Mes chers amis,
Je souhaite conclure en quelques mots sur l'enjeu de notre vitalité, de notre existence, du combat qui est le nôtre. Sans reprendre tous les sujets je vais essayer de montrer qu'en réalité ce que nous portons est si original, si singulier dans le paysage politique que si nous renoncions au combat, plus personne ne pourrait relever ce genre de défi.
Prenons la question la plus simple, celle qui se pose à tous les politiques depuis des années, qui est celle de ce qu'on appelle « les réformes ».
Je voudrais défendre devant vous cette idée originale : nous sommes le seul mouvement qui affirme que les réformes sont indispensables mais que ces réformes ne peuvent pas se payer au prix de l'injustice. Que justice et réformes sont étroitement liées. La justice est la condition de la réforme et le moins qu'on en puisse dire - je vais essayer de le montrer - c'est que la situation que nous avons sous les yeux aujourd'hui n'est pas celle-là et qu'un certain nombre d'injustices sont provoquées par des réformes mal pensées, mal conçues ou trop bien pensées ou trop bien conçues pour le bénéfice de quelques-uns et au détriment de l'intérêt général.
Nous avons un gouvernement, aujourd'hui, qui affirme, souligne le fait qu'il porte des réformes ; et une opposition, socialiste, dont le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est réticente à l'égard des réformes.
Le mot « réforme » est un mot piégé parce que réforme, cela ne veut pas dire
progrès
Un jour, quand nous aurons le temps, je poserai question devant vous du vocabulaire, du mot
« réforme », de la signification du mot « réforme » qui a été introduit au
début des années 90 dans le vocabulaire politique français. Je pense que c’est Edouard
Balladur qui a le plus fait. Il avait fait un « dictionnaire de la réforme » et je me
souviens des reproches vifs qu’il m’adressa lorsque, entré au gouvernement,
j’avais avec la naïveté, la simplicité de la jeunesse, au ministère de l’Education,
expliqué que « à mon avis, ce qu’il fallait à tout prix éviter, c’était une énième
réforme de l’éducation ». Édouard Balladur, alors Premier ministre, avait considéré
qu’en disant cela je manquais au contrat général qu’il avait tracé, écrit, du
« dictionnaire de la réforme ». Le mot « réforme » est un mot piégé parce que
réforme, cela ne veut pas dire progrès. Il y a des réformes qui vont dans le bon sens et des
réformes qui vont dans le mauvais sens. On devrait interroger les réformes. J’ai vu que je
n’étais pas le seul à l’avoir fait, que Valéry Giscard d’Estaing s’était
récemment posé la même question. Ce qui prouve que ceux qui ont occupé des responsabilités
éminentes peuvent avoir aussi des préoccupations profondes sur l’avenir.
Certaines réformes sont indispensables, ces réformes nous les soutenons
Je pense que ce qui est nécessaire, c’est l’adaptation du modèle français pour
que ce modèle puisse se perpétuer et même s’épanouir en temps de mondialisation. Il y a des
adaptations nécessaires. Mais, oublions cette question sur le mot "réforme" que nous aurons
ensemble. Nous considérons qu’il y a un certain nombre de réformes absolument indispensables
et que les forces qui se liguent pour les empêcher de s’accomplir, d’une certaine
manière, rendent un mauvais service au pays. Je vais en citer une qui sera un sujet
d’actualité dans les semaines qui viennent : il est impossible d’éluder la
question de la réforme des retraites. Ceux qui voudraient ou voudront empêcher que se pose la
question de la réforme des retraites vont simplement entraîner des générations entières dans les
difficultés, la pauvreté, les problèmes qui se posent. Nous savons que le simple équilibre
démographique, le fait que la durée de la vie s’accroisse, cela signifie évidemment
qu’il faudra qu’on avance dans la direction d’un plus grand nombre de Français au
travail, capables de supporter les pensions de retraite de ceux qui seront déjà au repos. La vraie
question qui se pose, c’est évidemment qu’on annonce 40 années de cotisations alors
qu’un très grand nombre de Français sont incapables de dépasser les 36 ou 37 années de
cotisations, simplement parce que les entreprises poussent sur le bord du chemin un certain nombre
de gens. Cette question de la responsabilité collective qui est la nôtre en face des travailleurs
qui ont atteint l’âge de 55 ou 60 ans est d'ailleurs une véritable question. Mais il
n’y a aucun doute sur le fait qu’il va falloir naturellement qu’il y ait un plus
grand nombre de Français au travail pour supporter les retraites de ceux qui sont pensionnés. Il
n’y a aucun moyen de l’éviter et ce ne serait pas responsable de le dire. Il y a donc
des réformes indispensables. Ces réformes nous les soutenons.
Soutenir les réformes par la justice
La question est : sur qui fait-on reporter la charge de ces réformes ? Depuis
plusieurs mois, depuis le nouveau gouvernement, il y un certain nombre de signes qui
s’accumulent et qui sont des signes inquiétants parce qu’on accepte qu’un certain
nombre de réformes en cours soient payées, équilibrées par de l’injustice sociale. Or,
l’injustice sociale est intolérable et profondément nuisible pour les réformes. Nous pensons
que tout le monde doit assumer le coût des réformes, le coût de la solidarité à proportion de ses
moyens et que rien n’est plus insupportable que de voir le coût des réformes concentré sur
les plus fragiles, sur les moins favorisés, peut-être simplement parce qu’ils sont les moins
nombreux. Je veux prendre quatre exemples :
Premier exemple. J’ai entendu comme vous Nicolas Sarkozy reprendre jeudi soir cette
antienne qui est celui de la justification des franchises médicales par la maladie
d’Alzheimer. Évidemment, je sais que c’est une présentation publicitaire, une
présentation de communication. J’ai le souvenir précis qu’il y a quelques années,
lorsque Nicolas Sarkozy dans un de ses livres a repris cette idée des franchises médicales qui
était présente chez un certain nombre d’esprits, c’était pour freiner la consommation
médicale. Ce n’était pas du tout pour la maladie d’Alzheimer ni pour autre chose. Puis
après, en cours de campagne électorale, il a trouvé cette présentation. Il a dit : la maladie
d’Alzheimer, les soins palliatifs en fin de vie et le cancer. La vérité c’est
évidemment que c’est une présentation parce qu’il n’y a qu’un seul budget
de la santé. Je veux bien même reprendre cette justification pour dire ceci : même si
c’était vrai -mais cela ne l’est pas- que c’était fait pour financer la recherche
contre la maladie d’Alzheimer, ce serait profondément choquant parce que cela signifierait
qu’on demande aux seuls malades de financer la recherche sur une maladie spécifique et que
les bien-portant, eux, n’ont pas à prendre leur part de ce financement et de cet effort. Une
dépense qui devrait être répartie à proportion des moyens de chacun, demandant plus à ceux qui ont
plus et moins à ceux qui ont moins, serait mise à la charge exclusive de ceux qui sont en
difficulté, de ceux qui sont malades et de ceux qui ont moins. Ce n’est pas juste et il faut
avoir le courage de le dire : on doit répartir l’effort à la proportion des moyens de
chacun.
Deuxième exemple. On a annoncé, il y a quelques semaines, un versement immédiat à valoir sur
l’augmentation des petites retraites, versement –si ma mémoire est fidèle– de
quelque 200 € et nous avons approuvé ce versement. Mais avant-hier nous avons appris
incidemment, par l’intervention d’une association, que sans qu’on le dise les
personnes bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) –et ce ne
sont pas les favorisées– ont vu leurs cotisations URSSAF pour les aides à domicile
augmenter brutalement. Pour une aide à domicile payée 700 € par mois, l’augmentation de
charges est de 77 € par trimestre ce qui veut dire 310 € par an. On a retiré sans le
dire, à ces personnes qui sont en difficulté, d’avantage que ce qu’on leur a accordé à
grand renfort de publicité. Si c’est vrai cela a une signification précise, cela veut dire
que ce sont les plus fragiles qu’on a mis à contribution. C’est le niveau de vie des
plus fragiles qui a été atteint. Ce n’est pas juste, ce n’est pas notre conception de
la réforme.
Troisième exemple : les allocations familiales. On a besoin, c’est sans doute
vrai, d’un financement complémentaire pour la garde des jeunes enfants. À qui va-t-on
demander d’assurer la charge de ce financement complémentaire ? Est-ce à ceux pour qui
les choses vont bien, pour qui la vie est favorable, ceux chez qui les revenus augmentent, aux
foyers plus aisés ? Non, pas du tout. On va demander cet effort aux familles en diminuant
brutalement les allocations des enfants entre 11 et 14 ans, c’est-à-dire l’âge où les
jeunes, les enfants qui entrent dans l’adolescence commencent à coûter le plus cher. Ceux
qu’on met à contribution pour financer cette nouvelle dépense, ce ne sont pas ceux qui
peuvent le plus, ce sont ceux qui ont déjà de lourdes charges. Cela ne nous paraît pas juste et
cette injustice va naturellement à l’encontre de l’idée de réforme.
Quatrième exemple : le revenu de solidarité active. C’est une idée que nous avons
défendue pendant la campagne présidentielle. Assurance donnée à chacun des Français que nul, venant
des minima sociaux, s’il reprend un emploi n’aura à y perdre, au contraire. Nous avons
défendu le principe, pendant toute la campagne présidentielle, que si on reprend un emploi, on doit
y gagner. J’avais même dit y gagner au moins 100 € par mois par rapport à la situation
antérieure. C’est justice et c’est un meilleur équilibre de la société évidemment.
C’est une idée juste, une idée dont on nous dit qu’elle coûte cher –ce qui
signifie au passage qu’il y a beaucoup de gens qui perdent de l’argent quand ils
reprennent un travail. Cette idée préparée dans son exécution par Martin Hirsch, expérimentée
jusqu’à maintenant à toute petite échelle –je crois qu’il y a 8000 contrats
signés sur l’ensemble du territoire national– mérite le soutien. Or Nicolas Sarkozy a
annoncé que son financement serait assuré par une ponction, par un transfert venant de la prime
pour l’emploi. On donne aujourd’hui pour la prime pour l’emploi un peu plus de 4
Milliards d’euros, et l’on prendrait 1,5 milliard pour le mettre sur ses travailleurs
aux minima sociaux qui reprennent un emploi ! Eh bien ceci n’est pas juste parce que
cela signifie qu’un geste de solidarité nécessaire, au lieu d’être assumé par la nation
à proportion des moyens de chacun, est assumé en réalité par les travailleurs pauvres, ceux qui
seront en deçà du salaire moyen. Or c’est pour cela qu’on leur a donné un complément de
revenu avec la prime pour l’emploi ! Ils sont 8 millions en France, la prime pour
l’emploi est versée à ceux qui gagnent, pour un célibataire, entre 3.750 euros de revenus
imposables par an, c’est-à-dire quelque chose comme le quart du SMIC, et 17.500 euros de
revenu annuel. Et tous les autres, les salaires moyens, les revenus importants, les salaires
confortables, les très gros revenus, tous ceux-là vont être exonérés de l’effort que
l’on va faire en direction des bénéficiaires du RMI qui vont reprendre un emploi !
Notre projet de société est inspiré par la justice
Nous ne considérerons pas qu’il soit socialement juste, ni acceptable de faire payer la
solidarité en direction des plus pauvres par ceux qui sont déjà défavorisés dans la société
française. Il y a là une atteinte, une injustice ; et je dois le dire, je ne comprends
pas cette obsession du gouvernement et de sa majorité de faire payer la solidarité par ceux qui ont
moins et de ne pas mettre du tout à contribution ceux qui ont plus.
Notre projet, différent, original, consiste à soutenir les réformes par la justice et non pas
de payer des réformes au prix de l’injustice. Et je suis certain qu’une immense
majorité du peuple français est sur la même ligne, même parmi ceux qui ont la chance d’avoir
des situations privilégiées. Je crois qu’il y a assez de civisme en France, assez
d’esprit de responsabilité, pour que chacun comprenne que l’avenir du pays dépend
précisément de l’esprit de justice.
Nicolas Sarkozy a dit jeudi soir « je crois au capitalisme et à la
mondialisation ». Eh bien moi je crois à l’humanisme et à la justice ! Et ceci mes amis fait une grande différence, cela signe trois projets de société
différents : celui qui est fondé sur l’assistance, sur notre gauche ; celui qui est
fondé sur l’arrogance, sur notre droite ; et celui qui est inspiré de la justice. Entre
l’assistance et l’arrogance, il y a un immense espace pour le projet de société dont la
France a besoin pour son avenir. (applaudissements)
J’ai voulu prendre ce seul exemple de la justice et de la réforme parce que c’est
l’actualité. Il y a ainsi sur tous les sujets une marque particulière dont je crois la
société française a besoin.
Je vous le dis avec certitude : l’affirmation qui est celle du pouvoir et qui a
été celle de Nicolas Sarkozy jeudi soir, selon laquelle on serait à l’équilibre des finances
publiques en 2012 est une illusion pour ne pas dire une tromperie.
Il n’y a aucune chance, partis comme nous sommes, que nous allions vers
l’équilibre des finances publiques, nous allons vers un déséquilibre aggravé. On a annoncé,
je vous en donne un exemple très simple, cette année qui vient de s’écouler avec le nouveau
gouvernement qui s’est installé, que le déficit de la France, celui qui creuse la dette,
n’a pas diminué mais augmenté. Il a augmenté de 7 milliards d’euros ce qui est
l’exact équivalent du « paquet fiscal » en direction des plus favorisés.
C’est avec le « paquet fiscal » qu’on a creusé le déficit de la
France ! Alors même que nous disions « vous ne devez pas baisser ces impôts-là, on a
absolument besoin d’aller vers un effort d’équilibre des finances publiques ».
Je vous donne ce chiffre : on a annoncé la semaine dernière 162 mesures qui faisaient
suite à 95 mesures qui précédaient elles-mêmes 113 mesures qui vont être prises au mois de mai dans
ce qu’on appelle la revue générale des politiques publiques. Avec ces centaines de mesures,
on a annoncé qu’on allait peut-être faire 5 milliards d’économies en 2011,
c’est-à-dire l’année précédent 2012. Or, on a un déficit de 52 milliards. Si on ne fait
que 5 milliards d’économies, on aura toujours 49 milliards de dettes. Ce qui veut dire
qu’on ne se dirige pas vers l’équilibre des finances publiques, on se dirige vers le
déséquilibre et s’il y avait une justice en France, les générations les plus jeunes devraient
faire un procès pour non-assistance à génération en danger aux gens qui sont actuellement et depuis
des années au gouvernement.
Pluralisme politique et indépendance des médias
Nous allons avoir un grand débat sur les Institutions. Il n’y aura pas de Parlement
libre s’il n’y a pas de pluralisme dans les lois électorales. Et donc naturellement
nous nous concerterons avec tous ceux qui veulent aller dans le même sens, tant mieux, plus nous
serons à défendre ce principe de pluralisme, plus nous aurons de chance de le faire entendre et
plus la forme institutionnelle prendra tout son sens.
De la même manière, je déposerai un certain nombre d’amendements pour que soit pris en
compte le principe d’indépendance des médias par rapport au pouvoir, que j’avais
défendu pendant la campagne présidentielle de manière qu’on soit assuré qu’il y ait une
frontière entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique. Tout le monde y gagnera et selon moi
ce principe doit être inscrit dans nos institutions et dans la Constitution de la République.
Et vous voyez que pluralisme au Parlement et indépendance des médias, tout cela va dans le
même sens parce que cela veut dire qu’on crée les conditions pour que la démocratie soit une
démocratie de plein exercice, qu’enfin les citoyens puissent avoir accès à la vérité, et que
leurs convictions puissent s’exprimer lorsque les débats parlementaires ont lieu. C’est
la même chaîne : garantie d’indépendance des médias et garantie de pluralismes
lorsqu’il s’agit d’exprimer l’opinion des citoyens à l’Assemblée
nationale ou au Sénat face au pouvoir exécutif.
Quelque chose peut changer, qui nous permettra de faire progresser le pays vers ce que nous
considérons comme essentiel, c’est-à-dire la confiance des citoyens.
Notre idée de la démocratie, c’est de faire progresser la conscience des
citoyens
Car il y a en réalité deux visions de la démocratie.
La vision de la démocratie qui considère que tout son enjeu est d’obtenir des voix, que
la fin justifie les moyens, ceux qui considèrent que les promesses sont le matériau indispensable
des campagnes électorales même si elles sont illusoires et que comme on disait autrefois dans les
Hauts-de-Seine « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Autrement
dit, une démocratie fondée sur la communication, c’est-à-dire sur l’illusion quitte à
ce qu’ensuite on se réveille avec des lendemains qui déchantent.
Et nous, nous considérons au contraire que le propre de la démocratie ce n’est pas
seulement d’obtenir des voix, c’est de faire progresser la conscience des citoyens.
C’est avec la conscience des citoyens qu’on arrive à soutenir et prendre des décisions
politiques courageuses.
Si vos y réfléchissez une seconde, le trou abyssal que nous avons devant nous, nos mille deux
cents milliards d’euros de dette, les dizaines de milliards de déficit que nous y ajoutons
tous les ans, ça n‘est rien d’autre que l’addition des promesses illusoires, le
fait qu’on a voulu bercer les citoyens de promesses au lieu de les faire progresser vers une
conscience adulte de la réalité à laquelle ils sont confrontés. C’est parce qu’on leur
a raconté des histoires qu’on leur a fait des dettes. Les dettes ne sont pas autre chose que
les illusions matérialisées par une fuite en avant financière. Les dettes ce sont les illusions, la
réalité c’est l’équilibre, et c’est ainsi qu’on aurait fait progresser le
pays.
Nous croyons nous que tout est lié.Nous croyons qu’une vraie démocratie -on en est très
loin France- est celle où les citoyens sont considérés comme des responsables, une vraie démocratie
est celle qui définit et soutient les réformes courageuses, avec l’esprit de justice. Et tout
cela se tient dans un projet de société.
Un projet de société pour la France et un projet de société pour l’Europe
Ce que nous disons pour la France est vrai pour notre Europe. Nous allons avoir devant nous
un immense débat qui débouchera sur les élections européennes de juin 2009, un débat qui ne
consistera pas seulement à prononcer de manière incantatoire le mot « Europe » mais à
mettre un contenu à ce qu’ « Europe » signifie en termes de projet politique,
de société et de civilisation.
Si, en effet, l’Europe n’a pas de projet différent des autres continents ou des
autres grands modèles qui nous entourent et qui nous concurrencent, alors l’Europe ne
subsistera pas. Ne gagneront que ceux qui auront un projet original. Si vous avez le même projet
que les autres, vous disparaissez.
L’Europe n’existera que si elle a son projet propre en face des impératifs
sociaux, des famines qui progressent, des guerres qui se développent. C’est là que nous
allons porter notre attention et notre intuition.
C’est pour cela que nous sommes réunis, ensemble, c’est pour cela que le
Mouvement Démocrate a vocation à exister, à définir un monde nouveau, différent. C’est pour
cela que nous sommes le rempart du pluralisme et d’une démocratie rénovée en France.
C’est pour cela que j’ai été si heureux de votre présence et c’est pour cela
qu’ensemble nous allons conduire la construction du Mouvement Démocrate et sa proposition aux
Français.
Je vous remercie de votre aide, de votre amitié et de votre soutien.
Nous vivons dans un monde où les avancées technologiques, médicales et de façon plus générale
les inventions sont quotidiennes Chacun est en droit de profiter du meilleur de ces avancées et de
vivre mieux. Et ceci partout en france, en europe et dans le monde. C'est ce que de façon très
synthétique, on appelera le progrès. Il n'est de vie intéressante, pour soi même et les autres que
dans un monde qui ait envie de progresser Si l'usage de la réforme va dans le sens du progrès
commun, alors il faut réformer Si la réforme est utilisée au profit de quelques uns et au détriment
d'autres, alors la réforme n'est pas un progrès et elle n'est pas bonne. La réforme ne vaut que si
elle est pensée globalement, dans l'idée d'un monde global. C'est pour celà que toute idée de
réforme doit être pensée, réfléchie et que ses conséquences doivent en être mesurées de façon à
identifier si la réforme va dans le sens du progrès. Celà n'est pas facile mais c'est pourtant
indispensable En celà, F.Bayrou a raison de dire que : le mot « réforme » est un mot piégé parce
que réforme, cela ne veut pas dire progrès. Au lieu de penser "réforme" et même "urgence de la
réforme", sachons replacer l'idée de progrès au centre du débat.
Le MODEM, c'est l'avenir !
Posté par : alexandredunord | 19 mai 2008 13:25
J'avais déjà adhéré à l'ancienne UDF, mais j'y avais rapidement rendu ma carte. A l'époque,
certains dirigeants de l'UDF voulaient à tout prix qu'elle soit associée au RPR puis à l'UMP. Là,
je viens de prendre mon adhésion au MODEM parce que le courage de François Bayrou et sa ténacité à
maintenir la pluralité politique et à refuser les clivages stériles correspondent parfaitement à
mes convictions. Merci Monsieur Bayrou, je suis fier d'être à vos côtés et de militer dans
l'organisation politique tournée vers l'avenir !
discours Bayrou
Posté par : baramine | 18 mai 2008 20:50
Le Modem, à en croire ce discours, a beaucoup d'avenir devant lui. Mr Bayrou vous n'êtes pas
seul, et les adhérents du Modem n'ont pas envie de lacher prise. Contrairement aux proclamations de
certains médias.
Un projet de société pour l'Europe ...
Posté par : almamater | 18 mai 2008 03:21
Qui prend au sérieux la vision humaniste que François Bayrou esquisse ici pour l'Europe, devra
aussi s'élever contre le projet de directive qui va être soumis au Parlement Européen, le 20 mai
2008, sur la rétention et lexpulsion des personnes étrangères. De multiples organisations
caritatives, aussi bien laïques que chrétiennes, ont lancé un appel aux parlementaires pour qu'ils
barrent la route à une politique régressive (enfermement pouvant atteindre 18 mois; détention des
enfants; interdiction de retour avant 5 ans etc.) "allant à l'encontre des valeurs humanistes qui
sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens". Puissent de nombreux adhérents du MoDem
souscrire à cet appel(http://www.directivedelahonte.org), en faisant preuve d'un engagement propre
à confirmer la véracité et l'efficacité du discours de clôture du 28 avril.
comment diminuer les profits
Posté par : regisr | 4 mai 2008 10:13
l'essentiel de la crise française européeene et mondiale de la non relance économique est que
"les salaires sont passés de 71% du PIB en 1981 à seulement 60% en 2005 et plus aujourd'hui sans
doute... une chute de plus de 11%. si le PIB avait conservé la même répartition q'en 1981, les
"ménages " auraient dépensé en salaires et revenu de sécurité sociale 130 milliards d'euros de plus
et aurait donné au moins 1 point de croissance ebn plus chaque année".. les profits ont cassé la
croissance, ou est pa&ssé cet argent ? question CRUCIALE pour laquelle il faut trouver des
réponses qu'on a toujours pas: comment limiter les profits non productif, en réinjectant l'argent
qui manque dans la consommation dans la recherche, dans l'emploi dans la crouissance.. quelles sont
les solutions Régis
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réformes et progrès
Posté par : jflg | 28 mai 2008 19:23Nous vivons dans un monde où les avancées technologiques, médicales et de façon plus générale les inventions sont quotidiennes Chacun est en droit de profiter du meilleur de ces avancées et de vivre mieux. Et ceci partout en france, en europe et dans le monde. C'est ce que de façon très synthétique, on appelera le progrès. Il n'est de vie intéressante, pour soi même et les autres que dans un monde qui ait envie de progresser Si l'usage de la réforme va dans le sens du progrès commun, alors il faut réformer Si la réforme est utilisée au profit de quelques uns et au détriment d'autres, alors la réforme n'est pas un progrès et elle n'est pas bonne. La réforme ne vaut que si elle est pensée globalement, dans l'idée d'un monde global. C'est pour celà que toute idée de réforme doit être pensée, réfléchie et que ses conséquences doivent en être mesurées de façon à identifier si la réforme va dans le sens du progrès. Celà n'est pas facile mais c'est pourtant indispensable En celà, F.Bayrou a raison de dire que : le mot « réforme » est un mot piégé parce que réforme, cela ne veut pas dire progrès. Au lieu de penser "réforme" et même "urgence de la réforme", sachons replacer l'idée de progrès au centre du débat.
Le MODEM, c'est l'avenir !
Posté par : alexandredunord | 19 mai 2008 13:25J'avais déjà adhéré à l'ancienne UDF, mais j'y avais rapidement rendu ma carte. A l'époque, certains dirigeants de l'UDF voulaient à tout prix qu'elle soit associée au RPR puis à l'UMP. Là, je viens de prendre mon adhésion au MODEM parce que le courage de François Bayrou et sa ténacité à maintenir la pluralité politique et à refuser les clivages stériles correspondent parfaitement à mes convictions. Merci Monsieur Bayrou, je suis fier d'être à vos côtés et de militer dans l'organisation politique tournée vers l'avenir !
discours Bayrou
Posté par : baramine | 18 mai 2008 20:50Le Modem, à en croire ce discours, a beaucoup d'avenir devant lui. Mr Bayrou vous n'êtes pas seul, et les adhérents du Modem n'ont pas envie de lacher prise. Contrairement aux proclamations de certains médias.
Un projet de société pour l'Europe ...
Posté par : almamater | 18 mai 2008 03:21Qui prend au sérieux la vision humaniste que François Bayrou esquisse ici pour l'Europe, devra aussi s'élever contre le projet de directive qui va être soumis au Parlement Européen, le 20 mai 2008, sur la rétention et lexpulsion des personnes étrangères. De multiples organisations caritatives, aussi bien laïques que chrétiennes, ont lancé un appel aux parlementaires pour qu'ils barrent la route à une politique régressive (enfermement pouvant atteindre 18 mois; détention des enfants; interdiction de retour avant 5 ans etc.) "allant à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens". Puissent de nombreux adhérents du MoDem souscrire à cet appel(http://www.directivedelahonte.org), en faisant preuve d'un engagement propre à confirmer la véracité et l'efficacité du discours de clôture du 28 avril.
comment diminuer les profits
Posté par : regisr | 4 mai 2008 10:13l'essentiel de la crise française européeene et mondiale de la non relance économique est que "les salaires sont passés de 71% du PIB en 1981 à seulement 60% en 2005 et plus aujourd'hui sans doute... une chute de plus de 11%. si le PIB avait conservé la même répartition q'en 1981, les "ménages " auraient dépensé en salaires et revenu de sécurité sociale 130 milliards d'euros de plus et aurait donné au moins 1 point de croissance ebn plus chaque année".. les profits ont cassé la croissance, ou est pa&ssé cet argent ? question CRUCIALE pour laquelle il faut trouver des réponses qu'on a toujours pas: comment limiter les profits non productif, en réinjectant l'argent qui manque dans la consommation dans la recherche, dans l'emploi dans la crouissance.. quelles sont les solutions Régis