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14 avril 2009

Pour François Bayrou, les européennes seront l'occasion d'envoyer un message au pouvoir

François Bayrou à Bourg-en-Bresse

Le Président du Mouvement Démocrate s'est exprimé à l'AFP, durant son déplacement à Bourg-en-Bresse (Ain), à l'occasion d'une réunion publique avec Jean-Luc Bennahmias, Fabienne Faure et Gilles Artigues, têtes de liste dans le Sud-Est pour les élections européennes du 7 juin prochain. (Lire la suite)

Dans le train qui le conduit dans l'Ain mardi pour une journée, François Bayrou montre une photocopie de la couverture de son "livre de combat", "Abus de pouvoir", à paraître fin avril, veille de la campagne des européennes, où il dénonce le modèle de société prôné par Nicolas Sarkozy.

Dans le scrutin du 7 juin, "il va y avoir deux sujets", dit le président du Mouvement Démocrate (MoDem) aux deux journalistes qui l'accompagnent depuis Paris: "Qu'avez-vous à dire au pouvoir, et que voulez-vous faire de l'Europe ?".

Pour lui, la thématique nationale va forcément peser autant que les enjeux européens, étant donné "la lassitude et le désenchantement" dans le pays.

"On est en train de mettre en place quelque chose d'idéologique et de long terme, que les citoyens n'arrivent pas à identifier. C'est pour ça que j'ai fait ce livre", dit-il, rangeant un gros dossier contenant les épreuves, auxquelles il apporte les ultimes corrections. "Beaucoup de gens disent, (Nicolas Sarkozy) fait n'importe quoi. Moi je dis, il a un plan".

Le député des Pyrénées-Atlantiques, qui a axé ses récentes interventions sur une dénonciation de "la politique d'inégalités croissantes" mise en place selon lui par le chef de l'Etat et sa majorité, veut concentrer son tir sur "le fond".

"Il faut se battre pour un modèle de société qui mette un terme aux dérives qu'on constate tous les jours, et qui donne à la France un projet équilibré et généreux", ajoute-t-il.

Celui qui ambitionne de devenir le principal opposant de Nicolas Sarkozy, dans la perspective de 2012, n'est guère enclin à commmenter les polémiques du moment. Le "pardon" de Ségolène Royal à Dakar ? "Elle a suffisamment de critiques dans son propre camp", répond-il sans prendre position.

Le découpage électoral ? C'est "petites manoeuvres et cris d'orfraie", dit-il en renvoyant dos à dos UMP et PS, qui "aurait fait la même chose". "C'est la loi électorale qui est injuste", affirme ce partisan de l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives.

Dans l'Ain, le leader centriste est accueilli par l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias (ex-Vert), tête de liste MoDem dans le Sud-Est, et par les numéros deux et trois de la liste, la conseillère régionale Fabienne Faure et l'ex-député Gilles Artigues. Ils se rendent au "Moulin Marion" de Saint-Jean-sur-Veyle, qui fait des farines bio pour l'alimentation humaine et animale. La visite, avec table ronde et déjeuner avec les salariés, dure plusieurs heures.

"Je suis heureux d'être sur le terrain, de rencontrer des gens", affirme M. Bayrou, qui ne s'estime pas encore en campagne pour le 7 juin. "Pour l'instant, les gens n'ont pas la tête aux européennes du tout", dit-il. "La campagne sera extrêmement brève".

"C'est la énième campagne européenne que je fais, comme candidat ou directeur de campagne. Ca ne s'améliore pas", confirme M. Bennahmias, constatant le faible intérêt de l'opinion pour ce scrutin.

La journée se termine par une rencontre avec des militants MoDem dans une brasserie de Bourg-en-Bresse, après quelques minutes de marche qui permettent à l'ex-candidat à la présidentielle de tester sa popularité.

Un passant le salue d'un sonore "Bonjour, M. le président". Un jeune, pas très sûr du parti auquel il appartient, l'encourage néanmoins avec enthousiasme dans son combat.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

l'évalutation de la politique nationale et européenne

Posté par : TurgotYuFungLAM | 19 avril 2009 15:47


Quel objectif pour la France? SARKOZY nous a promet lors de 2007 que la France atteindrait le plein emploi et l'équilibre budgétaire en 2012. Voilà on a la crise bancaire en 4ème trim. 08 qui s'est développé comme une crise économique comme la crise asiatique fin 1990s. Pendant ces deux premières années, aucune réformé sérieuse pour réduire le déficit. Le nombre de fonctionnaire dépasse toujours 2 millions par rapport à la Suède. Les mesures strictement minimum du gouvernement un départ sur deux pas remplacé ne pourrait jamais réduire significativement la dépense de la fonction publique. On a perdu deux ans et maintenant, il n'est plus possible de réduire la fonction publique car la crise est venue. Le maximum que le gouvernement peut faire est de réorganiser la focntion publique : muter les douaniers ou la comptabilité publique au Pôle Emploi, tribuanux, hôpital, simplifier le calcul de la carrière de la fonction publique et permet de changer du service et garder l'ancienneté.
Le minimum du plan de relance avec le maximum de déficit publique va mettre en danger la finance publique. On n'a pas pu réduire le déficit publique pour les deux premières années de quinquennat, comment on peut faire ici 2012. Sans finance publique, ce sont les retraités qui subissent en première. L'image que François BAYROU a raconté sur les personnes âgées en Russie qui vendent des cacaouates devant les supermarchés pourraient hélas devenir la réalité en France.
L'Europe, le manque du savoir et la compréhension sur les subprimes et les produits financiers. On a presque vecu 6 mois et les subprimes sont toujours là. Le G20 est à nouveau un fait semblant. Ni les américains, ni les chinois, ni les anglais n'ont attaqué leur paradis fiscaux. Seuls la France et l'Allemagne ont accepté à attaquer nos paradis fiscaux. a nouveau l'idéologie a perdu le terrain vis à vis aux tradeurs réalistes.
La démocratie française n'a jamais été autant bafouée. Il y a tellement peu ou pas de tout de débat entre le Président SARKOZY et François BAYROU. C'est toujours le discours du Président ou les débouchages des personnalités centristes ou de la gauche pour montrer un fait semblant de l'union nationale. Grâce à mes interventions, SARKOZY a reculé sur la limite du temps du parole des parlementaires opposants. Si le parlement c'est la ferme, où on veut aller la politique française. Et notre PPDA, le guignol ont été également sanctionnés. L'Europe : l'Islande, au bord de l'Europe dont les 3 banques ont fait faillite. l'Europe n'a rien fait et le marché interbancaire a pris peur. La crise bancaire est venue qui s'est développé comme une crise économique. Si on demande l'utilité de l'Europe, ce n'est pas la stratégie de Lisbonne qui n'a donné aucun résultat, mais la,mise en commun des moyens pour résoudre les faillites des banques islandaises. L'Europe aurait pu via la BCE acheté les produits toxiques des banques islandaises et renégocier avec l'US pour le remboursement. Au cas refus, l'Europe peut confisquer les biens des ambassades des US comme un négotiant suisse a fait avec la Russie. L'Europe peut également confiquer les biens des sociétés US. Ceci peut éviter la crise bancaire en Europe.
Il faut reconnaître que l'US doit payer davantages. Mais les subprimes et Bernard MADOFF sont fabriqués aux US et approuvés par la SEC, l'Autorité de la Surveillance Financière US. Est ce que ce sont les européens qui doivent payer? Il s'agit de l'équité. Evitons une idéologie qui ne peut pas résoure le problème.
L'Europe doit être d'abord un marché qui s'est financiarisé. Donc, nos élus nationaux ou européens doivent avoir la compétence pour gérer ces produits complexes subprimes, titrisation pour résoudre les problèmes. Je déplore que aucun candidat de tous partis politiques en France possède ces compétences. Il ne faut pas étonner que l'Europe ne peut pas résoudre ce problème. Le savoir n'est pas là.


Elections européennes politisées

Posté par : Broceliande55 | 18 avril 2009 21:16


Le but initial des élections européennes est de renouveler le Parlement européen, et donc de déterminer les grandes orientations de lU.E. pour les années à venir. En France, la tentation est forte de politiser ces élections pour effectivement "envoyer un message" au gouvernement ; message que - de toute manière - celui-ci interprètera à sa manière. Au sein de ce gouvernement, on entend des réactions scandalisées (toute remarque ou suggestion émanant de l'opposition ne suscitant que cris d'orfraie ou mépris), en soulignant qu'il s'agit d'une élection européenne et non d'un "vote-sanction". Dans le même temps, on nous annonce un remaniement ministériel dans le prolongement de ces élections, opération qui sera très probablement fonction des résultats qui sortiront des urnes. On reconnaît donc implicitement que ces élections seront politisées et porteront un message, et d'autre part, on désoriente encore un peu plus l'électeur qui n'avait pas besoin de cela.


Pas d'accord

Posté par : europium | 16 avril 2009 10:12


je pense qu'il ne faut pas mélanger politique nationale et enjeux des européennes.

Le fonctionnement de l'UE est complexe. D'après des sondages récents la majorité des français ne connaît le fonctionnement de l'UE, ne connaît pas le rôle des députés européens. Si on continue a mélanger enjeux de politiques nationales (anti-sarkozysme radical en premier lieu) et eujeux européens, la majorité des électeurs risque d'être perdue..

les élites(antisarkozystes) de ce pays en "brouillant" les enjeux font du mal à la construction européenne( qui en a pas besoin vu la montée des nationalistes en Europe), en "méprisant" ces élections ils envoient un message négatif a l'électorat dans son ensemble ce qui fait que l'abstention sera importante et qu'un partie de l'électorat va se lâcher et voter pour les deux extrêmes.

le vote sanction contre sarko est une erreur, il vaudrait mieux ne pas se tromper de cible et appeler à voter contre le PPE et Barroso.....


IL Y A EMBALLAGE ET EMBALLAGES

Posté par : MANDRIN | 15 avril 2009 19:13

<<br/>br/>En cette période ou toutes les formations peaufinent leurs programmes, pour une séquence électorale significative en terme de destin collectif.

l'Emballage des projets prend une valeur particulière dans l'arrière boutique des anciennnes, comme des nouvelles maisons , et il est important que le "chaland" accroche et soit persuadé qu'il a trouvé la perle rare....

Depuis quelques temps, c'était déjà constaté dans les rayons de nos distributeurs et dénoncé utilement par QUE CHOISIR et les associations de consommateurs ,

l'emballage de nos produits permettra désormais en application d'une Directive Européenne, de laisser une plus grande latitude aux industriels pour présenter aux consommateurs leurs produits (augmentés) sous une étiquette stable -

Bravo je vote ! dira probalement le consommateur européen qui n'y verra que du feu (pense-t-on) et lorsqu'il fera ses comptes s'apercevra hélas que le sien n'y est pas, et de loin.....

Ces questions (subalternes pour certains..) impactent plus qu'on ne l'imagine, le sentiment anti européen d'indifférence et de rejet des citoyens, face aux impératifs d'un quotidien lourd à porter.

l'exigence que nous devons avoir, c'est qu'effectivement l'Europe soit d'abord un projet de société, du mieux vivre ensemble, et non pas, une vaste zone de libre-échange se calquant désormais sur un dispositif atlantique aux objectifs politiques et contours évolutifs dessinés à Strasbourg voilà quelques jours...

La encore chacun ira de son emballage, c'est encore à chacun d'entre nous d'être vigilant sur le contenu...



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