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18 janvier 2012
"Optimisons notre système de santé, tout en garantissant l'accès à des soins de qualité"
François Bayrou était à Strasbourg mardi 17 janvier, afin d'étudier les spécificités du régime local d'assurance maladie. Arrivés peu après 15h en gare de Strasbourg, François Bayrou et Yann Wehrling ont été accueillis
par Nathalie Griesbeck, députée européenne du Grand-Est et vice-présidente du Conseil général.
Ensemble, ils se sont dirigés en tram vers la Caisse régionale d'assurance maladie d'Alsace-Moselle
(CRAM), pour dialoguer avec ses responsables et ses salariés.
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| Mots clés : bayrou alsace moselle santé mutuelle maladie sécurité sociale strasbourg wehrling griesbeck
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les soldes
Posté par : CODEMODE | 23 janvier 2012 19:45Les soldes poison du pouvoir dachat ?OULes soldes reflet du prix normalLa période des soldes arrive, les consommateurs salivent à l'idée de faire de bonnes affaires. Et si cette salive avait un goût amer, un poison contre le pouvoir d'achat . La période de soldes (version actuelle) serait l'illustration d'un dérèglement de notre économie, car on a tellement conditionné les clients à acheter non pas par rapport aux produits mais au taux de remise que les clients se sont fait prendre à leur propre piège.DEMONSTRATION :Un peu dhistoire, il y a trente ans les soldes concernaient principalement les fins de série, les articles avec petits défauts, la liquidation des surplus et se réalisaient en Février ou Mars pour les soldes d'hiver et en Aoùt pour les soldes d'été (au moins à cette époque on respectait les saisons).Aujourd'hui ,les commerçants préparent de leur côté les soldes en achetant des produits bénéficiant de réduction pour leur permettre de conserver leurs marges.Les remises affichées qui font saliver le client sont des leurres car pour afficher de telles remises il faut bien comprendre que le prix "normal" est surfait.Cette technique pour présenter des taux de remises qui vont jusqu'à l'indécence (-70,-80 pour cent) est la démonstration que notre système de distribution devient fou (un peu comme les marchés financiers) et va à l'encontre de l'intérêt du consommateur.Le taux de marge commerciale en dessous duquel il ne faut pas descendre est de 40 pour cent dans le commerce de l'équipement de la personne, compte tenu de la guerre des remises notre commerçant qui achète un produit 10 Euros, l'étiquette 35 ou 38 Euros soit un un coefficient multiplicateurs de 3,5 à 3,8.Pourquoi procède t-il de la sorte car il sait qu'il va devoir passer par les soldes, plus toutes les opérations de promotion dans l'année et qu'il sait que pendant cette période il va réaliser un CA important puisque désormais les consommateurs sont conditionnés (un peu comme les poissons d'élevage au moment du déclenchement de la portion alimentaire) et qu'in fine s'il veut se garder une marge correcte il doit afficher des prix élevés.Maintenant raisonnons à contrario, si notre commerçant se contente d'un coefficient multiplicateur de 2,5 , notre article ressort à 25 avec un gain immédiat pour le client de 10 à 13 , avec l'avantage pour notre commerçant de retrouver une régularité dans ses ventes.ET LES SOLDES !!! Dans cette hypothèse il faudrait règlementer le taux de remise par exemple -20 pour cent maximum. Ainsi le consommateur gagnerait immédiatement du pouvoir d'achat et retrouverait le moral.Il faut je pense casser cette spirale infernale qui profite aux enseignes nationales , qui met à mal les centres villes car les petits commerçants ne luttent pas à armes égales, qui ampute le pouvoir d'achat des consommateurs.Voilà des idées concrètes et des pistes à soumettre à Messieurs BAYROU et ROCHEFORT Des idées concrètes, c'est ce qu'attendent les français pour défendre leur pouvoir d'achat. Merci de votre attention, P.POMOGIER
EDUCATION NATIONALE : temoignage
Posté par : CODEMODE | 23 janvier 2012 19:29REGARD SUR L'EDUCATION NATIONALE....Coup de téléphone de mon amie «S» fin Août 2010 «si tu es disponible, on recherche un professeur au lycée pour un temps plein...». Intéressé par la proposition, je rencontre le chef détablissement qui me propose un 20h hebdomadaire en série technologique et en série professionnelle. Je dépose mon dossier administratif auprès du rectorat qui par surprise émet des réserves quant à ma nomination au motif que je suis sur-diplômé pour le poste et que par ailleurs, jexerce dautres activités professionnelles notamment commerçant. En fait j'apprends, que le rectorat a fait une recherche sur «GOOGLE» (source officielle du rectorat !!! ), a dépêché (pour vérification) quelquun à mon ancienne adresse professionnelle (jai débuté lannée scolaire depuis 10 jours....). Cette pratique plus que dérangeante me pousse à adresser un courriel au directeur détablissement précisant que dune part jai toujours fait état de mon passé professionnel et que dautre part sil y avait incompatibilité entre mes activités professionnelles (commerçant) et ma fonction de professeur , le rectorat devait mopposer les textes précisant cette incompatibilité plutôt que de se livrer à cette filature qui semble relever dun autre temps. Comme par enchantement, suite à ce courriel mon poste a été validé. En arrivant dans cet établissement, on me confie un ouvrage (lycée professionnel) , le professeur principal répartit les chapitres entre les enseignants chargé de la discipline « Vente ».Quelques semaines après ma prise de fonction :inspection. Linspectrice me fait savoir que louvrage que jutilise nest pas le bon, tollé dans létablissement !!!! Après toutes ces contradictions, jentame le programme. Je suis très curieux, intéressé et motivé par mes nouvelles fonctions. Dabord les élèves, je maperçois très vite que près dun quart des effectifs a choisi par défaut la filière dans laquelle ils sont, cela se traduira chez eux par de la frustration et un manque dintérêt. Le niveau scolaire des élèves minterpelle, là aussi le constat est cinglant puisque toutes classes confondues jestime que 40 pour cent dentre eux sont capables de suivre la scolarité proposée. Les ouvrages sur lesquels on travaille me surprennent, ils ressemblent plus à de la BD où a un catalogue photos. Jai le sentiment quil y a très peu de place à la réflexion, à lanalyse, tout est mâché comme si les élèves navaient pas la capacité de la réflexion. Le comportement en classe laisse à désirer, sans aller jusquà des incivilités, il est difficile de les mettre au travail, ils viennent en cours sans leurs affaires, leur tenue en cours est parfois déplorable, ils se mettent à boire en cours, ne prennent pas le cours.... Enfin, il y a le cas de «M», il a décidé de ne plus travailler dès la rentrée de Toussaint ,je suis inquiet pour lui car il va perdre son année, javertis les responsables qui ne prennent aucune décision concernant «M» alors quil joue régulièrement les perturbateurs . Mes élèves de terminale pro vente se confient: «on a limpression de ne rien apprendre, cest de la répétition, cette série de bac pro vente est nulle» Pour une partie dentre eux, je décide de mettre en place une action de vente en dehors du lycée (en prenant soin de prévenir collègues et hiérarchie) qui leur servira dans leur dossier. Au début , ils sont un peu dubitatifs car jusquici les actions de vente se limitaient à proposer des photos de classe ou à vendre de la viennoiserie pendant les récréations dans lenceinte de létablissement. Enfin, le grand jour arrive, on occupe la place historique, on se répartit les rôles, on quadrille notre zone de chalandise, on approche le client, ça y est on vend en réel, on fait du chiffre, on prend du plaisir à vendre, satisfaction suprême pour le jeune enseignant quand les élèves lui disent «Super, Monsieur ,on pourrait recommencer...» Quant à lautre groupe, le sujet arrêté est la parution dun livre de recettes, la visite chez un imprimeur simpose, là aussi ils touchent le monde réel de lentreprise , la nécessité davoir une approche méthodique et rigoureuse (différentes techniques dimpression, brochage ,qualité du papier etc...).Les élèves me disent « Monsieur, cétait bien , cétait vraiment du concret..» Dans les deux cas, il me semble que jai gagné, gagné de leur avoir donné envie , gagné en leur faisant comprendre qu'ils avaient une place dans la société les attendait. Quel contraste! Je suis convoqué par un des responsables du lycée un peu gêné, il commence par me demander comment sétait passé ces deux expériences pour me dire en conclusion quil fallait éviter de sortir à lextérieur du lycée car cela désorganisait le cours sans doute sur les bons conseils de certains collègues qui nappréciaient ce genre dinitiative. Je suis coi, je nai pas répondu (alors que javais prévenu ma hiérarchie de ces sorties), mais jai pensé quils navaient rien compris ces soit disant professionnels de la pédagogie!!! Mes amis les profs, si dans lensemble je suis bien accueilli très vite jobserve des attitudes différentes à mon égard. Moi, le petit nouveau qui certes à deux fois bac 5 vient troubler lambiance feutrée des professeurs. Début Septembre, le lycée organise une journée dintégration pour les classes de seconde avec pique nique et activités sportives à lextérieur de létablissement et là jhallucine. Pendant le pique nique les profs se retrouvent entre eux et laissent les élèves , je me dis cest une drôle de journée dintégration, dès mon repas terminé avec mes nouveaux collègues ,je minvite dans les groupes délèves pour engager la conversation et faire connaissance alors que mes collègues restent entre eux. Une des élèves me dit « Monsieur , vous êtes nouveau, vous nêtes pas comme les autres».Je suis pris dun doute suis-je allé trop loin?, ai-je enfreins un code? Après tout je me dis que cétait naturel et que ce sont eux (mes collègues) qui nont rien compris. En cours, jimpose le respect , lécoute parfois est difficile , certains collègues beaucoup plus expérimentés que moi mais surtout beaucoup plus usés laisse faire. Je les sens désoeuvré quelque peu abattu par manque de moyens de se faire entendre .Les sanctions aux élèves de la «rigolade» et les élèves lont bien compris .Alors certains poussent jusquau bout puisquil y a impunité. Impunité, ils le savent , ils savent aussi que le lycée recherche des effectifs alors pourquoi ne pas profiter de la situation. Cette recherche ou la protection impérieuse de ses effectifs a un côté pernicieux alors que le but premier des enseignants est de permettre aux élèves de se réaliser , on fait en sorte de donner un avis favorable pour la poursuite du cursus de lélève pour les sections enseignées dans létablissement. Et puis cette discussion entre deux collègues «Regarde le gouvernement il narrête pas de faire la promotion de lapprentissage, quest ce quon va devenir, tu crois que cest lapprentissage qui va les faire écouter...». Echange hallucinant, étrange mélange entre la protection de soi et une vision égocentrique de la pédagogie. Et pour finir les ragots de la salle des professeurs , trois semaines après la rentrée: «Tu as lair fatiguée.....Oui, cest le contre coup de la rentrée», je reste pantois et me dit dans mon for intérieur quun petit tour dans le privé leur ferait du bien. Le contenu des programmes parait parfois irréaliste, ainsi en classe de seconde on consacre une partie du programme à la connaissance de soi et au stress au travail , enfin certaines études de cas sont limites provocatrices, pour expliquer une notion on travaille sur un cas de lingerie féminine (histoire sans doute de calmer les esprits des élèves!!!) alors quune activité tout à fait banale aurait pu faire laffaire. Que dire de cette année passée au sein dune des principales institutions de notre République, elle inspire le chagrin, un monde à part qui ne veut pas souvrir de peur de la comparaison alors quelle a tout pour réussir, de la compétence, de la considération , des moyens quelle est lun des piliers de notre société qui a tant besoin de léducation nationale pour relever les défis de demain. Il faut néanmoins garder espoir et tenter d'apporter des solutions ou des pistes de réflexion. Il faut lui insuffler un nouveau dynamisme et arrêter de considérer que son salut viendra de moyens de plus en plus importants. Ce dynamisme passe à mon sens par trois axes, celui du retour de la rigueur intellectuelle pour rendre nos jeunes plus structurés, celui du rôle des enseignants et enfin associer l'éducation nationale avec le milieu associatif. La rigueur intellectuelle doit s'opérer dès la primaire, les élèves doivent remplir un cahier des charges de connaissances, bien évidemment il faut apporter le soutien à ceux qui éprouvent des difficultés. Cette phase est particulièrement importante car elle conditionne le parcours de l'élève dans la poursuite de son cursus. Dans la recherche de cette rigueur intellectuelle, il est nécessaire que les enseignants puissent s'appuyer sur des supports pédagogiques avec du contenu et se détourner rapidement des ouvrages qui s'assimilent plus à des illustrés. Des enseignants conscients de leur rôle, qui ont envie de faire évoluer le système plutôt que de se laisser faire par les apparatchiks de l'éducation nationale et les syndicats dont le seul objectif est de demander chaque année plus de moyens. A côté de cette redéfinition, il convient bien évidemment de revaloriser le traitement de ceux qui vont accepter de participer à la reconquête de l'éducation nationale. Faire cohabiter l'éducation nationale avec le monde associatif, ce dernier est souvent bien plus efficace et qualifié que ce soit dans les matières d'éveil, de sport, d'art plastique, musique, dessin....Bien entendu, le rôle de l'éducation nationale vis à vis de ces nouveaux interlocuteurs visera à faire respecter le programme, à vérifier les conditions matérielles et de toute évidence on pourra mesurer une meilleure efficacité, des élèves mieux pris en charge et peut être pourra t-on ainsi mettre en place le système «allemand» qui permet aux jeunes de se réaliser dans des disciplines sportives ou autres à côté des enseignements traditionnels.L'éducation nationale reste de toute évidence l'avenir de notre pays, à elle de se faire aimer et apprécier de la société civile. Cela passera par une ouverture aux autres, par l'acceptation d'être comparée et si ces deux conditions sont réalisées les clichés véhiculés par le grand public disparaîtront et elle retrouvera la position qu'elle doit tenir pour porter la République. Notre éducation nationale doit être ambitieuse pour ses jeunes et leur transmettre cette valeur.