs, ils détruisent l'environnement et ils empêchent les agriculteurs dans le tiers monde un propre marché pour ses produits. Il faut les remplacer avec un libre marché européen (avec des règles communs, bien sûr) et soutenir seulement des petits agriculteurs qui travaillent d'un façon écologiste.


Produire chez nous

Posté par : pennvihan | 13 janvier 2011 14:27

F. Bayrou met souvent en exergue le fait de développer (voire redévelopper) les productions chez nous ...j'apprends que nous importons du sarrasin de Chine pour faire nos galettes...autrefois on produisait suffisamment de blé noir chez nous en Bretagne où nous sommes de gros consommateurs de ces fameuses galettes...mais aujourd'hui avec les primes de la PAC les agriculteurs sont plutôt enclins à semer ce qui peut permettre une prime européenne à l'hectare! Je pense qu'il faut instaurer une politique volontariste au niveau des communes, du canton, de la région etc... pour produire ce dont nous avons besoin chez nous...l'agriculture est une des rares matières premières dont nous pouvons disposer en France : ne la négligeons pas quelle que soit la production!...Merci d'avance à Marc et Sylvie


Les bonnes intentions peuvent-elles enfin, être suivies d'effets?

Posté par : cocobeloeil | 22 novembre 2010 17:26

Jusqu'à ce jour, ce ne sont que des pistes ou des propositions. Je cite: "...de nouvelles perspectives pour l'agriculture européenne et française... nouveaux débouchés alimentaires et non alimentaires...refonte du système des primes agricoles...prise en compte des disparités entre les systèmes...souci de préserver les secteurs de pointe" Lesquels? "...compétitivité de l'agriculture... agriculture viable... maintien de mécanismes de régulation..." Que tout celà est vague et exprimé en langage technocratique!
Certes, les intentions sont bonnes mais surtout veillons à ce qu'il soit interdit de déterminer des prix de cession des produits agricoles inférieurs aux coûts de production. Je pense en particulier aux bourses des échanges (ou marchés au cadran) de fixation des prix des produits agricoles.
Ce mécanisme de vente reste encore à créer: il serait pourtant aisé de fixer des prix de vente plancher, en-dessous duquel les ventes ne seraient plus possibles.
Un tel procédé -vente à perte- est bien interdit en matière d'échanges commerciaux concernant tous les autres produits (hors soldes ou liquidations).
Et ne parlons pas des conséquences désastreuses des méthodes des grandes centrales d'achats, particulièrement celles de la grande-distribution qui n'hésite jamais à aligner les prix français ou européens sur les cours mondiaux.

Valorisons plutôt nos savoir-faire, nos terroirs (labellisations) mais surtout sachons soutenir les producteurs, agriculteurs et éleveurs.

Plus les années passent et plus il deviendra nécessaire d'ajuster la production mondiale aux besoins d'une démographie croissante. Cet argument doit nous aider à préparer l'avenir: faire travailler tous les producteurs afin de répondre à une demande croissante. L'objectif pourrait même devenir le plein emploi pour les agriculteurs (c'est une réalité tangible, et non une naïveté).

Ayons réellement la volonté de changer la PAC actuelle. Les enjeux sont considérables.
Ne laissons pas passer notre chance d'une perspective d'un avenir meilleur pour l'agriculture.


Mais encore ???

Posté par : Bonbon | 21 novembre 2010 18:51

J'aurais aimé savoir si enfin les subventions allaient se réorganiser de façon à privilégier l'agriculture biologique et l'élevage non intensif. On ne demande qu'à vous croire mais...
Tant que je ne verrai pas la fermeture des "robinets" pour l'élevage intensif et les groupes pétro-chimiques...


Des détails svp...

Posté par : coolfifi | 19 novembre 2010 12:56

Je suppose qu'après des années où le consensus était plutôt d'aller vers une suppression de la PAC en particulier sous la pression de la Grande Bretagne et de tous les pays qui ont une vision industrielle de l'agriculture, le maintien d'un budget conséquent, est le signe que la balance pour une spécificité de l'activité agricole, trés différente de l'industrielle, est en train de gagner (je veux le croire). D'autant que les terres agricoles rachetées partout par la Chine, et la spéculation financière sur les produits alimentaires sont le signe évident que sans puissance agricole, alimentaire, on ne peut peser dans les affaires du monde. Je suppose que c'est cette prise de conscience et ce revirement des mentatlités, que saluent nos deux représentants. Mais comme vous tous, je suis curieuse d'avoir plus de détails... le diable étant toujours dans les détails. L'importance de la règlementation est-elle enfin restaurée au niveau européen ou seulement un voeu pieux soutenu par la France? Quelles protections contre la cupidité et l'arrogance des centrales d'achat peut-on attendre de l'Europe? Pourquoi les éleveurs allemands souffent-ils moins que les français? Comment sont-ils organisés?...



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