Du 13 au 17 juillet 2011, Nathalie Griesbeck, députée européenne et responsable de la Justice et des Libertés publiques au sein du Shadow cabinet, s'est rendue, au sein d'une délégation du Parlement européen, en Tunisie, afin de faire un bilan des six derniers mois sur place, après la chute de Ben Ali. Durant ce déplacement, elle a pu constater la dureté des camps de réfugiés, y rencontrer les acteurs humanitaires, et s'entretenir avec le nouveau Premier ministre tunisien.
Arrivée à Djerba dans le Sud de la Tunisie, proche de la frontière libyenne, mercredi 20 juillet
2011, Nathalie Griesbeck a pu rencontrer les acteurs du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations
unies (UNHCR) et de l’Organisation internationale des migrations (OIM) pour préparer les
visites des camps de réfugiés du jeudi. L’occasion pour l'eurodéputée de souligner que "fuir
est un droit, accueillir est un devoir".
Nathalie Griesbeck s’est ensuite rendue à la frontière tuniso-libyenne pour visiter les
camps de réfugiés de Choucha, tenus par le haut commissariat aux réfugiés des Nations unies, et
celui tenu par les Emirats arabes unis, à Ras Jdir. Elle a pu y rencontrer les acteurs humanitaires
(UNHCR, Croix Rouge, Organisation internationale des migrations, Médecins sans frontières,
UNICEF…), l’armée tunisienne qui assure la sécurité des lieux, ainsi que les réfugiés
eux-mêmes.
L'élue MoDem a pu discuter directement avec ces réfugiés, pour une grande partie issus
d’Afrique subsaharienne, et se rendre compte des difficultés matérielles et humaines
auxquelles ils font face et surtout de leur manque d’espoir. "Le problème, c’est le
manque d’espoir. C’est pour cela que les gens partent illégalement pour
l’Italie", a précisé l'un d'entre eux.
Vendredi matin, Nathalie Griesbeck et ses collègues ont pu rencontrer le nouveau Premier
ministre de la Tunisie, Monsieur Beji Caied Essebsi, ainsi que les Ministres des Affaires
étrangères et de l’Intérieur et des Affaires Sociales, Messieurs Mohamed Mouldi Kefi et Habib
Essid, puis des représentants de la Croix Rouge et du Croissant Rouge. Ils ont été reçus par le
Directeur de mission de l’Union européenne et l’ambassadeur américain.
A l'issue de ces cinq jours, les membres de la délégation ont tenu à souligner deux éléments
principaux : la nécessité, pour les Etats européens, d’offrir plus de places de
réinstallation pour les réfugiés encore dans les camps ; et la demande que le sujet soit débattu
lors de la prochaine réunion des ministres européens de l’Intérieur.
Dans une déclaration commune, les membres de la délégation se sont dits "bouleversés par les
conditions extrêmement pénibles dans lesquelles les gens vivent", énumérant les conditions de vie
extrêmes : "la chaleur, les tempêtes de sable, l’accès limité à l’eau propre et
l’absence de conditions sanitaires et d’hygiène adéquates".
"Il y a là une leçon à tirer pour les États membres de l’Union", ont-ils pointé. "Nous
regrettons la faiblesse de la réponse des États membres, notamment lorsque l’on compare avec
les efforts consentis par des pays comme la Norvège, les États-Unis et le Canada. L’Union
européenne doit contribuer davantage à la réinstallation des réfugiés en provenance de zones de
conflit qui ne peuvent regagner leur pays", ont insisté les cinq députés européens d’une voie
collective. "Nous demandons instamment aux États membres d’adhérer au programme de
réinstallation proposé, y compris au mécanisme d’urgence."
Ils ont appelé les ministres des affaires intérieures à "examiner cette question.
L’Europe doit relever les défis engendrés par cette situation, notamment le sort des réfugiés
et l’octroi d’aide humanitaire, mais aussi l’impact sur la migration en Europe",
ont-ils ajouté. "L’Union européenne ne peut fermer les yeux sur cette réalité dramatique."
Nathalie Griesbeck a demandé une réponse internationale : "La Tunisie a déjà connu sa propre
révolution et elle fait face à d’importantes difficultés économiques et sociales, étant
donné, notamment, les niveaux exceptionnels de chômage chez les jeunes. Les flux migratoires
représentent une charge supplémentaire qui doit être partagée".
L'action humanitaire en direction des peuples opprimés, qui se sont battus pour la démocratie est
obligatoire, mais sur place : il faut les aider à reconstruire, c'est l'affaire de la diplomatie,
des affaires étrangères. Dans un pays (la France, l'europe) en proie à de grosses difficultés
propres, comment peut on envisager de l'immigration en grand nombre ? de la tunisie, de la lybie
etc..etc... Il faut apporter les moyens de se reconstruire. A ceux ( toujours en place) qui ont
profité largement des faveurs des pourvoirs déchus, de sortir de leur silence et de donner un peu
du leur..... Le peuple d'en bas en France n'en peut plus.
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il est temps de passer à l'action !!!
Posté par : gilco2 | 6 août 2011 11:18L'action humanitaire en direction des peuples opprimés, qui se sont battus pour la démocratie est obligatoire, mais sur place : il faut les aider à reconstruire, c'est l'affaire de la diplomatie, des affaires étrangères. Dans un pays (la France, l'europe) en proie à de grosses difficultés propres, comment peut on envisager de l'immigration en grand nombre ? de la tunisie, de la lybie etc..etc... Il faut apporter les moyens de se reconstruire. A ceux ( toujours en place) qui ont profité largement des faveurs des pourvoirs déchus, de sortir de leur silence et de donner un peu du leur..... Le peuple d'en bas en France n'en peut plus.