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28 novembre 2011

"Le Conseil d'État annule la suspension du maïs MON 810 : lacune de l'État, Monsanto prend l'avantage !"

Jean-Luc Bennahmias

Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, a été scandalisé d'apprendre que "saisi par Monsanto, le Conseil d'État a décidé, après avoir interrogé la Cour européenne de Justice (CJE), de suspendre le moratoire français sur le maïs MON 810", lundi 28 novembre.

"Le maïs MON 810 pourrait donc bientôt faire son apparition en France si rien n'est fait pour activer une nouvelle clause de sauvegarde contre l'OGM de Monsanto", a expliqué Jean-Luc Bennahmias, responsable des questions de société au sein du Shadow Cabinet.

"Alors que la CJE ne fait que mentionner un problème purement juridique et ne juge pas sur le fond, le Conseil d'Etat juge que le ministre de l'agriculture n'avait pas les preuves suffisantes d'un risque avéré pour la santé et l'environnement du maïs MON 810 pour prendre ses arrêtés d'interdiction de culture. Face à la puissance de feu d'un lobby comme Monsanto, le mieux est de bien ficeler son dossier", a demandé l'eurodéputé.

Cette fois-ci c'est raté ! À l'Etat de revenir au plus vite avec une nouvelle clause de sauvegarde qui soit incontestable. Il y a évidemment matière en ce sens. Quant au conseil d'Etat, qu'il s'occupe de la légalité des lois, c'est tout à fait pertinent, mais permettez-moi de douter de sa capacité d'évaluation des risques de dangerosité de tel ou tel produit. Les inquiétudes sur les impacts environnementaux et sur la santé humaine des OGM existent", a t-il poursuivi.

"Sortons des questions de procédure: derrière la question des OGM s'imbriquent des problématiques lourdes pour notre modèle agricole. Dissémination, biodiversité, marge de manœuvres des agriculteurs, coexistence des modes de production"n a annoncé Jean-Luc Bennahmias.

Mais l'Etat n'est pas le seul responsable en cause : "Monsanto ferait mieux de convaincre nos agriculteurs et nos concitoyens de l'innocuité et du progrès que constituent les OGM plutôt que de revenir inexorablement par la fenêtre à chaque fois qu'elle en a, ne serait-ce qu'un centimètre d'opportunité", a conclu le vice-président du Mouvement Démocrate.

| Mots clés : bennahmias  monsanto  CJE  mais  France  OGM 

Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

Je ne suis pas tout seul à le penser !

Posté par : phiphilac | 30 novembre 2011 22:04

Pour continuer dans le même sens, j' ai lu ça : "Je viens d'apprendre par la radio que les députés avaient voté récemment une loi visant à ce que les agriculteurs ne puissent plus utiliser les semences provenant de leurs récoltes. Quelle folie. Serait-ce là un moyen de préparer notre pays aux OGM que nos dirigeants feraient semblant de refuser ?... "


Intéressant

Posté par : phiphilac | 29 novembre 2011 17:28

Merci aboubacar. Tout à fait d' accord avec vous sur le courage politique des députés européens. D' ailleurs, j' aimerai savoir quels étaient les politiques présents à la manifestation d' hier à Paris, je crois, pour défendre le droit des paysans à ressemer leurs grains. Les voyous des multinationales de la filière ayant pipé les dés. At' chao, bon dimanche.


De l'impuissance d'un député européen

Posté par : Aboubacar33 | 29 novembre 2011 15:04

Monsieur l'Euro député Jean-Luc Bennahmias semble découvrir le caractère contraignant des accords et traités européens. Pour rappel, il est dans l'obligation des États de transposer les directives de la commission au niveau national, libre à eux de le faire tel quel ou de les renforcer par des dispositions complémentaires. A ma connaissance la France a donné son accord pour la mise sur le marché de ce produit le 3 août 1998. En vertu de l'article 13, paragraphe 5, de la directive 90/220/CEE, le produit peut être utilisé sur tout le territoire de la Communauté. Et seul la Hongrie tente de s'opposer à la mise en circulation sur son marché de ce produit dénommé "Zea mays L. lignée MON810" et à chaque fois "L'Autorité européenne de sécurité des aliments EFSA" à rejeter sa décision en arguant du fait que les autorités hongroises n'apportent pas la preuve du caractère nocif sur la santé humaine , animale et environnementale dans les conditions de d'octroi de l'autorisation.Il faudrait peut être un jour tiré les conséquences des dérives technocratiques de l'Union qui ne laisse qui ne laisse pratiquement aucune place au Parlement qui est contrairement à la Commission élu par les citoyens.



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