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15 octobre 2009

Incident à Cadarache : "entre légèretés et irresponsabilités, c'est l'insécurité nucléaire en France !" pour Jean-Luc Bennahmias

Jean-Luc Bennahmias

Jean-Luc Bennahmias, député européen (ADLE - MoDem) déplore le nouvel incident - de niveau 2 - qui vient d'être rendu public s'agissant de l'Atelier de technologie du plutonium (ATPu) de Cadarache. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), plusieurs kilos de plutonium ayant échappé à tout inventaire ont en effet été retrouvés lors des opérations de démantèlement de cet atelier, mettant ainsi en évidence de graves dysfonctionnements dans les procédures d'évaluation et de contrôle des produits stockés.

Jean-Luc Bennahmias rappelle que le plutonium est une matière extrêmement dangereuse, pour les personnels de Cadarache comme pour les populations avoisinantes, et nécessite en conséquence un suivi au gramme près. Pour information, la quantité retrouvée « par hasard » permettrait de construire plusieurs bombes nucléaires.

Jean-Luc Bennahmias se déclare également choqué d’apprendre que les faits ayant été découverts au mois de juin, l’ASN n’a finalement été informée qu’au début du mois d’octobre. Alors que nombre de documentaires et d’enquêtes journalistiques révèlent en ce moment toute l’opacité de la filière, ce nouvel incident confirme (si besoin en était) l’obligation de garantir l’indépendance et la transparence maximale des informations liées à la gestion de nos installations nucléaires.

En conséquence, la moindre des choses serait qu’Areva rende des comptes circonstanciés sur cette étrange affaire… qui laisse froid dans le dos !


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Du Pu à la bombe, svp pas de raccourci

Posté par : fhermos | 19 octobre 2009 14:48

L'industrie nucléaire est, à juste titre, la plus surveillée. Si on peut regretter que l'incident ait été déclaré tardivement, il n'y a cependant pas eu dissimulation. La difficulté de communication avec les médias et l'extérieur, vient du fait, à mon avis, qu'elle nécessite une grande exactitude. Dans le cas contraire, c'est rapidement la mésinformation et l'imagination de chacun qui fait le reste. Pour illustrer mon propos : Le parisien.fr du 7 octobre titre "Incident mineur à la centrale nucléaire de Cadarache" photo à l'appui. 1. Il n'y a pas de centrale nucléaire à Cadarache. 2. La photo ne correspond pas au site (Pas de tour aéroréfrigéreante à Cadarache). C'est un peu comme si vous aviez un incident à la déchetterie de votre commune de MaVille et que les journaux titrent "Incident à l'usine d'incinération de Maville" avec photo d'une usine d'incinération d'une commune située à plus de 100 km... Autre exemple : Nous pouvons lire ici et là : La quantité de Pu (Plutonium) en surplus permettrait la fabrication de plusieurs bombes nucléaires. Deux lectures possibles : 1. Le Pu est une matière très dangeureuse et entre dans la composition de la bombe nucléaire à hauteur de quelques kilos. D'où la nécessité de le tracer au milligrammes près. --> Rien à redire - tout est vrai 2 (Extrapolation). Nous avons échappé à la catastrophe (Explosion nucléaire ou construction de bombes). --> L'imagination est en marche... La quantité est disséminée dans 450 boîtes à gants (Chambre de 10 m2 env.) : pas de risque de criticité (Réaction en chaîne et explosion) Enfin, l'accès au Pu est toujours resté toujours sous contrôle. Le Pu extrait est comptabilisé, l'accès au site et à l'atelier très réglementé. La marche d'escalier pour accéder à la bombe est encore haute... De quoi parle-t-on très probablement : Des poussières accumulés après 40 ans d'exploitation dans 450 boîtes à gant. D'infimes erreurs précisions de mesures qui se sont accumulées. N'allez pas vous imaginer un gros sac de Plutonium perdu dans un coin, c'est de la poussière qui, si elle était rassemblée, formerait le volume d'un litre (20 kg). Cela reste néanmoins un incident, car il y a un risque potentiel pour les travailleurs qui effectuent le démantèlement. Le retard dans la déclaration est le point le plus criticable. Cordialement, Benoît (Eure - 27) Article cité : http://www.leparisien.fr/faits-divers/incident-mineur-a-la-centrale-nucleaire-de-cadarache-07-10-2009-666100.php


Tous ces Incidents Gravissimes ne sont pas des légèretés !

Posté par : bourbon9 | 17 octobre 2009 17:15

Tous ces secrets d'effroyables mensonges et impostures ne peuvent être heureusement dévoilés que par des hommes et des femmes d'une conscience admirable et qui nous font toucher du doigt l'horreur absolue du nucléaire militaire et énergétique...Sur un tiroir ouvert, combien de dizaines d'autres restent hermétiquement fermés pour l'heure...Ouvrons donc nos yeux, nos oreilles et notre cerveau et essayons de changer cet état de fait dans la mesure de nos moyens...Avez vous commençé, messieurs-dames de la politique, élus, députés ou sénateurs...Avez vous pesé nos responsabilités et surtout les vôtres ? Salutations Orangées !


perte de confiance et radicalisation

Posté par : coolfifi | 17 octobre 2009 13:36

C'est l'arrogance et le culot d'Areva et des hauts fonctionnaires en charge du nucléaire en France qui, d'année en année, alors que j'étais plutôt du genre pragmatique vis à vis du nucléaire, aggravent la défiance que j'éprouve vis à vis de leur gestion. Je me mets à douter de toutes leurs affirmations, en ayant en mémoire le compatissant nuage de Tchernobyl qui s'était sagement arrêté à nos frontières. Je trouve que cet incident de Caradaches n'est pas vraiment suffisamment analysé par les médias. De même que je regrette le peu d'échos qu'a rencontré le long dossier sur les dysfonctionnements des centrales qui était paru dans médiapart il y a quelques mois. A force de nous traiter comme des gogos, tous ces responsables nous radicalisent en antis, en intégristes du principe de précaution, parce que nous n'avons plus la moindre confiance dans leurs messages de raison.


LE DANGER DU NUCLEAIRE: connait pas

Posté par : POULET | 16 octobre 2009 17:54

On ne peut que constater que les hauts-fonctionnaires commandent sans partage LE NUCLEAIRE en France. Cette élite agit sans contre-pouvoir. Les ELUS sont totalement largués. ON VERRA BIEN c'est ce qu'on dit généralement.



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