23 juin 2011
Proviseur, agrégé de chimie, Jérôme Sourisseau est aussi... un jeune élu local. Maire depuis 2008, conseiller général depuis le printemps dernier, il symbolise la génération montante que contribue à faire émerger le Mouvement Démocrate depuis sa création.
Découvrez son portrait !
Né dans le cognaçais, fils de viticulteurs, Jérôme Sourisseau se destinait davantage à la
production de Cognac qu'à la politique. Et pourtant... "Fils aîné, il m'est vite apparu qu'il ne
serait pas envisageable de vivre à deux sur l'exploitation. J'ai poursuivi mes études de chimie,
dans l’objectif de devenir enseignant", décrit-il. Son agrégation en poche à 25 ans, il
quitte sa terre d’enfance pour la Seine-Saint-Denis, dans la banlieue parisienne. Il fait ses
premiers pas d’enseignant à Vitry, puis Aubervilliers et enfin Bondy, où il devient proviseur
adjoint.
Du monde associatif à la politique
Intéressé par la vie publique, Jérôme Sourisseau s'investit d’abord au travers du monde
associatif. La politique l’intéresse – il est encarté depuis sa jeunesse – mais
il ne milite pas. "À 18 ans, je me suis rendu à l'Université d'été du CDS. Je connaissais mal le
Centre, mais le programme de cet événement me paraissait intéressant", se souvient-il. Une
expérience qui le convint que "cette famille politique est la bonne" et qui l’amène à
l’UDF puis, naturellement, au Mouvement Démocrate.
Après cinq ans en Ile-de-France, Jérôme Sourisseau plie bagages pour retourner dans sa région
natale. "La vie urbaine n'était pas faite pour moi, mes vignes et ma campagne me manquaient !". Il
obtient le poste de proviseur, au lycée Louis-Delage de Cognac. C'est à cette période que débute
réellement son parcours politique. Les élections municipales approchent, lui est passionné par les
problématiques locales. "J'ai constitué une équipe, nous avons élaboré un projet et été à la
rencontre des habitants". Fin mars 2008, il est élu maire de Bourg-Charente.
« Les étiquettes n’existent plus lorsqu’on travaille en coproduction »
"Avec ma notoriété naissante et modeste, je me suis porté candidat à la présidence du
syndicat de pays Ouest Charente - Pays du cognac. Je l'ai emporté à un cheveu". Il mise sur la
coproduction, en associant l'ensemble des élus de ce territoire de 80 000 habitants. Une méthode
payante. "Le Pays n'existait pas vraiment auparavant. Nous avons travaillé de façon consensuelle et
abouti à une vraie structure de coopération, qui a gagné en crédibilité, en visibilité et en
transparence". Jérôme Sourisseau fait ainsi progressivement ses preuves auprès de ses homologues.
Sollicité pour les élections régionales, il déclina. "Les lycées sont gérés par la Région.
J’étais avant tout proviseur et je ne voulais aucun malentendu avec mon statut
professionnel", justifie l'élu. Aux cantonales de 2011, l'enjeu fut différent : "Nous avions en
Charente une majorité de Gauche, qui se comportait de manière sectaire pour les élections.
L'opposition, pilotée par un élu sans étiquette et ancien UDF, ne comportait que deux encartés à
l'UMP". Une opposition qui justement souhaitait faire place au renouvellement et sollicita le
Mouvement Démocrate de Charente, fort de sa nouvelle génération de citoyens engagés en politique.
"Nous avons fixé plusieurs exigences préalables à un partenariat : un programme commun, et au
lendemain des élections un groupe qui reconnaisse les différentes sensibilités, avec une liberté de
vote pour chacun", détaille Jérôme Sourisseau. Sur cette base, un accord est trouvé et
l’enfant du pays est investi comme candidat.
Une campagne axée sur la proximité et la défense de la ruralité
Démarre alors une campagne de proximité, sur un canton très rural : 12 000 habitants,
répartis sur 16 communes. Fort de son bilan intercommunal et se positionnant en défenseur de la
ruralité, l’édile de Bourg-Charente obtient un soutien quasi unanime des élus locaux.
Du côté des habitants, l’accueil se fait tout aussi chaleureux : "Tous les dimanches,
j'étais déjà sur le marché et j'y suis toujours aujourd'hui : les citoyens ont compris que c'était
pour moi bien plus qu’une affaire électorale". Face à lui, un candidat parachuté par le Parti
socialiste, "alors que la plupart des habitants ne votent pas pour une étiquette mais sur les
questions locales, avec un bon sens paysan", analyse Jérôme Sourisseau.
Désenclavement, services publics, accompagnement des associations et des collectivités
locales, haut débit et téléphonie mobile… Les sujets sont passés au crible et font
l’objet de propositions concrètes, avec un leitmotiv : "les bons projets sont ceux qui
naissent au plus près des besoins". Fort de cette ambition nouvelle pour son canton et pour le
département, Jérôme Sourisseau arrive en tête du scrutin.
« Sortons de la morosité, valorisons nos atouts ! »
Depuis bientôt six mois, Jérôme Sourisseau oeuvre dans l'opposition départementale, "mais
avec un rapport serein avec la majorité", précise-t-il. Pour le moment, la plupart des
délibérations sont prises à l'unanimité.
"Nous devons maintenant aller de l’avant. Le département est morose : il faut sortir de
ce sentiment en valorisant notre territoire !", commente-t-il avec volonté. Sa conviction : un
développement économique cohérent est possible. Son atout : le cognac. "Avec 95 pour cent
d’export et des milliers d’emplois indirects, il est un moteur indéniable pour notre
région. Nous avons une Université des eaux de vie, qui accueille chaque année des étudiants chinois
et japonais, un Centre international des spiritueux, et toute une filière de pointe (packaging,
formations innovantes)." Autant de potentiel qu’il compte bien exploiter pendant les trois
années qui viennent !
Les derniers commentaires ... Tous les commentaires
Jérôme Sourisseau
Posté par : cazyv16 | 24 juin 2011 08:13La classe politique française ferait bien de retenir certains exemples d'hommes et de femmes politiques qui, sans bruit ni battage médiatique, arrivent à se valoriser en "se retroussant les manches", au service de celles et ceux qui les ont élus.
Pour moi, c'est le modèle de fidélité, de clairvoyance, et de démarche consensuelle.
Avec un discours sans ambiguïté, pourquoi n'envisagerait-il pas sereinement la prochaine étape politique ?
Une génération politique nouvelle!
Posté par : AntoineCarette | 23 juin 2011 19:26Je suis heureux de voir que des jeunes personnes de la société civile s'engagent et arrivent à s'imposer dans le paysage politique. Heureux que ce soit au sein de notre famille que cette ascension soit possible!