|
28 avril 2009
François Bayrou à Londres à la rencontre du Libdem et des Français de l'étrangerFrançois Bayrou a rencontré Nick Clegg, président des Libéraux Démocrates (LibDems), lundi 27 et mardi 28 avril à Londres lors d'une réunion avec les Français de l'étranger dans un Collège Britannique (Goodenaugh College - London House) à l'initiative du MoDem UK et Irlande et de son président Guilhem Nègre. Étaient aussi présents plusieurs têtes de liste aux élections européennes dont Marielle de Sarnez, Nathalie Griesbeck, Jean-Marie Beaupuy, et leurs homologues britanniques des LibDems, dont la Baronne Sarah Ludford, seule élue LibDem à Londres du parlement sortant. Cette rencontre avec les Français de l’étranger complétait une visite à Londres où il aura aussi pu discuter avec les étudiants de la London School of Economics and Political Science (LSE) et visiter, en compagnie de Nick Clegg, le quartier écologique de Bed Zed à Hackbridge dans la banlieue sud de la ville. Pendant les échanges avec la salle à London House, François Bayrou et Nick Clegg auront signalé tout le respect qu’ils avaient l’un pour l’autre, et démontré la convergence de vues entre les deux membres de l’Alliance des Démocrates et Libéraux pour l’Europe (ADLE), ainsi que leur divergences sur des éléments de politique nationale, qu’ils indiquent être une composante fondamentale de l’Union européenne, sa diversité. Extraits de la conférence de presse avec Nick Clegg : François Bayrou : J’ai beaucoup de bonheur à être là. D’abord parce que le lieu est magnifique et tellement britannique. Il suffit de voir ce lieu pour voir une grande civilisation. Je suis très heureux que Marielle de Sarnez et Sarah Ludford nous aient accompagné. Marielle est responsable à la fois de notre délégation de députés européens et de notre campagne nationale que nous menons pour les élections européennes. J’ai depuis longtemps pour Sarah Ludford de l’admiration comme tous ses collègues au Parlement européen. C’est une personnalité très forte et très respectée. Je suis également heureux que Nick Legg soit à côté de moi. Il se trouve que dès la première fois que je l’ai vu, il peut en témoigner, j’ai pensé qu’il aurait un leadership pour la Grande-Bretagne et que, si les choses devaient reprendre l’équilibre qu’elles n’auraient jamais du perdre au bénéfice du Libdem, Nick Clegg serait celui qui conduirait ce succès. Je le lui ai dit la première fois que je l’ai vu. Il a le profil d’un leader : jeune, charismatique, responsable. Cela va lui permettre de changer le paysage politique britannique. Il se trouve que les libéraux démocrates en Grande Bretagne se trouvent devant une difficulté institutionnelle qui les empêche d’être le premier ou dans les deux premiers partis de Grande Bretagne, à savoir la bipolarisation excessive des ses institutions. Alors en France, nous avons une idée assez nette de la bipolarisation, sur cette frustration que ressentent les Français, obligés s’ils ne font pas attention, de choisir à chaque élection entre deux… erreurs. Choisissez entre Charybde et Scylla. Excusez-nous nous pensons que les deux sont mauvais. Nous pensons que lorsqu’il n’y a que deux partis, les deux peuvent se tromper. Si je regarde le paysage politique de la Grande-Bretagne et de la France, il arrive assez souvent que les deux forces prétendument dominantes se trompent toutes les deux. Il arrive que les citoyens s’en aperçoivent. C’est pour moi l’occasion de remercier les 23 pour cent de citoyens français vivant en Grande-Bretagne qui m’ont donné leur vote à la Présidentielle. Nous sommes devant des circonstances politiques nationales très préoccupantes et des circonstances politiques internationales qui le sont plus encore. Nous sommes devant une crise très importante. Nous avons des liens amicaux qui tiennent au fait que nous sommes tous les deux le mouvement
politique chacun dans notre pays qui veut changer le paysage politique trop fixé et régressif. Nous
portons tous les deux la même proposition : ce que les citoyens demandent profondément, c’est
qu’on leur donne de la transparence et qu’on ne sacrifie pas les solidarités pour la
prospérité de l’économie (et inversement). Il y a un lien très fort entre les deux et nous
sommes tous les deux chacun dans notre pays les défenseurs de ce lien.
Deuxièmement, dans un monde de globalisation où les risques économiques, écologiques et où la criminalité ne respecte pas les frontières, nous devons trouver ensemble des solutions à la crise de la globalisation qui est supranationale. J’en suis presque surpris de devoir le souligner. En Angleterre, on a des conservateurs que pour les problèmes supranationaux, il faut avoir la force de la norme supranationale aussi. Ce qui marchait au XIXe siècle ne fonctionne plus. Cela ne répond pas aux inquiétudes des citoyens. Pour les élections européennes, il y a un choix très simple entre ceux qui comprennent que dans un monde global il faut une réponse européenne et la philosophie de chauvinisme qui ne comprend pas ça.
Lien(s) :
Retrouvez ici l'album photo du déplacement
| Mots clés : bayrou beaupuy sarnez griesbeck londres libdem Dans les médiasFrançois Bayrou :"Donner une scolarisation particulière aux enfants laissés au bord de la route"François Bayrou était l'invité ce jeudi de Jean-Jacques Bour [ ... ]Rentrée des enseignants : "Il faut un effort de formation continue tout au long du métier", pour François BayrouFrançois Bayrou était l'invité ce mercredi de l'émission Fra [ ... ]Sécurité : "Faisons appliquer la loi et cessons de mettre tout le monde dans le même sac", selon François BayrouFrançois Bayrou était l'invité ce mardi du Talk Orange/Le Fi [ ... ] |
|
|
Les derniers commentaires ... Tous les commentaires
les anglais sous l'influence Obama vont vite évoluer
Posté par : regisr | 1 mai 2009 10:33bravo pour cette rencontre primordiale à Londres avec les Démocrates. renforcer le PDE pour orienter l'ADLE parfois jugé trop libéral le 29 avril Guy Rider, le secrétaire général de la Confédération syndicale internationale était l'invité des matins de France Culture. On a entendu un vrai discours syndicaliste comme on voudrait en entendre... l'angleterre dispose réellement d'une force démocrate qui sous l'indluence américaine, axe qui leur reste privilégié, et sous l'impulsion de Obama va laisser les conservateurs en retrait, temperer les travaillistes en donnant un élan aux démocrates du Libdem qui, s'ils tempèrent leur "libéralisme" et l'oriente vers un creative liberalisme, un creative capitalism vont être la force du changement que va connaitre l'angleterre et renforcer le chemin des democrates de l'Europe Guy Rider prone un syndicalisme rassembleur de citoyens, il souligne "la communauté didées des délégués dans un pluralisme très riche".
les thèmes de solidarité, de luttes contre les privatisations, de droits et dégalité entre hommes et femmes, des déséquilibres Nord-Sud et de lexigence dune autre répartition des richesses. Les représentants des pays africains ont de nouveau mis lacc sont les thèmes majeurs du CSI et sont en phase avec les thèmes du mouvement democrates
la CSI doit permettre au mouvement syndical de se présenter unifié face aux institutions internationales en vue de proposer une réelle alternative à la mondialisation libérale. Le respect du pluralisme des organisations est souligné comme un objectif essentiel de fonctionnement en ce premier Mai le CSI va remporter un farnc succès mondial qui va mettre en avant les démocrates
Continuons, nous sommes sur le chemin dans la bonne voie et rien ne pourra arrêter ce chemin inéluctable car il est humaniste et unique pour apaiser les tensions du monde.
regis78
Contre la bipolarisation et pour la supranationalité : c'est cela l'Europe !
Posté par : citizenet | 30 avril 2009 15:40Les LibDems et les MoDems parlent bien le même langage, ont la même vision d'une Europe politique et pas seulement économique qu'il devient urgent, sinon d'institutionnaliser autrement que par des textes abscons, du moins de réaliser "de fait".
Ainsi que ces rencontres informelles dont le fond symbolique est si important pour réunir dans un grand melting-pot européen, des cultures aussi différentes que celles de "la Marseillaise" et de "God save the Queen", meetings qu'il conviendrait de multiplier avec les autres Etats fers de lance de la zone Euro, et pas seulement en période électorale.