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28 février 2010

François Bayrou : "L'agriculture en France a une fonction autant sociétale que de production, la France doit donc défendre un modèle différent de celui des usines à lait"

François Bayrou et les chefs de file régionaux du Mouvement Démocrate étaient présents au Salon de l'Agriculture, dimanche 28 février, à l'occasion de l'édition 2010 du Salon international de l'Agriculture à Paris.

"Jamais les agriculteurs, les paysans n'ont été autant en souffrance que cette année, a affirmé François Bayrou regrettant également l'absence du président de la République à l'ouverture de ce Salon : "Il fallait être là auprès des paysans cette année, sinon c'est un geste d'oubli".

Rappelant qu'il y a aussi des suicides parmi les agriculteurs comme à France Télécom, François Bayrou appelle à "une remise en cause fondamentale de la politique suivie", cela par deux points : d'une part, "le retour aux fondamentaux de la politique agricole commune, c'est-à-dire le but politique de la sauvegarde des agriculteurs", par "le maintien d'une production en rapport avec la consommation de manière à ce que les prix ne s'effondrent pas" et que "les familles d'agriculteurs puissent bénéficier de revenus moyens". D'autre part, l'organisation des productions pour que les producteurs puissent s'organiser face aux grandes surfaces, face à leurs clients industriels pour qu'ils puissent défendre leurs droits."


François Bayrou a aussi rappelé que les producteurs laitiers, par exemple, raisonnent en pensant au modèle canadien où "les produits laitiers sont vendu moins chers qu'en France, et où le lait est acheté aux éleveurs deux fois plus chers qu'en France".

Il estime que "la France a le devoir de défendre un modèle différent de celui des usines à lait", jugeant que "l'agriculture en France a une fonction autant sociétale que de production". "On a besoin d'un tissu d'exploitations agricoles familiales, de taille moyenne, dans lesquelles les familles peuvent envisager l'avenir avec sérénité, pour sauver les paysages, les traditions, et l'équilibre" de la ruralité en général, a-t-il ajouté.

"Je voudrais que le gouvernement se batte avec les paysans, et non pas en leur donnant des belles paroles pour qu'ils acceptent leur sort", a conclu François Bayrou.


Les derniers commentaires ... Tous les commentaires

se mordre la queue !

Posté par : phiphilac | 3 mars 2010 00:04

Merci à regisr pour l' article A. Touraine qui m' a l' air très pertinent !

Oui xena, d' ailleurs les meuniers financent les boulangeries ( baguépi, ronde des pains, banette.......) . Je crois même que ( banette ) forme des boulangers banette.
= homogénéisation du produit. dévalorisation du travail.

Finalement, on revient à l' article d' A Touraine.


agriculture et prix du pain

Posté par : xena | 2 mars 2010 12:27

Je connais très bien les artisans boulangers et j'aimerais en quelques mots rétablir les vérités et expliquer les problèmes immenses que toute la profession rencontrent. Non, désolé mais aujourd'hui pour les boulangers c'est très très dur. Sur le prix de la baguette, il faut payer le meunier (alors que la récolte 2009 est bonne le prix de la farine continue à augmenter, cela reste eux les grands gagnants), les matères premières, les salaires (Urssaf, isica...), la mutuelle des employés (obligatoire), les charges (taxe en tout genre), loyer, emprunt (croissant pour faire face à la crise, juste pour payer les employés parfois), les réparations nécessaires et j'en passe. La crise a été ressentie de plein fouet. Les grandes surfaces (ouverte le dimanche !) opèrent une concurrence déloyale en proposant en plus des produits de médiocre qualité et pas toujours beaucoup moins chers. Je connais beaucoup de boulangers qui déposent le bilan après des années de travail ou qui ne se payent pas pour ne pas licencier des gens avec qui ils travaillent depuis longtemps. Et le taux de suicide dans cette profession est en expansion. Je dois dire que j'ai peur pour l'avenir. 35 pour cent de boutiques ne retrouvent pas de repreneurs (investissements trop chers, métier trop fatigant, vie de famille impossible). Alors non, être boulanger ce n'est pas "on se garde tout". Que fait-on aujourd'hui pour les TPE qui sont en train de crever ?


La crise et la double mort du social.... mais il ya UNE SOLUTION !!

Posté par : regisr | 2 mars 2010 08:42

AlainTouraine Sociologue et directeur d'études à l'EHESS, analyse à perspicacité une des consequences de la crise économique et financière (Le figaro du 1er Mars) p18..je résume et extarit les passges les plus criant de ctte conférence donnée pr l"auteur dasn le acdre des Erenest d'Ulm 'Ecomle norame supérieure) "la première mort du social (celle qui touche de plein fouet nos agricultuers et nos outils productifs industriels) c'est cette crise qui inetrvient lorsqu'un un élement essentiel d'un système social se détache des autres. Dans la cas de la crise que nous vivons, on a formé un deuxième système financier "gigantesque " qui n'a aucune fonction sociale sinon l'ENRICHISSEMENT de ceux qui le mènent. Et lorsque le financier se sépare de l'économique, l'ensemble du SYSTEME SOCIAL se fragmente, se casse. Cette situation ne peut se règler que si ON RECOMPOSE UN SYSTEME SOCIAL avec en commun des objectifs et des jugement de valeur communs .. Dans une société industrielle les entrepreneurs ET les salariés croyaient au travail, croyaient à la technique, croyaient à l'augmentation de la productivité pour AUGMENTER LE NIVEAU DE VIE ET DE BIEN-ETRE il y a société lorsque l'ETAT intervient pour rétablir des équilibres, éviter que les CAPITALISTES PRENNENT TOUT LE GATEAU !! or cette prériode est révolue puisque les etats ont été amenés à FINANCER LES BANQUES pour éviter l'écroulement de l'économie qui est avant tout financière et non industrielle .. l'economie n'appartient plus à la société !! les institutions sociales sont en décomposition le mot crise est généralisé: crise de la ville, crise de l'état, crise de la démocratie, crise de la famille, crise de l'école, crise de la justice.. NOUS SOMMES DANS UNE PHASE DE CHUTE de doutes deux scénarios sont possible: le premier c'est la catastrophe! le social est en ruine.. la seule sensibilité qui reste n'est plus sociale mais est culturelle: ce qui reste et qui bouge ce sont les mouvements de femmes, les mouvements de l'écologie politique(résultat actuel des élections) et les défenses des minorités intelligemment définies. L'autre solution est de REPARTIR sur ce qui s'est dit il y a 200ans mais différemment.. d'un coté l'économie de l'autre coté ce qu'appelle l'auteur LE SUJET: la volonté des individus et des groupes d'être maîtres de leur propre avenir, de se commander eux-mêmes en fonction de leur droits "l'essentiel du monde humain, c'est que les humains ont le droit d'avoir des droits:" Hannah Arendt- dans l'himalaya et en afrique les gens disent "je veux être respecté, je ne veux plus être humilié." le problème ou nous nous trouvons c'est qu'au milieu de ces deux montagnes se trouve une vallée, un BOUBIER: des individus désocialisés, de la violence, de la perte d'activité et d'énergie.... ce que nous avons à faire c'est créer un système dIRRIGATION de valeurs ou de forces économiques brutes qui donne de la vie et qui réanime ce qui a été la société le problème n'est pas de redresser lma société mais de dire ce que sont nos orientations VALORATIVES ce qui est porteur de SENS, ce qui redonne de la vie aux pratiques, aux institutions qui peut reformer notre vie émotionnelle et colective.." Tout ceci, ça n'a qu'un nom, la REAL DEMOCRACY, la DEMOCRATIE, LA VRAIE , ce sont les valeurs que le MODEM défend et merci à Alain Touraine de les réveler, de les éclairer NON ce n'est pas un article dans Libération ou nouvel Obs, c'est dasn le FIGARO comme quoi il y a des gens biens, des gens bien écalirés partout AGRICULTEURS entre autre, c'est ce chemin qui vous sauvera, qui nous sauvera de cette catastrophe annoncée régis78


gravité

Posté par : paulo | 2 mars 2010 06:26

Ce qui me paraît grave c'est que les gens qui travaillent la terre n'arrivent plus à en vivre....qu'on le veuille ou non , ce sont eux qui "nourrissent" l'humanité ...rappelez-vous la publicité qui disait à propos de la terre ( je cite de mémoire ) c'est elle qui sauvera l'humanité... encore une fois on en reste au stade des paroles et des slogans dans les milieux décideurs... Vivement que le Mouvement Démocrate ait les moyens de "peser sur les évènements"....


le lait,le pain...

Posté par : chris1951 | 1 mars 2010 21:32

...sont devenus des denrées chères...
j'achète par exemple le litre de lait demi écrémé frais 1,27 euros chez Carrefour(qui n'est pas le plus cher) pourquoi sur un prix pareil les producteurs ne récupèrent -ils que quelques centimes? Les coopératives laitières n'existent-elles plus?
En tout cas c'est absolument scandaleux que les producteurs soient aussi mal payés.La seule explication est qu'il y a du monde intermédiaire qui se sucre plus que nécessaire.Il suffit de faire le rapport avec le prix de la baguette:le boulanger doit régler sur ce prix la farine le salaire et les charges mais tout le reste lui revient.Ils ont raison les paysans de dire "nous ne sommes pas des exploitants agricoles mais des exploités agricoles"



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